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Voyages et déplacements


Entretien dans Le Devoir – Québec

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 13/06/2016 à 17:26
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En déplacement au Québec ce lundi 13 et mardi 14 juin, j’ai accordé un entretien au quotidien Le Devoir, en forme de plaidoyer économique pour une Europe inclusive.

Avenir de l’Europe, défis en cours, reprise économique et réformes, et partenariat avec le Canada : tous mes réponses à lire ci-dessous.

Plaidoyer économique pour une Europe inclusive

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Pierre Moscovici n’a pas l’habitude d’y aller par quatre chemins. Donald Trump ? Ce serait « extrêmement difficile » pour l’Europe « de travailler avec lui », exposait la semaine dernière le commissaire aux affaires économiques de l’UE au sujet de celui qui pourrait bien devenir le prochain président américain. De plus, dans un entretien au «Devoir», il ne cache pas son inquiétude au sujet du Brexit. Et son espoir de voir l’accord Canada-UE enfin ratifié.

À dix jours du référendum sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), le commissaire aux affaires économiques et monétaires se refuse toujours à envisager des négociations avec le Royaume-Uni à l’issue d’un éventuel Brexit. « Quand on commence à parler du plan B, c’est qu’on ne croit plus au plan A. »« On a des intérêts tellement forts à rester ensemble que je me refuse à y penser », explique celui qui est en quelque sorte le ministre de l’Économie de l’Europe.

 J’espère que les électeurs choisiront le “Remain”

De passage au pays pour la Conférence de Montréal du Forum économique international des Amériques, il fait preuve d’un optimisme prudent sur l’issue du référendum du 23 juin prochain. Malgré les plus récents sondages, qui accordent une légère avance (46 %) au « Leave » par rapport au « Remain » (44 %). « J’espère que les électeurs choisiront le “Remain”. J’en ai la conviction, même, tant il est vrai que les partisans du “Leave” ne sont pas parvenus à faire la démonstration aux électeurs que la situation au lendemain du Brexit serait meilleure que la veille », dit-il.

À son sens, au final, une espèce de « rationalité » politique et économique l’emportera à cette occasion, comme lors du premier référendum sur le maintien du Royaume-Uni au sein de la Communauté économique européenne, tenu en 1975. Il le faut, car les conséquences du départ des Britanniques pourraient se faire ressentir bien au-delà du royaume de Sa Majesté.

Conséquences

Si de nombreuses multinationales ont déjà évoqué leur intention de quitter la Grande-Bretagne ou d’y réduire leurs activités advenant un vote en faveur du « Leave », Bruxelles a aussi de quoi frémir, explique-t-il.

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Portrait dans Les Echos lors de mon déplacement à Nancy

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 31/05/2016 à 8:33

A lire ci-dessous, mon portrait paru dans Les Echos revenant sur mon déplacement à Nancy vendredi 27 mai, sur le thème du Plan d’investissement et de l’indispensable proximité de l’Europe avec ses territoires, avec les entreprises et les citoyens.

Pierre Moscovici veut connecter l’Union européenne aux régions

Le commissaire européen s’est rendu vendredi en Lorraine. Il a salué les bons résultats du plan Juncker.

Quelque 100 milliards d’euros levés pour financer 64 projets européens. En France, ce sont 14,5 milliards d’euros pour 16 grandes initiatives : lancé en 2015, le plan européen pour les investissements stratégiques de Jean-Claude Juncker prend de l’ampleur.

Pour la cinquième fois depuis décembre, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, fiscalité et douanes, s’est mué en VRP de l’Europe et a choisi Nancy pour y rencontrer des acteurs économiques.

