Mon agenda prévisionnel pour cette semaine

AGENDA PRÉVISIONNEL

DU LUNDI 25 FÉVRIER AU DIMANCHE 3 MARS 2013

Lundi 25 février : Déplacement à Londres.

9h15 : Entretien avec M. Mark BOLEAT, directeur général de la City of London.

09h30 : Intervention à la City of London sur le thème : « France-Europe : distinguer les faits de la fiction ».

11h00 : Entretien bilatéral avec M. George OSBORNE, Chancelier de l’Echiquier.

12h30 : Déjeuner de travail avec des investisseurs.

17h30 : Table ronde sur le thème : « Le futur de la gouvernance de la zone euro et ce que cela signifie pour les pays hors zone-euro» au Center for European Reform.

Mardi 26 février :

10h00 : Ouverture de l’Assemblée générale de la Chambre de Commerce et d’Industrie de France (Auditorium Jacques Coeur – Paris 17ème).

12h00 : Réunion du Groupe PS du Sénat.

15h00 : Questions d’actualité – Assemblée nationale.

17h00 : Entretien avec le Président de la République (Palais de Élysée).

18h30 : Audition du projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires devant la Commission des Finances du Sénat.

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Questions au Gouvernement : ma réponse à Guillaume Chevrollier sur le redressement économique

J’ai répondu ce mardi 5 février 2013, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, à la question du député Guillaume Chevrollier sur le redressement économique de la France.

« Le crédit d’impôt va permettre la création de 300 000 emplois » [Le Figaro]

cc Parti socialiste

Ci-dessous, le script de mon interview publiée aujourd’hui par le quotidien Le Figaro :

Le rapport Gallois préconise un choc de 30 milliards en un ou deux ans maximum, vous proposez 20 milliards sur trois ans. Votre plan est-il assez ambitieux pour restaurer la compétitivité?

Louis Gallois, à qui le premier ministre a demandé dès le 11 juillet de travailler sur la compétitivité, connaît admirablement bien le tissu industriel français. La liberté de ton n’exclut pas l’engagement, et l’engagement n’exclut pas la liberté de ton. Il dresse un constat très sévère pour ceux qui ont dirigé le pays depuis 2002. C’est même un véritable réquisitoire, qui devrait amener l’opposition à faire preuve de décence. Si je ne devais citer qu’un chiffre: notre déficit commercial a dépassé les 70 milliards d’euros l’an dernier, là où l’excédent de l’Allemagne – qui traverse pourtant la même crise et qui a la même monnaie que nous – a atteint 158 milliards. Nous devons donc remédier à ces faiblesses, en valorisant les atouts exceptionnels de notre économie, dont le potentiel est considérable.

C’est un pacte pour la compétitivité d’une ampleur exceptionnelle, très ambitieux, que nous avons lancé.

Depuis que nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons pris des mesures d’une extrême vigueur pour rétablir les finances publiques, pour redonner un cap à la politique européenne autour de la croissance et nous prenons à bras-le-corps la question de la compétitivité. C’est un pacte pour la compétitivité d’une ampleur exceptionnelle, très ambitieux, que nous avons lancé.

Tout cela demandait du courage, un courage que personne n’avait eu avant nous. Si nous n’avions pas fait ce plan à 20 milliards, nous aurions été accusés de ne pas prendre la mesure du problème.

Vous faites le choix d’un crédit d’impôt pour les entreprises. Ne craignez-vous pas que l’on vous reproche de créer l’une des plus grosses niches fiscales?

Une niche, c’est quand on réserve un avantage à quelques-uns! Toutes les entreprises bénéficieront d’un allégement de 10 milliards en 2013, de 15 milliards en 2014 puis de 20 milliards par an à partir de 2015. Et ce, via une mesure très simple, un crédit d’impôt dont le montant sera calculé en proportion de la masse salariale de l’entreprise, pour les salaires inférieurs à 2,5 fois le smic, soit quatre salariés sur cinq. C’est une mesure puissante, correspondant à 6% du coût du travail. C’est enfin une mesure intelligente et efficace dont l’effet économique sera perceptible dès 2013, permettant de débloquer des décisions d’investissement et d’embauche, mais dont le coût pour les finances publiques sera différé à 2014 pour ne pas peser sur le pouvoir d’achat des Français. Nous avons calculé que le crédit d’impôt créerait 300.000 emplois et 0,5 point de PIB sur le quinquennat. C’est dire la force et l’efficacité de cette mesure!

Vous avez abrogé la TVA sociale de Nicolas Sarkozy et affirmé qu’il n’était pas question de la relever. Que s’est-il passé pour que vous changiez d’avis? Pourquoi vous êtes-vous abstenu de toucher à la CSG?

Le choc proposé par Nicolas Sarkozy reposait uniquement sur une hausse massive et aveugle de la TVA. Ce qui n’a rien à voir avec ce que nous proposons! Le gouvernement fait le choix de moduler le système des taux de TVA. Et toujours dans un souci de justice; certes, nous remontons le taux «normal» à 20%, mais l’alimentation, budget central pour les classes modestes et moyennes, voit par exemple sa TVA abaissée à 5%. En un mot, nous faisons deux fois plus pour la compétitivité que Nicolas Sarkozy tout en faisant près de deux fois moins de TVA et en répartissant mieux les efforts!

