Rapport Brovelli, Drago et Molinié sur la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE) – Communiqué de presse

Retrouvez ci-dessous mon communiqué de presse commun avec Nicole Bricq, Delphine Batho et Michel Sapin, suite à la remise aujourd’hui du rapport Brovelli, Drago et Molinié portant sur la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE).

 Vous pouvez consulter l’intégralité de ce rapport en cliquant sur ce lien : http://www.economie.gouv.fr/files/rapport-brovelli-drago.pdf

Remise du rapport BROVELLI, DRAGO, MOLINIÉ sur le renforcement de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE)

Mandatés, en tant que personnalités qualifiées, au mois de février dernier, par Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, Nicole BRICQ, ministre du Commerce extérieur, Delphine BATHO, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Ecologie et Michel SAPIN, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Mme Lydia BROVELLI ainsi que MM. Xavier DRAGO et Éric MOLINIÉ ont remis aujourd’hui, leur rapport sur la  Responsabilité Sociale et environnementale des Entreprises (RSE).

Cette mission constituait l’un des engagements de la feuille de route de la conférence environnementale, faisant suite aux réflexions menées en matière de notation sociale lors de la conférence sociale de juillet 2012.

Le rapport, intitulé « Responsabilité et Performance des Organisations », présente 20 propositions pour renforcer la démarche RSE des entreprises, des organisations et des administrations publiques.

Ces propositions sont organisées autour de quatre axes de progrès :

·         Premier axe : développer une culture de performance globale.

Pour y parvenir la mission propose notamment :

–          D’adopter des stratégies de performance globale (financière et extra financière) au sein des organisations (proposition n°1) ;

–          D’accroître la place des sujets RSE dans le dialogue social (proposition n°2) ;

–          De diffuser la RSE auprès des PME (proposition n°5) ;

–          De systématiser les démarches d’achats responsables (proposition n°6).

·         Deuxième axe : améliorer la fiabilité des informations extra-financières.

Pour cela il est proposé par exemple :

–          De spécialiser les informations contenues dans les reporting « développement durable » des entreprises par branche d’activité (proposition n°10) ;

–          De favoriser la diffusion des notations sociales et environnementales (proposition n°12) ;

–          D’établir un cadre européen de régulation des organismes de notation extra-financière (proposition n°13)

·         Troisième axe : favoriser l’investissement responsable.

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Ma réponse à la députée Eva Sas sur la fiscalité écologique – Questions au gouvernement

Retrouvez ci-dessous la vidéo de ma réponse à la députée Eva Sas sur la fiscalité écologique, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, cet après-midi.

La fiscalité écologique est au cœur de la politique du gouvernement et elle sera prise en compte dès le projet de loi de finances 2014, sans pour autant modifier le montant des prélèvements obligatoires.

 

Pour une social-écologie – Terra Eco

Député et probable candidat aux primaires du PS pour les prochaines présidentielles, Pierre Moscovici tente de définir le socialisme de demain : rose avec du vert dedans.

Le 29 novembre prochain se tiendra à Cancún la conférence de l’ONU sur le changement climatique qui doit préparer l’après-Kyoto. A quelques jours de cette échéance, je veux ici prendre le temps de regretter l’échec, relatif mais indéniable, de la réunion organisée début octobre à Tianjin en Chine. C’est un préalable inquiétant, signe que le temps politique est rarement celui du long terme, alors que les difficultés économiques, les problèmes monétaires et la contestation sociale accaparent les agendas nationaux et internationaux.

Le Parti socialiste ne fait pas exception à la règle : après « l’embellie environnementale » des régionales – consécutive il est vrai d’une réelle percée électorale de nos partenaires d’Europe Ecologie – et de la convention pour un nouveau modèle de développement que j’ai animée au printemps, nous avons eu tôt fait de revenir à des priorités plus « classiques », aussitôt que ces questions ont cessé d’être en tête des préoccupations médiatiques. C’est une erreur. D’abord, parce que l’urgence climatique n’a pas changé. Ensuite, parce que ces questions seront un enjeu central des prochaines échéances électorales.

Plus que jamais, il est donc urgent de définir une véritable écologie socialiste qui soit précise et clairement identifiable. La convention nationale sur le nouveau modèle de développement, en avril dernier, fut l’occasion d’un pas décisif : pour la première fois, le Parti socialiste reconnaissait que sa clé de lecture du monde ne devait plus seulement être économique et sociale mais économique, sociale et écologique. Evidemment, je m’en félicite. Mais je veux dire immédiatement que ce n’est pas assez : nous devons, en tant que formation politique, dire clairement quelles sont les bases de notre doctrine en la matière.

Quelles pistes poursuivre pour fonder cette nouvelle identité écologique, propre à la social-démocratie ? J’en vois trois. Continuer la lecture