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Invité de « l’interview éco » sur France Info

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 14/05/2016 à 11:31
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J’étais ce vendredi 13 mai l’invité de « l’interview éco » sur France Info. J’ai répondu aux questions de Jean Leymarie sur la Grèce et sur la France. Sur la Grèce, j’ai salué des négociations qui avancent bien : je suis confiant que le 24 mai, lors du prochain Eurogroupe, nous arriverons à un accord global si chacun poursuit ses engagements. Sur la France, je suis revenu sur la nécessité d’une réforme du marché du travail, et sur des améliorations sur la plan des finances publiques pour passer sous 3% de déficits en 2017. Le chemin des réformes et de l’assainissement budgétaire ne peut pas et ne doit pas être interrompu.

Nous prenons un virage serré dans les négociations avec la Grèce. Je souhaite que ce soit un tournant positif pour la Grèce et pour la zone euro.


« Il n’y a pas de cagnotte » (Pierre Moscovici) par FranceInfo


Grèce : un tournant bienvenu

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 13/05/2016 à 16:23

Grèce : un tournant bienvenu

La Grèce revient au cœur de l’actualité de la zone euro. Les Européens  doivent prendre des décisions importantes sur l’économie grecque, ses réformes et sa dette. Mais, six ans après le début des programmes d’assistance à ce pays, de quoi parle-t-on encore ? Et où en sommes-nous vraiment ?

Politiquement, tout d’abord, l’Eurogroupe du 9 mai – Journée de l’Europe – est un vrai tournant.

Politiquement, tout d’abord, l’Eurogroupe du 9 mai – Journée de l’Europe – est un vrai tournant. Pour la première fois depuis 2010, les ministres des finances européens ont accepté de discuter lundi dernier de l’allègement de la dette grecque, répondant ainsi positivement aux réformes économiques votées par le gouvernement grec. La feuille de route de l’été 2015 – modernisation économique en Grèce contre une assistance financière de 86 milliards d’euros et un allégement de sa dette – est donc pleinement honorée.

J’en ai la conviction: nous ne rejouerons pas cet été la partition de crise de l’an dernier, qui avait ravivé les craintes d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

Ces dernières avancées n’arrivent pas par miracle : elles prolongent celles que nous – Commission européenne –  avons patiemment encouragées, depuis des mois. J’en ai la conviction: nous ne rejouerons pas cet été la partition de crise de l’an dernier, qui avait ravivé les craintes d’une sortie de la Grèce de la zone euro. Ce scénario n’est plus à l’ordre du jour. Je m’en réjouis. Je veux saluer le rôle de mes équipes qui – trop injustement caricaturés en « men in black » – ont bien au contraire, avec le Président Juncker et moi-même, œuvré pour trouver des accords équilibrés, économiquement viables et socialement justes, pour surmonter les positions antagonistes d’autres acteurs.

On connaît l’enjeu derrière chaque nouvel effort, chaque nouvelle étape du programme d’assistance à la Grèce : lui redonner toute sa place dans l’économie européenne. Les sommes qui ont été prêtées par les Européens et le Fonds Monétaire International (FMI) à Athènes ont permis de maintenir ce pays au sein de la zone euro et de tracer la route d’une souveraineté financière retrouvée. En conditionnant plus de 300 milliards d’euros de prêts à des réformes ambitieuses, les plans d’aide successifs n’ont ainsi pas seulement permis de donner des gages aux créanciers, mais bien de poser les fondements d’une croissance plus robuste et plus équilibrée. Il en va ainsi de la rationalisation du système de TVA et de l’impôt sur le revenu ou du nettoyage des bilans bancaires de leurs créances douteuses.

On pourra au choix critiquer ou saluer l’habileté d’Alexis Tsipras.

On pourra au choix critiquer ou saluer l’habileté d’Alexis Tsipras. En tout cas, il a réussi à conduire sa majorité de gauche radicale à adopter ses mesures difficiles et à convaincre les Européens de respecter leurs engagements, alors même qu’il n’a pas d’alliés de sa famille politique parmi les autres leaders européens.

