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Mon interview dans Le Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 27/06/2016 à 10:01

J’étais ce dimanche 26 juin l’invité du Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI.

Je me suis exprimé sur le référendum britannique, et sur ses suites pour le pays et pour l’Europe. J’ai aussi répondu aux questions d’Elizabeth Martichoux, d’Alexis Brézet et de Christophe Jakubyszyn sur l’actualité européenne.

Première partie :

Le Grand Jury du 26 juin 2016 : Pierre… par rtl-fr

Deuxième partie :

Le Grand Jury du 26 juin 2016 : Pierre… par rtl-fr


L’Europe doit repartir

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 24/06/2016 à 16:59

BREXIT

 

Le Royaume-Uni a choisi, par référendum, de se retirer de l’Union. Quel sens donner à ce vote? Comment y répondre?

Le Royaume-Uni a choisi, par référendum, de se retirer de l’Union. Le choix des électeurs a été net: le camp du « leave » l’a emporté avec une marge significative, la participation a été très élevée. Les résultats de ce vote littéralement historique sont donc sans ambiguïté. Ils doivent être respectés.

Deux questions se posent aujourd’hui: quel sens donner à ce vote? Et comment y répondre?

Ce vote, loin d’être généralisable à l’Union, est d’abord le fruit d’un débat national propre au Royaume-Uni. Il est la résultante d’un retrait massif, depuis quinze ans, sur les questions européennes. La presse est virulente dans ce pays à l’égard de « Bruxelles » comme nulle part ailleurs. Nombre de ses responsables politiques ont renoncé il y a longtemps à tenir un discours positif sur l’Europe, voire à en parler tout court. Une campagne de quelques mois ne pouvait rattraper ce retard.

Reste qu’une partie de la colère, de la défiance des électeurs britanniques rencontrent un écho ailleurs en Europe. La rancœur à l’égard d’une classe politique vue comme déconnectée, l’inquiétude face à la capacité de l’Europe à répondre aux crises – celle des réfugiés en tête – les doutes persistants sur ses outils pour renforcer la croissance, le ressentiment devant la montée des inégalités, s’expriment dans d’autres pays de l’Union. La montée généralisée des populismes en est le symptôme évident et la conséquence dramatique.

Ce vote est un coup de tonnerre pour l’Europe. Comment y répondre?

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Audition au Sénat – Commissions des Finances et des Affaires européennes

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 09/06/2016 à 13:15
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En audition au Sénat hier, j’ai présenté la situation économique et budgétaire de l’Union européenne – avec un mot plus particulier de la France –, nos objectifs pour l’approfondissement de l’Union économique et monétaire, et nos avancées en matière d’harmonisation fiscale et de lutte contre la fraude. J’ai ensuite répondu aux questions variées des Sénateurs, tout en leur rappelant ma volonté de contribuer activement aux débats entre les institutions européennes et nationales.

Propos introductifs :

 

Questions et réponses avec les Sénateurs :


Interview dans Le Point aujourd’hui

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique | Par pierre.moscovici | 26/05/2016 à 10:19
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A lire ci-dessous, un extrait de mon interview parue aujourd’hui dans Le Point sur l’Europe, le libéralisme, les enjeux européens en France, ou encore la vision de la France en Europe. J’y insiste sur la nécessité pour les pro-européens de faire entendre leur voix, et de faire comprendre aux Français que l’Europe est une chance.

 

À entendre les eurosceptiques  Britanniques, l’Europe est socialiste. Pour les eurosceptiques français, elle est ultralibérale… Où est la vérité ?

On doit travailler ensemble en Europe pour en tirer tous des avantages : l’efficacité économique et la justice sociale.

Il y a un malentendu originel. L’Europe ne peut pas être « française », « allemande » ou « britannique ». Elle ne peut pas être de « droite » ou de « gauche « , « socialiste» ou « libérale ». Je dirai que c’est une sorte de copropriété, dans laquelle chacun doit veiller à défendre ses intérêts, mais aussi à ce que le voisin ne soit pas frustré. On doit travailler ensemble pour en tirer tous des avantages: l’efficacité économique et la justice sociale. Le problème, c’est que beaucoup en France voudrait une Europe à « notre » image avec notre « modèle » et que nous ne nous sommes pas assez rendu compte que nous vivions dans un modèle original.

