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	<title>Pierre Moscovici - Le blog &#187; Voyages</title>
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	<description>Député à l’Assemblée Nationale, élu de la 4ème circonscription du Doubs</description>
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		<title>Gauche américaine?</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 09:40:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierre.moscovici</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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J&#8217;ai passé quatre jours à Washington, la semaine dernière, à l&#8217;invitation de l&#8217;Ambassade de France, qui organise chaque mois une « lecture ». Ce fut pour moi l&#8217;occasion de contacts nombreux avec l&#8217;administration américaine, avec des « think tanks » &#8211; à commencer par la « Brookings », qui organisait une table ronde conjointe avec la fondation Jean-Jaurès sur l&#8217;arbitrage entre la dette, la croissance et<div class="readmore"><a href="http://www.pierremoscovici.fr/2010/06/29/gauche-americaine/">Lire la suite</a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" title="Maison Blanche" src="http://farm2.static.flickr.com/1111/558951670_552a8c17b4.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J&#8217;ai passé quatre jours à Washington, la semaine dernière, à l&#8217;invitation de l&#8217;Ambassade de France, qui organise chaque mois une « lecture ».</strong> Ce fut pour moi l&#8217;occasion de contacts nombreux avec l&#8217;administration américaine, avec des « think tanks » &#8211; à commencer par la « Brookings », qui organisait une table ronde conjointe avec la fondation Jean-Jaurès sur l&#8217;arbitrage entre la dette, la croissance et l&#8217;emploi – des journalistes, des sondeurs. J&#8217;ai aussi pu échanger avec les organismes liées au Parti démocrate que sont le « National democratic institute » &#8211; qui intervient à l&#8217;étranger – ou « Organizing for America » &#8211; les soutiens internets de Barack Obama. Ce séjour, sous une chaleur écrasante, fut à tous égards passionnant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-1054"></span>Non, je ne vous parlerai pas de ma rencontre avec Dominique Strauss-Khan. </strong>Son existence est connue, malgré moi, malgré lui, par des « fuites » : soit. Mais une discussion entre amis qui se retrouvent a vocation à rester privée. Sachez en tout cas qu&#8217;il n&#8217;a pas répondu aux questions que je ne lui ai pas posées, qui sont sans doute celles qui, parfois, vous intéressent. Parlons plutôt de l&#8217;Amérique, et de son rapport à l&#8217;Europe, à la France, à la gauche. Puis-je vous faire un aveu ? J&#8217;aime les États-Unis – en tout cas cette partie des États-Unis, à l&#8217;Est et à l&#8217;Ouest, à la fois tellement américaine et tellement européenne. C&#8217;est un penchant souvent caché, à gauche, et pourtant je l&#8217;assume. J&#8217;ai vécu là, enfant, j&#8217;y retourne souvent, je parle anglais avec fluidité et surtout avec bonheur. Il y a là une énergie, une concentration d&#8217;intelligence, notamment stratégique, économique, politique, qui fascinent et qui expliquent la puissance de ce pays, la place qu&#8217;il conserve dans le monde. Certains parlent du déclin américain : l&#8217;Amérique, c&#8217;est vrai, doit désormais composer avec d&#8217;autres, sa puissance n&#8217;est plus écrasante – mais le fut-elle jamais ? &#8211; elle demeure une grande nation, en avance dans bien des domaines – la science, la technologie, l&#8217;innovation – et un étonnant « melting pot ».</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Puis-je vous faire un aveu ? J&#8217;aime les États-Unis – en tout cas cette partie des États-Unis, à l&#8217;Est et à l&#8217;Ouest, à la fois tellement américaine et tellement européenne. C&#8217;est un penchant souvent caché, à gauche, et pourtant je l&#8217;assume.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je n&#8217;étais pas retourné à Washington depuis&#8230; le 11 septembre 2001. </strong>Ce jour là, quittant la capitale fédérale pour Boston, j&#8217;avais survolé les « twin towers » frappées par les attentats d&#8217;Al Qaida. Certes, j&#8217;étais depuis revenu aux Etats-Unis à plusieurs reprises, mais jamais dans le centre de l&#8217;«empire ». L&#8217;ambiance, assurément, est aujourd&#8217;hui différente. Le Washington de Barack Obama n&#8217;est pas celui de George Bush. On sent, autour de ce Président jeune, charismatique, multilatéral par essence, une atmosphère plus ouverte, une attention au monde, une capacité d&#8217;écoute bien supérieures, une volonté de transparence, de conviction et de justice beaucoup plus fortes. Barack Obama est-il de gauche ? La question n&#8217;a pas grand sens, tant les catégories, qui nous sont familières, de « gauche » et « droite », sont décalées aux Etats-Unis, où l&#8217;on parle plus volontiers de « libéraux » &#8211; ou progressistes &#8211; et de « conservateurs ». Pour autant, j&#8217;ai rencontré à Washington beaucoup d&#8217;intellectuels et décideurs politiques dont la réflexion – parfois nourrie de marxisme – était assurément social-démocrate. Ainsi, mes interlocuteurs de la table ronde à la Brookings soulignaient-ils avec force l&#8217;importance des « stimulus » budgétaires, la nécessité d&#8217;une politique de croissance visant la création d&#8217;emplois, celle d&#8217;une stratégie industrielle, l&#8217;exigence d&#8217;efforts partagés. J&#8217;ai été frappé par leur souci, à la veille d&#8217;un G20 dont ils attendaient à juste titre peu de résultats, de trouver dans l&#8217;Europe un partenaire coopératif, et de leur inquiétude par rapport à la tentation de l&#8217;austérité généralisée, qui risque de plonger l&#8217;Europe, et partant le monde, dans ce que Paul Krugman appelle une « économie de la dépression ». Tous exprimaient, notamment, une incompréhension par rapport à la stratégie allemande, étonnante au regard des surplus commerciaux énormes dégagés par ce pays. Il y a bien – je ne crains pas de choquer en l&#8217;affirmant – une « gauche américaine », qui se reconnaît, avec une attente exigeante, dans la politique de Barack Obama.