Economiquement, j’espère que ces avancées politiques vont créer un rebond.  Après un déficit public de 13 % en 2013, la Grèce devrait ainsi s’approcher de la barre des 3 % du PIB fin 2016. La croissance grecque devrait repartir dès cet été et renouer aussi avec des chiffres plus confortables en 2017- 2,7 % selon nos prévisions. Aucun exécutif européen n’est allé aussi loin en si peu de temps, en adoptant en quelques mois des réformes des retraites, de l’impôt sur le revenu et des avancées sur les privatisations ! Il faut maintenant mettre en œuvre ces réformes et relancer la croissance. Beaucoup reste donc à faire pour transformer ces prévisions en réalité pour l’économie grecque.

Après l’Eurogroupe de lundi, je suis désormais convaincu de la capacité de la Grèce à revenir sur les marchés financiers à brève échéance. En 2014, le gouvernement grec était parvenu à y lever 3 milliards d’euros. Les soubresauts politiques qui ont réduit la portée de ce succès  n’ont dès lors constitué qu’une déviation temporaire et en aucun cas un empêchement définitif au retour de la Grèce sur les marchés et à son maintien dans la zone euro.

Ne tombons pas pour autant dans l’autosatisfaction. Le peuple grec reste en souffrance.

Ne tombons pas pour autant dans l’autosatisfaction. Le peuple grec reste en souffrance. Mi-2015, la richesse par habitant était ainsi revenue à son niveau de 1999 : les Grecs ont perdu avec la crise le dynamisme que l’euro leur avait apporté. Le chômage reste encore aujourd’hui supérieur à 23 %. Derrière ces chiffres, il y a des drames humains, qui alimentent la poussée de l’extrême droite. La crise des réfugiés alourdit aussi le fardeau grec. Voilà qui doit donc conduire l’ensemble des institutions créancières, FMI compris, à défendre des positions équilibrées, afin de ne pas ajouter de l’austérité à l’austérité.

Et puis, la question de la réduction de la dette est aussi un enjeu clé, car elle reste comme une Epée de Damoclès sur toute l’économie et la société grecques. Les Européens se sont engagés à réduire son coût  tout en refusant toute hypothèse de ‘haircut’. Nous travaillons actuellement sur plusieurs options techniques pour alléger les conditions du crédit. Cela reviendrait essentiellement – un peu comme pour renégocier un crédit à la banque – à baisser les taux d’intérêt et à prolonger les échéances de quelques années, afin que les remboursements soient moins lourds. Au vu des progrès faits par les Grecs, je crois que cet allègement des crédits grecs est légitime. Il est temps de redonner de l’oxygène à la Grèce et de l’espoir aux Grecs.

Les difficultés restent considérables, mais nous avançons avec détermination vers leur résolution.

Les difficultés restent considérables, mais nous avançons avec détermination vers leur résolution. Et nous le faisons avec cette même volonté de trouver un accord équilibré pour chacune des parties, car ce sont ces avancées successives qui, mises bout à bout, assureront l’unité de la zone euro et le renforcement de l’intégration européenne. Après de multiples épreuves, l’Odyssée grecque semble aujourd’hui avancer vers une issue positive.

Nous prenons actuellement un virage serré dans cette négociation. Il faut en faire un tournant pour la Grèce et pour la zone euro.


Européens, assumons toutes nos racines ! Tribune dans Le Figaro

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 11/05/2016 à 20:05

Je vous invite à lire ci-dessous ma tribune parue ce matin dans Le Figaro et disponible sur http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/05/11/31003-20160511ARTFIG00284-je-ne-crois-pas-aux-racines-chretiennes-de-l-europe-ce-que-j-ai-voulu-dire.php

 

Européens, assumons toutes nos racines !

