Arrivée au Conseil ECOFIN ce matin

A mon arrivée à la réunion ECOFIN, j’ai présenté les enjeux de notre rencontre de ce mardi 10 mars avec les ministres de l’Economie et des Finances de l’Union européenne, notamment sur la Grèce et sur le Plan européen d’investissement.

La vidéo de mes réponses :

Vidéos de mon point presse et déclaration à l’issue de l’Eurogroupe hier

A voir ci-dessous, la vidéo et le texte de mes remarques lors du point presse post-Eurogroupe et ma déclaration à l’issue de la réunion, ce lundi 10 mars.

Remarques lors de la conférence de presse post-Eurogroupe :

Déclarations à la sortie de l’Eurogroupe :

Le texte de ma déclaration en conférence de presse :

Bonsoir. D’abord un mot sur la Grèce pour complémenter ce que Jeroen vient de dire.

Nous ne sommes pas entrés dans une discussion détaillée des dernières idées envoyées par le gouvernement grec. Ce n’est d’ailleurs pas le rôle de l’Eurogroupe de le faire, car cela implique un travail d’abord technique qui est la responsabilité des institutions, dont celle que je représente, avant qu’on revienne devant l’Eurogroupe.

Ce qui est essentiel à ce stade, c’est d’accélérer la préparation des mesures individuelles, des mesures législatives, des décisions administratives, pour mettre en œuvre les engagements pris par le gouvernement grec le mois dernier qui doivent absolument être tenus.

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Pour la France : engagement, responsabilité et réformes

Pour la France : engagement, responsabilité et réformes

 

J’ai présenté la semaine dernière au nom de la Commission un ensemble de décisions concernant la surveillance budgétaire et économique.

J’ai présenté la semaine dernière au nom de la Commission un ensemble de décisions concernant la surveillance budgétaire et économique. Ce paquet –auquel j’ai pris toute ma part – témoigne de la priorité donnée par la Commission à l’équilibre entre réformes structurelles et respect des règles budgétaires, en tenant compte de la situation économique européenne. Je note d’ailleurs avec satisfaction que c’est la première fois que la Commission présente le paquet de surveillance économique aussi tôt dans le cycle dit « du semestre européen ». Cette expression désigne la coordination – au premier semestre – des politiques budgétaires et économiques nationales entre les Etats-membres sous l’égide de la Commission. Le second semestre, lui, est celui de l’adoption des budgets nationaux dans le respect des engagements établis avant l’été. Cela donne plus de temps pour échanger avec les autorités nationales et permet une plus grande appropriation des recommandations par les États membres. Car c’est une volonté de dialogue qui nous anime, dans des échanges réguliers et de confiance avec les gouvernements des pays de l’Union.

Je note que les orientations que je défends, en ligne avec ma vision sociale-démocrate et réformiste, figurent très largement dans le document présenté mercredi dernier.

Mon analyse globale est que la plupart des Etats en Europe font des efforts bienvenus et substantiels pour réduire leurs déficits et leur dette, pour se réformer et moderniser leurs économies et leurs modèles sociaux. Cette analyse est fondée sur des critères objectifs, chiffrés par les services de la Commission, tant pour ce qui concerne la réduction des déficits que pour ce qui concerne les réformes annoncées. Je ne commenterai pas ici les décisions détaillées pour chaque pays, mais je veux dire un mot de l’esprit général qui a guidé les conclusions de ce paquet. Les échanges ont été soutenus et de qualité au sein du Collège de Commissaires, où différents points de vue se sont exprimés. Je note que les orientations que je défends, en ligne avec ma vision sociale-démocrate et réformiste, figurent très largement dans le document présenté mercredi dernier : encourager et convaincre de la nécessité de poursuivre les réformes, car c’est la condition à la fois du retour de la croissance et de l’emploi ainsi que du redressement des comptes publics dans la durée.

On le comprendra aisément, je voudrais m’exprimer plus longuement sur un pays, la France, à la fois parce que je le connais bien et parce qu’il a été au centre de nos discussions.

On le comprendra aisément, je voudrais m’exprimer plus longuement sur un pays, la France, à la fois parce que je le connais bien et parce qu’il a été au centre de nos discussions. Revenons quelques mois en arrière, alors que j’occupais d’autres fonctions, celles de ministre de l’Economie et des Finances français. En 2013, la Commission avait donné à la France un délai deux ans pour ramener ses déficits en dessous de 3% du PIB, conformément aux règles du Pacte de Stabilité et de Croissance. Malgré les efforts accomplis depuis lors, nos prévisions économiques d’hiver présentées au début du mois de février prévoient un déficit de 4,1% du PIB en 2015, soit le même niveau qu’à la fin 2013, année du dernier budget dont j’ai eu à assurer l’élaboration. La France ne peut pas rester le seul pays européen au-dessus du seuil des 4%. Comment dès lors envisager le retour sans délai sous la barre des 3%? C’est pourquoi nous avons décidé d’accorder à la France un délai supplémentaire de deux ans pour parvenir à cet objectif, convenant de la nécessité de faire un effort budgétaire structurel de 0,5% du PIB cette année. C’est certes plus que les 0,3% français actuels, mais c’est moins que les 0,8% initialement demandés à la France. C’est surtout le minimum requis par nos règles communes !

En matière de sérieux budgétaire, les partenaires de la France attendent qu’elle se conforme aux recommandations formulées pour la réduction de ses déficits.

Nous attendons de la France qu’elle s’engage de manière résolue sur deux volets complémentaires : la poursuite de la réduction des déficits engagée depuis 2012 et l’accélération des réformes. Il ne s’agit pas ici de je ne sais quel cadeau, encore moins d’un cadeau empoisonné. Et ce n’est pas un chèque en blanc. En matière de sérieux budgétaire, les partenaires de la France attendent qu’elle se conforme aux recommandations formulées pour la réduction de ses déficits. C’est la raison pour laquelle la Commission demande qu’elle présente environ 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires en 2015. Mais je sais aussi que sans redressement durable de la croissance, la réduction des déficits ne sera pas solide. C’est pourquoi la Commission demande au gouvernement français un plan de réformes ambitieux et détaillé pour les prochains mois. Continuer la lecture

Mon interview dans Tous Politiques sur France Inter – France 3 – Le Parisien

Invité hier de l’émission « Tous Politiques » sur France Inter, en partenariat avec France 3 et Le Parisien, je me suis exprimé sur l’actualité de cette semaine européenne importante, et sur mes dossiers en cours à la Commission.

Les règles européennes communes valent pour tous les Etats membres : c’est une question de crédibilité.

France, Grèce, Ukraine, Russie, fiscalité : retrouvez dans la vidéo ci-dessous toutes mes réponses et précisions.


Pierre Moscovici : « Non la France n’a pas été… par franceinter