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Force est pourtant de reconnaître que la position du Président américain, à quelques mois des « mid-term elections » de novembre, qui renouvelleront la Chambre des représentants et une partie du Sénat, n’est pas confortable. </strong>Sa popularité demeure confortable – entre 45 et 50% &#8211; mais les interrogations, et même les mécontentements, montent, comme l’incertitude sur la composition du futur Congrès. Il y a plusieurs raisons à cela. Certaines tiennent à la personnalité et à la « gouvernance » du Président. Barack Obama est, à la Maison Blanche, tel qu’il fut durant la campagne : un intellectuel brillant, réfléchi, qui prend son temps et ne réagit pas dans l’instant, qui mûrit ses décisions et les étudie en profondeur, de façon personnelle et parfois solitaire. Ce style peu compassionnel est loin de celui de George Bush, ou en France de Nicolas Sarkozy. Il plait à certains, il déroute d’autres, il irrite aussi sans doute parfois. Il n’est pas non plus sans effets pervers – l’opinion reprochant à l’occasion au Président ses postures peu émotionnelles, comme face à la marée noire, ou s’impatientant de résultats économiques qui tardent. D’autres raisons sont liées à l’état de l’opposition et au système politique américain. Les Etats-Unis sont un régime présidentiel, où les pouvoirs s’équilibrent et négocient – ce sont les fameux «  checks and balances » &#8211; où tout se discute avec le Congrès. La droite américaine est hélas, dominée par un courant puissamment réactionnaire – la popularité du « tea party » en témoigne – et refuse toute approche bipartisane, elle s’enferme dans une stratégie d’obstruction qui retarde les réformes ou en atténue la portée – on pense à l’assurance médicale ou à la législation financière, sur laquelle les Etats-Unis sont, paradoxalement, en avance sur l&#8217;Europe. Il n’y a plus de « républicains modérés » : c’est peut-être la chance de Barack Obama, qui n’a pas à cette heure d’opposant crédible pour sa réélection, c’est sans doute le malheur de l’Amérique. Par-dessus tout, enfin, il y  a la crise, qui exaspère le peuple contre les banques et contre les « élites washingtoniennes » : le retour à la réalité d’une Amérique frappée par le chômage de masse est d’autant plus dur que l’espoir créé par l’élection du premier Président noir des Etats-Unis, de cet homme qui connaît la machine politique mais reste obstinément un « outsider », fut si fort, l’attente si grande.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je reste toutefois optimiste, par conviction sans doute, mais aussi et surtout par raison. </strong>La plupart des commentateurs prévoient pour les élections de novembre un recul des Démocrates, mais pensent qu’ils garderont – contrairement à ce qui s’est passé avec Bill Clinton en 1994 – le contrôle des deux Chambres du Congrès. Je crois en l’avenir de Barack Obama. Parce que l’échec de ce Président, moins préoccupé peut-être que certains de ses prédécesseurs par la relation transatlantique mais penseur d’un monde global – un de mes interlocuteurs l’a joliment décrit comme un « Président du G20 » – serait une tragédie pour l’Amérique et un recul pour la planète. Parce que demeure autour de lui et ses équipes un potentiel formidable de créativité, de leadership, d’avenir. Parce qu’il conserve le soutien de dizaine de millions d’Américains, qu’une organisation politique impressionnante saura le moment venu mobiliser – au passage j’ai glané beaucoup d’informations sur ce qui pourrait être une « vraie » primaire, dont je vous reparlerai quand je pourrai. Yes, he – still – can !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Photo: CC par <a title="Lien vers la galerie de photos de Seansie" rel="dc:creator cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/sdho/"><strong>Seansie</strong></a></em></p>

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		<title>The Left in Europe: what does the future hold?</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 13:20:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierre.moscovici</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Intervention de Pierre Moscovici du 22 juin 2010 dans le cadre des Kalorama Lectures organisées par l&#8217;Ambassade de France à Washington
Kalorama lecture: the Left in Europe

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			<content:encoded><![CDATA[<div id="__ss_4585665" style="width: 477px;">Intervention de Pierre Moscovici du 22 juin 2010 dans le cadre des Kalorama Lectures organisées par l&#8217;Ambassade de France à Washington</div>
<div style="width: 477px;"><strong style="display: block; margin: 12px 0 4px;"><a title="Kalorama lecture: the Left in Europe" href="http://www.slideshare.net/pierremoscovici/kalorama-lecture-the-left-in-europe">Kalorama lecture: the Left in Europe</a></strong><object id="__sse4585665" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="477" height="510" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://static.slidesharecdn.com/swf/doc_player.swf?doc=kaloramalecturestheleftineuropev2-100623081058-phpapp01&amp;stripped_title=kalorama-lecture-the-left-in-europe" /><param name="name" value="__sse4585665" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="__sse4585665" type="application/x-shockwave-flash" width="477" height="510" src="http://static.slidesharecdn.com/swf/doc_player.swf?doc=kaloramalecturestheleftineuropev2-100623081058-phpapp01&amp;stripped_title=kalorama-lecture-the-left-in-europe" name="__sse4585665" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
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