Lors de l’émission BFM Politique dimanche soir, j’ai salué l’élection de Sadiq Khan, nouveau jeune maire de Londres. La presse a relevé qu’il s’agissait du « premier maire musulman » d’une capitale européenne. C’est dans ce contexte que j’ai redit ma conviction que l’Europe « est une communauté de valeurs, un grand dessein et un grand destin culturel. Et que l’Europe n’est pas chrétienne même s’il est vrai que sur notre continent il y a une majorité de la population de religion ou de culture chrétiennes. Je ne crois pas aux racines chrétiennes de l’Europe – ou alors on peut parler de racines, mais je crois que l’Europe est unie et diverse. »

J’ai le plus grand respect pour les religions et leur apport spirituel. J’ai en horreur tout révisionnisme historique.

Ces propos, caricaturés et amputés – on voit que je n’ai pas nié ces « racines » –  ont suscité de vives réactions, notamment sur les médias sociaux, où ils ont engendré de nombreuses remarques, souvent haineuses et antisémites, ou dans la presse d’extrême droite. Ils ont aussi provoqué des réponses plus argumentées, comme celle de mon ami Renaud Girard dans vos colonnes. Je veux donc m’en expliquer et lui dire que, non, je ne suis pas un « technocrate de la société de consommation, pour qui l’homme est un être exclusivement économique ». J’ai au contraire le plus grand respect pour les religions et leur apport spirituel. J’ai en horreur tout révisionnisme historique. Et je n’ai voulu blesser aucune conscience. Je  souhaite plutôt poser quelques points de repères essentiels pour moi, que mon bref propos de dimanche ne pouvait résumer.

Le débat sur les « racines chrétiennes de l’Europe » n’est pas nouveau.

Le débat sur les « racines chrétiennes de l’Europe » n’est pas nouveau. Ceux qui – comme moi – suivent les questions européennes depuis longtemps se souviendront des controverses qui eurent lieu lors de la Convention, chargée de rédiger le projet de Constitution européenne en 2003. Représentant des autorités françaises dans cette Convention, j’ai encore en tête les longues batailles  qui s’y jouèrent sur les points d’ancrage historique de l’Union. Fallait-il parler d’héritage chrétien, en s’inspirant des quatre constitutions d’Etats européens qui y faisaient alors explicitement référence ? D’héritage religieux ? Proposer au contraire, comme le suggéraient certains, d’y ajouter « le judaïsme, l’antiquité gréco-romaine, la chrétienté, l’humanisme de la Renaissance, le siècle des Lumières, la pensée progressiste du XIXème siècle, le socialisme » ? Comment prendre en compte les convictions de ceux qui n’ont pas de croyance ?  Et comment réconcilier tout ceci avec la laïcité à la française ? Au final, le texte évoquait le «patrimoine spirituel et moral» de l’Union, une formulation plus générale, mais aussi plus complète, plus inclusive. Car l’enjeu fondamental est là. Comment y répondre?

L’Europe d’aujourd’hui n’est pas un monolithe. Elle est riche de sa diversité religieuse.

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Introduction en plénière au Parlement européen sur la Grèce

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Vidéos | Par pierre.moscovici | 10/05/2016 à 19:16
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Je me suis exprimé aujourd’hui en plénière au Parlement européen à Strasbourg sur l’état des négociations avec la Grèce.

Je suis confiant que nous serons en mesure de prendre des décisions favorables à la prochaine réunion de l’Eurogroupe le 24 mai.


Invité de l’émission BFM Politique sur BFMTV, RMC, Le Parisien, BFM Business

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 10/05/2016 à 16:05
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J’étais ce dimanche 8 mai l’invité de l’émission BFM Politique sur BFMTV, RMC, Le Parisien, et BFM Business.

