Mon discours d’ouverture de la 5ème conférence annuelle des Entrepreneurs

CC Олександр

Retrouvez ci-dessous le script du discours que j’ai prononcé ce matin, en ouverture de la 5ème conférence annuelle des Entrepreneurs.


Discours de Pierre MOSCOVICI,

Ouverture de la 5ème Conférence annuelle des Entrepreneurs,

« Le pacte de compétitivité, ma réponse aux besoins des entreprises »

Mesdames et Messieurs,

Bienvenue et merci de votre présence à cette cinquième conférence annuelle des entrepreneurs, que je suis heureux d’ouvrir à vos côtés. Hasard heureux du calendrier, cette conférence coïncide cette année avec l’entrée du Gouvernement dans une nouvelle phase de sa politique économique, cruciale, celle du long terme, des réformes de structure, qui mobilisera tout particulièrement les entreprises, autour du « pacte de compétitivité » que nous avons présenté la semaine dernière.

Il n’y a pas d’économie prospère sans entreprises performantes. C’est l’objet même du pacte de compétitivité.

Au sein du gouvernement, j’ai participé à la conception de ce pacte, sous l’autorité du Premier Ministre et du Président de la République. Il se veut une réponse à vos besoins, comme une démonstration, aussi, de notre capacité d’écoute et de notre volonté de promouvoir l’entrepreneuriat. Nos entreprises ont du talent, elles sont l’atout phare de notre économie, nous devons prendre appui sur elles pour renouer avec la croissance et l’emploi car il n’y a pas d’économie prospère sans entreprises performantes. C’est l’objet même du pacte de compétitivité.

A un « choc » ponctuel, unilatéral et limité, nous avons préféré un pacte de long terme, ambitieux et concerté. Ce choix me paraît à tous égards meilleur, parce qu’il met en route une mobilisation collective, dans le temps, de toutes les forces du pays.

C’est ensemble que nous relèverons les défis de l’économie française.

  • Ce pacte est global, il couvre tous les aspects de la compétitivité : les coûts, pour redonner de l’oxygène aux entreprises, mais aussi le hors-coûts. L’un ne va pas sans l’autre, d’ailleurs : pour innover, investir ou construire une image de marque, nos entreprises doivent dégager des marges et les utiliser pour investir et embaucher.

  • Ce pacte, comme tout contrat, engage ses parties prenantes : aux engagements des uns doivent répondre les contreparties des autres, dans une démarche d’où chacun sort gagnant. Je me suis beaucoup investi pour que cette économie figure au cœur du pacte de compétitivité, afin d’en faire un véritable pacte de confiance. La gravité de la situation impose la mobilisation de tous, c’est ensemble que nous relèverons les défis de l’économie française.

  • Un pacte ne clôt pas le débat, mais ouvre sur une négociation pour sa mise en œuvre. Je dirai dans un instant quel rôle j’y tiendrai, dans les prochaines semaines, aux côtés de Jean-Marc Ayrault.

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