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Articles de novembre 2015


Mon interview dans la matinale de RTL

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 09/11/2015 à 10:49
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Invité de la matinale de RTL, j’ai répondu aux questions d’Olivier Mazerolle sur la crise des migrants ainsi que sur la France et l’Europe.

Mon message : allons de l’avant, en France et en Europe. Il faut des résultats économiques et sociaux en Europe. L’embellie est là, elle doit être confortée par des réformes.

Sur la crise des réfugiés, l’afflux de réfugiés aura un impact que nous estimons positif pour la croissance en Europe.

La France a besoin de réformes structurelles. Elle est en train de les faire.


Pierre Moscovici : « L’afflux de migrants à un… par rtl-fr


Conférence de presse – Prévisions économiques d’automne 2015

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International | Par pierre.moscovici | 05/11/2015 à 16:22
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J’ai présenté ce matin en conférence de presse les prévisions économiques d’automne 2015 de la Commission européenne.

Comme je l’ai souligné, l’économie européenne reste sur une trajectoire de reprise. Dans la perspective de 2016, nous voyons la croissance augmenter, et le chômage et les déficits budgétaires diminuer. Toutefois, les améliorations sont toujours inégalement réparties. Plusieurs défis majeurs doivent encore être relevés  : l’insuffisance des investissements, des structures économiques qui entravent l’emploi et la croissance, et la persistance de niveaux élevés d’endettement public et privé. Ces défis doivent faire l’objet d’une réponse politique audacieuse et déterminée, en particulier dans un contexte d’incertitude quant aux perspectives mondiales.

Voici la vidéo de cette conférence de presse :

 

En savoir plus ?

Le communiqué de presse publié aujourd’hui : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-5996_fr.htm

Le détail des prévisions économiques d’automne : http://ec.europa.eu/economy_finance/publications/eeip/pdf/ip011_en.pdf

Les slides et images de la présentation : http://ec.europa.eu/economy_finance/eu/forecasts/2015_autumn/autumn_forecast_2015_ppt_en.pdf

L’intégralité de mon discours (seul le prononcé fait foi) :

[slide 1]: Introduction slide

Bienvenue à cette présentation des prévisions économiques d’automne 2015 de la Commission européenne.

J’ai essentiellement trois messages à passer aujourd’hui. Le premier, c’est que la reprise économique va continuer en 2016 et 2017, avec des moteurs sans doute un peu différents. Le second c’est que l’amélioration de la situation budgétaire des Etats membres se poursuit, y compris pour la dette à partir de 2016. Enfin, et c’est une nouveauté en vue de la recommandation pour la zone euro que nous adopterons mi-novembre, nous analysons la convergence entre pays de la zone euro, qui reste insuffisante.

[slide 2]: Moderate recovery continues

Commençons donc par la reprise économique dans la zone euro et dans l’ensemble de l’Union européenne qui est entrée dans sa troisième année consécutive et devrait se poursuivre.

Bien que plus modérée que par le passé, la reprise a jusqu’à présent résisté face aux récentes incertitudes. Les effets du ralentissement des marchés émergents et de l’importante chute du commerce international de ces derniers mois devraient cependant commencer à se faire ressentir. Je vais y revenir. De plus, les risques pesant sur la croissance ont clairement augmenté du fait de cette dégradation de l’environnement exterierur, y compris de la situation géostratégique international. Concrètement, dans la zone euro, le PIB devrait croître de 1,6% en 2015, de 1,8% en 2016 et de 1,9% en 2017. Pour les 28, nous prévoyons une croissance de 1,9% en 2015, de 2,0% en 2016 et de 2,1% en 2017.

[Slide 3]: Tailwinds still supporting growth

Comme nous l’avions prévu au printemps, la reprise économique de la zone euro cette année a été portée par une combinaison de facteurs, parmi lesquels la faiblesse des prix du pétrole et un taux de change de l’euro relativement bas si on le compare à l’année dernière. Ceci reste vrai dans nos prévisions d’automne. Premièrement, après un rebond aux alentours de 60$ le baril au printemps, le cours du baril de pétrole Brent se situe environ à 48$ actuellement. Compte tenu de ces développements, nos hypothèses de prix du pétrole pour 2015 et 2016 ont été revues à la baisse par rapport aux prévisions de printemps. En 2017, les prix devraient également rester faibles. La chute des prix du pétrole a considérablement réduit les coûts énergétiques pour les entreprises et les ménages, permettant un accroissement des marges bénéficiaires des entreprises et du pouvoir d’achat des ménages.

