Discours pour la Plénière d’ouverture du Salon des Entrepreneurs aujourd’hui

J’ai visité aujourd’hui le Salon des Entrepreneurs à Paris, à la rencontre des entrepreneurs et des entreprises. J’ai conclu la plénière d’ouverture du Salon, sur le thème « Entreprendre en 2014 ! Méthodologie, accompagnement et bonnes pratiques pour entreprendre ». Ministre de l’Economie et des Finances, je suis aux côtés des entreprises pour qu’elles se développent en France, pour qu’elle innovent et embauchent. C’est le sens de mon discours, que vous pouvez lire ci-dessous :

Discours pour la plénière d’ouverture du Salon des Entrepreneurs

– Mercredi 5 février 2014 –

 

 

Monsieur le Président de la CCI Paris Ile-de-France,

Monsieur le Président du Groupe les Echos,

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Mesdames et Messieurs,

 

Bonjour à tous et merci pour votre présence aujourd’hui.

Si je suis présent parmi vous, à la 21e édition du Salon des entrepreneurs, c’est parce que je suis le ministre de l’Economie et des Finances. C’est-à-dire le « ministre des entreprises ». Et Bercy est la « Maison des entreprises ». Nous sommes mobilisés, à vos côtés, pour vous soutenir et vous accompagner dans vos projets et dans votre travail au quotidien.

Je suis ici pour vous dire à quel point l’action publique est forte et engagée au service de l’emploi. Et donc des entreprises, et donc des entrepreneurs.

Je suis ici pour vous dire à quel point l’action publique est forte et engagée au service de l’emploi. Et donc des entreprises, et donc des entrepreneurs. Le Gouvernement veut répondre à l’urgence de vos besoins. C’est précisément la raison pour laquelle le Président de la République a souhaité créer le Pacte de responsabilité. Le pari qui est fait est celui de l’investissement, pour l’innovation et la compétitivité, et donc pour l’emploi. C’est dans ce sens que le Gouvernement avait lancé les Assises de l’entrepreneuriat, en janvier 2013, – il y a un an -, avec pour mission de réfléchir à de nouvelles mesures en faveur de l’entrepreneuriat en France. Cette initiative montre qu’il s’agit d’une priorité du Gouvernement et de sa volonté d’avoir une approche globale de la problématique qui concerne toutes les dimensions de la vie de l’entreprise.

Le ministre des entreprises que je suis a également à cœur, – à l’aide de la réforme fiscale -, d’orienter l’épargne vers les TPE et les PME.

Le ministre des entreprises que je suis a également à cœur, – à l’aide de la réforme fiscale -, d’orienter l’épargne vers les TPE et les PME, pour qu’elles soient mieux aidées et pour qu’elles puissent, – plus facilement, plus rapidement -, investir, grandir et conquérir ! Les outils sont là ; c’est le sens des réformes que j’ai pilotées depuis le début du quinquennat. Le PEA-PME, dont les décrets sont sur le point de paraître. Le corporate venture, qui incite à l’investissement en fonds propres des grandes entreprises dans les PME/ETI. La réforme de l’assurance-vie, dont l’objectif est d’augmenter massivement la part de l’assurance-vie investie en actions. La réforme des dispositifs d’incitation à l’investissement des particuliers dans les PME et les entreprises innovantes.  Ou encore, la réforme des plus-values mobilières afin d’encourager la création d’entreprise.

Les questions de financement demeurent, pour beaucoup d’entre vous, un sujet d’inquiétude : je le sais. Cette situation est d’abord le résultat de la conjoncture difficile. Notre devoir est de vous aider. Les outils de la Bpifrance, en partenariat avec les acteurs financiers, permettent de soutenir la trésorerie des entreprises en cas de difficultés et de répondre à leurs besoins de financement. Je suis également mobilisé pour que les banques soient plus particulièrement attentives aux PME.

Mais il faut également se tourner vers des solutions novatrices. Je sais que vous attendez beaucoup du financement participatif, dont le Président de la République avait annoncé l’établissement d’un cadre juridique lors des Assises de l’entrepreneuriat. C’est un sujet qui passionne, à juste titre ! Je vous remercie d’avoir joué le jeu de la concertation, qui nous permettra, à Fleur Pellerin et à moi, de vous présenter dans les prochaines semaines, un cadre permettant une réelle intégration du crowdfunding dans la chaîne de financement des entreprises.

Depuis le début du quinquennat, nous avons souhaité mettre en place très rapidement des mesures très concrètes, très simples et très efficaces parce qu’elles sont très importantes pour vous.

