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Articles de décembre 2015


Signature en marge de la COP21 du partenariat entre Compact of Mayors et Convenant of Mayors

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 04/12/2015 à 15:39
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A voir ci-dessous, ma déclaration aujourd’hui en marge de la COP21 pour annoncer le partenariat entre Compact of Mayors et Convenant of Mayors, avec Michael Bloomberg, envoyé spécial de l’ONU pour sensibiliser les maires des villes à la lutte contre le changement climatique.

Les villes sont des acteurs incontournables dans la lutte contre le changement climatique. La Commission soutient les villes européennes dans cette voie depuis 2007. Aujourd’hui, il est temps de dépasser nos frontières et d’apporter le même soutien à toutes les villes qui le souhaitent dans le monde entier. C’est ce que nous faisons à travers ce nouveau partenariat essentiel conclu aujourd’hui.


Discours à la COP21 – Financement climatique européen et international

Catégorie : Actualité,Europe / International | Par pierre.moscovici | 04/12/2015 à 14:15
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J’ai participé aujourd’hui à la COP21 au Bourget, pour présenter les engagements de l’Union européenne en matière de financement climatique européen et international. Commissaire en charge de ce volet majeur pour le succès de la COP21, j’ai souligné la détermination de l’Union européenne à continuer de jouer tout son rôle de leader dans ce domaine.

Je vous invite à lire ci-dessous le discours que j’ai prononcé sur ce sujet à l’évènement réunissant des responsables de la Banque européenne d’investissement, de la Banque africaine de développement, et du Fonds vert pour le Climat.

Speech by Commissioner Moscovici at the high-level event on « EU and international climate finance – delivering and leading ahead »

 

Mesdames et messieurs,

 

Je suis ravi d’avoir l’occasion de m’exprimer aujourd’hui sur les engagements de l’UE en faveur du financement climatique mondiale. L’importance de ce volet des négociations pour la réussite de la COP21 est incontestable. L’Union européenne a pris très au sérieux ses engagements dans ce domaine.

Comme nous le savons tous, l’UE est sur le chemin de la reprise économique, mais elle garde encore des séquelles importantes de la crise. Pourtant, malgré les contraintes budgétaires considérables que l’Europe a dû affronter depuis Copenhague, nous sommes restés le leader mondial en matière de financement climatique. Nous avons tenu notre engagement de financement et même dépassé l’objectif de 7,2 milliards d’euros.

Un cinquième du budget de l’UE entre 2014 et 2020 sera lié au climat.

Et maintenant que nous sortons de la crise, nous voulons aller plus loin. Nous avons une ambition à porter et une vision à partager. L’UE s’est ainsi fixée un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Pour y parvenir, un cinquième du budget de l’UE entre 2014 et 2020 sera lié au climat.

La transparence que nous fournissons de manière générale sur notre politique climatique vaut tout particulièrement pour l’intensification du financement climatique en faveur des pays en développement. Nous agissons de façon transparente et nous nous attendons en retour à la plus grande transparence dans la mise en œuvre des actions financées.

L’UE et ses États membres sont les plus grands donateurs publics mondiaux de ce financement climatique.

Le récent rapport de l’OCDE montre que les pays développés ont conjointement fourni au moins 62 milliards de dollars pour le financement climatique en 2014. L’UE et ses États membres sont les plus grands donateurs publics mondiaux de ce financement climatique.

Just to give you a few examples on the achievements within our EU budget:

  • We scaled up grant finance for adaptation from an average of 334 million euros per year to an average of 559 million euros per year in the last two years. And total grant climate finance has reached more than 800 million euros per year over that same period. That is more than 1 billion US dollars in climate finance annually.
  • With the launch of the new phase of the Global Climate Change Alliance, the EU will invest 350 million euros to support adaptation to the consequences of climate change. This will focus on the poorest and most vulnerable countries, including Small Island Developing States and African countries.