La France est au premier rang des pays qui bénéficient du plan Juncker

Dans les locaux de Venathec, une entreprise spécialisée dans l’acoustique qui vient d’obtenir 600.000 euros de bpifrance, assurés par le plan Juncker, Pierre Moscovici a salué le succès du plan. Selon lui, le cap des 100 milliards d’euros investis et garantis par le Fonds européen pour les investissements stratégiques vient tout juste d’être dépassé. « La France est au premier rang des pays qui bénéficient du plan », a-t-il révélé. Dans la région Grand Est, trois projets sont directement soutenus par la Banque européenne d’investissement (BEI) : un prêt pour un programme d’énergies renouvelables porté par la Banque de la Sarre (150 millions d’euros), l’installation du très haut débit en Alsace (540 millions) et le contournement autoroutier ouest de Strasbourg (560 millions). « Le rôle des banques publiques est primordial, notamment pour toucher les plus petites entreprises », a estimé le commissaire européen. Le tableau n’est pas aussi idyllique pour les représentants des entrepreneurs locaux. « Près de 90 % des entreprises de Lorraine ont moins de 10 salariés, la perspective européenne demeure assez floue pour elles », a rappelé au commissaire François Pelissier, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Meurthe-et-Moselle (54). « Les aides de l’Europe sont morcelées, au risque de n’être que du saupoudrage, a-t-il déploré, appelant de ses voeux un projet structurant pour la région, à l’image de l’initiative French Tech, soutenue par l’Etat français.

On ne peut pas mener une politique pro-européenne timide

S’il a rappelé que « le système communautaire n’est pas un super-Etat, il ne peut pas tout », Pierre Moscovici n’en a pas moins défendu les aides européennes allouées à la région : « Avec 1,6 milliard d’euros apportés sur la période 2014-2020 par les fonds structurels, 140 millions proviennent du fonds Interreg, auquel s’ajoutent désormais les montants du plan Juncker… », énumère-t-il, invitant les organisations régionales à la « performance ». « On ne peut pas mener une politique pro-européenne timide », a-t-il martelé.

Une casquette plus politique

Je suis venu dire aux entreprises et aux citoyens de la région que l’Europe est à leurs côtés pour les accompagner dans leurs projets et dans leurs succès

« Je suis venu dire aux entreprises et aux citoyens de la région que l’Europe est à leurs côtés pour les accompagner dans leurs projets et dans leurs succès » : le commissaire aux Affaires économiques entend poursuivre ses déplacements visant à connecter l’Union européenne aux régions françaises avec comme objectif de les avoir toutes visitées d’ici à l’année 2017. Ces déplacements sont aussi l’occasion, pour le commissaire, de reprendre une casquette plus politique et de vanter la reprise économique – encore légère – tout en prévenant la montée de l’euroscepticisme.

Cet article est aussi à lire ici : http://www.lesechos.fr/monde/europe/021979939770-pierre-moscovici-veut-connecter-lunion-europeenne-aux-regions-2002405.php?IMadgxftgV339GTJ.99


Mon interview dans Ouest-France – Déplacement dans la Sarthe

Catégorie : Actualité,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 17/03/2016 à 13:42
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Je suis demain en déplacement dans la Sarthe, dans l’agglomération du Mans. J’y visiterai l’Institut des Molécules et matériaux du Mans, le laboratoire d’acoustique de l’Université du Maine, et le centre de transfert de Technologie du Maine. Je m’entretiendrai avec des acteurs économiques locaux, des universitaires et des étudiants. Une conférence-débat conjointe avec Stéphane Le Foll, sur le thème « Relance économique, justice fiscale : quel rôle pour l’Europe ? », clôturera le programme.

Je vous invite à lire ci-dessous l’interview que j’ai donnée à Ouest-France en amont de cette visite :

Que répondez-vous aux doutes sur l’Europe exprimés par une partie de l’opinion française ?

Il faut réagir clairement et fermement, et redonner le goût de l’Europe aux Français.

J’ai conscience que l’Europe peut être mal comprise ou mal aimée par une partie de l’opinion publique française. Il faut réagir clairement et fermement, et redonner le goût de l’Europe aux Français. J’en appelle à tous les pro-européens pour ne pas abandonner le débat aux seuls populistes. Non, l’Europe n’est pas le problème, mais bien une partie de la solution ! L’Europe, ce sont nos valeurs communes, notre vivre-ensemble, nos chances pour demain.

Quels sont les enjeux de votre déplacement aujourd’hui ?

Mon but : rapprocher l’Europe de ses territoires.