Continuer la lecture

Mon discours lors de l’ouverture des Assises de l’entreprenariat hier

J’ai ouvert hier, avec ma collègue Fleur Pellerin, les Assises de l’entreprenariat. J’ai réaffirmé notre politique volontariste en faveur de la compétitivité française. Le Pacte national pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi, notamment avec le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et avec la Banque publique d’investissement, constitue une avancée majeure dans le sens du renforcement de notre compétitivité. J’ai aussi rappelé notre volonté de remettre l’entrepreneur au cœur de la société.

Retrouvez ci-dessous le discours que j’ai prononcé à cette occasion :

 

Assises de l’entreprenariat 2013

Ouverture – Lundi 29 avril 2013

 

Mesdames et Messieurs,

C’est avec grand plaisir que j’ouvre aujourd’hui, avec ma collègue Fleur Pellerin, ces Assises de l’entreprenariat – et vous me permettrez d’accueillir particulièrement chaleureusement la vingtaine de chefs d’entreprises du Pays de Montbéliard qui sont parmi nous.

Einstein disait : « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ». Un autre disait que c’était la révolution qui était comme une bicyclette, mais c’est une autre référence. Si on file un peu la métaphore, relever la compétitivité française, c’est pareil, et aujourd’hui nous sommes donc là pour avancer.

Nous avons passé un premier braquet avec le Pacte pour la Compétitivité, la Croissance et l’Emploi, publié le 6 novembre, et sa mesure phare, une baisse du coût du travail de 20 milliards d’euros au travers du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi. Nous passons aujourd’hui le deuxième.

Ces assises doivent je crois être l’occasion, pour le Gouvernement, de faire passer un message et de rétablir quelques vérités.

Ces assises doivent je crois être l’occasion, pour le Gouvernement, de faire passer un message et de rétablir quelques vérités. Je n’ignore pas, en tant que Ministre de l’économie, les interrogations qui peuvent traverser le monde de l’entreprise au sujet des perspectives économiques de notre pays.

Ces Assises ont permis de se dire ce qui doit être dit et de mettre les choses à plat. En cela, elles doivent être un levier pour que, en confiance, nous travaillions ensemble pour redresser la France. J’insiste sur ce thème de confiance. Je veux le dire ici très nettement, en tant que Ministre de l’économie, mais aussi des entreprises : ce gouvernement et les socialistes en général sont des soutiens convaincus de nos entreprises. Cela doit être dit et cela doit être entendu. François Hollande, qui s’exprimera tout à l’heure, est un social-démocrate convaincu. Je le suis aussi. Je n’ignore pas les voix dissonantes qui se font parfois entendre mais c’est cette ligne politique et économique que les Français ont choisi en mai 2012 et c’est elle qui s’appliquera.

Ce « socialisme de la production » part d’une conviction : c’est dans nos entreprises que se créent la valeur et l’emploi

Continuer la lecture

Lutte contre les déficits, pacte de compétitivité, croissance : mon interview au Nouvel Observateur

Retrouvez ci-dessous mon interview au Nouvel Observateur.

Lutte contre les déficits, pacte de compétitivité, modernisation de l’administration publique… « Chacun sait et voit que ce gouvernement a fait des choix courageux », estime Pierre Moscovici. Dans un contexte de crise, l’exécutif doit faire face aux critiques du patronat, aux réticences de ses partenaires politiques, et à la perte de confiance de l’opinion publique. Avec le pacte pour la compétitivité et l’emploi, il estime qu' »une page a été tournée ». Entre la stabilisation de la zone euro et la réforme de l’économie nationale, le ministre de l’Économie et des Finances plaide pour une politique conciliant croissance et pouvoir d’achat.

Qu’attendez-vous de l’intervention du président de la République mardi ?

– C’est un moment important, un moment où des choix clairs et forts ont été posés sur la table, avec notamment le pacte de compétitivité la semaine dernière, ou le lancement des emplois d’avenir. Les Français verront un chef d’État qui lui aussi est au clair, qui a une vision, qui sait où il va, où il les entraîne, avec courage et en pleine conscience de la difficulté de la situation.

Le pouvoir d’achat est toujours une boussole forte pour nous.

La droite reproche au gouvernement d’avoir réinstauré la TVA sociale après l’avoir supprimée et d’avoir découvert un peu tard le problème de coût du travail. Assistons-nous en ce moment à un changement du logiciel de la gauche ?