La France semble le pays d’Europe le plus rétif au libéralisme…

Nous adorons l’État. Mais nous adorons aussi le critiquer. Cela fait partie de l’histoire française. C’est la même chose pour le modèle social. C’est en France qu’il est le moins remis en cause. Pour le meilleur – sa solidarité, sa solidité, sa justice sociale. Mais aussi pour le moins bon –son efficacité déclinante et nos prélèvements obligatoires qui sont les plus élevés du continent. En fait, les Français rêvent d’une Union européenne qui serait la France en grand. Le problème, c’est que ce n’est pas possible. Et que notre modèle est loin d’être parfait, qu’il a besoin d’être changé et réformé.

Est-ce la faute des hommes politiques qui n’ont pas assez expliqué aux Français le chemin qu’ils faisaient prendre au pays depuis un demi-siècle ?

Les pro-européens français ont leur responsabilité : ils ont l’Europe timide, voire honteuse.

La France est le grand pays qui a le moins bien compris qu’il pouvait démultiplier son influence grâce à son appartenance à l’Union européenne. Les Français ne voient pas toujours que la France est essentielle dans cette Union. Parce qu’on ne leur a pas assez dit et expliqué. Les politiques qui passent leur temps à dire : « c’est la faute de Bruxelles ! » commettent une faute. Et les pro-européens français ont leur responsabilité : ils ont l’Europe timide, voire honteuse. Comme si ils avaient abdiqué et n’osaient plus défendre leurs convictions…

Qui sont ces politiques ?

On ne joue pas comme ça avec l’Europe pour gagner des voix. Il faut arrêter de tirer sur le pianiste de Bruxelles.

Pour ne prendre qu’un exemple, je ne comprends pas qu’un homme de la nouvelle génération comme Bruno Lemaire, qui connait aussi bien l’Europe, propose un référendum sur des modifications essentielles – et unilatérales – des Traités. L’Europe est constitutive de notre identité. On ne joue pas comme ça avec l’Europe pour gagner des voix. Il faut arrêter de tirer sur le pianiste de Bruxelles. Il faut arrêter de faire croire aux électeurs que l’Europe est une entité extérieure, qui se construit sans ou contre les peuples. C’est faux! Mais ne nous y trompons pas, cette tentation est très répandue, à droite comme à gauche. Oui, y a un clivage politique sur l’Europe, et les pro-Européens ont un devoir : combattre plus énergiquement pour leur idéal, et pour cela expliquer la réalité, dire la vérité sur l’Europe et sur l’euro, qui sont une force dans la mondialisation. Attention, cependant, à ne pas effacer le clivage droite/gauche. Il est nécessaire. Il est même premier. Et avoir une  classe politique qui ne serait divisée qu’entre pro et anti européens serait tout simplement suicidaire.

[…]

L’intégralité de cette interview est à lire dans Le Point de ce jeudi 26 mai.


Face au populisme, réagir : leçons de la présidentielle autrichienne

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 24/05/2016 à 16:13
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Face au populisme, réagir : leçons de la présidentielle autrichienne

 

Cette fois l’extrême-droite s’est arrêtée aux portes du pouvoir.

L’Europe a échappé hier à une terrible blessure. Alexander Van der Bellen, le candidat soutenu par les Verts à l’élection présidentielle autrichienne, l’a finalement emporté face à son adversaire d’extrême droite Norbert Hofer. L’élection aura été accrochée jusqu’au bout, avec 24h d’incertitude sur un résultat ultraserré, finalement renversé par le vote des électeurs par correspondance. Vienne avait déjà connu son « coup de tonnerre » en 2000, avec l’entrée dans la coalition gouvernementale du FPÖ de Jörg Haider, qui siège avec le Front National au Parlement européen.  C’était une forme de préfiguration du 21 avril 2002 sous d’autres latitudes. Cette fois l’extrême-droite s’est arrêtée aux portes du pouvoir.

Il s’en est fallu d’un cheveu.

 Si l’extrême-droite l’avait emporté hier, l’air européen serait devenu encore un peu moins respirable.

Ce résultat est un soulagement, bien sûr. Une autre victoire, une autre conquête de l’extrême droite, après toutes celles déjà engrangées en Europe ces dernières années, aurait encore un peu plus menacé notre continent. Déjà, les atteintes aux droits fondamentaux et aux principes de l’État de droit se multiplient. Partout, les  idées xénophobes et nationalistes progressent. L’Europe se renferme. La pensée politique rétrécit et se rabougrit. Si l’extrême-droite l’avait emporté hier, l’air européen serait devenu encore un peu moins respirable.

Il y a bien un puissant refus citoyen des idées nauséabondes de l’extrême droite européenne.