Pour ce 4eme déplacement en région en France, j’ai souhaité mettre l’accent sur la recherche et l’innovation, socle du développement économique. La complémentarité des universités et des entreprises en la matière est essentielle, et fonctionne bien dans la région. C’est le cas à l’Institut des Molécules et matériaux du Mans, au laboratoire d’acoustique de l’Université du Maine – l’un des meilleurs au monde ! –, et au centre de transfert de Technologie du Maine, qui bénéficient de fonds européens. Ce déplacement a aussi pour objectif de poursuivre le dialogue avec des acteurs économiques locaux, des universitaires et des étudiants. Nous allons investir 1.2 milliards d’euros dans la région par les divers fonds européens d’ici 2020. Mon but : rapprocher l’Europe de ses territoires.

Comment parler d’Europe alors que l’unité européenne se fissure face à la crise des migrants ?

La solution, ce n’est pas moins d’Europe, mais plus et surtout mieux d’Europe !

Le rôle de la Commission européenne est d’apporter une réponse globale : répartir les réfugiés entre les différents pays ; créer un corps de gardes-frontières et de garde-côtes européens pour sécuriser les frontières extérieures ; mettre en place des « hotspots » en Italie et en Grèce, structures où les réfugiés sont contrôlés et enregistrés ; lutter contre les opérations des passeurs; renforcer le dialogue avec les pays d’origine des migrants pour organiser des retours effectifs. Nos solutions passent aussi par un plan de coopération avec la Turquie pour qu’Ankara se dote de frontières plus étanches. La solution, ce n’est pas moins d’Europe, mais plus et surtout mieux d’Europe !


Conférence à Genève – L’Union Européenne à l’offensive pour la transparence fiscale

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 12/11/2015 à 16:05
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Je vous invite à lire ci-dessous le discours que j’ai prononcé ce jour à Genève, sur notre offensive en matière de transparence fiscale.

L’Union Européenne à l’offensive pour la transparence fiscale: Quel est son plan d’action en matière de bonne gouvernance?

Conférence AGEFI – Genève – Jeudi 12 novembre

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie de cette invitation, que j’ai acceptée avec plaisir. La transparence fiscale a en effet été au cœur de mon agenda depuis ma prise de fonction en tant que commissaire européen il y a un an et elle le sera tout au long de mon mandat à la Commission, jusqu’à la fin octobre 2019.

La transparence fiscale est la pierre angulaire de notre action, elle détermine tout ce que nous souhaitons accomplir en matière de politique fiscale pour les prochaines années. Elle est au cœur de l’ambitieux programme de la Commission européenne que je souhaite résumer par ces mots forts: rendre la fiscalité plus juste et plus efficace. Elle est essentielle pour combattre les pratiques fiscales abusives, en Europe et au-delà.

Elle représente aussi la clé pour regagner la confiance des citoyens européens dans nos systèmes fiscaux, une confiance qui a souffert des nombreux scandales qui ont éclaté ces dernières années. Le manque de transparence fiscale a créé des conditions propices pour ceux qui voulaient éviter de payer leur juste part d’impôt. En ces temps où les contraintes budgétaires sont fortes, les citoyens sont de plus en plus exaspérés par les pratiques de certaines sociétés – ou de certains individus – visant à éviter l’impôt. Le sentiment prévalant aujourd’hui est que ceux qui avaient la capacité de payer l’impôt ont réussi à y échapper, tandis que ceux en proie aux difficultés économiques et financières ont dû en supporter le fardeau.

La transparence fiscale est probablement l’outil le plus efficace que nous ayons pour lutter contre ces pratiques.

Je concentrerai mon intervention d’aujourd’hui sur la transparence fiscale des entreprises, qui se trouve actuellement sous les projecteurs. Cela ne signifie pas pour autant que la transparence fiscale des personnes physiques soit moins importante.

