Les grandes équipes ne meurent jamais

Les grandes équipes ne meurent jamais

 

Samedi soir, au stade Bonal, j’ai assisté à la « finale pour le maintien » en Ligue 1 entre le Football Club de Sochaux Montbéliard (FCSM) et Evian Thonon Gaillard. On devine où allait ma sympathie, comme élu depuis vingt ans du Pays de Montbéliard.

Samedi soir, au stade Bonal, j’ai assisté à la « finale pour le maintien » en Ligue 1 entre le Football Club de Sochaux Montbéliard (FCSM) et Evian Thonon Gaillard, qui s’est terminé par la nette victoire des Hauts-Savoyards et la relégation du club doubiste. On devine où allait ma sympathie, comme élu depuis vingt ans du Pays de Montbéliard – je n’oublie d’ailleurs pas que mon premier mandat fut celui de Conseiller général de Sochaux – Grand-Charmont, en 1994. Je partage donc la déception de toute une région, et j’ai été ému de la tristesse de tous ces supporters qui ont, dans la dignité, salué leur équipe qui, après un début de saison calamiteux et un formidable remontée, a craqué contre toute attente lors du dernier match de la saison. Mais je veux pousser un peu plus loin la réflexion.

Je suis devenu, au fil du temps, un soutien fidèle du FCSM, allant jusqu’à signer, lorsque j’étais Président de l’Agglomération du Pays de Montbéliard, une convention avec le club pour que celui-ci porte haut sur son maillot les couleurs de son territoire.

Puis-je vous le confesser ? Je ne suis pas un grand fan de football. Bien sûr, j’aime ce sport, comme tous les sports, mais ce n’est pas celui que je préfère, ni celui que j’ai pratiqué. Je prends plaisir à voir un bon match de foot, j’ai vibré pour les « Bleus » lors de la finale du Mondial de 1998 ou de celle de l’Euro 2000, auxquelles j’ai assisté. Mais je ne renoncerais pas, comme certains de mes amis, à tout pour une soirée télévisée autour du ballon rond, je ne tremble pas devant le poste à chaque occasion manquée, je ne bondis pas à chaque but marqué. Et pourtant, je suis devenu, au fil du temps, un soutien fidèle du FCSM, allant jusqu’à signer, lorsque j’étais Président de l’Agglomération du Pays de Montbéliard, une convention avec le club pour que celui-ci porte haut sur son maillot les couleurs de son territoire.

Responsable politique, élu, j’aime le territoire qui m’accorde sa confiance – même lorsque celle-ci vient à être temporairement moins forte –, j’aime ses habitants, je suis à leurs côtés.

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Programme de mon déplacement à Bruxelles aujourd’hui et demain

Dans le cadre de la mission parlementaire qui m’a été confiée par le Premier ministre sur le renforcement de la contribution de l’Union européenne à la croissance et à l’emploi, je me rends aujourd’hui et demain à Bruxelles, pour une série d’entretiens et de rencontres.

Voici le programme de ce déplacement :

 

Projet de programme de Pierre Moscovici à Bruxelles

les  14  et 15 mai 2014

Mercredi 14 mai

15 h 00 : Entretien avec M. Antonio CABRAL, conseiller économique du Président de la Commission européenne

16 h 00 : Entretien avec M. José LEANDRO, conseiller économique du Président du Conseil européen

17 h 15 : Contact avec les entreprises françaises et rencontre avec la délégation du MEDEF

18 h 40 : Entretien avec M. Daniel CALLEJA CRESPO, Directeur général de la DG Entreprises de la Commission européenne

Jeudi 15 mai

10 h 15 : Entretien avec M. Alexander ITALIANER, Directeur général de la DG Concurrence de la Commission européenne

11 h 00 : Entretien avec M. Michel BARNIER, Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services

12 h 00 : Entretien avec M. Michel SERVOZ, Directeur général de la DG Emploi et Affaires sociales de la Commission européenne

Retour à l’Assemblée nationale

Retour à l’Assemblée nationale.

Depuis le 3 mai, je suis à nouveau député de la 4ème circonscription du Doubs. La règle du jeu est connue, et nos institutions sont à cet égard parfaitement claires. Un ancien ministre, lorsqu’il est amené à quitter le gouvernement, récupère automatiquement son siège au bout d’un mois, à défaut de quoi il est réputé démissionnaire et le siège vacant.

 J’ai d’abord, en reprenant ce mandat parlementaire, une pensée affectueuse et reconnaissante pour mon suppléant, Frédéric Barbier.

J’ai d’abord, en reprenant ce mandat parlementaire, une pensée affectueuse et reconnaissante pour mon suppléant, Frédéric Barbier. En 2012, nous nous étions choisis en connaissance de cause, sachant qu’il pouvait devenir député si j’étais appelé à des responsabilités ministérielles, puis retrouver son rôle de remplaçant si celles-ci venaient à s’achever. Il a été en tout point digne du contrat que nous avons passé. A l’Assemblée nationale, il a effectué un travail important, au sein de la Commission des affaires économiques, il s’est investi sur les questions industrielles et énergétiques, qu’il connaît bien. Je reçois de nombreux témoignages sur la qualité de son travail et de ses relations avec ses collègues, et ça me fait plaisir. Sur le terrain, il a été  – il est – très présent et apprécié. Nous avons formé, pendant ces deux années, un tandem complémentaire à Paris et dans le Pays de Montbéliard : nous allons continuer, autrement. Frédéric est un homme solide, loyal, compétent, il a été un bon député : il mérite de le redevenir, je souhaite que cela arrive, le plus tôt possible.