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Européens, assumons toutes nos racines ! Tribune dans Le Figaro

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 11/05/2016 à 20:05

Je vous invite à lire ci-dessous ma tribune parue ce matin dans Le Figaro et disponible sur http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/05/11/31003-20160511ARTFIG00284-je-ne-crois-pas-aux-racines-chretiennes-de-l-europe-ce-que-j-ai-voulu-dire.php

 

Européens, assumons toutes nos racines !

Lors de l’émission BFM Politique dimanche soir, j’ai salué l’élection de Sadiq Khan, nouveau jeune maire de Londres. La presse a relevé qu’il s’agissait du « premier maire musulman » d’une capitale européenne. C’est dans ce contexte que j’ai redit ma conviction que l’Europe « est une communauté de valeurs, un grand dessein et un grand destin culturel. Et que l’Europe n’est pas chrétienne même s’il est vrai que sur notre continent il y a une majorité de la population de religion ou de culture chrétiennes. Je ne crois pas aux racines chrétiennes de l’Europe – ou alors on peut parler de racines, mais je crois que l’Europe est unie et diverse. »

J’ai le plus grand respect pour les religions et leur apport spirituel. J’ai en horreur tout révisionnisme historique.

Ces propos, caricaturés et amputés – on voit que je n’ai pas nié ces « racines » –  ont suscité de vives réactions, notamment sur les médias sociaux, où ils ont engendré de nombreuses remarques, souvent haineuses et antisémites, ou dans la presse d’extrême droite. Ils ont aussi provoqué des réponses plus argumentées, comme celle de mon ami Renaud Girard dans vos colonnes. Je veux donc m’en expliquer et lui dire que, non, je ne suis pas un « technocrate de la société de consommation, pour qui l’homme est un être exclusivement économique ». J’ai au contraire le plus grand respect pour les religions et leur apport spirituel. J’ai en horreur tout révisionnisme historique. Et je n’ai voulu blesser aucune conscience. Je  souhaite plutôt poser quelques points de repères essentiels pour moi, que mon bref propos de dimanche ne pouvait résumer.

Le débat sur les « racines chrétiennes de l’Europe » n’est pas nouveau.

Le débat sur les « racines chrétiennes de l’Europe » n’est pas nouveau. Ceux qui – comme moi – suivent les questions européennes depuis longtemps se souviendront des controverses qui eurent lieu lors de la Convention, chargée de rédiger le projet de Constitution européenne en 2003. Représentant des autorités françaises dans cette Convention, j’ai encore en tête les longues batailles  qui s’y jouèrent sur les points d’ancrage historique de l’Union. Fallait-il parler d’héritage chrétien, en s’inspirant des quatre constitutions d’Etats européens qui y faisaient alors explicitement référence ? D’héritage religieux ? Proposer au contraire, comme le suggéraient certains, d’y ajouter « le judaïsme, l’antiquité gréco-romaine, la chrétienté, l’humanisme de la Renaissance, le siècle des Lumières, la pensée progressiste du XIXème siècle, le socialisme » ? Comment prendre en compte les convictions de ceux qui n’ont pas de croyance ?  Et comment réconcilier tout ceci avec la laïcité à la française ? Au final, le texte évoquait le «patrimoine spirituel et moral» de l’Union, une formulation plus générale, mais aussi plus complète, plus inclusive. Car l’enjeu fondamental est là. Comment y répondre?

L’Europe d’aujourd’hui n’est pas un monolithe. Elle est riche de sa diversité religieuse.

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Mon interview dans l’émission Preuves par 3 sur Public Sénat

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 03/05/2016 à 20:19
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J’étais aujourd’hui à 18h30 l’invité de l’émission Preuves par 3 sur Public Sénat, en collaboration avec l’AFP et Dailymotion.

Je me suis exprimé pendant 50 minutes sur les crises et les solutions en Europe – montée des populismes, appel d’Obama pour une Europe forte, crise des réfugiés, risque de Brexit, Grèce,  transparence fiscale… -, sur la situation économique et budgétaire en France et en Europe, et sur la vie politique française ainsi que l’avenir de la gauche.

Je vous invite à (re)voir cette interview :


Preuves par 3 (03/05/2016) par publicsenat


Mes impressions sur le livre « Conversations avec Jacques Delors » de Cécile Amar

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 28/04/2016 à 10:35
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Quel plaisir de retrouver, intacte, toujours aussi forte et claire, la voix de cet homme de 90 ans aujourd’hui, qui, depuis si longtemps, inspire les Européens!

J’ai livré à L’Express mes impressions sur le livre  « Conversations avec Jacques Delors » de Cécile Amar. Lisez l’interview sur le site de l’hebdomadaire.

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