À cet égard, je tiens de nouveau à féliciter la Suisse pour la signature d’un accord majeur avec l’Union européenne cette année. En adhérant à l’échange automatique d’informations sur les comptes bancaires des citoyens européens avec l’ensemble des Etats Membres de l’Union, la Suisse a démontré le sérieux de son engagement pour la transparence fiscale. Cet accord signe le début d’une ère nouvelle marquée par la confiance, l’ouverture et la coopération entre la Suisse et l’Union européenne en matière fiscale, et devrait constituer un modèle à suivre pour nos futurs partenaires internationaux. Je veux, à ce moment, rendre hommage à Eveline Widmer-Schlumpf, qui va quitter le Conseil fédéral, et dont les choix courageux auront fait avancer considérablement cette relation décisive.

La norme globale pour l’échange automatique d’informations prend effet en 2017: nous pouvons donc affirmer que le temps du secret, ce secret qui protège les évadés fiscaux, est derrière nous. On ne peut toutefois pas affirmer la même chose en matière de transparence fiscale des entreprises – pas encore du moins ! À ce jour, le peu de transparence fiscale pour les entreprises a permis aux multinationales de se livrer à des pratiques de planification fiscale agressives et de réduire leur charge fiscale de manière significative.

L’absence de transparence fiscale empêche l’identification des failles entre les différents régimes fiscaux des Etats, qui sont exploitées par certains pour réduire le montant des impôts qu’ils payent. Cela veut dire qu’un Etat peut totalement méconnaître les conséquences néfastes que le système fiscal d’un autre Etat produit sur ses recettes fiscales. Cela signifie également que certains Etats pourraient volontairement mettre en place des régimes fiscaux dommageables favorisant l’érosion de la base imposable et le transfert des bénéfices.

Par conséquent, nous avons décidé au sein de l’Union qu’une action ferme et rapide était nécessaire pour insuffler une plus grande transparence dans la fiscalité des entreprises. En mars dernier, j’ai présenté, avec le paquet sur la transparence fiscale, un premier paquet d’initiatives en vue d’atteindre cet objectif.

La proposition pour l’échange automatique d’informations sur les rescrits fiscaux est au cœur de ce paquet. La proposition va bien au-delà de ce qui a été discuté au niveau international. Elle impose aux Etats Membres de systématiquement partager un certain nombre d’informations prédéfinies sur leurs rescrits fiscaux transnationaux. Cette obligation porte également sur les rescrits fiscaux antérieurs, afin de s’assurer que les rescrits qui ont toujours un impact ne puissent être ignorés. La proposition ne permet pas aux Etats Membres de s’affranchir de l’obligation de partager ces informations, aucune exemption ou clause dérogatoire n’étant prévue. Elle prévoit enfin que la Commission recevra également ces informations afin de vérifier la mise en œuvre correcte des règles.

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Grèce : tenir le cap.

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Réflexions,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 04/11/2015 à 20:08
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Grèce : tenir le cap.

Je viens de passer deux jours en Grèce pour poursuivre la discussion avec Athènes, alors que d’importantes échéances se profilent.

Je viens de passer deux jours en Grèce pour poursuivre la discussion avec Athènes, alors que d’importantes échéances se profilent. Je connais bien le pays – c’était ma cinquième visite depuis 2012 ! Je suis venu en ami, et j’ai été reçu en ami. Et entre amis, on peut se parler franchement, y compris des sujets difficiles.

Nous sommes dans une phase cruciale : celle où le pays doit confirmer son engagement dans la mise en œuvre des réformes, son respect du Memorandum of Understanding signé cet été.

Nous sommes dans une phase cruciale : celle où le pays doit confirmer son engagement dans la mise en œuvre des réformes, son respect du Memorandum of Understanding signé cet été. De grands pas ont déjà été faits : il faut tenir le cap. Ne pas perdre de vue l’objectif, avancer méthodiquement et résolument : c’est ce qu’attendent les membres de la zone euro, avant de débloquer une première tranche d’aide de 2 milliards d’euros pour le pays.

Tout n’est pas résolu, il y a des défis, mais la volonté d’avancer ensemble est partagée.

