Interview « l’invité politique » sur Radio Classique et Public Sénat

J’étais ce matin l’invité politique sur Radio Classique et Public Sénat. J’ai notamment abordé les sujets de l’emploi, de l’industrie française, de la compétitivité, et de la croissance.

Pierre Moscovici : « ll n’y a aucun indice d’exil fiscal massif » [Le Parisien]

cc Parti socialiste

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, les chefs d’entreprise ont un devoir d’exemplarité.

Le ministre de l’Economie et des Finances maintient que les classes moyennes seront « préservées » de tout matraquage fiscal dans le nouveau budget et annonce aussi le durcissement de la lutte contre la fraude et l’exil fiscal par une loi avant la fin de l’année.

Vous assurez que 9 Français sur 10 ne seront pas touchés par les hausses d’impôts. Certaines simulations démontrent le contraire…

PIERRE MOSCOVICI. C’est un faux procès. On mélange tout, la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires votée cet été, les nouvelles taxes comportementales prévues dans le budget de la Sécurité sociale. Si on regarde les mesures du seul projet de loi de finances pour 2013, ce sont bien 9 Français sur 10 qui ne paieront pas plus d’impôt sur leurs revenus qu’en 2013.

Sauf que vous maintenez le gel du barème décidé en 2011, ce qui revient à alourdir l’impôt pour tous…

C’est la droite qui avait décidé ce gel du barème de l’impôt sur le revenu. Nous l’avions à l’époque condamné, car il frappait indistinctement les contribuables modestes et les classes moyennes : 400000 personnes se sont retrouvées imposables par le biais de ce mécanisme. Nous avons instauré une décote pour les bas revenus afin d’éviter ce type d’effet pervers. L’an prochain, 7,5 millions de foyers seront directement gagnants grâce à cette mesure. Ils resteront non imposables ou ne passeront pas de la première à la deuxième tranche.

Il n’y a donc pas de matraquage fiscal des classes moyennes ?

Non. Elles sont préservées. L’essentiel de l’effort fiscal l’an prochain concernera les foyers aisés. Les 2,6 milliards de recettes supplémentaires d’impôts sur le revenu vont peser à 97% sur les 10% de foyers fiscaux les plus aisés.

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