Débat face à Marine Le Pen hier dans l’émission Mots Croisés sur France 2

Valeurs, Europe, économie, société : je vous invite à voir ou à revoir ci-dessous mon débat face à Marine Le Pen hier dans l’émission Mots Croisés sur France 2. J’y défends une France de la croissance et de l’emploi, porteuse de liberté, d’égalité et de fraternité. J’y porte une France moteur au sein du projet européen, au service des peuples.

Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : « L’âme de la France, c’est l’égalité » (9/15)

« L’âme de la France, c’est l’égalité » : cette conviction guide l’ensemble de mes actions de responsable politique. Dans l’extrait ci-dessous, je reviens sur le discours du Bourget prononcé par François Hollande le 22 janvier 2012, et sur cette notion d’égalité qui m’est chère et qui est fondement des valeurs de la gauche.

 

 

Extrait 9 : « L’âme de la France, c’est l’égalité »

 

Je tiens à repartir un instant du discours du Bourget, le 22 janvier 2012. On en a surtout retenu la charge du futur président de la République contre « la finance », en oubliant à mon sens que son principal enjeu était de porter une vision politique et historique de la France et de l’apport de la gauche à cette histoire.

 

« Je tiens à repartir un instant du discours du Bourget, le 22 janvier 2012. On en a surtout retenu la charge du futur président de la République contre « la finance », en oubliant à mon sens que son principal enjeu était de porter une vision politique et historique de la France et de l’apport de la gauche à cette histoire. Répétons encore une fois les mots prononcés alors : « L’âme de la France c’est l’égalité. » Sans doute y a-t-il sur ce sujet une « sursensibilité » française. Les comparaisons internationales en font clairement état : la France a conservé sa « passion pour l’égalité », pour reprendre la belle expression de Tocqueville. Et sans doute a-t elle une aversion particulière pour la cruelle vérité que rappelle l’économiste Pierre Lemieux : « La liberté individuelle est aussi la liberté de mourir de faim. »

 

Le candidat socialiste remit en tout cas sur le devant de la scène politique le fondement même de l’idéal socialiste depuis Jaurès : la démocratie française est fondée sur un principe d’égalité qui ne saurait être entièrement mis en œuvre que par un gouvernement socialiste.

 

Le candidat socialiste remit en tout cas sur le devant de la scène politique le fondement même de l’idéal socialiste depuis Jaurès : la démocratie française est fondée sur un principe d’égalité qui ne saurait être entièrement mis en œuvre que par un gouvernement socialiste. La réaffirmation du primat de l’égalité dans le discours politique, ce n’était rien moins que rappeler que la gauche est et demeure avant tout porteuse d’un idéal de perfectibilité des individus et des citoyens, perfectibilité dont l’horizon est justement l’égalité. C’est une noble poursuite, aux antipodes de la conception cynique qui fait des politiques sociales rien de plus qu’un instrument de régulation étatique de l’accumulation capitaliste.

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Mon discours hier lors du dîner Financi’Elles et la vidéo de cet évènement

Retrouvez ci-dessous mon intervention lors de l’ouverture du dîner des administratrices de la finance organisé hier soir par Financi’Elles, fédération de réseaux de femmes cadres du secteur de la banque, de la finance et de l’assurance.

J’y ai rappelé ma volonté de promouvoir l’accession des femmes aux plus hauts niveaux de responsabilité, dans le domaine de la finance comme dans l’ensemble des secteurs.

Financi’Elles a réalisé une vidéo de cet évènement, que vous pouvez visionner en cliquant sur l’image ci-dessous :

Ma conviction : se priver de femmes dans les cercles de pouvoir élevés, c’est se priver de talents et d’idées. Je soutiens donc toutes les initiatives qui permettent de valoriser la diversité et la mixité dans la gouvernance des entreprises.