Reprendre ma place à l’Assemblée nationale après avoir été deux ans ministre, qui plus est dans un rôle aussi déterminant que celui de ministre de l’Economie et des Finances, n’est pas si simple. Qu’on me comprenne bien : je n’ai pas le sentiment de déchoir, de régresser ou de revenir en arrière. J’ai toujours considéré que le mandat parlementaire était un mandat magnifique, que l’Assemblée nationale était le cœur battant de la démocratie, et je suis bien placé, pour avoir été des deux côtés de la barrière, pour connaître l’effectivité du contrôle parlementaire, son poids dans les institutions. J’aime les lieux, j’aime le travail de député, j’aime le débat politique. Non, la difficulté est autre : comment trouver une position utile ? Il faut en effet éviter plusieurs écueils. D’abord, le risque est grand de continuer à parler comme si l’on était toujours ministre. Je ne le suis plus et je m’efforce – malgré des rechutes inévitables – de me distancier autant que faire se peut de la position d’acteur gouvernemental : ce n’est pas le rôle d’un député ! Je ne crois pas non plus qu’il soit possible de replonger dans la fonction parlementaire comme si l’on n’avait pas été membre du gouvernement. Cette expérience compte, elle éclaire le regard que je porte sur la politique, elle exige un comportement responsable et solidaire envers ceux qui aujourd’hui incarnent l’exécutif. Enfin, je me refuse à tout comportement qui pourrait apparaître, d’une façon ou d’une autre, comme donneur de leçon ou supérieur : je n’ai jamais conçu ainsi le pouvoir.

Je veux faire bénéficier mon pays de l’expérience nationale, européenne et internationale que j’ai acquise, pour rappeler inlassablement ce que doit être la voix de la France, les valeurs qu’elle défend en Europe et dans le monde, le message qu’elle porte.

Bref, je suis un député comme les autres, avec une particularité : j’ai été sept ans ministre de la République, cinq ans au Quai d’Orsay comme ministre des Affaires européennes, deux ans à Bercy en charge de l’Economie et des Finances. Je veux donc me situer au bon niveau, participer au débat politique en pesant sur les grands enjeux, en avançant des idées. Je veux faire bénéficier mon pays de l’expérience nationale, européenne et internationale que j’ai acquise, pour rappeler inlassablement ce que doit être la voix de la France, les valeurs qu’elle défend en Europe et dans le monde, le message qu’elle porte. Je veux être un député socialiste, à nouveau membre de la Commission des Finances, solidaire du Président de la République et du gouvernement, mais aussi un esprit libre, capable d’émettre des propositions par moi-même ou avec mes amis de « Besoin de gauche », de contribuer à l’élaboration de positions collectives, pour faire progresser les idées réformistes et sociales-démocrates que je porte depuis longtemps. Je veux, enfin, demeurer au service de mes électeurs de la 4ème circonscription du Doubs et du Pays de Montbéliard, auquel je reste toujours attaché. Celui-ci, lors des élections municipales, a confié son destin – c’est la démocratie, j’en admets le verdict, mais je reste un combattant politique – à des équipes dont les débuts, sectaires et sans substance, m’inquiètent fortement. Ancien président de l’Agglomération et toujours député, je défendrai localement les idées d’une gauche engagée pour l’efficacité économique et le progrès social, dont le travail, entre 2008 et 2014, ne doit pas être défait.

Je vais aussi, dans les mois qui viennent, consacrer une grande partie de mon activité à l’Europe. Le Premier ministre m’a en effet confié une mission parlementaire sur les voies et moyens d’un renforcement de la contribution de l’Union européenne à la consolidation de la croissance et à la création d’emplois.

Je vais aussi, dans les mois qui viennent, consacrer une grande partie de mon activité à l’Europe. Le Premier ministre m’a en effet confié une mission parlementaire sur les voies et moyens d’un renforcement de la contribution de l’Union européenne à la consolidation de la croissance et à la création d’emplois. Beaucoup a été dit sur cette mission, parfois présentée abusivement comme un prétexte pour éviter une élection partielle si je suis nommé, à l’automne prochain, Commissaire européen. Cette présentation des choses est caricaturale et malveillante, elle participe d’un climat propice à l’antiparlementarisme et à l’euroscepticisme. Car il s’agit d’une position parfaitement légale – en application des dispositions de l’article LO 144 du Code électoral – et fréquemment utilisée. Et qui peut nier que l’objet de cette mission soit sérieux, et même important ? Les Français demeurent attachés à l’Europe, ils savent que la sortie de l’euro serait synonyme de retour à l’inflation, de perte de pouvoir d’achat, de spéculation contre notre pays. Mais ils veulent une Europe plus volontaire, des politiques européennes plus fortes et efficaces. C’est à cette réflexion que je vais me consacrer.

J’entends déboucher sur des propositions qui permettent d’approfondir ce que nous avons déjà entrepris depuis 2012 pour réorienter la construction européenne, avec le pacte européen pour la croissance et l’emploi, l’Union bancaire, ou encore le renforcement du capital de la Banque européenne d’investissement (BEI).

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Invité hier de l’émission Preuves par 3 sur Public Sénat

J’étais hier l’invité de l’émission Preuves par 3 sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP et Dailymotion. Je m’y exprime pendant 45 minutes sur mon engagement pour l’Europe, sur les élections européennes du 25 mai, ou encore sur la vie politique française.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de mon interview :

Il faut faire aimer l’Europe en France et faire aimer la France en Europe.