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« S’il est minuit en Europe » – Extrait 2/16

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 14/11/2016 à 17:58
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Voici ci-dessous le deuxième extrait de mon livre paru le 2 novembre, « S’il est minuit en Europe« , sur la mondialisation. Vous retrouverez régulièrement sur ce blog des extraits de ce livre, tout au long des prochaines semaines.

Contrairement aussi à ce qu’écrivait il y a près de vingt ans Alain Minc, la mondialisation n’est pas heureuse – ou plutôt, elle n’est pas qu’heureuse.

Contrairement aussi à ce qu’écrivait il y a près de vingt ans Alain Minc, la mondialisation n’est pas heureuse – ou plutôt, elle n’est pas qu’heureuse. Elle a aussi fait des perdants. Nombreux. Souvent invisibles. Elle a dynamité l’ascenseur social, profondément fragilisé la classe moyenne, qui a été aspirée vers le bas et qui s’est mise à douter de son avenir. Elle a fait exploser les inégalités.

La grande faute de l’Europe, ces dernières années, est d’avoir laissé ces perdants de la mondialisation passer sous son radar.

La grande faute de l’Europe, ces dernières années, est d’avoir laissé ces perdants de la mondialisation passer sous son radar. Pas de s’en être détournée ou de ne pas avoir su répondre à leur détresse : elle ne les a même pas vus. Du coup, pour eux, l’Europe est au banc des accusés. Parce qu’ils ont cru en elle, en la perspective de prospérité et de justice sociale qu’elle portait, et qu’elle n’a pas su les protéger. Et parce qu’ils l’ont vue comme le cheval de Troie de cette mondialisation douloureuse, comme le catalyseur d’une recomposition économique qui a profondément déstabilisé les pays occidentaux, Europe de l’Ouest et Etats-Unis en tête.

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