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Grèce : tenir le cap.

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Réflexions,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 04/11/2015 à 20:08
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Grèce : tenir le cap.

Je viens de passer deux jours en Grèce pour poursuivre la discussion avec Athènes, alors que d’importantes échéances se profilent.

Je viens de passer deux jours en Grèce pour poursuivre la discussion avec Athènes, alors que d’importantes échéances se profilent. Je connais bien le pays – c’était ma cinquième visite depuis 2012 ! Je suis venu en ami, et j’ai été reçu en ami. Et entre amis, on peut se parler franchement, y compris des sujets difficiles.

Nous sommes dans une phase cruciale : celle où le pays doit confirmer son engagement dans la mise en œuvre des réformes, son respect du Memorandum of Understanding signé cet été.

Nous sommes dans une phase cruciale : celle où le pays doit confirmer son engagement dans la mise en œuvre des réformes, son respect du Memorandum of Understanding signé cet été. De grands pas ont déjà été faits : il faut tenir le cap. Ne pas perdre de vue l’objectif, avancer méthodiquement et résolument : c’est ce qu’attendent les membres de la zone euro, avant de débloquer une première tranche d’aide de 2 milliards d’euros pour le pays.

Tout n’est pas résolu, il y a des défis, mais la volonté d’avancer ensemble est partagée.

Je suis raisonnablement optimiste : nous sommes aujourd’hui dans un climat de coopération et de confiance inédits. Ce gouvernement est maintenant, depuis l’accord du Conseil européen en Juillet, celui avec lequel nous travaillons le mieux depuis le début de la crise en 2010. Tout n’est pas résolu, il y a des défis, mais la volonté d’avancer ensemble est partagée. Et la Grèce a réellement progressé dans la mise en œuvre des réformes. Elle fait aussi face courageusement à la crise des réfugiés, et nous la soutenons dans cette démarche.

Cette dynamique doit se maintenir – c’est le préalable avant le déboursement des fonds attendus par Athènes.

Cette dynamique doit se maintenir – c’est le préalable avant le déboursement des fonds attendus par Athènes – tout comme doit se maintenir l’élan pour une conclusion de la première revue du 3ème programme d’assistance financière avant la fin 2015. Voilà, en résumé, le message que j’ai délivré à mes interlocuteurs lors de ce déplacement opérationnel : au premier ministre Alexis Tsipras, au ministre des finances Euclid Tsakalatos, ou encore au ministre du travail et de la protection sociale, Giorgos Katrougalos.

Tenir le cap, cela veut d’abord dire insister sur la mise en œuvre: tout sera plus simple avec les créanciers, si cette condition préalable est remplie. C’est dans l’intérêt de tous: de la Grèce, qui a besoin de moderniser ses structures et entend poursuivre le débat sur sa dette; et des Etats Membres, qui veulent une Grèce forte dans la zone euro.

Des discussions, des décisions difficiles attendent le pays dans les prochains jours et semaines.

Des discussions, des décisions difficiles attendent le pays dans les prochains jours et semaines. Je ne les ai pas cachées à mes interlocuteurs.

Plusieurs mesures sont en train d’être adoptées, sur les réformes structurelles ou la consolidation budgétaire. Cela va dans la bonne direction, mais cette première vague doit être complétée. Nous devons notamment voir des progrès pour ce qui concerne l’insolvabilité des ménages. Il faut aider et protéger les plus vulnérables, sans être complaisants avec  ceux qui font « stratégiquement » faillite pour échapper à leurs responsabilités.

Une deuxième vague de mesures devra être agréée dans les prochains jours et votée en novembre.

 Une deuxième vague de mesures devra être agréée dans les prochains jours et votée en novembre.  Tenir ce calendrier permettrait aux institutions de rapidement examiner et valider ces décisions, permettant ainsi aux Etats-membres de débloquer la tranche d’aide attendue. Je souhaite que l’Eurogroupe du 9 novembre puisse donner un signal en ce sens – c’est notre objectif.

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Sur la route de Lima.

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 07/10/2015 à 10:23
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Sur la route de Lima.

