Mon interview ce matin sur RTL par Jean-Michel Aphatie

Invité politique de la matinale de RTL à 7h50, j’ai répondu aux questions de Jean-Michel Aphatie sur l’actualité politique et économique et France et au sein de l’Union européenne, sur la réorientation de l’Europe vers la croissance et l’emploi, sur le rôle des entreprises et sur la finance.

A voir ou revoir ci-dessous, mon interview :


Pierre Moscovici : Emmanuel Macron « est un… par rtl-fr

Mon interview dans le quotidien belge Le Soir

Avenir de l’Europe, prochain mandat de la Commission européenne, relance des investissements privés et publics, croissance européenne, politique industrielle, Banque centrale européenne, soutien aux entreprises, Union bancaire, place de la Grande-Bretagne en Europe : autant de sujets sur lesquels je m’exprime dans une interview accordée au quotidien belge Le Soir.

Retrouvez mes réponses ci-dessous :

On a beaucoup parlé de restauration de la compétitivité au cours de ce débat. Elle passe par des investissements importants, dans les infrastructures, dans le transport… Mais la lourde position d’endettement de la plupart des pays européens autorise-t-elle ces investissements ?

Tout euro consacré au service de la dette est un euro perdu pour le service public ou pour la compétitivité de l’économie.

D’abord, il faut gérer les finances publiques sérieusement. Tout euro consacré au service de la dette est un euro perdu pour le service public ou pour la compétitivité de l’économie. L’idée qu’on puisse revenir à des politiques de gestion laxistes est une idée folle. Nous devons nous en tenir à nos engagements vis-à-vis des prescrits européens. Je ne demande pas un changement des règles. Ensuite, le désendettement sans croissance, cela ne fonctionne pas. Si on se contente uniquement de politiques d’austérité, nous resterons dans une phase de stagnation longue. Couplée à une inflation extrêmement basse, ce serait catastrophique.

Comment sort-on de cette spirale négative ?

Il est nécessaire que le marché intérieur s’ouvre, car c’est une source d’économies et d’investissements, notamment dans les secteurs les plus porteurs pour l’avenir – numérique, télécoms, transports, énergie.

On doit mieux orienter les ressources d’épargne en Europe, abondantes, vers les besoins d’investissement, qui sont massifs. Qu’il s’agisse d’investissements privés ou publics, voire de partenariats public-privé. De ce point de vue-là, il faut s’appuyer sur la Banque européenne d’investissement, qui doit être prête à prendre des risques, et dont les fonds doivent arriver jusqu’aux petites et moyennes entreprises. Elle doit être capable de bâtir des partenariats entre le public et le privé plus ambitieux qu’aujourd’hui, y compris dans des projets d’infrastructure. Il est aussi nécessaire que le marché intérieur s’ouvre, car c’est une source d’économies et d’investissements, notamment dans les secteurs les plus porteurs pour l’avenir – numérique, télécoms, transports, énergie. Enfin, je crois qu’il faudrait qu’on se penche sur une vraie politique industrielle qui puisse trouver des sources de financement dans ce qu’on appelle les «project bonds» (emprunts communs européens pour financer des projets d’infrastructures, NDLR).

On sait que les entreprises sont le terreau d’emplois futurs qui vont permettre de «faire plus d’Europe», comme vous dites, mais aujourd’hui, la confiance n’existe pas pour les aider à se développer…

L’Union bancaire n’est pas une réforme technique, c’est une réforme politique majeure.

C’est la raison pour laquelle nous avons construit l’union bancaire. Elle a pour but d’éviter que ne se reproduisent les facteurs d’instabilité qui ont mené à la crise financière en 2008. Mais plus profondément encore, l’Union bancaire, c’est ce qui doit permettre d’égaliser les conditions de crédit en Europe, et de permettre que les décisions justes prises par la Banque centrale européenne (BCE) se répercutent aux petites et moyennes entreprises. Imaginez deux entrepreneurs dans l‘hôtellerie, l’un à Salzbourg, l’autre à Trieste, l’un dans un pays triple A et l’autre dans un pays qui a connu des difficultés d’endettement… Eh bien, cet entrepreneur ne doit pas acquitter le même taux d’intérêt. Or, les choses doivent absolument s’égaliser. L’Union bancaire n’est pas une réforme technique, c’est une réforme politique majeure.