Je suis raisonnablement optimiste : nous sommes aujourd’hui dans un climat de coopération et de confiance inédits. Ce gouvernement est maintenant, depuis l’accord du Conseil européen en Juillet, celui avec lequel nous travaillons le mieux depuis le début de la crise en 2010. Tout n’est pas résolu, il y a des défis, mais la volonté d’avancer ensemble est partagée. Et la Grèce a réellement progressé dans la mise en œuvre des réformes. Elle fait aussi face courageusement à la crise des réfugiés, et nous la soutenons dans cette démarche.

Cette dynamique doit se maintenir – c’est le préalable avant le déboursement des fonds attendus par Athènes.

Cette dynamique doit se maintenir – c’est le préalable avant le déboursement des fonds attendus par Athènes – tout comme doit se maintenir l’élan pour une conclusion de la première revue du 3ème programme d’assistance financière avant la fin 2015. Voilà, en résumé, le message que j’ai délivré à mes interlocuteurs lors de ce déplacement opérationnel : au premier ministre Alexis Tsipras, au ministre des finances Euclid Tsakalatos, ou encore au ministre du travail et de la protection sociale, Giorgos Katrougalos.

Tenir le cap, cela veut d’abord dire insister sur la mise en œuvre: tout sera plus simple avec les créanciers, si cette condition préalable est remplie. C’est dans l’intérêt de tous: de la Grèce, qui a besoin de moderniser ses structures et entend poursuivre le débat sur sa dette; et des Etats Membres, qui veulent une Grèce forte dans la zone euro.

Des discussions, des décisions difficiles attendent le pays dans les prochains jours et semaines.

Des discussions, des décisions difficiles attendent le pays dans les prochains jours et semaines. Je ne les ai pas cachées à mes interlocuteurs.

Plusieurs mesures sont en train d’être adoptées, sur les réformes structurelles ou la consolidation budgétaire. Cela va dans la bonne direction, mais cette première vague doit être complétée. Nous devons notamment voir des progrès pour ce qui concerne l’insolvabilité des ménages. Il faut aider et protéger les plus vulnérables, sans être complaisants avec  ceux qui font « stratégiquement » faillite pour échapper à leurs responsabilités.

Une deuxième vague de mesures devra être agréée dans les prochains jours et votée en novembre.

 Une deuxième vague de mesures devra être agréée dans les prochains jours et votée en novembre.  Tenir ce calendrier permettrait aux institutions de rapidement examiner et valider ces décisions, permettant ainsi aux Etats-membres de débloquer la tranche d’aide attendue. Je souhaite que l’Eurogroupe du 9 novembre puisse donner un signal en ce sens – c’est notre objectif.

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Sur la route de Lima.

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 07/10/2015 à 10:23
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Sur la route de Lima.

Je mets cette semaine une casquette moins connue du grand public, celle qui m’emmène sur la route de Lima, au Pérou : la coordination économique internationale. On y pense peu, car le portefeuille des affaires économiques et financières est européen par nature, autour du cœur que constitue la zone euro. Mais l’Europe n’est pas une entité isolée ! Elle est le premier pôle économique au monde, fortement intégré dans le commerce international, et en pointe sur de nombreux sujets – de la fiscalité au climat en passant par l’aide au développement. Dans ce qui tient lieu aujourd’hui d’embryon de gouvernance mondiale, l’Europe fait toujours entendre une voix singulière.

A Lima, c’est ce leadership européen que j’affirmerai sur la scène internationale.

A Lima, c’est ce leadership européen que j’affirmerai sur la scène internationale. Les réunions auxquelles je participerai se concentreront sur trois grands enjeux où l’Europe joue le rôle d’aiguillon.

Lima est une étape dans la préparation de la COP21, et l’occasion de marquer la volonté et l’engagement des Européens en matière de financement contre le changement climatique.

Tout d’abord, Lima est une étape dans la préparation de la COP21, et l’occasion de marquer la volonté et l’engagement des Européens en matière de financement contre le changement climatique. La 21ème conférence des parties de la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique aura lieu en décembre à Paris: c’est un rendez-vous crucial, qui doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat pour contenir le réchauffement global à 2°. Chaque pays doit publier, dès que possible et a fortiori avant décembre, une contribution présentant ses efforts nationaux. L’autre objectif visé par Paris – qui présidera la conférence – est la mobilisation de 100 milliards de dollars par an par les pays développés, de source publique et privée, d’ici 2020, pour aider les pays en développement à lutter contre le dérèglement climatique.