Deuxièmement, la dépréciation de l’euro a été amplifiée par la décision d’assouplissement quantitatif de la BCE en janvier 2015. Elle a eu un impact positif pour les exportateurs de la zone euro et leur a permis de gagner des parts de marché. Le taux de change de l’euro devrait continuer à soutenir la reprise économique à court terme.

Enfin, le programme d’assouplissement quantitatif de la BCE a quant à lui permis d’améliorer les conditions de financement dans la zone euro et l’on observe un coût du crédit qui reste bas pour les ménages et les entreprises. La croissance annuelle du crédit dans la zone euro pour les entreprises est d’ailleurs redevenue positive depuis l’été, pour la première fois depuis le printemps de 2012, alors que la liquidité supplémentaire fournie par le programme de la BCE incite les banques à prêter davantage.

[Slide 4] Increased, but temporary, global headwinds

Les perspectives pour la croissance mondiale et les échanges commerciaux mondiaux se sont considérablement détériorées depuis le printemps. Cela est principalement dû à un ralentissement économique plus important qu’escompté dans les pays émergents et un ajustement plus rapide en Chine. Le basculement du moteur de la croissance mondiale des pays émergents vers les économies avancées est bien illustré sur le graphique derrière moi. Nous projetons une croissance économique en Chine de 6.8% en 2015 et 6.2% en 2017. Ce scénario « d’atterrissage en douceur » repose sur l’hypothèse que le rééquilibrage économique en Chine – d’une croissance basée surtout sur l’investissement vers une croissance plus équilibrée avec un rôle majeur pour la consommation – se passe sans frictions majeures. Le ralentissement dans les pays émergents devrait cependant laisser place à un rebond progressif de la croissance à partir de 2016. La croissance mondiale (hors Union européenne) devrait ainsi ralentir, passant de 3.7% en 2014 à 3.3% cette année, avant de se renforcer graduellement et d’atteindre 3.8% en 2016 et 4% en 2017. Ce renforcement graduel de la croissance mondiale et du commerce mondial devrait soutenir la demande extérieure des exportations européennes, même si moins que l’on s’attendait au printemps.

[Slide 5] Other factors are set to support growth

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Greece: staying the course

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 05/11/2015 à 11:30
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Greece: staying the course

I just spent two days in Athens to continue discussions with the Greek authorities, as important deadlines are looming. I know the country well – this was my fifth visit in Greece since 2012! I went as a friend, and was welcomed as a friend. And between friends, we can talk frankly and openly, including about difficult issues.

We are at a crucial phase: the country needs to confirm its commitment to the implementation of reforms, in full respect of the Memorandum of Understanding that was signed this summer. Great progress has already been made: we must stay the course. We must not lose sight of the goal, and we have move ahead methodically and firmly: this is what is expected by the members of the euro area, before releasing a first tranche of EUR2 billion for the country.

I am reasonably optimistic because of the current climate of cooperation and trust. This government is now, and since the European Council agreement in July, one with which we have been able to work best since the beginning of the crisis in 2010. Challenges remain, but the will to move forward together is shared. And it should be noted that Greece has made real progress in the implementation of reforms. The country now also bravely faces a refugee crisis, and we support Greece in addressing this challenge.

This dynamic, of cooperation and momentum, must be kept up: progress on measures is the prerequisite for disbursement of the funds expected by Athens. We must equally maintain the momentum for a conclusion of the first review of the third financial assistance program by the end of 2015. That is the message I delivered to my interlocutors during my visit in Athens, in discussions with Prime Minister Alexis Tsipras, the Minister of Finance Euclid Tsakalatos, or the Minister of Labor and Social Welfare, Giorgos Katrougalos.

Staying the course, means first and foremost insisting and following through on implementation: the way forward will be easier with creditors if this precondition is met. It is in the interest of all: of Greece, which needs to modernize its structures and intends to continue the debate on its debt; and Member States, which want a strong, sustainable Greece in the euro area.