     

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Mon interview dans le Grand Journal sur Canal+

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 03/12/2015 à 10:15
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COP21, financement climatique et réponses aux crises en Europe : j’étais hier l’invité du Grand Journal sur Canal+.

Mon interview à revoir ici :

Le Grand Journal du 02/12/15 – Part. 1 avec Pierre Moscovici

 


Investing in our climate

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 01/12/2015 à 18:43
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Investing in our climate

We must now make decisions that will affect the entire planet, its future generations, as well as the environmental, geopolitical and social conditions in which they will live.

The climate conference started yesterday in Paris, bringing together more than 150 heads of state and government. This is a key moment for our future. Undeniably, we must now make decisions that will affect the entire planet, its future generations, as well as the environmental, geopolitical and social conditions in which they will live. We can certainly continue to lament while watching images of melting glaciers or contemplating the sad spectacle of the Pacific Islands which are drowning.

But there are better things to do: mobilizing our ideas, our know-how and the financial resources available. We have to be the active stakeholders rather than passive spectators of a planet that is breaking down a little more each day. We have to take the lead on the current political dynamic and transform declarations of intent into action and commitments.

The challenge is clear: limit global warming to less than 2 ° C before the end of the century.

The challenge is clear: limit global warming to less than 2 ° C before the end of the century. Achieving this is not so easy! This requires reducing global emissions of greenhouse gas by at least 50% by 2050 compared to 1990 and to approach zero net emissions before 2100. In order to achieve this, the agreement that will be found in Paris will have to set a long-term operational objective, including rules on transparency and accountability and to allow a regular review of the efforts made.

There is no fatality in facing the climate crisis. There is a collective duty: investing to protect the climate.

In March, the EU was the first major stakeholder to submit its contribution. The EU announced a binding target of at least 40% reduction in emissions by 2030 and a trajectory of at least 80% reduction by 2050, if our partners follow us on the same path. The signal we are sending through these commitments is that there is no fatality in facing the climate crisis. There is a collective duty: investing to protect the climate. The transformation of our societies facing climate risks implies major changes in business models and investment. In order to help the poorest countries in making these adjustments, developed countries pledged to increase climate finance and to reach 100 billion by 2020.

The European Union, with its Member States, is the largest contributor to this international financing, with EUR14.5 billion in 2014. With my colleague Miguel Arias Cañete, I have been in close contact with Member States for months in order to ensure that the European Union remains the global leader in climate finance.

And we will not stop there. We will double the subsidies from the EU budget and the European Development Fund for climate action in developing countries by 2020. They will amount on average EUR 2 billion per year between 2014 and 2020, while the European Investment Bank will also provide EUR 2 billion per year. We will intensify the mix, which combines EU grants with loans or equity from public sources and private funding.

The implementation of the Paris agreement requires a set of actions at the international level.

But the EU cannot act alone. The implementation of the Paris agreement requires a set of actions at the international level. This is why all countries able to do so should increase their cooperation and contribute to climate funding.

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Investissons dans le climat

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 01/12/2015 à 13:18
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Investissons dans le climat

 

La Conférence sur le climat s’est ouverte hier à Paris, réunissant plus de 150 chefs d’Etat et de gouvernement. C’est un moment charnière pour notre avenir.

La Conférence sur le climat s’est ouverte hier à Paris, réunissant plus de 150 chefs d’Etat et de gouvernement. C’est un moment charnière pour notre avenir. Nous devons en effet prendre des décisions qui engageront la planète entière, les citoyens qu’elle portera demain, les conditions environnementales, géostratégiques et sociales dans lesquelles ils vivront. Alors, certes, nous pouvons continuer à nous désoler en regardant les images des glaciers qui fondent ou en contemplant le triste spectacle des îles du Pacifique qui se noient.

Nous nous devons d’être des acteurs engagés plutôt que des spectateurs passifs d’une planète qui se détraque un peu plus chaque jour.