– Non, il y a une cohérence. Cette cohérence était déjà présente lors de la campagne présidentielle. La France a été affaiblie par dix années de gouvernement de droite. Le diagnostic que Louis Gallois a établi le dit nettement, c’est d’ailleurs la première phrase de son rapport : la compétitivité de la France a régressé. Je pourrais aussi ajouter que l’endettement s’est accru, que le chômage atteint des niveaux insupportables, que notre commerce extérieur a reculé, que la désindustrialisation s’est aggravée. C’est la raison pour laquelle il faut mener une politique de redressement. Cela se fait à la fois pour les comptes publics, pour l’Europe, et aussi via le pacte de compétitivité. Mais nous avons toujours en tête la justice, et d’abord le pouvoir d’achat. Contrairement à ce que dit la droite, nous n’avons pas opéré de conversion à une quelconque forme de TVA sociale. Ce que nous faisons n’a rien à voir avec la TVA de Nicolas Sarkozy. La preuve c’est que nous l’avons supprimée. Nous évitons pendant l’année 2013, qui est une année d’efforts, une ponction sur le pouvoir d’achat des Français, notamment des couches populaires et des couches moyennes. Il n’y aura d’augmentation de la TVA qu’à partir du 1er janvier 2014. Et encore, elle sera différenciée, puisqu’à l’augmentation de 0,4 point du taux supérieur répondra une diminution de 0,5 point du taux réduit qui, je vous le rappelle, concerne les dépenses de consommation courantes comme l’alimentation ou l’énergie, qui comptent pour beaucoup dans le budget des familles qui ont des revenus modestes. Le pouvoir d’achat est toujours une boussole forte pour nous.

Chacun sait et voit que ce gouvernement a fait des choix courageux.

L’opposition et le patronat se sont prêtés à une campagne de décrédibilisation du gouvernement. Que répondez-vous ?

– Une page a été tournée de manière très claire. J’ai passé la moitié de la semaine dernière sur le terrain. J’ai été à Lyon, j’ai été à Dijon, j’ai été à Montbéliard, mon propre territoire, et je vois des entrepreneurs, des vrais, qui nous disent : « Ça y est, ça va dans le bon sens. » Il peut y avoir tel ou tel jugement sur les détails de telle ou telle mesure. Les attentes ne sont pas toutes levées. Mais chacun sait et voit que ce gouvernement a fait des choix courageux, qu’il a pris les problèmes à bras le corps, qu’il n’a pas nié les problèmes de compétitivité en France, y compris les problèmes de compétitivité-coût. Il fait un effort sans précédent pour le pays, que la droite avait abîmé. Cette démarche ambitieuse permet une mobilisation et un rassemblement. Le climat a changé et je m’en réjouis.

Continuer la lecture

Pierre Moscovici : « L’absence de réformes structurelles ne nous serait pas pardonnée » [Les Echos]

cc Parti socialiste

Notre ambition est de redresser la maison France, elle doit être collective et partagée.

Le patronat parle d’une situation économique « gravissime » et appelle à des réformes structurelles très fortes. Faites-vous le même diagnostic ?

Attention à ce ton catastrophiste. Il faut sortir de ce climat de tension qui n’est pas sain. Notre ambition est de redresser la maison France, elle doit être collective et partagée. Je veux être le ministre des entreprises, je revendique une attitude pro-entreprises. Sans les entreprises et les entrepreneurs, pas de création de richesse, pas d’emplois, pas de croissance. Elles doivent trouver dans les pouvoirs publics un partenaire stable, positif. On n’insiste pas assez sur toutes les mesures fiscales qui restent inchangées et qui soutiennent nos PME. Aucune des mesures fiscales du PLF ne les affecte. Toutes ont prévu une franchise ou un abattement pour faire en sorte que les PME ne supportent aucune surcharge fiscale. Un exemple, l’exonération des plus-values pour les entrepreneurs partant en retraite et pour ceux qui réinvestissent leurs plus-values n’a jamais été remise en cause. En revanche, nous élargissons l’accès au crédit d’impôt recherche et nous offrons le concours de la Banque publique d’investissement. Et nous sommes fiers aussi de nos grands groupes ! C’est pourquoi il faut éviter les excès de langage et veiller à ne pas utiliser des termes qui discréditent la France dans son ensemble. Le gouvernement ne pratique pas de racisme anti-entreprises. Il ne faudrait pas non plus faire de faux procès systématique contre le gouvernement. Nous avons un cap, nous savons où nous allons, nous voulons redresser la France dans la justice, créer les conditions d’une croissance solidaire, durable, créatrice d’emplois. Nous travaillons dans l’intérêt du pays.