Je mets cette semaine une casquette moins connue du grand public, celle qui m’emmène sur la route de Lima, au Pérou : la coordination économique internationale. On y pense peu, car le portefeuille des affaires économiques et financières est européen par nature, autour du cœur que constitue la zone euro. Mais l’Europe n’est pas une entité isolée ! Elle est le premier pôle économique au monde, fortement intégré dans le commerce international, et en pointe sur de nombreux sujets – de la fiscalité au climat en passant par l’aide au développement. Dans ce qui tient lieu aujourd’hui d’embryon de gouvernance mondiale, l’Europe fait toujours entendre une voix singulière.

A Lima, c’est ce leadership européen que j’affirmerai sur la scène internationale.

A Lima, c’est ce leadership européen que j’affirmerai sur la scène internationale. Les réunions auxquelles je participerai se concentreront sur trois grands enjeux où l’Europe joue le rôle d’aiguillon.

Lima est une étape dans la préparation de la COP21, et l’occasion de marquer la volonté et l’engagement des Européens en matière de financement contre le changement climatique.

Tout d’abord, Lima est une étape dans la préparation de la COP21, et l’occasion de marquer la volonté et l’engagement des Européens en matière de financement contre le changement climatique. La 21ème conférence des parties de la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique aura lieu en décembre à Paris: c’est un rendez-vous crucial, qui doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat pour contenir le réchauffement global à 2°. Chaque pays doit publier, dès que possible et a fortiori avant décembre, une contribution présentant ses efforts nationaux. L’autre objectif visé par Paris – qui présidera la conférence – est la mobilisation de 100 milliards de dollars par an par les pays développés, de source publique et privée, d’ici 2020, pour aider les pays en développement à lutter contre le dérèglement climatique.

L’Europe est historiquement proactive sur la question climatique. Elle aura à cœur de respecter ses engagements pour ce rendez-vous historique.

A Lima, je veux mettre le pied sur l’accélérateur, avec des positions volontaires, et mettre toute mon énergie en vue d’un accord global et contraignant en décembre. L’Europe est historiquement proactive sur la question climatique. Elle aura à cœur de respecter ses engagements pour ce rendez-vous historique, et reste totalement mobilisée sur la question du financement, pour laquelle je suis chef de file au sein de la Commission. Nous attendons des Etats Membres qu’ils nous communiquent leurs plans pour le financement climatique pour la période 2015-2017. Pour l’après-2020, les enjeux sont plus complexes, la question d’un nouvel objectif chiffré sera probablement un point clé de la discussion à Paris. J’ai la conviction que les grandes économies émergentes ont la capacité et le devoir de prendre pleinement leur part dans cet effort. Plus les Européens seront à la hauteur de leurs engagements financiers d’ici 2020, plus ils pourront demander à leurs partenaires de monter en puissance à leur tour dans la prochaine décennie. Nous devons être exemplaires pour convaincre !

Deuxième enjeu : la fiscalité. Les ministres des finances du G20 et les gouverneurs des banques centrales vont examiner le rapport de l’OCDE sur BEPS.

Deuxième enjeu: la fiscalité. Les ministres des finances du G20 et les gouverneurs des banques centrales vont examiner le rapport de l’OCDE sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (initiative plus connue sous son acronyme anglais, « BEPS »). Les travaux BEPS qui viennent de se conclure à Paris s’attaquent – entre autres – aux pratiques abusives de minimisation des profits par les grandes entreprises. Là encore, ce n’est pas une conversation à avoir seulement entre Européens. Comme l’a souligné avec justesse le Président de la Banque Mondiale la semaine dernière : « Certaines entreprises utilisent des stratégies élaborées afin de ne pas payer de taxes dans les pays où elles sont présentes. C’est une forme de corruption qui touche les populations pauvres« . Ces stratégies font perdre chaque année quelque 100 milliards de dollars de recettes aux pays pauvres : les contrer permettrait donc de faire entrer dans les caisses des pays pauvres des sommes sans comparaison avec celles reçues au titre de l’aide au développement.

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Remarques introductives au German Marshall Fund for the United States

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 16/04/2015 à 18:58

Je me suis exprimé ce matin à Washington lors d’une table ronde au German Marshall Fund for the United States sur le thème « Reprise en Europe : la marche à suivre ». J’y présente les dernières perspectives économiques au sein de l’Union européenne et en zone euro et la stratégie économique de la Commission centrée sur le triangle vertueux vers plus d’investissement, des réformes structurelles d’ampleur et une politique budgétaire favorable à la croissance.

