Mon interview par Ouest France aujourd’hui

A lire ci-dessous, mon interview par Ouest-France sur les avis de la Commission européenne sur les projets de budget pour 2015 de 16 Etats membres de la zone euro, dont la France.

La France est rappelée à l’ordre par la Commission, mais sans sanctions. C’est un avertissement sans frais ?

Nous avons examiné l’ensemble des budgets des pays de la zone euro. Un certain nombre pose question parmi lesquels la France, l’Italie, la Belgique.

C’est un message clair, objectif, ferme mais ouvert et constructif. Nous avons examiné l’ensemble des budgets des pays de la zone euro. Un certain nombre pose question parmi lesquels la France, l’Italie, la Belgique. L’attitude de la Commission n’est pas punitive, contraignante ou menaçante. Mettre en place des sanctions aujourd’hui aurait été un contre message politique. Parce que cette semaine, ce que l’Europe a fait avant tout, c’est un plan d’investissement pour soutenir la croissance et l’emploi. Cela aurait été contre-productif d’un point de vue économique aussi pour la France, en donnant une image à la fois faible du pays et négative de l’Europe. Mais, il faut vraiment que le message soit pris au sérieux.

D’où un autre rendez-vous fixé début mars ?

D’ici là, on se donne le temps de connaître les chiffres définitifs qui permettront de savoir si tous les efforts nécessaires, en termes de réduction de déficits et de réformes, ont été faits pour 2014.

Oui. D’ici là, on se donne le temps de connaître les chiffres définitifs qui permettront de savoir si tous les efforts nécessaires, en termes de réduction de déficits et de réformes, ont été faits pour 2014. Cela nous permettra aussi d’évaluer plus précisément ceux de 2015 et de voir quelle peut être la trajectoire pour les années ultérieures, avant de formuler une nouvelle recommandation pour la France. La dernière évoquait l’hypothèse d’un déficit en 2015 à 3 %. Elle est manifestement obsolète.

Pas question de lâcher la pression ?

Pour moi, les sanctions sont généralement un échec, car elles sont avant tout une arme de dissuasion.

Pour moi, les sanctions sont généralement un échec, car elles sont avant tout une arme de dissuasion. Quand on sanctionne, cela veut dire que l’on n’a pas réussi à convaincre. Mais s’il s’avère que les efforts nécessaires n’ont pas été faits, la Commission se réserve d’utiliser tous les instruments en sa possession, y compris les sanctions.

Êtes-vous confiant sur la capacité de la France à se réformer ?

La France n’est pas l’homme malade de l’Europe, mais elle a des réformes à poursuivre.

Oui. Et c’est ce que j’attends de la deuxième économie de la zone euro, la cinquième économie mondiale. Je ne supporte pas le french bashing. La France n’est pas l’homme malade de l’Europe, mais elle a des réformes à poursuivre. C’est parce que la Commission pense que ces réformes sont possibles que nous avons accordé ce délai. Ce sont ces progrès-là que nous devons faire ensemble. D’ailleurs, sur ce point, le Premier ministre Manuel Valls a adressé au président de la Commission européenne une lettre stipulant les réformes qu’il comptait entreprendre dans les années futures. Lettre qui est prise en compte, mais qui devra être suivie d’effets. La décision prise aujourd’hui, ce n’est pas « reculer pour mieux sauter ».

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L’intégralité de cette interview est à lire ici : http://www.ouest-france.fr/budget-pierre-moscovici-je-suis-la-pour-faire-respecter-les-regles-3010498?google_editors_picks=true

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