Le Medef exige le retrait de la soumission des plus-values mobilières au barème de l’impôt sur le revenu…

Les refus de principe, les combats frontaux affaiblissent toutes les parties. Cela n’a pas de sens d’engager un bras de fer, avec la volonté d’avoir un gagnant et un perdant. Quand un mouvement spontané soulève de vraies questions, je l’accueille. Quand les chefs d’entreprise, à travers leurs organisations, souhaitent une écoute, un dialogue, ma porte est ouverte. Quand on bascule sur des critiques globales et idéologiques, je le refuse. Tout le monde doit participer à l’effort collectif de redressement, y compris les entreprises. A un moment, il faut savoir atterrir, mettre fin à une mauvaise querelle, trouver des compromis intelligents.

Les aménagements sont-ils calés ?

Nous sommes fermes sur les principes, mais très pragmatiques dans la mise en œuvre. Il n’est pas question de revenir sur l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail. Mais je veux combattre la rente et la spéculation, surtout pas la prise de risque. Or les plus-values de cession pour les entrepreneurs ne sont pas un revenu du capital comme un autre. Elles s’apparentent davantage au revenu d’un travail créatif. Nous avons donc décidé plusieurs aménagements, à débattre avec le Parlement. D’abord, de revenir sur la rétroactivité de la mesure en 2012. Ensuite, la réforme ne s’appliquera pas aux créateurs d’entreprise, les abattements seront renforcés pour les investisseurs, les « business angels » seront encouragés à réinvestir. Quant aux gestionnaires de fonds et aux dirigeants détenteurs d’actions gratuites, ils seront traités de façon spécifique.

Pouvez-vous garantir que la taxation à 75 % des revenus élevés n’aura pas d’incidence sur les grands groupes, qu’il n’y aura pas de départs des états-majors ?

Je ne suis pas le camarade des patrons, comme on le disait de Gerhard Schröder ! Mais je vois beaucoup de chefs d’entreprise, c’est dans mon rôle, et aucun de mes interlocuteurs ne me parle aujourd’hui de la taxe à 75 %. Aucun. Et je vous rappelle que les 75 % sont une mesure exceptionnelle dont la durée est limitée à deux ans.

Continuer la lecture

Pierre Moscovici invité de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à la vidéo (émission du 15/10)

Retrouvez ci-dessous le script de l’interview :

William LEYMERGIE

Pour « Les 4 vérités », Roland SICARD reçoit ce matin Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances.

Roland SICARD

Bonjour à tous, bonjour Pierre MOSCOVICI.

Pierre MOSCOVICI

Bonjour.

Roland SICARD

Claude BARTOLONE, le président de l’Assemblée, disait hier que l’objectif de 3 % pour le budget 2013 était absurde. Vous présentez le budget demain, avec cet objectif. Ça fait un peu désordre, non ?

Pierre MOSCOVICI

Tout d’abord, je crois que ce n’est pas exactement dans ce contexte-là que les choses se disaient, et c’était le rôle respectif du Parlement que de…

Roland SICARD

C’était les termes précis.

Pierre MOSCOVICI

Le rôle respectif du Parlement, que d’animer les débats, et puis le gouvernement de présenter son projet. Mais je voudrais revenir sur le fond, parce que c’est ça qui est important. La France est une grande économie, c’est la 5ème puissance économique du monde. Je reviens du Fonds monétaire international, des assemblées générales de la Banque mondiale, qui se tenaient à Tokyo, et il y a un crédit de la France, il y a une crédibilité de la France, et cette crédibilité, elle s’attache à un pays qui est capable de se désendetter, qui respecte ses engagements devant les Européens, et qui mène des efforts, pour réussir à asseoir, à redresser ses comptes publics. C’est ce que nous faisons. Et les engagements pris sont de 3 %, les engagements pris seront tenus. Il y va de la qualité de notre signature, il y va de notre crédibilité, une fois encore, et moi, avec Jérôme CAHUZAC, nous sommes les garants de cela. Il faut que ce pays se désendette. Vous savez, chaque euro que nous consacrons à la dette publique, en plus, c’est un euro en moins pour l’éducation, pour la sécurité pour l’hôpital, pour la compétitivité. Se désendetter, et tous ceux qui nous écoutent et nous regardent, le savent, c’est une impérieuse nécessité. Un pays qui s’endette c’est un pays qui s’affaibli et c’est un pays qui tire des traites sur l’avenir.

Continuer la lecture

Questions au Gouvernement – Pierre Moscovici répond à Olivier Dassault

Lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, Pierre Moscovici a répondu mercredi 3 octobre 2012 à la question d’Olivier Dassault, député UMP, sur le Budget 2013, la compétitivité et les entrepreneurs.