Invité du Dimanche Le Parisien – Aujourd’hui en France

Retrouvez ci-dessous l’entretien que j’ai accordé au Parisien-Aujourd’hui en France, dans son édition du dimanche 7 juillet.

Invité du Dimanche, je me suis exprimé sur la vie politique française, sur notre politique économique et fiscale, ou encore sur nos réformes pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises.

Le gouvernement a-t-il cédé à des lobbys économiques qui demandaient la tête de Delphine Batho ?
Le départ de Delphine Batho, qui a été une bonne collègue, est dû à un manquement de sa part à l’exigence de cohérence du gouvernement. Rien d’autre, rien de plus. Il n’ a pas eu de complot, pas de forces occultes ! Dans un gouvernement, les ministres sont responsables dans leur domaine de compétence, mais une discipline collective doit exister. C’est à travers le budget que s’exprime l’unité de notre politique. Chacun doit en être solidaire.

Elle met en cause nommément le patron de Vallourec, qui est aussi l’époux de la directrice de cabinet de François Hollande…
Je trouve cette mise en cause infondée et peu fair-play. Par ailleurs, participer au gouvernement de la France est une responsabilité et une chance. Tout ministre devrait, en quittant ses fonctions, conserver un devoir d’élégance. Ça fait partie du contrat moral.

Face à une crise majeure, nous menons une politique de gauche, sérieuse, mais qui refuse l’austérité. Notre boussole, c’est la justice sociale ; notre objectif, c’est la croissance et l’emploi.

Sur le fond, Delphine Batho dénonce un tournant de la rigueur, qui ferait le lit de l’extrême droite. Que lui répondez-vous ?

Elle se trompe. Il n’y a ni tournant ni reniement. Nous poursuivons une stratégie clairement définie d’emblée par François Hollande. Face à une crise majeure, nous menons une politique de gauche, sérieuse, mais qui refuse l’austérité. Réduire les déficits est indispensable. Si nous ne le faisions pas, la dette française, déjà excessive, gonflerait encore et la France perdrait sa crédibilité, au risque de voir ses taux d’intérêt, aujourd’hui historiquement bas, s’envoler. Le sérieux, toutefois, n’est pas une fin en soi. Notre boussole, c’est la justice sociale ; notre objectif, c’est la croissance et l’emploi. Dans le budget 2014, il y a des priorités : l’éducation, l’emploi, la justice, la sécurité, la jeunesse. Pour le reste, tout le monde doit faire un effort. Le ministère de l’Economie et des Finances, par exemple, va ainsi supprimer 2 500 emplois par an et voit ses crédits baisser de 300 M€. Être de gauche, ce n’est pas demander toujours plus de dépenses, c’est trop facile et très daté ! La dépense publique en France atteint déjà 57% du PIB, et c’est un niveau record dans les pays développés. Tout en permettant de financer des politiques publiques de qualité, elle doit diminuer et non augmenter !

Nous avons trouvé le bon équilibre entre la réduction des déficits et le soutien à la croissance. Nous agissons à la fois en redressant les comptes publics et en musclant notre compétitivité

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Ma tribune commune avec Stéphane Le Foll parue dans La Croix sur la lutte contre la spéculation financière sur les matières premières agricoles

Le quotidien La Croix a publié jeudi dernier une tribune que j’ai co-écrite avec Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire, et de la forêt. Elle présente nos engagements dans la lutte contre la spéculation financière sur les matières premières agricoles.

La France s’engage dans la lutte

contre la spéculation financière sur les matières premières agricoles

 

Par Stéphane Le Foll et Pierre Moscovici

Les matières premières agricoles ne sont pas des produits comme les autres. C’est pourquoi elles ne doivent pas faire l’objet de pratiques spéculatives déstabilisatrices.

Les matières premières agricoles ne sont pas des produits comme les autres. Elles constituent, partout dans le monde, la base de l’alimentation de populations parfois démunies. En France, elles jouent un rôle essentiel dans l’économie de nos territoires. C’est pourquoi elles ne doivent pas faire l’objet de pratiques spéculatives déstabilisatrices. C’est ce postulat qui motive l’engagement du Gouvernement dans la lutte contre la spéculation sur les marchés de produits dérivés de matières premières agricoles.

La loi de séparation et de régulation des activités bancaires propose sur ce sujet des avancées décisives.