L’Europe est historiquement proactive sur la question climatique. Elle aura à cœur de respecter ses engagements pour ce rendez-vous historique.

A Lima, je veux mettre le pied sur l’accélérateur, avec des positions volontaires, et mettre toute mon énergie en vue d’un accord global et contraignant en décembre. L’Europe est historiquement proactive sur la question climatique. Elle aura à cœur de respecter ses engagements pour ce rendez-vous historique, et reste totalement mobilisée sur la question du financement, pour laquelle je suis chef de file au sein de la Commission. Nous attendons des Etats Membres qu’ils nous communiquent leurs plans pour le financement climatique pour la période 2015-2017. Pour l’après-2020, les enjeux sont plus complexes, la question d’un nouvel objectif chiffré sera probablement un point clé de la discussion à Paris. J’ai la conviction que les grandes économies émergentes ont la capacité et le devoir de prendre pleinement leur part dans cet effort. Plus les Européens seront à la hauteur de leurs engagements financiers d’ici 2020, plus ils pourront demander à leurs partenaires de monter en puissance à leur tour dans la prochaine décennie. Nous devons être exemplaires pour convaincre !

Deuxième enjeu : la fiscalité. Les ministres des finances du G20 et les gouverneurs des banques centrales vont examiner le rapport de l’OCDE sur BEPS.

Deuxième enjeu: la fiscalité. Les ministres des finances du G20 et les gouverneurs des banques centrales vont examiner le rapport de l’OCDE sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (initiative plus connue sous son acronyme anglais, « BEPS »). Les travaux BEPS qui viennent de se conclure à Paris s’attaquent – entre autres – aux pratiques abusives de minimisation des profits par les grandes entreprises. Là encore, ce n’est pas une conversation à avoir seulement entre Européens. Comme l’a souligné avec justesse le Président de la Banque Mondiale la semaine dernière : « Certaines entreprises utilisent des stratégies élaborées afin de ne pas payer de taxes dans les pays où elles sont présentes. C’est une forme de corruption qui touche les populations pauvres« . Ces stratégies font perdre chaque année quelque 100 milliards de dollars de recettes aux pays pauvres : les contrer permettrait donc de faire entrer dans les caisses des pays pauvres des sommes sans comparaison avec celles reçues au titre de l’aide au développement.

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Remarques introductives au German Marshall Fund for the United States

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 16/04/2015 à 18:58

Je me suis exprimé ce matin à Washington lors d’une table ronde au German Marshall Fund for the United States sur le thème « Reprise en Europe : la marche à suivre ». J’y présente les dernières perspectives économiques au sein de l’Union européenne et en zone euro et la stratégie économique de la Commission centrée sur le triangle vertueux vers plus d’investissement, des réformes structurelles d’ampleur et une politique budgétaire favorable à la croissance.

Roundtable at the German Marshall Fund for the United States

Washington, DC, Thursday 16 April 2015, 8.45-10.00am

 

The recovery in Europe – the way forward

Introductory remarks

 

Thank you for the introduction. I am very happy to be with you here this morning at the GMF for my first public event on the occasion of my first IMF Spring Meetings as European Commissioner.

In fact, I am a seasoned participant in these meetings as the former finance minister of France. But now I am here not as a Frenchman, but as a European – much as I continue to love the country I know best, as we say at the European Commission.

I firmly believe in the value of our transatlantic relationship.

And let me also say that I am here as a convinced Atlanticist. I firmly believe in the value of our transatlantic relationship. More than ever in this turbulent and unstable world, we need to nurture this relationship in all its forms – political, strategic, cultural, and of course economic. So I am pleased also for this reason to be hosted today by an organisation that works so tirelessly to promote understanding between the two sides of “the Pond” and to advance the transatlantic policy debate.

 

Let me briefly outline to you the outlook for the European economy and in particular for the eurozone.