Défis européens, croissance et économie de l’Union, engagements budgétaires et réformes en France, lutte contre la montée des populismes, Grèce, ou encore TTIP, je vous invite à voir ou à revoir ci-dessous les différentes séquences de l’émission  :


BFM Politique 1/6 : Interview par Apolline de Malherbe :

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BFM Politique 2/6 : Interview « Face aux Français », par Henri Vernet, rédacteur en chef adjoint au Parisien-Aujourd’hui en France :

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BFM Politique 3/6 : Interview « Questions d’éco » de BFM Business, par Hedwige Chevrillon :

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BFM Politique 4/6 : Interview sur l’actualité de la semaine par Apolline de Malherbe :

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Conférence de presse à l’issue de l’Eurogroupe – Grèce

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 09/05/2016 à 21:17
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Voici ci-dessous mes propos lors de la conférence de presse de l’Eurogroupe sur la Grèce, ce lundi 9 mai.

J’ai dit en entrant aujourd’hui qu’un accord sur la Grèce était nécessaire. Aujourd’hui, grâce à une discussion positive et constructive, nous avons fait, je crois, des progrès très importants vers cet accord.

Merci Jeroen

J’ai dit en entrant aujourd’hui qu’un accord sur la Grèce était nécessaire. Aujourd’hui, grâce à une discussion positive et constructive, nous avons fait, je crois, des progrès très importants vers cet accord.

Aujourd’hui, c’est la journée de l’Europe, l’anniversaire de la fameuse déclaration de Robert Schuman. C’était une bonne façon de la célébrer que de montrer que les européens étaient capables de traiter ou d’affronter ce problème avec beaucoup de bonne volonté. Schuman avait dit que l’Europe ne se ferait pas d’un coup, mais par des réalisations concrètes, c’était la parole de Jean Monnet également, créant petit à petit une solidarité de fait. On pourrait dire que le même principe vaut pour le programme grec. Et là, nous faisons des réalisations concrètes. Il y a eu d’abord les lois qui ont été adoptées hier soir à Athènes, pour réformer les retraites et l’impôt sur le revenu. Elles auront, ensemble, un impact budgétaire permanent d’environ 2% du PIB grec.

Ces réformes sont le résultat de plusieurs mois de discussions intenses et d’efforts qui finissent par être délivrés par la Grèce. Elles font partie d’un paquet de mesures très important, qui comprend aussi la création d’une agence indépendante pour les revenus, un mécanisme pour gérer les prêts non-performants et l’établissement du nouveau fonds de privatisation et d’investissement. Il était très important que l’Eurogroupe aujourd’hui puisse saluer ce paquet de réformes car il est nécessaire pour que la Grèce puisse être compétitive, puisse retrouver la croissance et attirer les investisseurs. Je vous rappelle que nos dernières prévisions économiques, que j’ai présentées la semaine dernière, ont indiqué que la croissance économique en Grèce sera à nouveau positive dès la deuxième moitié de cette année. Elle pourrait atteindre jusqu’à 2,7% l’an prochain à condition précisément que ce paquet de réformes soit appliqué.

Ces mesures devront aussi être votées dans les prochaines semaines, comme condition préalable à la conclusion de la première revue du programme.

Comme vous le lirez dans le communiqué, il y a un bon accord sur le fonctionnement du mécanisme dit de  contingence, dont les derniers détails seront réglés dans les jours qui viennent par le Euro Working Group. Mais sous ta présidence Jeroen, on a beaucoup avancé aujourd’hui.  Le mécanisme proposé remplit les critères fixés par l’Eurogroupe à Amsterdam, c’est à dire qu’il sera objectif, légiféré en amont, crédible et automatique. Je rappelle que la Commission pense que ces mesures sont vraiment contingentes car les mesures déjà approuvées seront suffisantes pour atteindre l’objectif d’un excédent primaire de 3,5% en 2018. Mais il est certainement utile que ce mécanisme existe pour rassurer tous les partenaires de la crédibilité des engagements pris au cas où il adviendrait que cela ne soit pas suffisant. Je salue donc là-aussi ce progrès important.

As regards the issue of debt, this is first and foremost a matter for the Member States and the ESM. I will simply say that ensuring the sustainability of Greece’s debt is a fundamental element of the agreement reached last summer, and as such I also welcome the constructive discussion that took place in the Eurogroup today. I fully support the President’s approach of looking at the short/medium and long term. This is the wise way to address this issue. The Commission stands ready to contribute its technical expertise to these discussions going forward.