Roundtable at the German Marshall Fund for the United States

Washington, DC, Thursday 16 April 2015, 8.45-10.00am

 

The recovery in Europe – the way forward

Introductory remarks

 

Thank you for the introduction. I am very happy to be with you here this morning at the GMF for my first public event on the occasion of my first IMF Spring Meetings as European Commissioner.

In fact, I am a seasoned participant in these meetings as the former finance minister of France. But now I am here not as a Frenchman, but as a European – much as I continue to love the country I know best, as we say at the European Commission.

I firmly believe in the value of our transatlantic relationship.

And let me also say that I am here as a convinced Atlanticist. I firmly believe in the value of our transatlantic relationship. More than ever in this turbulent and unstable world, we need to nurture this relationship in all its forms – political, strategic, cultural, and of course economic. So I am pleased also for this reason to be hosted today by an organisation that works so tirelessly to promote understanding between the two sides of “the Pond” and to advance the transatlantic policy debate.

 

Let me briefly outline to you the outlook for the European economy and in particular for the eurozone.

The good news is that the recovery has picked up in recent months and we expect that 2015 will be the first year since before the financial crisis in which every EU economy will enjoy positive growth.

The good news is that the recovery has picked up in recent months and we expect that 2015 will be the first year since before the financial crisis in which every EU economy will enjoy positive growth. Moreover, this growth will be mainly driven by domestic demand.

A spate of developments are supporting this improved outlook: the decline in oil prices; the depreciation of the euro against the dollar; the launch of the ECB’s quantitative easing programme; but also the Investment Plan for Europe which is on track to start delivering in the coming months.

Of course, we are all too aware that we have a long way to go before the recovery is sufficiently strong for us to be able to say the crisis is truly behind us in Europe. No one in the European Commission is complacent about this – far from it.

This is reflected in the fact that both President Juncker and I have called this “the Commission of the last chance”. The crisis has cast a long shadow over our societies. It has caused great hardship for millions of households across Europe, especially, of course, for those Europeans who have lost their jobs, and those of our young people who have perhaps never yet been able to find a job.

And the European Union – perhaps inevitably, in view of its increased prominence in economic policymaking and greater presence in people’s lives – has become the target of much of popular discontent. We are well aware of this, and when we talk about a last chance, this is what we mean. These are the people for whom we need to deliver.

Europe can face up to its challenges, and we are determined to ensure that it does.

But make no mistake, our mood is not one of desperation, but of determination. Europe can face up to its challenges, and we are determined to ensure that it does.

Our economic strategy is centred on delivering a “virtuous triangle” of increased investment, more far-reaching structural reforms, and responsible, growth-friendly fiscal policies.

To increase investment, we are working with our Member States to improve the investment environment – by creating a better business environment and a genuine Europe-wide capital markets union. We are putting in place a plan, centred on a new European Fund for Strategic Investments, to deliver up to 315 billion euros in new investment by 2017.

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Déplacement à Washington / Visit to Washington

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 16/04/2015 à 12:51
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Je suis aujourd’hui, demain et samedi à Washington pour les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale et pour les rencontres du G7 et G20 ministériel. Je prendrai part aux échanges variés – institutionnels, bilatéraux et publics – sur les perspectives de l’économie mondiale et sur la reprise en Europe, portant les priorités de la Commission européenne vers plus de croissance, d’investissement et d’emploi.

 

Voici le programme de mon déplacement :

Jeudi 16 avril :

8h45 : Table ronde publique au German Marshall Fund of the United States « Reprise en Europe : la marche à suivre ».

10h : Conférence organisée par la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement sur le financement climatique.

13h45 : Rencontre avec M. Haruhiko Kuroda, Gouverneur de la Banque centrale du Japon.

15h : Rencontre avec M. Jeffrey Zients, Assistant du Président pour la politique économique et directeur du Conseil économique national, Maison Blanche.

17h : Rencontre des ministres des Finances du G7 et des Gouverneurs de banques centrales.

18h30 : G20 Session 1 : Economie mondiale et cadre pour une croissance forte, durabel et équilibrée.

