Mon interview de ce matin par Jean-Pierre Elkabbach dans Europe 1 matin : accord sur la supervision bancaire, zone euro, politique économique de la France, pouvoir d’achat.
Conseil européen
Europe : les leçons du Prix Nobel

cc European Parliament
En accordant cette année à l’Union européenne le Prix de la Paix, le Comité Nobel a suscité la controverse, provoquant l’ironie de ceux qui constatent l’échec économique de l’Europe et la colère de ses opposants. Ce choix, certes paradoxal en apparence, est toutefois bienvenu et nous incite à revenir à l’essentiel : la contribution exceptionnelle de l’Europe, depuis soixante ans, à la réconciliation entre les peuples et à la cause de la paix qui est le fondement philosophique de cette construction unique.
C’est une invitation au monde à ne jamais renoncer au dialogue entre les peuples. Je pense ici à des conflits trop anciens, comme celui qui oppose si douloureusement Israéliens et Palestiniens, ou à des tensions héritées de l’histoire et de la géographie qui perdurent encore aujourd’hui et menacent l’équilibre de la planète. L’Europe n’est pas un modèle qu’il faudrait imiter en tout, mais sa construction, basée sur la réconciliation entre des Nations et des peuples que tant de guerres avaient séparés, peut inspirer, en rappelant que tout est possible aux hommes de bonne volonté, que furent hier les « pères fondateurs » de l’Europe.
J’y vois avant tout un précieux signal d’encouragement pour les Européens
J’accueille ce signal en Européen engagé de longue date, aujourd’hui en première ligne, dans mes fonctions de ministre de l’Economie et des Finances du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault, dans le combat contre la crise qui touche notre économie. Et j’y vois avant tout un précieux signal d’encouragement pour les Européens, en ces temps de grandes difficultés économiques qui suscitent une hésitation ou une réticence à poursuivre ce grand projet. Car ce prix Nobel, que d’aucuns veulent croire à contretemps, est d’abord un rappel du chemin parcouru par les Européens sur un continent qui a connu au cours du XXème siècle deux sanglants conflits devenus mondiaux, qui a éprouvé le nazisme et la Shoah, le stalinisme et la guerre froide. Ce terrible héritage, fait de lourdes haines entre les peuples, nous avons su le surmonter en construisant une paix durable, un espace de plein respect des droits humains. La réconciliation franco-allemande, à l’origine si improbable, y a tenu un rôle évidemment décisif.
Pierre Moscovici invité d’ « Internationales » sur RFI
Pierre Moscovici a répondu dimanche aux questions de Bruno Daroux de RFI, de Xavier Lambrechts de TV5 Monde, et de Claire Gatinois du Monde, dans l’émission « Internationales » sur RFI.
Pierre Moscovici invité de France Info
Pierre Moscovici répondait ce matin aux questions de Raphaëlle Duchemin sur France info.
P. Moscovici : pas de rigueur mais un "effort… par FranceInfo
Rencontre du Ministre Pierre Moscovici avec le Président Van Rompuy
Hier, le Ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur Pierre Moscovici a rencontré à Bruxelles Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen.
Retrouvez ci-dessous les photos de cette rencontre.



Crédit Conseil de l’Union Européenne
Conseil Européen du 30 janvier 2012 – Conférence de presse de Pierre Moscovici
Pierre Moscovici a tenu le 31 janvier 2012 une conférence de presse au sujet du Conseil Européen du 30 janvier 2012 .
Conférence de presse de Pierre Moscovici sur le… par francoishollande
Le Conseil européen a adopté un traité qui confirme les craintes que j’avais exprimées à l’issue du Conseil européen du 9 décembre 2011. Il n’apporte pas de réponse à la crise. Il reste marqué par une obsession de la discipline budgétaire qui aggravera l’austérité et la récession. Il fait l’impasse sur les impératifs de la croissance, de la solidarité, de la lutte contre les risques financiers, mais aussi du contrôle démocratique des décisions européennes.
Le combat contre l’endettement public est un combat pour la Gauche
La responsabilité budgétaire s’impose à tous, dans un contexte de menace sur les capacités d’action de l’Etat. Je l’ai déjà dit et je le répète, le combat contre l’endettement public est un combat pour la Gauche. Parce que quand un Etat est endetté à l’excès, quand le service de la dette devient le premier budget de l’Etat, dans un contexte où il faut réduire les déficits, alors ce sont les services publics qui trinquent. Et si l’on veut retrouver de la souveraineté, si l’on veut retrouver les marges de manœuvre pour développer les services publics, l’éducation, l’hôpital, les services publics locaux, alors il est indispensable de se désendetter. C’est la raison pour laquelle nous mettrons en place, comme François Hollande l’a dit, un cadre national de réduction des déficits et de la dette qui conduit à l’équilibre des finances publiques à la fin du quinquennat. C’est un engagement absolu qui figure en tête du projet de François Hollande. Il ne s’agit donc en aucun cas de remettre en cause cela.
Intervention de Pierre Moscovici dans le débat préalable au Conseil européen
Intervention de Pierre Moscovici au nom du groupe socialiste à l’occasion de la discussion préalable au Conseil européen des 23 et 24 juin
Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères,Monsieur le Ministre des Affaires européennes
Monsieur le Président de la Commission des Affaires étrangères,
Monsieur le Président de la Commission des Affaires européennes,
Mesdames et Messieurs les députés, mes cher-e-s collègues,
Nous sommes ici à la veille d’un nouveau Conseil européen, pour le désormais traditionnel débat préalable à cette réunion. Quasiment 3 mois jour pour jour après que je suis venu ici-même présenter les positions de mon groupe en vue du précédent Conseil, je pourrais reprendre quasiment mot pour mot le discours que je tenais alors, qui vous avait irrité.
Alors, je vous le demande : qu’avez-vous fait de l’Europe ? Que faites-vous de l’Europe ? Notre continent, vous n’êtes pas sans le savoir, s’enfonce dans la crise. Alors que l’heure devrait être à la solidarité et à la responsabilité pour surmonter la crise, sauver la zone euro, relancer la croissance et accompagner les transitions en Méditerranée, c’est la défiance, le désordre et la cacophonie qui dominent la période, et qui risquent aussi de dominer la réunion à venir.
J’en veux pour preuve votre attitude dans la crise grecque.
Les socialistes ont, depuis le début de la crise, demandé à ce que du temps et de l’air soient donnés à la Grèce. C’était le sens de l’action de Dominique Strauss-Kahn au FMI, c’est ce que nous voulons encore aujourd’hui. Nous souhaitons en même temps que le secteur privé soit associé à l’effort, tant il serait impensable que les seuls sacrifices soient portés par les salariés, les employés et les fonctionnaires grecs. La solution d’un échange volontaire d’obligations, en permettant de prolonger l’échéance d’une partie de la dette grecque sans entraîner le défaut du pays et déstabiliser davantage le système financier, nous semble une voie convenable à court terme. Un accord sur cette base serait une bonne chose pour l’Europe.