As agreed today, our teams will work intensively in the coming days to finalise the staff level agreement. On that basis, I am quite confident that we will be able to take positive decisions at our next meeting on 24 May. I think today we made work progress – very good work progress.


Analyse dans L’Express des Conversations avec Jacques Delors

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 03/05/2016 à 21:27
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La lecture des Conversations avec Jacques Delors, de Cécile Amar, m’a passionné et ému. Quel plaisir de retrouver, intacte, toujours aussi forte et claire, la voix de cet homme de 90 ans aujourd’hui, qui, depuis si longtemps, inspire les Européens! La capacité pédagogique de Jacques Delors demeure sans équivalent et ses convictions n’ont pas changé.

L’Europe, conçue comme une fédération d’Etats-nations, reste l’horizon et l’avenir de nos pays et de nos peuples. Elle ne peut être qu’un compromis progressiste entre les sociaux- démocrates et les démocrates-chrétiens, entre le patronat et les syndicats. Elle ne peut entraîner que si elle comprend une substantielle dimension sociale. La zone euro, quant à elle, ne peut atteindre tous ses objectifs – protéger, mais aussi dynamiser – si elle n’est pas complétée par une gouvernance politique suffisamment forte.

L’homme est toujours le même: modeste et curieux, justement orgueilleux et capable de rouerie, mélange de volonté et de pessimisme. Sans que ce soit totalement surprenant, il est plus proche de Martine Aubry que de François Hollande. Eût-il été en 1995 un bon président de la République, précurseur de la recomposition politique entre une gauche réaliste et un centre droit conscient de sa responsabilité sociale, dont on parle tant en ce moment? Sur ce point, Jacques Delors n’exprime aucun regret, aucune frustration, et il est sans doute sincère, sans être nécessairement convaincant.

Bref, il y a dans ce livre, vif et vivant, l’empreinte d’un homme, sa vérité, un témoignage historique précieux – il fallait du talent et de l’astuce pour naviguer entre la vision d’Helmut Kohl, l’engagement de François Mitterrand et les réticences de Margaret Thatcher – et une formidable leçon d’Europe.

Cette leçon demeure-t-elle valide, plus de vingt ans après son départ de la Commission européenne ? Ma réponse est oui, mille fois oui ! Bien sûr, le monde a changé, l’Europe aussi: le grand élargissement de l’Europe à 28, incontournable autant que problématique, a modifié la nature même de la construction européenne.

Evidemment, l’Europe n’a jamais eu à affronter une telle conjonction de difficultés. Comment peut-elle survivre alors qu’elle doit faire face à un afflux massif de réfugiés, combattre la menace terroriste, attendre le résultat du référendum sur le Brexit, conclure avec succès les réformes en Grèce et bâtir, enfin, les conditions d’une croissance créatrice d’emploi? Comment peut-elle rester une communauté de valeurs, alors que les populismes, dans chacun de nos pays ou presque, font renaître l’aspiration nationaliste qui a mené notre continent à la catastrophe entre les deux guerres? Je vois trois chemins à emprunter.

1. Nous devons, tout d’abord, redonner un sens au projet européen, ou plutôt retrouver son sens originel.

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Mon interview dans l’émission Preuves par 3 sur Public Sénat

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 03/05/2016 à 20:19
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J’étais aujourd’hui à 18h30 l’invité de l’émission Preuves par 3 sur Public Sénat, en collaboration avec l’AFP et Dailymotion.

Je me suis exprimé pendant 50 minutes sur les crises et les solutions en Europe – montée des populismes, appel d’Obama pour une Europe forte, crise des réfugiés, risque de Brexit, Grèce,  transparence fiscale… -, sur la situation économique et budgétaire en France et en Europe, et sur la vie politique française ainsi que l’avenir de la gauche.

Je vous invite à (re)voir cette interview :


Preuves par 3 (03/05/2016) par publicsenat