Discours d’introduction et de conclusion de la Conférence pour un nouveau modèle de partenariat économique entre l’Afrique et la France à Bercy le 4 décembre 2013

Le mercredi 4 décembre dernier s’est tenue à Bercy la Conférence pour un nouveau modèle de partenariat économique entre l’Afrique et la France. Cette journée d’échanges et de dialogues, réunissant plus de 600 participants, et marquée par la présence du Président de la République, François Hollande, accompagné de Macky Sall, président de la République du Sénégal, d’Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire et de Jakaya Mrisho Kikwete, président de la République unie de Tanzanie, a permis de renouveler et renforcer la relation de notre pays avec tous les partenaires du continent africain.

La France sait à quel point l’Afrique contribue et contribuera à sa propre croissance. Avec cette conférence, nous écrivons un nouveau chapitre de nos relations avec l’Afrique : pas uniquement sécuritaire, mais aussi environnemental et économique. Pour construire ensemble un partenariat économique pour l’avenir, pour nous élever à la dimension du continent africain.

Introduction à la Conférence économique Afrique-France :

Introduction de Pierre Moscovici à la… par pierremoscovici

Conclusion de la Conférence économique Afrique-France :

Conclusion de Pierre Moscovici à la Conférence… par pierremoscovici

Interview dans la Matinale de RTL par Jean-Michel Aphatie

Ce matin à 7h50, j’ai répondu aux questions de Jean-Michel Aphatie sur RTL.

Je me suis exprimé sur nos efforts, depuis plus d’un an, pour redresser notre pays, réduire les déficits et les dépenses publiques.

J’ai aussi donné ma vision de l’Europe, une Europe des peuples, une Europe de croissance, une Europe de justice. Un rapport équilibré entre la France et les institutions européennes m’apparait ainsi nécessaire.

Je suis un Européen engagé, actif pour faire avancer la France et l’Europe ensemble, en dialoguant avec la Commission européenne

La vidéo de cette interview :

Ma réponse sur la rémunération des dirigeants d’entreprise à la députée Eva Sas

La séance de questions au gouvernement, cet après-midi à l’Assemblée nationale, m’a permis de préciser notre position concernant la rémunération des dirigeants d’entreprise. Retrouvez ci-dessous ma réponse à la députée écologiste Eva Sas sur ce sujet.

Nous n’avons renoncé à rien ! Nous avons l’ambition de lutter contre les rémunérations indécentes.

 

Bilan et images de mon déplacement à Pékin et Hong Kong

Je me suis rendu à Pékin avec le Président de la République, puis à Hong Kong, pour rencontrer les acteurs économiques et promouvoir l’attractivité de la France.

Ce déplacement marque le renforcement de notre coopération économique et financière avec la Chine. Un Dialogue économique de haut niveau a ainsi été instauré entre nos deux pays, et je m’en réjouis. Il permettra en effet des échanges approfondis sur des questions économiques essentielles telles que les coopérations financières, les politiques économiques, ou encore les investissements croisés créateurs d’emplois. Je co-présiderai ce Dialogue, que j’avais proposé en janvier dernier, avec le Vice Premier ministre chinois en charge des questions économiques.

A Hong Kong, j’ai œuvré en faveur du renforcement de la présence des investisseurs dans notre pays, présentant les nombreux atouts de la France aux principaux acteurs économiques locaux. A ce titre, le renforcement de la compétitivité de l’économie français constitue un argument de premier plan, tout autant que la stabilité de la zone euro pour laquelle nous agissons chaque jour. Je ne doute pas que ces échanges seront féconds et bénéficieront à l’emploi en France.
J’y ai aussi abordé le sujet de l’accompagnement de l’internationalisation du Yuan via la place financière de Paris, ce qui facilite grandement les transactions des entreprises françaises avec la Chine. Nous avons eu une réunion de travail avec le Secrétaire aux Finances M. John Tsang sur cette question. La place de Paris a de nombreux atouts, comme en témoigne la progression de près de 250% des paiements effectués en Yuan en France entre mars 2012 et mars 2013.

Aussi, je reviens de ce déplacement confiant dans la richesse de notre partenariat, et dans ses perspectives pour l’emploi et la croissance dans notre pays.

Retrouvez ci-dessous quelques photos de ces rencontres :

Interview avec Ken Brown, Chef du bureau Hong Kong et rédacteur en chef pour les questions financières du Wall Street Journal Asia :

 

Interview avec Tara Joseph, Producteur Exécutif et Chef du bureau Hong Kong de Thomson Reuters Digital :

Dîner avec la communauté d’affaires et les investisseurs de Hong Kong : Continuer la lecture

Mon entretien dans Le Monde

Retrouvez ci-dessous l’entretien que j’ai accordé au quotidien Le Monde, consacré à la relation franco-allemande.

 L’idée qu’il faudrait une « confrontation » avec l’Allemagne est fausse et totalement contre-productive.

Comment réagissez-vous aux propos de Claude Bartolone ?

