Discours à l’issue de la 46e réunion du Conseil économique et financier franco-allemand (CEFFA)

Je vous invite à visionner ci-dessous le discours que j’ai prononcé à l’issue de la 46e réunion du Conseil économique et financier franco-allemand (CEFFA) qui s’est tenue aujourd’hui à Bercy. Cette réunion, en présence de Sigmar GABRIEL, vice-chancelier, ministre de l’Economie et de l’Energie de la République fédérale d’Allemagne, Wolfgang SCHÄUBLE, ministre des Finances de la République fédérale d’Allemagne, Jens WEIDMANN, président de la Banque fédérale d’Allemagne, et Christian NOYER, gouverneur de la Banque de France, a permis d’échanger sur les politiques économiques et perspectives de croissance en Europe et sur le couple franco-allemand.

Ma tribune parue aujourd’hui dans Le Monde : L’union bancaire est une avancée politique pour tous les peuples d’Europe

Je vous invite à lire ci-dessous ma tribune dans Le Monde sur l’union bancaire, intitulée « L’union bancaire est une avancée politique pour tous les peuples d’Europe ».

 

L’union bancaire est une avancée politique pour tous les peuples d’Europe

 

Les ministres des finances des vingt-huit pays européens ont conclu, le 18 décembre, un accord historique qui donne vie à l’union bancaire.

Les ministres des finances des vingt-huit pays européens ont conclu, le 18 décembre, un accord historique qui donne vie à l’union bancaire : c’est la plus grande étape d’intégration financière en Europe depuis la création de la monnaie unique. L’union bancaire décidée au sommet européen de juin 2012 à l’initiative du président de la République, construite en un an et demi, va voir le jour dans le calendrier imparti. C’est l’aboutissement d’un engagement politique déterminé, suivi d’une mise en œuvre résolue.

A travers l’union bancaire s’affirme une ambition politique nouvelle, pour l’Europe et pour ses peuples.

 L’ensemble des composantes de l’union bancaire – la supervision européenne intégrée, les mécanismes de résolution des crises, la garantie des dépôts – sont autant de digues pour ramener la finance dans son lit.

L’union bancaire porte d’abord l’ambition de reprendre la main après trois décennies de dérégulation financière qui ont mené l’Europe au bord de l’abîme. L’ensemble des composantes de l’union bancaire – la supervision européenne intégrée, les mécanismes de résolution des crises, la garantie des dépôts – sont autant de digues pour ramener la finance dans son lit et tourner définitivement la page de l’instabilité financière, qui a été à l’origine de la crise de 2008.

Au cœur de cette action, nous avons créé une supervision unique en zone euro, confiée à la Banque centrale européenne, pour suivre un secteur financier qui a depuis longtemps cessé d’opérer dans un cadre seulement national.

L’union bancaire est aussi porteuse d’une vaste ambition de moralisation pour la finance. Nous avons créé un mécanisme unique à l’échelle de la zone euro, chargé d’organiser une faillite ou, au contraire, la continuité de l’activité d’une banque en difficulté. Il n’est plus question pour les gouvernements d’être obligés de renflouer des établissements supposés too big to fail (« trop importants pour pouvoir disparaître ») pour éviter une déstabilisation de leur économie. Ces sauvetages pèsent lourdement sur la dette publique et les contribuables.

 Ce nouveau système sera juste : en cas de difficulté, ce ne seront plus les contribuables, mais désormais les créanciers et les actionnaires des banques qui seront les premiers mis à contribution.

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Discours et images à Berlin pour les 25 ans du Conseil économique et financier franco-allemand

En déplacement à Berlin pour le 25ème anniversaire du Conseil économique et financier franco-allemand (CEFFA), je me suis exprimé avec mon homologue allemand Wolfgang Schäuble sur le couple franco-allemand et l’avenir de l’Europe, à la Freie Universität.

Un dialogue du CEFFA a ensuite été organisé avec l’Office franco-allemand pour la jeunesse, sur le thème suivant : « Importance des relations franco-allemandes et de leur contribution à la construction européenne ».

Enfin, nous avons tenu une conférence de presse du CEFFA avec Wolfgang Schäuble, Jens Weidmann, Président de la Bundesbank, et Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France.

Retrouvez ci-dessous le discours que j’ai ce matin prononcé à la Freie Universität ainsi que les images de ce déplacement :

25 ans du Conseil économique et financier franco-allemand

« Le couple franco-allemand und die Zukunft Europas »

7 mai 2013 – Freie Universität Berlin

 

Bonjour à tous et merci d’être venus si nombreux à cet  échange.

Ce n’est pas le premier débat que je fais sur ce sujet avec mon homologue, avec mon ami, Wolfgang Schäuble: nous étions déjà tous les deux à Strasbourg le mois dernier, pour évoquer ensemble l’avenir du couple franco-allemand.

Je voudrais rappeler ici quelle est la réalité de la coopération entre nos deux pays, dire aussi ma vision des combats que le couple franco-allemand doit porter pour l’avenir de l’Europe

Je me prête de nouveau avec plaisir à cet exercice, dans un contexte légèrement différent toutefois, compte tenu de l’évolution du débat mondial et européen sur l’équilibre entre la consolidation budgétaire et la croissance. Je voudrais rappeler ici quelle est la réalité de la coopération entre nos deux pays, dire aussi ma vision des combats que le couple franco-allemand doit porter pour l’avenir de l’Europe.

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Un mot tout d’abord pour remettre un peu cette coopération en perspective. Il y a, dans l’histoire de ce couple, de grandes constantes, qui le structurent encore jusqu’à aujourd’hui, et qui doivent continuer à le structurer toujours.

