Programme de mon déplacement à Luxembourg

Je suis ce mercredi 14 janvier en déplacement à Luxembourg. J’échangerai avec le Premier ministre luxembourgeois et les responsables d’institutions européennes sur la situation de l’économie européenne et de ses Etats membres, ainsi que sur la feuille de route de la Commission européenne en matière de croissance et d’investissement.

 

Voici le programme détaillé de ce déplacement :

8h00 : Petit-déjeuner avec M. Klaus Regling, Directeur général du Fonds européen de stabilité financière et du Mécanisme européen de stabilité.

9h00 : Entretien avec M. Xavier Bettel, Premier ministre du Luxembourg.

10h15 : Entretien avec M. Werner Hoyer, Président de la Banque européenne d’investissement (BEI). 

11h30 : Entretien à la Cour des comptes européenne avec M. Milan Cvikl et M. Baudilio Tomé Muguruza.

13h00 : Déjeuner avec M. Philippe De Fontaine Vive, Vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI).

Mes remarques en conférence de presse aujourd’hui sur la flexibilité et l’investissement

J’ai présenté aujourd’hui en conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg, aux côtés des vice-présidents Valdis Dombrovskis et Jyrki Katainen, la communication de la Commission européenne sur la flexibilité, en lien avec les annonces de ce jour sur l’investissement.

Par ces communications, nous donnons la priorité au soutien à l’investissement et aux réformes structurelles dans le cadre des règles existantes du Pacte de stabilité et de croissance. Nous souhaitons ainsi permettre des progrès décisifs dans l’investissement, les réformes structurelles, et la responsabilité budgétaire.

Je vous invite à visionner ci-dessous mes propos sur la flexibilité et l’investissement :

Extraits de mon entretien dans Le Monde

Je me suis exprimé dans un long entretien paru dans Le Monde daté du 8 janvier sur la Grèce, l’Europe, la France, ou encore la fiscalité.

Je vous invite à lire ci-dessous des extraits de cet entretien :

La perspective du scrutin grec rend les marchés fébriles. A raison ?

La Commission doit faire respecter les engagements pris par Athènes tout en favorisant une dynamique de croissance dans le pays. Pour que la population grecque touche enfin les fruits de ses sacrifices, ce qui est en train de commencer à arriver. Nous surveillons le comportement des marchés avec la BCE : la situation d’incertitude créée par les élections provoque des mouvements de capitaux mais ils sont limités, en ampleur et en volume. Depuis le dernier plan de sauvetage de la Grèce [2012], la zone euro s’est renforcée, les pays auparavant sous programme (de sauvegarde), l’Espagne, l’Irlande, le Portugal, en sont sortis. Chypre est en progrès et la situation grecque s’est améliorée. Il faut prendre ces élections pour ce qu’elles sont : un rendez-vous démocratique significatif mais pas le déclencheur possible d’une crise.

Donc, pas de risque de sortie de la Grèce de la zone euro?

La commission européenne souhaite que la Grèce reste dans la zone euro. C’est important pour l’union monétaire – son intégrité, son attractivité, intacte si j’en juge l’adhésion [le 1er janvier] d’un 19e pays, la Lituanie. C’est aussi important pour la Grèce, qui a bénéficié de fonds européens considérables, pour l’aider à restructurer son économie.

Je n’ai pas à interférer dans le vote des électeurs grecs. Mais nous voulons que continue de s’appliquer dans ce pays, quel que soit le résultat des élections, une logique pro-européenne, favorable à l’appartenance à la zone euro. Avec un processus de réformes rendu nécessaire, non pas par je ne sais quel dogme, mais parce que le vieux modèle économique et social grec n’était pas viable.

[…]

Le délai de trois mois accordé, fin novembre 2014, à la France, la Belgique et l’Italie pour se conformer au pacte de stabilité et de croissance est une preuve de la volonté de la commission de se réorienter. Que doit faire Paris pour éviter une sanction en mars ?

Nous sommes aujourd’hui dans un dialogue constructif pour trouver des solutions. Des missions techniques se rendront dans les prochaines jours à Paris, Rome et Bruxelles – capitale de l’Etat belge -, pour voir si les efforts structurels en matière de réduction du déficit public ont été accomplis, et ce qu’est l’impact des différentes réformes économiques en cours sur la croissance possible de ces pays. Pour ce qui est de la France, nous allons expertiser de manière précise le surcroit de croissance que la loi Macron peut dégager. Je préfère un dialogue suivi de mesures prises de manière partagée à des sanctions qui sont toujours un échec.

Suite aux « LuxLeaks », vous devez présenter une proposition de directive sur l’échange automatique des rescrits fiscaux au premier trimestre. Jusqu’où êtes-vous prêt à aller ?

Le plus loin possible. Les citoyens européens ne supportent plus les situations qu’ils vivent comme une inégalité intolérable, où des grandes entreprises peuvent échapper à l’impôt. Mon projet de directive permettra de faire la transparence complète sur les différents « tax rulings ». Une obligation qui concernera l’ensemble des acteurs de ces mécanismes : les administrations, les entreprises, les conseillers juridiques ou fiscaux.

Les verbatims de cette interview peuvent être consultés ici en ligne : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/07/les-elections-grecques-ne-seront-pas-le-declencheur-d-une-crise-selon-m-moscovici_4550425_3234.html?xtmc=grece&xtcr=6

Ensemble, nous sommes plus forts que la barbarie – Charlie Hebdo

Ce matin a été perpétrée une attaque odieuse dans la rédaction de Charlie Hebdo. L’horreur et l’incompréhension se mélangent ce soir à la tristesse et à la volonté de réagir avec  détermination.

Cet attentat barbare doit nous rassembler, en France, en Europe, et dans le monde, pour témoigner avec force de notre rejet commun et unanime de toute forme de terreur. La mobilisation dans l’unité et la solidarité est la meilleure réponse d’humanité que nous puissions collectivement apporter à ce fanatisme criminel.

La liberté de la presse, la liberté d’expression, la liberté d’opinion, la liberté de vivre, sont des valeurs fondamentales qu’il nous faut au quotidien défendre. La liberté d’informer doit impérativement être plus forte que la menace de censure, qui s’est aujourd’hui manifestée dans sa forme la plus atroce.

J’adresse mes condoléances les plus sincères aux proches des victimes, et mes pensées les plus émues à la rédaction de Charlie Hebdo et aux forces de l’ordre dont je salue le courage.

Beaucoup de mes collègues européens m’ont transmis des messages de sympathie et de soutien pour les Français. Si je suis ce soir à Riga, pour le début de la présidence lettone du Conseil de l’Union européenne, je me sens en pensée à Paris, connecté via les écrans, en soutien avec mes concitoyens.

Ensemble, nous sommes plus forts que la barbarie.