Face à la financiarisation croissante des marchés de matières premières, il fallait donc réaffirmer le statut à part, unique, des matières premières agricoles. La loi de séparation et de régulation des activités bancaires qui sera adoptée par le Parlement dans les prochains jours propose donc sur ce sujet des avancées décisives.

Pour prévenir une volatilité excessive des marchés de matières premières agricoles, il faut éviter trois écueils qui nourrissent des pratiques spéculatives malsaines : l’opacité des opérations, une emprise trop grande de certains opérateurs et des manipulations délibérées. La loi bancaire apporte, pour chacun, des réponses immédiates et concrètes, en ayant recours à l’interdit à chaque fois que nécessaire, et en visant l’ensemble des acteurs concernés.

Contre l’opacité, d’abord. De nouvelles obligations pèseront sur les acteurs des marchés des matières premières agricoles. Ainsi, toute personne intervenant sur ces marchés devra quotidiennement rapporter à l’Autorité des marchés financiers (AMF) le détail de ses positions tenues sur des instruments dérivés sur matières premières agricoles. L’AMF utilisera ces données pour publier un rapport hebdomadaire permettant de mesurer le poids respectif des opérateurs financiers et des acteurs de la filière dans ces opérations.

La loi interdit aux banques de spéculer sur des produits dérivés agricoles. Elle empêchera également, en amont, la prise de position spéculative.

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Conférence de presse avec Nicole Bricq sur la démocratisation des financements export – Lancement de bpifrance export

J’ai tenu ce midi à Bercy une conférence de presse avec Nicole Bricq, Ministre du Commerce extérieur, sur la démocratisation des financements export.

Nous avons lancé ensemble bpifrance export, qui regroupe une offre de produits simplifiée, facile d’accès et adaptée à chaque besoin des entreprises – prospection des marchés internationaux, financement du développement international, sécurisation du contrat export, investissement à l’étranger…). Ce label a été lancé en présence de Nicolas Dufourq, Directeur général de bpifrance, Christophe Lecourtier, Directeur général d’UBIFRANCE et Jean-Marc Pillu, Directeur général de COFACE et Alain Rousset, Président de l’Association des Régions de France.

Retrouvez ci-dessous le discours que j’ai prononcé à cette occasion, ainsi que les images de cette conférence de presse.

Conférence de presse

« Démocratisation des financements export »

Mercredi 22 mai 2013

 

Madame la Ministre,

Madame et Messieurs les Directeurs,

Mesdames et Messieurs,

L’offensive pour la croissance et l’emploi se gagnera à l’international : telle est la conviction que nous partageons, avec Nicole Bricq, et qui nous réunit aujourd’hui.

L’offensive pour la croissance et l’emploi se gagnera à l’international : telle est la conviction que nous partageons, avec Nicole Bricq, et qui nous réunit aujourd’hui. Alors que la croissance fait défaut en France et dans la zone euro, nous devons aider nos entreprises, les plus petites en particulier, à trouver des opportunités de développement au-delà de leur terrain de jeu traditionnel.

L’ouverture à l’international est une chance pour notre économie, et nous devons pousser notre avantage dans la mondialisation. En France, l’exportation assure un emploi à près de 6 millions de personnes, et chaque milliard d’euros d’exportation engrangé par notre économie crée 10 000 emplois supplémentaires. En miroir de cette ouverture de nos entreprises à l’international, notre économie bénéficie elle aussi des investissements étrangers sur le territoire : les entreprises étrangères emploient près de 13% de la population salariée française et fournissent 20% du total de la R&D des entreprises dans le pays.

Le Pacte pour la Compétitivité, la Croissance et l’Emploi a fait de l’ouverture au monde l’une des priorités du redressement de notre économie.

C’est pour cette raison que le Pacte pour la Compétitivité, la Croissance et l’Emploi a fait de l’ouverture au monde l’une des priorités du redressement de notre économie. Cette priorité se décline en deux volets : attractivité, et compétitivité à l’export.

–         Contrairement aux idées reçues, la France réalise d’excellentes performances en matière d’attractivité du territoire. Notre économie se situe aujourd’hui au deuxième rang des économies les plus attractives en Europe, à égalité avec l’Allemagne, et si l’on examine la part des Investissements Directs Etrangers dans le PIB, la France se place même devant les Etats-Unis, l’Allemagne ou le Japon. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut se reposer sur ses lauriers. Des décisions comme la baisse du coût du travail au travers du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi, ou l’extension du Crédit Impôt Recherche, pour conforter le statut de la France comme eldorado fiscal de la R&D et de l’innovation, prises dans le cadre du Pacte pour la Compétitivité, visaient au contraire à conforter notre position de territoire attractif.