En outre, nous ne demandons rien l’an prochain aux ménages. Nous avons estimé qu’il n’était pas raisonnable d’infliger une thérapie de choc, qui aurait obéré leur pouvoir d’achat en 2013, année particulièrement délicate. Les entreprises, qui ont besoin que les Français consomment, le comprendront très bien.

Nous avons une démarche sociale-démocrate, empreinte de justice, de modernité et d’efficacité.

Ce financement repose notamment sur 10 milliards d’économies. Où les trouverez-vous?

L’effort doit être effectivement partagé, et il était nécessaire de prévoir des économies supplémentaires sur les dépenses. Sous la houlette de Jean-Marc Ayrault, nous allons lancer un grand plan de modernisation de l’action publique, associant l’ensemble des acteurs et touchant aussi bien l’État que les collectivités locales et les organismes sociaux. Il faudra que tout le monde soit exemplaire. Trouver 10 milliards de plus, ce n’est pas rien, mais cela ne représente que moins de 1% de la dépense publique totale. Je suis persuadé que nous saurons ensemble les trouver, politique publique par politique publique, comme l’ont déjà fait de nombreux pays. Sur ce sujet, comme sur les autres, nous n’aurons pas une démarche comptable, mais bien une démarche sociale-démocrate, empreinte de justice, de modernité et d’efficacité.

Pourquoi avoir immédiatement fermé la porte sur le gaz de schiste, alors que le rapport Gallois ne propose que la poursuite de la recherche sur les techniques d’exploitation?

Louis Gallois était parfaitement libre de formuler cette proposition qui, cependant, est loin d’être au cœur de son rapport, je tiens à le souligner. Mais le président de la République a été clair sur ce sujet et le gouvernement avait déjà indiqué son choix.

Le gouvernement déploie son agenda de politique économique.

Ce pacte de compétitivité, c’est aussi une sorte de révolution pour le Parti socialiste…

Tout cela a été dit dès l’arrivée du gouvernement, qui déploie son agenda de politique économique. Cela peut paraître comme une révolution copernicienne, mais l’essentiel est que nous agissions toujours avec le souci de la justice sociale, fidèles aux valeurs de la gauche. Ce sont des choix courageux, je le répète, des choix historiques même, qui doivent permettre à la France de sortir de son ornière. Ainsi, le FMI, qui par ailleurs approuve notre sérieux budgétaire, nous a appelés à faire des réformes structurelles, nous les faisons.

Reste à le traduire concrètement…

C’est un travail considérable qui nous attend. Le pacte ne comprend pas moins de 35 mesures. Les chantiers ouverts sont d’une très grande ampleur. Ils ne peuvent être réussis que s’il y a des évolutions fortes dans le comportement des entreprises auxquelles nous tendons la main. Elles devront notamment être exemplaires en matière de constitution de filières, de rémunérations, de gouvernance, de civisme fiscal, etc. J’y veillerai personnellement.

Il se dit que ce plan pour la compétitivité a été très inspiré par Arnaud Montebourg. Sentez-vous qu’il vous a en partie échappé?

Je ne tiens pas à polémiquer, mais je vais être très clair: j’ai été, dans ma fonction, au cœur de la préparation de ce dispositif. Et c’est normal. Ma volonté, c’était d’aider notre industrie sans oublier le reste de notre économie, de concilier emploi et compétitivité, d’épargner le pouvoir d’achat des Français en 2013 et de traiter le coût du travail comme les autres déterminants de la compétitivité. Regardez ce qui a été décidé. J’ajouterai que je me consacre à mon travail à Bercy en pleine confiance avec le président de la République et le premier ministre. Cela suppose une certaine discrétion. Pour plus d’efficacité. C’est ma méthode, c’est mon tempérament. Je l’assume, parce que je crois que c’est ainsi que je peux être le plus utile à mon pays, qui a besoin de retrouver confiance dans l’action publique, en cette période de crise sans précédent…

Invité de RTL ce matin : « Je salue l’élection d’Obama avec grand plaisir »

J’étais ce matin l’invité de Jean-Michel Aphatie dans la matinale de RTL.

J’ai abordé les sujets de l’élection présidentielle américaine, de la compétitivité française, de la croissance et de l’emploi.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette interview :
http://www.dailymotion.com/video/xuwpio_moscovici-sur-rtl-je-salue-l-election-d-obama-avec-grand-plaisir_news?search_algo=2

Questions au Gouvernement – Ma réponse à Franck Riester sur la TVA et le pacte de compétitivité

J’ai répondu mardi 06 novembre 2012, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, à la question de Franck Riester, député UMP, sur la TVA et le pacte de compétitivité.

Situation économique, compétitivité, croissance, Europe : Bourdin direct [BFM TV – RMC]

J’étais ce matin l’invité de Bourdin direct, sur BFM TV et RMC.

Situation économique en France et en Europe, compétitivité et croissance ont été les sujets au cœur de cette interview.

http://www.dailymotion.com/video/xuqdpv_bourdin-direct-pierre-moscovici_news