The good news is that the recovery has picked up in recent months and we expect that 2015 will be the first year since before the financial crisis in which every EU economy will enjoy positive growth.

The good news is that the recovery has picked up in recent months and we expect that 2015 will be the first year since before the financial crisis in which every EU economy will enjoy positive growth. Moreover, this growth will be mainly driven by domestic demand.

A spate of developments are supporting this improved outlook: the decline in oil prices; the depreciation of the euro against the dollar; the launch of the ECB’s quantitative easing programme; but also the Investment Plan for Europe which is on track to start delivering in the coming months.

Of course, we are all too aware that we have a long way to go before the recovery is sufficiently strong for us to be able to say the crisis is truly behind us in Europe. No one in the European Commission is complacent about this – far from it.

This is reflected in the fact that both President Juncker and I have called this “the Commission of the last chance”. The crisis has cast a long shadow over our societies. It has caused great hardship for millions of households across Europe, especially, of course, for those Europeans who have lost their jobs, and those of our young people who have perhaps never yet been able to find a job.

And the European Union – perhaps inevitably, in view of its increased prominence in economic policymaking and greater presence in people’s lives – has become the target of much of popular discontent. We are well aware of this, and when we talk about a last chance, this is what we mean. These are the people for whom we need to deliver.

Europe can face up to its challenges, and we are determined to ensure that it does.

But make no mistake, our mood is not one of desperation, but of determination. Europe can face up to its challenges, and we are determined to ensure that it does.

Our economic strategy is centred on delivering a “virtuous triangle” of increased investment, more far-reaching structural reforms, and responsible, growth-friendly fiscal policies.

To increase investment, we are working with our Member States to improve the investment environment – by creating a better business environment and a genuine Europe-wide capital markets union. We are putting in place a plan, centred on a new European Fund for Strategic Investments, to deliver up to 315 billion euros in new investment by 2017.

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Déplacement à Washington / Visit to Washington

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 16/04/2015 à 12:51
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Je suis aujourd’hui, demain et samedi à Washington pour les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale et pour les rencontres du G7 et G20 ministériel. Je prendrai part aux échanges variés – institutionnels, bilatéraux et publics – sur les perspectives de l’économie mondiale et sur la reprise en Europe, portant les priorités de la Commission européenne vers plus de croissance, d’investissement et d’emploi.

 

Voici le programme de mon déplacement :

Jeudi 16 avril :

8h45 : Table ronde publique au German Marshall Fund of the United States « Reprise en Europe : la marche à suivre ».

10h : Conférence organisée par la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement sur le financement climatique.

13h45 : Rencontre avec M. Haruhiko Kuroda, Gouverneur de la Banque centrale du Japon.

15h : Rencontre avec M. Jeffrey Zients, Assistant du Président pour la politique économique et directeur du Conseil économique national, Maison Blanche.

17h : Rencontre des ministres des Finances du G7 et des Gouverneurs de banques centrales.

18h30 : G20 Session 1 : Economie mondiale et cadre pour une croissance forte, durabel et équilibrée.

20h30 : Diner de travail du G20 ministériel.

 

Vendredi 17 avril :

8h30 : Session de travail conjointe G20/FMI sur la réforme du FMI.

10h15 : G20 Session 3 : Investissement et infrastructure.

11h15 : G20 Session 4 : Régulation financière.

11h45 : G20 Session 5 : Enjeux fiscaux internationaux.

16h30 : Exercice d’alerte précoce – FMI.

18h30 : Rencontre avec Christine Lagarde, Directrice générale du FMI.

 

Samedi 18 avril :

Matinée : rencontres de travail au FMI.

 

I am in Washington today, tomorrow and Saturday for the Spring Meetings of the IMF and the World Bank, and for the G7 and G20 Finance Ministers and Central Bank Governors Meetings. I will take part in various exchanges – institutional, bilateral, and public – on the outlook for the global economy and the recovery in Europe, expressing the priorities of the European Commission towards a new boost for growth, investment and jobs.

This is the programme of my visit:

Thursday, 16 April:

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