Une grande méfiance envers une Europe que d’aucuns jugent technocratique, peu à l’écoute des gens, est ressortie des élections…

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Interview sur BFM Business à l’issue du Forum économique franco-chinois aujourd’hui

Dans l’interview à BFM Business à voir ci-dessous, je suis revenu ce matin sur les enjeux de la relation économique entre la France et la Chine. Ayant introduit le Forum économique franco-chinois de Bercy, je m’exprime dans cet entretien sur les investissements chinois, sur les partenariats en cours et à venir entre nos deux pays, et sur l’attractivité de la France. J’y présente également toutes les opportunités créées par l’accord entre l’Etat, Dongfeng, et PSA, signé hier.

Les investissements chinois sont créateurs de croissance et d’emplois en France.


Pierre Moscovici qualifie l’accord entre… par BFMBUSINESS

Mon interview parue aujourd’hui dans Les Echos

Je m’exprime aujourd’hui dans Les Echos, revenant sur les enjeux des partenariats entre la France à la Chine, à l’occasion de la visite du président chinois, Xi Jinping. Je présente l’importance de l’accord entre PSA, Dongfeng et l’Etat, qui permettra de renforcer la pérennité de PSA et de garantir son ancrage français, et qui accompagnera le groupe dans son développement et ses projets. J’aborde également la coopération entre nos deux pays, la volonté de rééquilibrer les investissements et les échanges, et les perspectives en matière d’internationalisation de la devise chinoise.

Qu’attendez-vous de la visite du président chinois, Xi Jinping ?

Cette visite illustre une volonté politique d’accroître les échanges entre les deux pays et de rééquilibrer les flux à la fois commerciaux et d’investissement.

Cette visite, qui coïncide avec le cinquantième anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, est extrêmement importante. Elle illustre une volonté politique d’accroître les échanges entre les deux pays et de rééquilibrer les flux à la fois commerciaux et d’investissement, alors que nos échanges se sont légèrement infléchis l’an dernier. Je souhaite aussi qu’il y ait des synergies entre les entreprises qui soient mieux exploitées, afin de permettre aux entrepreneurs chinois de travailler sur le continent européen à partir de la France et aux entreprises françaises de se développer en Chine. Il y a aujourd’hui 250 entreprises chinoises présentes sur le territoire français, alors que les sociétés françaises sont beaucoup plus nombreuses en Chine. Cette visite illustre aussi une volonté commune de rééquilibrer les investissements, alors que nous sommes aujourd’hui dans un rapport de un à trois en faveur de la Chine. A ce titre, l’investissement de Dongfeng dans le capital de PSA est emblématique. C’est en effet le plus gros investissement chinois réalisé à ce jour en France.

L’Etat entre au capital de PSA à l’occasion de cet accord. Quel rôle va-t-il jouer en tant qu’actionnaire ?

La qualité de nos relations bilatérales et la relation que j’ai pu nouer avec le vice-premier ministre, Ma Kai, auront grandement facilité cet accord entre PSA et Dongfeng, qui a une force symbolique très importante pour les Chinois.

L’Etat, comme actionnaire de long terme, entend jouer un rôle actif. Nous sommes là en actionnaire avisé, bien sûr, mais aussi pour accompagner l’entreprise dans son développement et ses projets, stabiliser son actionnariat, garantir l’ancrage français de PSA, à la fois en termes de sites de production, mais aussi de centres de décision et de R&D. L’Etat n’est pas là pour observer, mais pour participer à la gouvernance et jouer pleinement son rôle. La qualité de nos relations bilatérales et la relation que j’ai pu nouer avec le vice-premier ministre, Ma Kai, auront grandement facilité cet accord entre PSA et Dongfeng, qui a une force symbolique très importante pour les Chinois. Il a une dimension financière, mais aussi un sens industriel, en permettant à PSA de se développer sur le marché chinois et à Dongfeng d’accompagner PSA. Avec cet accord, nous faisons la preuve que la France est un pays attractif pour la Chine.

Sur quels secteurs devons-nous miser pour rééquilibrer nos échanges avec la Chine ?