L’idée qu’il faudrait une « confrontation » avec l’Allemagne est fausse et totalement contre-productive. D’abord parce qu’elle part du présupposé inexact selon lequel nos difficultés viendraient pour l’essentiel de l’Allemagne. Ensuite, et surtout, parce qu’elle méconnait la façon dont fonctionne l’Europe : l’Union européenne, c’est d’abord le fonctionnement des institutions communautaires ainsi que le dialogue et l’amitié entre nos deux pays, à partir de positions différentes le cas échéant, mais débouchant sur un compromis dont la qualité dépend de notre force de conviction. Ça l’a toujours été, et ce n’est pas en entrant dans une logique de dénonciation, de stigmatisation ou de rupture que l’on peut espérer faire avancer les choses. Au contraire : agir ainsi, c’est jouer sur des réflexes assez ambigus et à coup sûr être perdants à l’arrivée.

Donc un dialogue exigeant avec l’Allemagne, oui, mais une confrontation ouverte, certainement pas. Aucun de nos partenaires, qui peuvent par ailleurs être sensibles à nos thèses, ne nous suivrait au demeurant sur une telle ligne.

C’est en ayant une relation forte et ouverte que l’on peut se dire les choses et les faire bouger. Pas en la brisant.

Derrière les propos de Claude Bartolone, il y a l’idée, exprimée par une partie de la gauche, y compris au sein du PS, selon laquelle ce dialogue dont vous parlez ne serait pas assez « exigeant ». Que répondez-vous à cela ?

C’est totalement faux ! Depuis l’élection de François Hollande, nous exprimons des points de vue souvent différents de ceux de l’Allemagne, que ce soit sur la nécessité de réorienter la politique européenne en faveur de la croissance, ou sur la nécessité d’aller plus loin sur la question de l’Union bancaire. Laisser croire que nous serions à la remorque de l’Allemagne n’a pas de sens. Il y a, entre Angela Merkel et François Hollande, des discussions serrées mais très directes. Et c’est précisément parce qu’ils se parlent franchement que nous sommes arrivés à faire avancer les choses depuis que nous sommes au pouvoir, que ce soit sur le pacte de croissance, sur la Grèce, sur Chypre ou sur le budget européen, et à chaque fois sur des positions compatibles avec celles de la France, voire proches d’elles. C’est en ayant une relation forte et ouverte que l’on peut se dire les choses et les faire bouger. Pas en la brisant.

Nous cherchons, sur chaque sujet, à convaincre et entraîner tous les Européens sur la base de nos positions et de nos propositions, qui sont tournées vers la croissance et l’emploi.

Dans un entretien au Monde, l’ancien premier ministre, Alain Juppé, estime que la France « a perdu tout crédit pour engager un dialogue musclé » avec l’Allemagne. Il dénonce le « fantasme » de François Hollande d’avoir cru possible de s’appuyer sur Mario Monti pour faire céder Angela Merkel. Et il estime que « la France est totalement isolée » en Europe. Que lui répondez-vous ?

C’est à la fois une glorification injustifiée du passé et une déformation de la réalité d’aujourd’hui. Nous n’avons jamais cherché je ne sais quelle alliance avec les pays du sud de l’Europe pour prendre l’Allemagne à revers ou l’isoler. Nous cherchons plutôt, sur chaque sujet, à convaincre et entraîner tous les Européens sur la base de nos positions et de nos propositions, qui sont tournées vers la croissance et l’emploi.

Loin d’avoir perdu tout crédit aux yeux de nos partenaires, nous avons au contraire gagné en crédibilité en faisant le choix du sérieux budgétaire qui, précisément, nous permet d’être écoutés quand nous plaidons pour une réorientation de la politique européenne en faveur de la croissance, tout en refusant l’austérité. C’est pourquoi nous avons différé d’un an l’objectif d’un déficit à 3 % du PIB, en privilégiant les réformes de structure et la maitrise des dépenses publiques.

Enfin, nous ne sommes pas isolés, bien au contraire : aujourd’hui, les Etats-Unis, le FMI et dans une certaine mesure la Commission européenne condamnent comme nous l’austérité et plaident pour la croissance. C’est aussi la position qu’a défendue par exemple il y a dix jours, à Washington, le ministre des finances suédois, Anders Borg. C’est un libéral, chef de file des pays membres de l’Union européenne hors de la zone euro, et pourtant il a dit que, s’il était ministre en France, il défendrait la même politique que moi. Mais attention, il n’accepterait pas un choc frontal avec l’Allemagne. Et quand je parle franchement, fermement et amicalement avec mon homologue Wolfgang Schäuble, il admet que l’essentiel pour la France est qu’elle conduise ses réformes de structure, et non qu’elle s’attache au fétichisme sur un chiffre.

Aujourd’hui, notre relation avec l’Allemagne est beaucoup plus équilibrée qu’elle ne l’était sous le quinquennat précédent. Et elle est aussi beaucoup plus féconde pour l’Europe.

Ce que dit Alain Juppé est donc faux : non seulement nous arrivons à faire bouger les lignes, mais parmi nos partenaires, de plus en plus se rapprochent de notre vision. Aujourd’hui, notre relation avec l’Allemagne est beaucoup plus équilibrée qu’elle ne l’était sous le quinquennat précédent. Et elle est aussi beaucoup plus féconde pour l’Europe.

 Propos recueillis par Thomas Wieder