La première, c’est une vraie capacité à penser l’intérêt commun, en dépassant les clivages politiques. Les formations politiques, de part et d’autre du Rhin, peuvent débattre et commenter librement la situation, les politiques menées en France et en Allemagne. C’est la démocratie, avec ses forces et ses faiblesses : il est toujours préférable que l’expression partisane soit responsable, sensée, respectueuse de la mission historique de nos deux pays.

Charles de Gaulle et Konrad Adenauer ont jeté les bases de la réconciliation de nos pays. Depuis lors, cette relation a été sans cesse validée et approfondie par leurs successeurs.

Les gouvernants, eux, n’ont jamais oublié cette histoire. Leur rôle, au contraire est de l’écrire : ils n’y ont jamais manqué hier, c’est notre tâche plus que jamais aujourd’hui. Depuis les débuts de la Vème République française, nos chefs d’Etat et de gouvernement ont toujours entretenu une relation forte et féconde. Charles de Gaulle et Konrad Adenauer ont jeté les bases de la réconciliation de nos pays. Depuis lors, cette relation a été sans cesse validée et approfondie par leurs successeurs. Willy Brandt et Georges Pompidou, s’accordèrent, par-delà leurs préférences partisanes, pour donner une impulsion décisive à l’éducation, avec les premières sections franco-allemandes dans les lycées. Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, aussi issus de formations politiques différentes, ont aussi dépassé leurs divergences politiques pour poser les bases du Système monétaire européen, ancêtre de l’euro. François Mitterrand et Helmut Kohl ont profondément marqué notre histoire, en lançant la création de l’union économique monétaire, au moment où l’Allemagne se réunifiait. Jacques Chirac et Gerhard Schröder ont, ensemble, accompagné la réunification de l’Europe et se sont opposés de concert à la guerre en Irak. Et c’est dans cette continuité que s’inscrit aujourd’hui l’action de la Chancelière Merkel et du président de la République, François Hollande. Lui-même a rappelé il y a quelques jours son engagement pour que nos pays « travaillent ensemble, quelles que soient les conjonctures, quelles que soient les personnalités qui les dirigent, quelles que soient les sensibilités ». C’est aussi au service de ce grand dessein que nous travaillons constamment, Wolfgang Schäuble et moi.

L’Europe avance quand la France et l’Allemagne s’entendent. Là où l’Europe a fait des progrès décisifs ces derniers mois, et singulièrement en matière économique et financière, c’est lorsque les astres allemand et français se sont alignés

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Mon agenda prévisionnel de cette semaine

Retrouvez ci-dessous mon agenda prévisionnel du lundi 6 au samedi 11 mai :

AGENDA PRÉVISIONNEL

DU LUNDI 6 MAI AU SAMEDI 11 MAI 2013

Lundi 6 mai

08h00–08h50 : « L’interview politique » de Christophe BARBIER – I-Télé (Paris).

10h30-14h30 : Réunion de travail gouvernemental (Palais de Élysée).

18h00 : Entretien avec le Premier ministre (Hôtel de Matignon).

Mardi 7 mai : 25ème anniversaire du Conseil Économique et Financier Franco-Allemand (CEFFA) à Berlin, dans le cadre du 50ème anniversaire du Traité d’amitié franco-allemand

09h30 : Allocutions de M. Wolfgang SCHÄUBLE, ministre fédéral des finances allemand et de Pierre MOSCOVICI sur « Le couple franco-allemand et l’avenir européen » (Berlin – Freie Universität, Dahlem).

11h30 : Conseil Économique et Financier Franco-Allemand (CEFFA) avec les deux ministres des finances, Christian NOYER, gouverneur de la Banque de France, et Jens WEIDMANN, gouverneur de la Bundesbank (Berlin, Ministère des finances)

13h00 : Dialogue des membres du CEFFA avec la jeunesse sur les relations franco-allemandes et leur contribution à la construction européenne

13h40 : Conférence de presse du CEFFA (Berlin, Ministère des finances).

17h00 : Entretien avec le Président de la République (Palais de Élysée).

20h00 : Dîner d’État offert par le Président de la République en l’honneur de Son Excellence M. Bronislaw KOMOROWSKI, Président de la République de Pologne (Palais de Élysée).

Mercredi 8 mai

11h00 : Célébration du 68ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 (Arc de Triomphe).

Vendredi 10 et samedi 11 mai : réunion des ministres des finances du G7 (Hartwell House, Royaume Uni).

Mon interview hier dans Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien

J’étais hier matin l’invité de l’émission Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Pendant près d’une heure, j’ai répondu aux questions qui m’ont été posées sur le bilan du gouvernement et du Président de la République, un an après son élection. J’ai abordé les sujets de la croissance, du redressement, de l’emploi, ou encore du pouvoir d’achat.

Je me suis aussi exprimé sur le rééquilibrage des politiques en Europe, avec la fin du dogme de l’austérité, sous l’impulsion de la France. J’ai rappelé ma conviction que le couple franco-allemand est décisif pour l’Europe.

J’ai enfin souligné l’action et les réformes qui ont été menées depuis un an par François Hollande, au service des Français.

La vidéo de cette intervention :

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Pierre Moscovici invité de BFMTV 2012

Pierre Moscovici était aujourd’hui l’invité de BFMTV 2012.
Il a répondu aux questions d’Olivier Mazerolle sur plusieurs points de l’actualité.

Pierre Moscovici a ensuite réagi à un reportage de Farida Setiti.

Retrouvez également l’interview de Pierre Moscovici par Le Point :