Les populismes ne désarment pas

La vague populiste ne reflue pas.

L’année 2017 avait en apparence bien commencé. Les populistes ont essuyé un revers aux Pays-Bas. Ils ont été distancés dans l’élection présidentielle autrichienne. En France, surtout, Marine le Pen a été lourdement défaite.

Mais les optimistes auraient tort de dresser leur certificat de décès. Le dernier cycle de consultations électorales en Europe est en effet un sévère rappel à l’ordre.Cette semaine, pour la première fois depuis la guerre, l’extrême-droite a fait son retour au parlement allemand, après s’être imposée comme 3ème force politique du pays.En Autriche, l’extrême-droite du FPÖ se place en position de gouverner en coalition avec une droite durcie par un futur Chancelier ambitieux.En République tchèque, une forme de populisme antisystème triomphe. Le futur probable Premier Ministre est un milliardaire qui fait l’objet d’une enquête pour corruption et fraude fiscale, et qui s’est singularisé par son hostilité à l’égard des réfugiés et de la solidarité européenne. Continuer la lecture

Retrouvailles avec le pays de Montbéliard

« Etre l’ambassadeur de l’Europe dans son pays » : c’est la mission explicite que le Président Juncker a confiée à chaque Commissaire européen, en début de mandat.

Tant mieux. Je ne conçois pas de rester enfermé derrière mon bureau bruxellois. La place des responsables politiques – ce que sont les Commissaires – est sur le terrain, à écouter et dialoguer avec les citoyens, les entreprises et les élus locaux.

J’ai parlé d’Europe dans de nombreuses régions françaises, depuis que j’ai pris mes fonctions. En mettant l’accent sur celles qui étaient davantage menacées par la percée du Front national, que je n’ai jamais cessé de combattre durant toute ma vie politique.

Demain et après-demain, je retrouve un territoire que je connais mieux que les autres, celui avec lequel j’ai le plus d’attaches – et pour tout dire, celui qui est le plus cher à mon cœur: le pays de Montbéliard. J’y ai été élu vingt ans, y ai travaillé et vécu vingt ans. Je lui ai beaucoup donné, j’en ai beaucoup reçu. C’est là que j’ai grandi politiquement, que j’ai construit mes racines, que mes convictions ont été testées.
C’est là que j’ai vu la politique se confronter au réel, que j’ai écouté les citoyens – et parfois leur colère ou leurs inquiétudes -, que j’ai vu aussi les richesses et les ressources de nos territoires. Bref, c’est le pays de Montbéliard qui m’a donné le goût du terrain. On comprend dès lors que ces retrouvailles soient émouvantes pour moi. Continuer la lecture