Discussions, difficult decisions are still ahead in the coming days and weeks. I did not hide this reality from my interlocutors, but instead spoke about these challenges.

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Grèce : tenir le cap.

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Réflexions,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 04/11/2015 à 20:08
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Grèce : tenir le cap.

Je viens de passer deux jours en Grèce pour poursuivre la discussion avec Athènes, alors que d’importantes échéances se profilent.

Je viens de passer deux jours en Grèce pour poursuivre la discussion avec Athènes, alors que d’importantes échéances se profilent. Je connais bien le pays – c’était ma cinquième visite depuis 2012 ! Je suis venu en ami, et j’ai été reçu en ami. Et entre amis, on peut se parler franchement, y compris des sujets difficiles.

Nous sommes dans une phase cruciale : celle où le pays doit confirmer son engagement dans la mise en œuvre des réformes, son respect du Memorandum of Understanding signé cet été.

Nous sommes dans une phase cruciale : celle où le pays doit confirmer son engagement dans la mise en œuvre des réformes, son respect du Memorandum of Understanding signé cet été. De grands pas ont déjà été faits : il faut tenir le cap. Ne pas perdre de vue l’objectif, avancer méthodiquement et résolument : c’est ce qu’attendent les membres de la zone euro, avant de débloquer une première tranche d’aide de 2 milliards d’euros pour le pays.

Tout n’est pas résolu, il y a des défis, mais la volonté d’avancer ensemble est partagée.

Je suis raisonnablement optimiste : nous sommes aujourd’hui dans un climat de coopération et de confiance inédits. Ce gouvernement est maintenant, depuis l’accord du Conseil européen en Juillet, celui avec lequel nous travaillons le mieux depuis le début de la crise en 2010. Tout n’est pas résolu, il y a des défis, mais la volonté d’avancer ensemble est partagée. Et la Grèce a réellement progressé dans la mise en œuvre des réformes. Elle fait aussi face courageusement à la crise des réfugiés, et nous la soutenons dans cette démarche.

Cette dynamique doit se maintenir – c’est le préalable avant le déboursement des fonds attendus par Athènes.

Cette dynamique doit se maintenir – c’est le préalable avant le déboursement des fonds attendus par Athènes – tout comme doit se maintenir l’élan pour une conclusion de la première revue du 3ème programme d’assistance financière avant la fin 2015. Voilà, en résumé, le message que j’ai délivré à mes interlocuteurs lors de ce déplacement opérationnel : au premier ministre Alexis Tsipras, au ministre des finances Euclid Tsakalatos, ou encore au ministre du travail et de la protection sociale, Giorgos Katrougalos.

Tenir le cap, cela veut d’abord dire insister sur la mise en œuvre: tout sera plus simple avec les créanciers, si cette condition préalable est remplie. C’est dans l’intérêt de tous: de la Grèce, qui a besoin de moderniser ses structures et entend poursuivre le débat sur sa dette; et des Etats Membres, qui veulent une Grèce forte dans la zone euro.

Des discussions, des décisions difficiles attendent le pays dans les prochains jours et semaines.

Des discussions, des décisions difficiles attendent le pays dans les prochains jours et semaines. Je ne les ai pas cachées à mes interlocuteurs.

Plusieurs mesures sont en train d’être adoptées, sur les réformes structurelles ou la consolidation budgétaire. Cela va dans la bonne direction, mais cette première vague doit être complétée. Nous devons notamment voir des progrès pour ce qui concerne l’insolvabilité des ménages. Il faut aider et protéger les plus vulnérables, sans être complaisants avec  ceux qui font « stratégiquement » faillite pour échapper à leurs responsabilités.

Une deuxième vague de mesures devra être agréée dans les prochains jours et votée en novembre.

 Une deuxième vague de mesures devra être agréée dans les prochains jours et votée en novembre.  Tenir ce calendrier permettrait aux institutions de rapidement examiner et valider ces décisions, permettant ainsi aux Etats-membres de débloquer la tranche d’aide attendue. Je souhaite que l’Eurogroupe du 9 novembre puisse donner un signal en ce sens – c’est notre objectif.

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