Nous organisons demain, avec Nicole Bricq, un grand forum économique franco-chinois, au cours duquel se rencontreront plus de 400 entreprises françaises et chinoises.

5 jours 5 questions : vidéo n°5 de réponse à deux questions d’internautes sur les bitcoins et le Crédit d’impôt recherche

Dans le cadre de la série « 5 jours 5 questions » sur gouvernement.fr, je réponds aujourd’hui à deux questions posées sur Twitter par des internautes.

La première question porte sur les bitcoins. Je suis pour un encadrement des bitcoins en France et en Europe, afin que les aspects positifs perdurent mais que les risques soient jugulés.

Ma deuxième réponse en centrée sur les atouts du Crédit d’impôt recherche (CIR). Ce dispositif que nous avons étendu permet à un grand nombre d’entreprises d’investir. Nous avons fait le choix de l’avenir, de l’innovation, de l’attractivité.

Retrouvez ci-dessous mes deux réponses en vidéo :

Signature de la lettre d’intention entre MSC Croisières et STX France de commande de deux paquebots géants

J’ai annoncé ce matin la signature entre MSC Croisières et STX France d’une lettre d’intention pour la commande de deux paquebots géants, représentant un montant d’environ 1,4 milliard d’euros, avec deux autres navires en option. Présent à la signature de cette lettre d’intention, j’ai souligné à quelle point cette très bonne nouvelle était importante pour l’emploi sur les chantiers navals de Saint-Nazaire. J’ai été très attentif à cette négociation, et son aboutissement aujourd’hui témoigne de l’excellence des savoir-faire des entreprises françaises, et de la confiance que MSC Croisières accorde à notre industrie. Ce chantier représentera 16 millions d’heures de travail pour STX France et ses co-réalisateurs, et je m’en réjouis en tant que ministre de l’Economie et des Finances attentif à la vitalité de nos entreprises et à l’emploi.

Voici le communiqué de presse que j’ai publié avec Nicole Bricq à ce sujet :

Pierre MOSCOVICI et Nicole BRICQ saluent la signature d’une lettre d’intention entre MSC Croisières et STX France

Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances et Nicole BRICQ, Ministre du Commerce extérieur tiennent à féliciter MSC Croisières et STX France pour la signature ce jour d’une lettre d’intention pour la commande de deux paquebots géants, et de deux autres en option.

D’une longueur de 315 mètres et d’une largeur de 43 mètres environ, ces bateaux pourront accueillir 7250 personnes à leur bord, dont plus de 5700 passagers.

D’un montant d’environ 1,4 Md€, ces deux premiers paquebots représentent environ 16 millions d’heures de travail pour STX France et ses co-réalisateurs. C’est la consolidation de 2000 emplois pendant 5 ans.

Cette intention de commande de MSC Croisières vient consolider le carnet de STX France déjà marqué par d’importants succès ces derniers mois. Elle témoigne de la qualité reconnue du savoir-faire des salariés de STX France depuis plus de 150 ans désormais. Elle consolide par ailleurs une coopération ancienne et de qualité entre STX France et son client historique MSC Croisières.

Les Ministres saluent la qualité technique et d’innovation du projet. Il s’agira en effet de navires de nouvelles générations spécialement conçus par STX France pour répondre à la demande de MSC Croisières.

Pour les Ministres : « Il s’agit d’un très beau succès pour STX France, et en particulier ses salariés. L’entreprise a su convaincre techniquement et économiquement MSC Croisières que son offre était d’une grande compétitivité. Cette intention de commande témoigne de la volonté de la France et de ses entreprises d’amplifier la création de projets innovants et ambitieux sur notre territoire. C’est également le témoin de la relation de confiance entre MSC Croisières et la France, et plus largement entre les investisseurs étrangers et le tissu industriel français ».

 

 

Mon interview dans l’hebdomadaire Le Moniteur des Travaux Publics et du Bâtiment

J’ai accordé la semaine dernière une interview à l’hebdomadaire Le Moniteur des Travaux Publics et du Bâtiment. J’y reviens sur les enjeux en matière de transposition des directives communautaires, de la prise en compte du Made in France, ou encore de réforme du Cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux (CCAG travaux).