20h30 : Diner de travail du G20 ministériel.

 

Vendredi 17 avril :

8h30 : Session de travail conjointe G20/FMI sur la réforme du FMI.

10h15 : G20 Session 3 : Investissement et infrastructure.

11h15 : G20 Session 4 : Régulation financière.

11h45 : G20 Session 5 : Enjeux fiscaux internationaux.

16h30 : Exercice d’alerte précoce – FMI.

18h30 : Rencontre avec Christine Lagarde, Directrice générale du FMI.

 

Samedi 18 avril :

Matinée : rencontres de travail au FMI.

 

I am in Washington today, tomorrow and Saturday for the Spring Meetings of the IMF and the World Bank, and for the G7 and G20 Finance Ministers and Central Bank Governors Meetings. I will take part in various exchanges – institutional, bilateral, and public – on the outlook for the global economy and the recovery in Europe, expressing the priorities of the European Commission towards a new boost for growth, investment and jobs.

This is the programme of my visit:

Thursday, 16 April:

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Déplacement aujourd’hui à Lisbonne / Visit today to Lisbon

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 31/03/2015 à 11:20
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Déplacement à Lisbonne / Visit to Lisbon

 

Je suis aujourd’hui à Lisbonne, pour y rencontrer les autorités portugaises. Je m’exprimerai à cette occasion devant le Parlement national.

Voici le programme de ce déplacement :

12h15 : Rencontre avec Mme Maria Luis Albuquerque, Ministre des Finances.

13h15 : Rencontre avec M. António Costa, Maire de Lisbonne.

14h30 : Audition au Parlement portugais par la Commission des Finances et du Budget et par la Commission des Affaires européennes. Le direct : http://www.canal.parlamento.pt/artv.asx

17h00 : Rencontre avec M. Bruno Maçães, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

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I am in Lisbon today. I will have a series of meetings with the Portuguese authorities and MPs.

This is the programme of my visit:

12:15: Meeting with Mrs. Maria Luis Albuquerque, Minister of Finance.

13:15: Meeting with Mr. António Costa, Mayor of Lisbon.

14:30: Hearing at the Portuguese Parliament – Finance and Budget Committee and European Affairs Committee. Live:http://www.canal.parlamento.pt/artv.asx

17:00: Meeting with Mr. Bruno Maçães, Secretary of State for European Affairs.


Discours au Peterson Institute for International Economics à Washington

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 19/12/2014 à 21:56

A lire ci-dessous et à voir en vidéo, mon discours au Peterson Institute for International Economics, pronconcé ce jour à Washington, sur l’investissement et la croissance pour une nouvelle Union européenne.

A page turned: working for investment and growth in the new European Union

Pierre Moscovici, European Commissioner for Economic and Financial Affairs, Taxation and Customs

Peterson Institute for International Economics, Washington, D.C. 19 December 2014

Ladies and gentlemen,

It is a great pleasure for me to be here today at the Peterson Institute, at the conclusion of what has been a short but intense and productive visit to Washington for me.

I took up my role as European Commissioner for economic and financial affairs, taxation and customs just one-and-a-half months ago. And I was very keen to make my first visit to Washington as Commissioner before the end of the year.

Why so? Because I know there is real concern here about the economic situation in Europe.

I know there is a sense here that Europe has not done enough to put its house in order, has not been ambitious enough in reforming its economies, has been kicking the can down the road, or muddling through.

I am well aware of these perceptions, even if I do not necessarily agree with them. Let’s be honest, they are not surprising: the economic news coming out of Europe has been bleak these past few years, and particularly these past few months.

That’s precisely why I wanted to come to Washington as early as possible to set out the new European Commission’s economic strategy to people like Jack Lew, Janet Yellen and Christine Lagarde – all of whom I already knew well from my time as Finance Minister of France.

And I am delighted to have the opportunity to also set out that strategy here for you today.

My message to you is simple. We are addressing our economic challenges with renewed drive, vigour and determination.

President Juncker has said, and I have echoed the sentiment, that this is Europe’s last chance.

What do we mean by this? We mean that it is our last chance to make our young people once again see Europe as a source of economic opportunity, of social mobility, and of hope.

For my generation – for someone like me, born of Jewish parents who spent the first years of their lives in Romania and Poland, during an incomparably darker period of our continent’s history – Europe’s meaning is as profound as it is obvious.