Mais il y a mieux à faire : mobiliser nos idées, notre savoir-faire et les moyens financiers à disposition. Nous nous devons d’être des acteurs engagés plutôt que des spectateurs passifs d’une planète qui se détraque un peu plus chaque jour. Il faut faire aboutir la dynamique politique actuelle, et transformer les déclarations d’intention en actes et en engagements.

L’enjeu s’énonce clairement : limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C avant la fin du siècle. Y parvenir n’est pas aussi simple ! Cela nécessite de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’au moins 50% d’ici à 2050 par rapport à 1990, et de s’approcher de zéro émission nette avant 2100. Pour cela, l’accord qui sera trouvé à Paris devra fixer un objectif opérationnel à long terme, comprendre des règles de transparence et de redevabilité, et permettre un examen régulier des efforts.

Ce que nous disons à travers ces engagements, c’est qu’il n’y pas de fatalité face à la crise climatique. Il n’y a qu’un impératif collectif : investir dans le climat.

En mars dernier, l’Union européenne a été le premier grand émetteur à présenter sa contribution. Elle a annoncé un objectif contraignant de réduction d’au moins 40% de ses émissions d’ici 2030, ainsi qu’une trajectoire d’au moins 80% de réduction d’ici 2050 si nos partenaires réalisent aussi leur juste part. Ce que nous disons à travers ces engagements, c’est qu’il n’y pas de fatalité face à la crise climatique. Il n’y a qu’un impératif collectif : investir dans le climat. La transformation de nos sociétés face au risque climatique suppose de grands changements dans les modèles économiques et d’investissement. Pour aider les pays les plus pauvres à effectuer ces adaptations, les pays développés se sont engagés à augmenter le financement climatique pour atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2020.

L’Union européenne et ses Etats-membres sont le premier contributeur de ce financement international, avec 14.5 milliards d’euros en 2014.

L’Union européenne et ses Etats-membres sont le premier contributeur de ce financement international, avec 14.5 milliards d’euros en 2014. Avec mon collègue Miguel Arias Cañete, je suis depuis des mois en contact étroit avec les États membres pour nous assurer que l’Union européenne reste le leader mondial du financement climatique, qui fait une vraie différence sur le terrain.

Et nous n’allons pas nous arrêter là ! Nous allons doubler les subventions du budget européen et du Fonds européen de Développement, pour l’action climatique dans les pays en développement, d’ici 2020. Elles seront en moyenne de 2 milliards d’euros par an entre 2014 et 2020, tandis que la Banque Européenne d’Investissement fournira elle aussi 2 milliards d’euros par an. Nous intensifierons aussi le mixage, qui permet de combiner des subventions de l’UE avec des prêts ou des capitaux propres provenant de sources de financement publiques et privées.

Mais l’Union européenne ne peut pas agir seule. La mise en œuvre de l’accord de Paris requiert un ensemble d’actions au niveau international. C’est pourquoi tous les pays dont la situation le permet doivent accroitre leur coopération et contribuer pour leur juste part au financement climatique.

Le financement climatique public va ainsi jouer un rôle central dans les négociations.

Le financement climatique public va ainsi jouer un rôle central dans les négociations. Mais il ne peut être qu’une réponse partielle face à l’ampleur des investissements nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à moins de deux degrés. Nous avons surtout besoin d’une réorientation substantielle des financements, publics et privés, vers des projets bas carbone et résilients, partout sur la planète. Pour ce faire, l’accord de Paris devra envoyer un signal fort au secteur privé afin de l’assurer que les investissements à faible intensité de carbone auront une valeur bien au-delà de l’horizon 2020. Des instruments financiers comme les obligations vertes et les partenariats public-privé doivent pouvoir aider. Une autre composante essentielle d’un environnement favorable aux investissements verts est la tarification du carbone. J’ajoute que nous ne pourrons enregistrer de réels progrès que si la communauté financière est elle aussi totalement mobilisée. Les banques, les gestionnaires de fonds, les assureurs doivent davantage prendre en compte le risque climatique dans leurs activités.

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