En voici un extrait :

Quelles sont les mesures les plus importantes que comportent les nouvelles directives marchés publics ? 

J’insiste sur la meilleure prise en compte de la responsabilité sociale et environnementale permise par ces directives.

Avant tout choses, des simplifications qui profiteront aux entreprises et une plus grande souplesse des procédures qui bénéficieront à la fois aux acheteurs et aux candidats. L’enjeu est considérable, car ce sont près de 90 milliards par an de marchés publics qui seront utilisés avec plus d’efficacité. Du côté des simplifications pour les entreprises, les modalités de candidature aux marchés seront allégées. Le dossier de candidature sera limité à une déclaration sur l’honneur et les exigences des acheteurs en matière de capacité financière seront plafonnées. Enfin et surtout, la nouvelle procédure du « partenariat d’innovation », qui permettra de cumuler une phase de R&D avec la phase d’achat.
Du côté des souplesses offertes aux acheteurs, l’ouverture des possibilités de recours à la procédure négociée est un vrai progrès et  une marque de confiance envers les acheteurs publics..
Enfin, j’insiste sur la meilleure prise en compte de la responsabilité sociale et environnementale permise par ces directives. Outre la possibilité explicite de recourir à des critères sociaux et environnementaux, elles rappellent l’obligation de rejeter une offre anormalement basse qui ne respecterait pas la législation sociale ou environnementale. Elles étendent également la possibilité de réservation de marchés aux candidats qui emploient des personnes handicapées ou défavorisées.

Constituent-elles un outil anticrise pour les entreprises, notamment les PME ?

L’harmonisation des règles de passation et d’exécution des marchés publics en Europe permettront aux entreprises françaises et notamment aux PME de développer plus facilement cette activité transfrontalière.

C’est clairement le cas des mesures qui vont permettre de faciliter l’accès de nos PME-TPE aux marchés publics, que ce soit au plan national puisque nous conserverons la pratique de l’allotissement et que nous y ajoutons les simplifications que je viens de mentionner et qui profiteront en premier lieu aux PME, mais aussi au-delà de nos frontières. La croissance est à rechercher sur tous les fronts ! En effet, l’harmonisation des règles de passation et d’exécution des marchés publics en Europe permettront aux entreprises françaises et notamment aux PME de développer plus facilement cette activité transfrontalière. Plus de 50% des entreprises interrogées indiquent que l’existence de règles juridiques différentes d’un État à un autre constitue un frein obstacle majeur à leur candidature hors de France.
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La généralisation des procédures négociées doit-elle être entourée de garde-fous (comment éviter le marchandage sur les prix et le pillage d’idées ?)

Il s’agit aussi de faire confiance aux acheteurs, dont le Gouvernement français continue de promouvoir la professionnalisation.

L’ouverture à cette procédure, à la demande de plusieurs États membres, est entourée de nombreux garde-fous dans le texte même des directives. Je citerai en particulier le renforcement des exigences en termes de traçabilité des échanges entre les acheteurs publics et les candidats. S’y ajoutera la généralisation, à terme, de la dématérialisation complète des procédures, qui permet de s’assurer de la confidentialité des offres avant la date limite de réception des plis.
D’une manière générale, il s’agit aussi de faire confiance aux acheteurs, dont le Gouvernement français continue de promouvoir la professionnalisation.

Quid de l’achat public « Made in France » dans ce nouveau cadre juridique ?

La France a obtenu le maintien, dans la directive « secteurs spéciaux », du dispositif qui permet de faire jouer un droit de préférence européenne à égalité d’offres.

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5 jours 5 questions : vidéo n°1 sur le PEA-PME

Je suis cette semaine l’invité de « 5 jours 5 questions », module vidéo à visionner sur le site gouvernement.fr. Chaque jour jusqu’à vendredi, retrouvez ma réponse vidéo sur les thèmes du financement des entreprises, de la compétitivité, de la consommation et du pouvoir d’achat, et de l’Europe. Vendredi, je répondrai aux questions des internautes.

Je vous invite à voir la première vidéo ci-dessous, consacrée au PEA-PME, mesure forte en faveur du financement des petites et moyennes entreprises :

Je suis persuadé que les PME et ETI sont le futur de l’économie française.