By contrast, for most young Europeans today – and notwithstanding this year’s terrible developments in Ukraine – peace, stability and open societies are taken for granted.

Those young people look to the European Union instead to offer them economic growth, job opportunities, geographical and social mobility.

And many of them, after this long and painful crisis, are deeply disillusioned.

We could see this in the European Parliament elections last June, when populist forces and extremists of both left and right squeezed the pro-European parties, though fortunately they emerged with a clearly workable majority.

To halt and begin to reverse this tide, to rebuild confidence in the European project, we need to deliver the economic policy responses that our citizens are rightly demanding.

If we do not, the European Union risks losing the support of an entire generation.

[ECONOMIC OUTLOOK]

The European economy is gradually emerging from the protracted crisis which began in 2007. As our Autumn Economic Forecast published last month indicated, the recovery remains fragile and vulnerable to external shocks. We need to act decisively in order to avert the risk of a period of stagnation marked by low growth, low inflation, high unemployment and high levels of inequality.

In short, we share the sense of urgency and the analysis conveyed by Mario Draghi in his Jackson Hole speech last summer.

Ladies and Gentlemen,

My view of economic policy-making at the current juncture is that we have to think in terms of risk management and security margins. We cannot simply count on a spontaneous recovery which would, at best, be characterised by disappointingly low growth.

At the same time, we must not risk reversing one of the main achievements of the recent years: the stabilisation of the eurozone through credible fiscal consolidation and financial repair in a context of very high public and private debt.

Our challenge today is to kick-start economic growth in Europe, without reversing that stabilisation. In this context, let me underline two encouraging developments, which constitute the starting point upon which we have to build.

The first development is the comprehensive assessment of the eurozone banking system by the European Central Bank, and of the wider EU banking system under the coordination of the European Banking Authority. This has provided us with the clear picture of the soundness of the European banking system that is a precondition for a sustainable recovery in credit to the real economy and thus for investment and growth.

The second development is the fact that the aggregate fiscal stance in the eurozone is now broadly neutral. In other words, fiscal policy is neither being tightened nor loosened.

This reflects, in the Commission’s view, an appropriate balance between sustainability requirements and the current weak cyclical conditions.

Now, it will not have escaped your attention that the eurozone is some way from being a fiscal union (we may need a little more time on that one). As such, maintaining a neutral fiscal stance in the eurozone as a whole, while some Member States are being called on to increase their efforts to comply with the Stability and Growth Pact, implies a degree of fiscal support coming from the exploitation of the fiscal space available in other Member States.

So how does the Commission see the way forward for the European economy? To move decisively into a phase of strong, sustainable recovery, we need to work in parallel on three fronts:

  1. boosting investment,
  2. accelerating structural reforms,
  3. promoting fiscal responsibility through growth-friendly fiscal consolidation

Let me take you through these three priorities in that order.

[BOOSTING INVESTMENT]

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Vidéos de la première journée de mon déplacement à Athènes / Videos on the first day of my trip to Athens

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Vidéos,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 15/12/2014 à 19:41
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Je suis aujourd’hui et demain à Athènes, pour un déplacement important de dialogue avec les responsables économiques et politiques du pays, et pour apporter un message de soutien au peuple grec.

Voici ci-dessous les vidéos reprenant plusieurs séquences de ma visite de ce jour, notamment ma rencontre avec le Premier ministre Antónis Samarás, ma déclaration en point presse sur la nécessité de réformes structurelles en Grèce et en Europe, et la visite d’une station de métro en construction, témoin de la modernisation des infrastructures de transport à Athènes, avec le soutien de l’Europe. La deuxième vidéo présente la rencontre avec les représentants des partenaires sociaux grec, et mes échanges avec Kyriakos Mitsotakis, Ministre de la réforme administrative.

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I am in Athens today and tomorrow, for an important visit in order to dialogue with economic and political authorities, and to show support for Greek people. 

This is a video showing some of my meetings today, in particular my discussion with Prime minister Antónis Samarás, my statement in a press briefing on the necessary structural reforms in Greece and in Europe, and the visit of a metro station under construction, showing the modernisation of transport infrastructures in Athens, with the support of Europe. The second video illustrates my meeting with representatives of social partners and with Kyriakos Mitsotakis, Greek Minister of Administrative Reform.



