Extraits de mon entretien avec Le Figaro paru aujourd’hui

Le quotidien Le Figaro publie aujourd’hui dans sa version papier et abonnés en ligne un entretien dans lequel je m’exprime sur les sujets de politique économique, de budget et de croissance, sur le bilan des 14 derniers mois, sur les réformes à venir, et sur le livre que je publierai à la rentée.

Retrouvez ci-desssous quelques extraits de cet entretien :

Bilan des 14 mois. «La dégradation de la situation de l’économie à notre arrivée aux responsabilités explique aujourd’hui l’ampleur de la tâche que nous avons dû accomplir, et les défis qu’il nous faut relever. Sans les mesures correctrices que nous avons prises, le déficit public de la France aurait atteint 5,5 % en 2012 : il a été finalement ramené à 4,8 %.»

La croissance au deuxième trimestre 2013 devrait être de 0,2%. Nous sommes en sortie de récession.

La reprise. «Nous ­avions une mission : redresser nos finances publiques en améliorant la compétitivité des entreprises au service de l’emploi. La croissance au deuxième trimestre 2013 devrait être de 0,2%. Nous sommes en sortie de récession. Je ne m’en contente pas: l’économie française a encore du chemin à parcourir et nous voulons retrouver une croissance soutenue et créatrice d’emploi, à partir de 2014.»

Je revendique une politique de l’offre, qui passe par l’investissement des entreprises. C’est cette politique qui nous permettra de créer de l’emploi et de la croissance dans la durée.

Les mesures de la rentrée. «Il faut redonner aux chefs d’entreprise l’envie d’aller de l’avant. Je revendique une politique de l’offre, qui passe par l’investissement des entreprises. C’est cette politique qui nous permettra de créer de l’emploi et de la croissance dans la durée. Nous allons annoncer en septembre une réforme de l’assurance-vie. Le PEA-PME annoncé par le président de la République sera mis en œuvre. Nous concrétiserons aussi les incitations fiscales aux grandes entreprises pour qu’elles investissent dans les PME innovantes.»

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Mon interview dans l’émission ‘Mardi Politique’ sur RFI, France 24, Le Point et 20 Minutes

Invité hier soir de l’émission ‘Mardi Politique’ sur RFI, France 24, Le Point et 20 Minutes, je me suis exprimé sur de nombreux sujets, et notamment le bilan de la première année de ce quinquennat.

J’ai rappelé les nombreuses réformes engagées à Bercy ces 12 derniers mois, et réaffirmé la nécessité d’une Europe de croissance, de solutions, pour les peuples européens.

L’intégralité de l’interview en audio :

Mardi politique – 14/05/2013 – 1ère partie

(19:31)

Mardi politique – 14/05/2013 – 2ème partie

(19:29)

Un extrait vidéo de cette interview :

Mon interview hier dans Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien

J’étais hier matin l’invité de l’émission Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Pendant près d’une heure, j’ai répondu aux questions qui m’ont été posées sur le bilan du gouvernement et du Président de la République, un an après son élection. J’ai abordé les sujets de la croissance, du redressement, de l’emploi, ou encore du pouvoir d’achat.

Je me suis aussi exprimé sur le rééquilibrage des politiques en Europe, avec la fin du dogme de l’austérité, sous l’impulsion de la France. J’ai rappelé ma conviction que le couple franco-allemand est décisif pour l’Europe.

J’ai enfin souligné l’action et les réformes qui ont été menées depuis un an par François Hollande, au service des Français.

La vidéo de cette intervention :

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L’indignité

L’indignité

J’ai envie de pousser aujourd’hui un « coup de gueule » contre l’opposition – contre l’UMP et ses pseudo-ténors plus précisément.

Il n’y a qu’une attitude qui soit à la hauteur des responsabilités que nous ont confiées les Français : travailler sans relâche au redressement du pays, pour retrouver des perspectives de croissance et d’emploi.

La France et les Français traversent une période difficile. La croissance a été nulle en 2011, elle sera encore très faible en 2013, même si j’espère que la prévision de la Commission – 0,1% – sera in fine dépassée. Le chômage ne cesse d’augmenter – nous en sommes au 21ème mois consécutif de hausse, et chacun sait que les prochains chiffres ne pourront pas être bons. Dans cette situation, il n’y a qu’une attitude qui soit à la hauteur des responsabilités que nous ont confiées les Français : travailler sans relâche au redressement du pays, pour retrouver des perspectives de croissance et d’emploi. C’est ce que fait le Gouvernement, autour du Président de la République, à travers une politique économique et sociale que j’ai déjà eu l’occasion de dépeindre comme une véritable « révolution copernicienne » : consolidation de la zone euro, réduction des déficits, soutien à la compétitivité, réformes structurelles, à commencer par celle du marché du travail.

Notre action au service des Français est à la fois essentielle et terriblement ardue : nous l’assumons.

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Le prestidigitateur a perdu sa magie

A-t-il pour autant convaincu ? Je n’en suis pas sûr, je crois même le contraire. A-t-il dit la vérité ? Je suis certain, pour le coup, que ce ne fut pas le cas.

Nicolas Sarkozy s’est invité jeudi dernier à la télévision, pour un long exercice d’auto-promotion. J’y reviens, tardivement, parce que cette intervention est très significative. Le Président de la République s’était fait rare sur les écrans, il ne s’était pas exprimé depuis le mois de Février devant les Français – une longue absence, trop longue en temps de crise, signe d’un embarras ou d’une impuissance. Sur TF1 et France 2, il pensait sans doute avoir, enfin, la matière pour se valoriser, pour glorifier son bilan et lancer sinon sa campagne, du moins sa candidature présidentielle. Il s’est montré pugnace, au lendemain d’un Conseil européen de crise, et préparé à cet exercice de pédagogie orientée, de communication politique. A-t-il pour autant convaincu ? Je n’en suis pas sûr, je crois même le contraire. A-t-il dit la vérité ? Je suis certain, pour le coup, que ce ne fut pas le cas.

Sa réélection, dès lors, ne serait pas pour nos concitoyens un plaisir, mais la seule solution pour avancer, sous l’aile rassurante d’un protecteur antipathique mais efficace.

On aura, en toute hypothèse, compris le ressort de la campagne présidentielle à venir du candidat de l’UMP. Nicolas Sarkozy se sait impopulaire, définitivement, irrémédiablement. Il ne va donc pas chercher à reconquérir l’amour des Français – l’a-t-il d’ailleurs jamais eu ? – ou à toucher leur coeur, même s’il a confessé quelques erreurs – l’ « énervement », présenté aussi comme une qualité – et évoqué son bonheur privé – dont je lui souhaite, sincèrement, de profiter. Sa thématique sera autre, et triple. Il se présentera, il se présente d’abord, comme un capitaine courageux dans la crise, faisant son « travail » ou son « devoir », sans rétribution d’opinion, mais parce que la dureté des temps l’exige, comme un homme expérimenté et estimé au plan européen et dans le monde. Il expliquera ensuite que sa politique, dure, que ses « réformes », dures, sont les seules possibles, qu’il n’existe pas d’autre voie pour la France. Enfin, dans le même mouvement, il va tenter de discréditer le Parti socialiste et son candidat, chargés de tous les maux du passé, de toutes les insuffisances du pays, et présentés comme incapables de répondre aux défis du moment, d’affronter la tempête européenne, de peser dans la mondialisation. Sa réélection, dès lors, ne serait pas pour nos concitoyens un plaisir, mais la seule solution pour avancer, sous l’aile rassurante d’un protecteur antipathique mais efficace.

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