Dîner Financi’Elles

Ouverture

11 juin 2013

 

 

Mesdames et Messieurs,

Je vous souhaite chaleureusement la bienvenue au Ministère de l’Economie et des Finances. Je suis extrêmement heureux de vous accueillir ici. Bercy est un lieu que vous connaissez bien, puisque Financi’Elles est née sous le patronage de celle qui m’a précédé dans ces murs, Christine Lagarde. Il y a des enjeux qui dépassent les clivages partisans et doivent rassembler – mieux, qui doivent faire l’objet d’une saine émulation, et la famille politique à laquelle j’appartiens n’est pas en reste sur le sujet qui nous réunit ce soir : promouvoir l’accession des femmes aux plus hauts niveaux de responsabilités est de ceux-là.

J’ai pour ma part une approche assez simple de la question, une approche qui repose sur quatre convictions.

 Promouvoir des femmes aux postes élevées, il faut arrêter d’en parler, et le faire.

La première, c’est que promouvoir des femmes aux postes élevées, il faut arrêter d’en parler, et le faire. Je ne suis pas quelqu’un qui croit beaucoup aux grands discours sur les bienfaits de la mixité : c’est sans doute une erreur, puisque mes équipes me répètent que j’ai un déficit chronique de popularité dans les sondages auprès des femmes. C’est comme ça. Ce qui m’intéresse, c’est l’action.

Quelques exemples concrets, alors :

–         D’abord, la composition du gouvernement de Jean-Marc Ayrault : la première équipe ministérielle intégralement paritaire de la Vème République ;

–         Dans mon cabinet, les femmes sont bien représentées, et occupent des postes clés. Les affaires européennes, qui mobilisent près d’un tiers de mon temps, sont ainsi gérées par une conseillère ; idem pour le lourd portefeuille de la fiscalité des ménages, ou encore celui des participations stratégiques de l’Etat dans les grandes entreprises industrielles. Mes ministres délégués sont aussi allés dans ce sens, Bernard Cazeneuve a choisi une directrice de cabinet et Benoît Hamon une directrice adjointe de cabinet.

–         Cette conviction est chez moi ancienne : quand j’ai été nommé Ministre de l’Economie et des Finances, j’ai fait venir de l’extérieur cinq collaborateurs avec qui j’avais travaillé auparavant ; quatre d’entre eux sont des femmes.

Dès mon arrivée à Bercy, j’ai donné instruction d’accélérer et d’intensifier la mise en œuvre du plan d’action en faveur de l’égalité professionnelle.

–         Troisième exemple : dès mon arrivée à Bercy, j’ai donné instruction d’accélérer et d’intensifier la mise en œuvre du plan d’action en faveur de l’égalité professionnelle. C’est l’une des priorités structurantes de la politique de ressources humaines que j’ai définie en octobre dernier. J’ai notamment exigé une parité effective dans les jurys des concours d’accès à la fonction publique gérés par ce ministère dès 2013, ainsi que le développement d’actions pour mieux concilier vie professionnelle et vie privée, en mobilisant le budget d’action sociale ministériel. Lorsque j’ai rencontré les organisations syndicales il y a une dizaine de jours, je leur ai proposé d’engager une négociation pour aboutir, je l’espère en fin d’année, à un accord collectif ambitieux en matière d’égalité professionnelle sur la période 2014-2016.

–         Quatrième exemple : alors que le Parti socialiste a profondément renouvelé son vivier de candidats aux dernières élections législatives, j’ai contribué à faire émerger de nombreuses jeunes députées de la « nouvelle vague » : Axelle Lemaire, qui a refusé un poste de ministre ; Karine Berger et Valérie Rabault, deux brillantes économistes, batailleuses, l’une de l’Ecole des Ponts l’autre de Polytechnique, qui viennent du monde de la finance et qui jouent un rôle clé dans la réforme bancaire en cours ; Corine Narassiguin, à qui j’ai confié une mission sur la gouvernance des entreprises, ou encore Bernadette Laclais.

En matière d’accession des femmes aux postes de haut niveau, il faut passer de la parole aux actes, et se sentir personnellement tenu par cet objectif.

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