Mon interview dans le quotidien grec Kathimeriní/ My interview in Kathimeriní

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 14/12/2014 à 18:48

A la veille de mon déplacement en Grèce ce lundi 15 et mardi 16 décembre, j’ai exprimé dans une interview pour le quotidien grec Kathimerini mes convictions sur la nécessité d’une Grèce forte en Europe, et mes réflexions sur les enjeux européens en matière économique.

Ahead of my trip to Greece this Monday and Tuesday, I expressed in an interview for the greek daily newspaper Kathimerini my support for a strong Greece in Europe, and my thoughts about European economy.

La vidéo de cette interview / The video of this interview:

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Le texte de mon interview/My written interview:

You are going to be in Athens on Monday at a very important time for the EU agenda and the Greek program. Next week, the EU Council is to decide on the investment pact. This doesn’t really affect the lives of many EU citizens. What changes can they expect?

The results of the last elections were somehow worrying. I can understand that a young woman or man in Greece, where there is 50 percent unemployment, will wonder why they should be pro-European.

Our aim is to restore confidence in EU projects and to do what we need to show by actions and results that our preoccupation is jobs and growth.

I understand those who say that Europe is only about fiscal consolidation, seen as austerity, and wonder what prospects there are. This is what this Commission is about. Our aim is to restore confidence in EU projects and to do what we need to show by actions and results that our preoccupation is jobs and growth, jobs and growth, growth and jobs. Investment here is the key factor. What explains the lack of growth or weak growth in Europe today is the lack or deficit of investment capital. When you look at the figures, investment in the eurozone is 20 percent lower than it was in 2008. It means that compared to our competitors like the US, we are at risk of becoming a kind of second division. We don’t want that, and that is the investment plan, an initiative of 315 billion euros that must be targeted for jobs and activities for the future. It has to be implemented fast and that is why this Commission is working so fast.

There are deflation pressures in Europe and countries with high debt like Greece are not going to be helped by this situation. What is your action plan for that?

First, I wouldn’t say that we are in a deflationary situation. This is not the analysis of the Commission. The Commission sees that we are in a low inflation situation but we expect inflation to go up slightly in the two years to come. Of course we are going to look at it, especially the impact on the evolution of the price of energy. I know that some countries are in negative territory as far as inflation is concerned and that is the result of the consolidation plans that we led in Greece.

This is not the responsibility of the Commission, the main actor is the ECB but as far as I know Mr [Mario] Draghi is very conscious of the problem and feels that monetary policy has to be adjusted to this situation. Maybe in the months to come there will be decisions to be taken and I’m confident that Mr Draghi is a man who is wise.

France and Italy seem to be having a hard time reaching the targets set by the EU for 2015. Will there be any leniency toward France and, if this is the case, what would you tell Greeks who may accuse the Commission of double standards?

When we deal with the Greek situation, we discuss between ourselves, we discuss with the Greek government and we try to find solutions.

When talking about Greece the only problem is not the deficit but also the huge amount of debt and the state of the economy, which needs reforms to become modernized and stronger. As far as France and Italy and other countries are concerned, I have to be very clear that my role here is not to act on behalf of my own country. If I were to do so my credibility would be immediately ruined. So it’s not a personal problem. It’s a problem of the institution, a problem of common rules. Everybody has to apply the rules, there is no small country, big country, no huge power or a country that can be neglected here – the rules have to be applied. But of course the rules have some flexibility in themselves, some room for manuever and discussions. When we deal with the Greek situation, we discuss between ourselves, we discuss with the Greek government and we try to find solutions with problems of another kind than those of France and Italy. We discuss in a concerted but fair way.

This is not to say that I believe dialogue is the best solution because it must be together on the same track. But when there are problems the Commission is ready to take responsibility. So sanctions are never good solution, never, because it proves that you did not convince a country to reform and then that country is stigmatized. Anti- European parties can take advantage of that. But if necessary we won’t hesitate to take sanctions and that is very clear, that is why we have three months for France, Belgium and Italy to discuss. I always prefer consultation to punishment. Everybody needs to be reassured: The rules are there to be applied by everybody.

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