Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Maïtena Biraben dans la Matinale de Canal +.
élections
Pierre Moscovici invité du JT de 20h sur France 2
Pierre Moscovici était hier soir l’invité, aux côtés de Laurent Fabius et Jean-François Copé, du Journal Télévisé de 20h sur France 2.
Pierre Moscovici invité d’Europe 1
Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Bruce Toussaint sur Europe 1.
"Sarkozy ne peut plus faire ce qu'il… par Europe1fr
Pour réussir les primaires
Cette fois, c’est parti ! Avec le dépôt des candidatures aux primaires, le grand débat des socialistes va pouvoir enfin démarrer. Bien sûr, la compétition était en vérité lancée depuis des mois, les prétendants préparaient leurs équipes, montraient leurs muscles, labouraient le terrain. Mais cette pré-campagne était à bien des égards virtuelle. Parce qu’on n’en connaissait pas la véritable configuration – l’hypothèse de la candidature de Dominique Strauss-Kahn, dominait le paysage jusqu’au 15 mai, elle l’aurait bouleversé. Parce que la résolution des acteurs n’était pas définitive – l’enjeu est de taille. Désormais nous connaissons la donne. Six candidats brigueront les suffrages des sympathisants socialistes et de gauche : Martine Aubry, Ségolène Royal, François Hollande, Manuel Valls, Arnaud Montebourg et pour nos amis Radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet. Il y a là de quoi permettre une compétition de qualité. Je veux analyser les conditions de sa réussite.
Une primaire réussie sera une primaire ouverte et nombreuse. Les sondages montrent l’intérêt des français de gauche pour cette consultation inédite. En théorie, 4 à 5 millions de citoyens se sentent concernés. Chacun sait bien, en réalité, que ce chiffre risque d’être inférieur : si les primaires attiraient 1 à 1,5 millions d’électeurs, ce serait déjà, pour cette grande première, un succès formidable. Une telle participation donnerait au candidat socialiste un formidable élan, une forte capacité de conviction. Ce résultat n’est pas acquis. Il suppose de la part du Parti socialiste – dont l’appareil, dans cette période particulière, doit rester neutre et préserver l’équité entre les candidats – une solide campagne d’information. Cela implique aussi, du côté des candidats, une campagne de mobilisation : la maîtrise des réseaux, physiques et sociaux, sera une des clés du succès.
Nous avons tous voté le même projet, qui a au demeurant des qualités réelles – engagement à gauche, mutation sociale – écologique au premier chef. Celui-ci constitue notre socle commun, il doit être respecté comme tel. Cela n’interdit pas des visions contrastées, des hiérarchies différentes, des propositions supplémentaires.
Une primaire réussie sera une primaire de débat. Nous sommes confrontés à une difficulté objective. Le Parti socialiste, échaudé par ses divisions passées, a depuis le Congrès de Reims privilégié l’unité, cachant les divergences ou les nuances pourtant réelles. Pour ma part, à titre d’exemple, j’ai adopté toutes les conclusions de nos conventions nationales, même si j’éprouvais, sur le texte proposé par Laurent Fabius sur l’international et l’Europe comme sur les propositions de Benoît Hamon sur l’égalité réelle, de vraies réserves. Nous avons tous voté le même projet, qui a au demeurant des qualités réelles – engagement à gauche, mutation sociale – écologique au premier chef. Celui-ci constitue notre socle commun, il doit être respecté comme tel. Cela n’interdit pas des visions contrastées, des hiérarchies différentes, des propositions supplémentaires.
Pierre Moscovici invité de France 2
Pierre Moscovici était ce matin l’invité de France 2 dans l’émission « Les 4 vérités »
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Pierre Moscovici invité d’Europe 1
Pierre Moscovici était ce matin l’invité d’Europe 1
Pierre Moscovici invité du Grand Journal
Pierre Moscovici était l’invité de Michel Denisot dans le Grand Journal de Canal+ mercredi 24 mai au soir.
«Je me sens prêt à exercer des responsabilités»
Le député du Doubs, qui se disait en «réserve» au cas où DSK ne se présentait pas, déclare être prêt à se lancer dans la course de la primaire socialiste. Mais « sans précipitation ». « Il y a une place pour une candidature porteuse de renouvellement », estime-t-il.
Interview parue dans Les Echos
Ce mardi soir Martine Aubry et Ségolène Royal tienent une réunion publique sur le projet du PS pour 2012. On évoque déjà la constitution d’un front anti-Hollande. Qu’en pensez-vous ?
Cette problématique ne m’intéresse pas beaucoup. Je ne ferai partie ni d’un « tout sauf Hollande » ni d’une combinaison autour de lui. Je veux éviter un remake du congrès de Reims. Élevons le débat, donnons du sens. Tout reste possible, le meilleur, mais aussi le pire : l’élimination au premier tour de la présidentielle. J’aborde les primaires avec de l’inquiétude, de l’espoir, une grande liberté d’esprit et beaucoup de détermination, en me posant des questions de substance et non des questions de personne. Dominique Strauss-Kahn me semblait apporter quelque chose qu’aucun autre n’était capable d’entraîner : le réformisme radical, le socialisme de l’émancipation, l’accent mis sur l’éducation, l’investissement, les banlieues, la lutte contre les inégalités… Tout cela couplé avec une très forte crédibilité économique et une capacité de leadership. Il dépassait le PS en tout cas, il élargissait sa base. Il n’est pas remplacé aujourd’hui. Je ne voudrais pas que l’on démarre la campagne des primaires en faisant comme d’habitude : le roi est mort, vive le roi ! Nous devons réfléchir collectivement pour faire en sorte que nos primaires ne soient pas un mauvais congrès de plus, mais le lancement d’une dynamique qui nous amène à la victoire en 2012, car je pense que, plus que jamais, la défaite est interdite.
Vous dites que vous êtes déterminé : allez-vous déclarer votre candidature à la primaire ?
Je pense qu’il y a une place pour une candidature porteuse de renouvellement, tout en exprimant une expérience nationale et internationale. Si je suis candidat, ce sera pour porter un message fort et original
Je me sens prêt à exercer des responsabilités au service de la gauche et de mon pays. Pas de précipitation toutefois. Voyons comment se dessine le paysage des primaires. Je n’ai pas le sentiment que les différents postulants aient à ce stade donné un sens à leur candidature. Je pense qu’il y a une place pour une candidature porteuse de renouvellement, tout en exprimant une expérience nationale et internationale. Si je suis candidat, ce sera pour porter un message fort et original. Mais j’ai appelé à la décence. Je me l’applique d’abord à moi-même. En toute hypothèse, je suis déterminé à ce que les idées réformistes, sociales-démocrates, européennes, pèsent de tout leur poids, et dans la campagne des primaires et dans la présidentielle. J’ajoute qu’il faut également proposer aux Français un vrai renouvellement politique et un brassage des générations : il serait absurde, en 2012, de revenir à 1997 avec les mêmes idées, les mêmes hommes et les mêmes méthodes.