–         Mais il y a un deuxième volet à l’internationalisation des entreprises françaises, sur lequel je veux me concentrer aujourd’hui, avec Nicole Bricq : celui de la compétitivité à l’export. Bien sûr, la capacité de nos entreprises à conquérir des marchés à l’extérieur est d’abord fonction de leur compétitivité tout court – je ne reviens pas sur les initiatives engagées par le Gouvernement en ce sens. Mais elle est aussi fonction du soutien, financier notamment, que la puissance publique apporte à leurs stratégies à l’export. Je pense ici aux grandes entreprises, avec d’ailleurs de beaux succès à nos actifs, comme STX, mais je pense surtout à ce qui fait le cœur de notre tissu productif : les PME. Car les grands contrats, qui ont par le passé beaucoup mobilisé les politiques, qui nous mobilisent encore à juste titre, ne représentent que 30 des 440 milliards d’exportations françaises totales. Le reste, le gros en réalité de notre présence à l’international, ce qu’on appelle le « commerce courant », est le fait de PME, qui ont besoin d’un accompagnement spécifique. C’est sur ce commerce courant qu’il faut porter l’effort, c’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui.

Après le Pacte pour la Compétitivité, notre action pour soutenir la compétitivité export des entreprises françaises s’est structurée en deux temps :

Nous avons, avec Nicole Bricq, desserré les contraintes qui pesaient sur le financement des entreprises à l’export. C’était l’urgence, c’était la priorité.

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Mon interview sur France 3 Basse-Normandie dans le JT 12-13

Dans le cadre de mon déplacement dans l’Orne, j’étais ce midi l’invité du JT 12-13 sur France 3 Basse-Normandie. L’occasion d’expliquer les étapes de ma journée, à la rencontre des acteurs économiques et des habitants de ce département. L’occasion aussi de souligner le rôle essentiel des entreprises dans la croissance et l’emploi en France.

La France est un grand pays, un pays industriel, un pays innovant, un pays de savoir-faire, dans tous ses territoires.

Retrouvez ci-dessous l’extrait de cette interview :

Questions au Gouvernement au Sénat : ma réponse à Roger Karoutchi sur le projet du Grand Paris.

Grand Paris : j’ai répondu cet après-midi à la question du sénateur Roger Karoutchi lors de la séance de questions au Gouvernement. J’y rappelle que le gouvernement mène une politique de développement et d’investissements.

Je sais l’importance du Grand Paris dans le développement économique de notre pays.

Vous pouvez regarder cette vidéo en cliquant sur l’image ci-dessous :

Politique économique et budgétaire du Gouvernement : ma réponse au député Georges Fenech – QAG

Lors de la séance de questions au Gouvernement d’aujourd’hui à l’Assemblée nationale, j’ai répondu à la question du député Georges Fenech, sur la politique économique et budgétaire du Gouvernement.

Nous refusons d’ajouter l’austérité à la récession ou la stagnation.

 

L’indignité

L’indignité

J’ai envie de pousser aujourd’hui un « coup de gueule » contre l’opposition – contre l’UMP et ses pseudo-ténors plus précisément.

Il n’y a qu’une attitude qui soit à la hauteur des responsabilités que nous ont confiées les Français : travailler sans relâche au redressement du pays, pour retrouver des perspectives de croissance et d’emploi.

La France et les Français traversent une période difficile. La croissance a été nulle en 2011, elle sera encore très faible en 2013, même si j’espère que la prévision de la Commission – 0,1% – sera in fine dépassée. Le chômage ne cesse d’augmenter – nous en sommes au 21ème mois consécutif de hausse, et chacun sait que les prochains chiffres ne pourront pas être bons. Dans cette situation, il n’y a qu’une attitude qui soit à la hauteur des responsabilités que nous ont confiées les Français : travailler sans relâche au redressement du pays, pour retrouver des perspectives de croissance et d’emploi. C’est ce que fait le Gouvernement, autour du Président de la République, à travers une politique économique et sociale que j’ai déjà eu l’occasion de dépeindre comme une véritable « révolution copernicienne » : consolidation de la zone euro, réduction des déficits, soutien à la compétitivité, réformes structurelles, à commencer par celle du marché du travail.

Notre action au service des Français est à la fois essentielle et terriblement ardue : nous l’assumons.

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