Mon agenda de cette semaine – Du 10 au 14 février 2014

A consulter ci-dessous, mon agenda prévisionnel de cette semaine, entre les États-Unis et la France.

Agenda prévisionnel

Du Lundi 10 février au Vendredi 14 février 2014

Lundi 10 février au mercredi 12 février : Déplacement aux États-Unis d’Amérique – Visite d’Etat du Président de la République.


Mercredi 12 février : Déplacement aux États-Unis.
10h30 : Entretien avec le Dr. Jim YONG KIM, Président de la Banque Mondiale (Banque Mondiale).
12h00 : Entretien avec Mme Christine LAGARDE, Directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI).
15h00 : Entretien avec Mme Janet YELLEN, Présidente de la Réserve fédérale (FED).

Jeudi 13 février :
11h30 : Remise du rapport annuel de l’Observatoire des délais de paiements (Bercy).
Après-midi : Déplacement à LENS (programme à venir).

Vendredi 14 février :
07h45 : Invité de l’émission « Les 4 vérités » – France 2
09h30 : Conseil des ministres (Palais de l’Élysée).

Invité hier de l’émission « Tous Politiques » France Inter – France24 – Le Parisien

Invité de l’émission « Tous Politiques » sur France Inter, France24 et Le Parisien, je me suis exprimé sur les sujets qui font l’actualité : l’économie française, la croissance, l’emploi, la réduction des dépenses publiques, la fiscalité, le Pacte de responsabilité, ou encore le voyage aux Etats-Unis que j’effectue à partir d’aujourd’hui avec le Président de la République François Hollande.

Je veux que la France, qui est la 5e puissance économique du monde, puisse être un pays leader, un pays majeur et c’est aussi la volonté du Président de la République.

Toutes mes réponses à retrouver ici :

Conférence de presse hier à Bercy avec mon homologue américain Jack Lew

Dans le cadre de sa visite en France et avant de rencontrer ensemble le Président de la République, j’ai échangé hier avec M. Jack Lew, Secrétaire au Trésor des Etats-Unis sur la situation économique, aux Etats-Unis et en France. Nous avons rappelé à quel point la relation entre nos deux pays est importante, et souligné la convergence de nos orientations. Oui, les Etats-Unis et la France ont une approche partagée sur la nécessité de soutenir la reprise. Avec mon homologue, nous sommes aussi revenus sur les engagements pris par le G20, notamment en termes d’équilibre entre consolidation budgétaire et priorité à la croissance et l’emploi, et dans le domaine de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de ce point presse :

 

 

Porter la voix de la France : le bilan de mon déplacement aux Etats-Unis

J’ai participé du jeudi 10 au samedi 12 octobre à Washington aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale ainsi qu’aux réunions des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7, G8 et G20, avec les présidents des institutions financières internationales.

A l’occasion de ce déplacement aux Etats-Unis, je me suis rendu à l’Université d’Harvard à Cambridge pour une conférence au Centre d’études européennes « Minda de Gunzburg » sur l’avenir de la gouvernance économique et financière européenne. Les échanges avec la salle ont été particulièrement enrichissants : j’ai rencontré des interlocuteurs aussi brillants qu’investis pour l’avenir de la construction européenne et pour les défis que nous devons relever pour insuffler une nouvelle dynamique à notre maison commune, l’Europe, afin qu’elle redevienne un modèle d’intégration pour le monde.

En tant que ministre de l’Economie et des Finances, je dois dire que ces trois journées ont été très instructives. Avec mes homologues, au sein de grandes instances internationales de gouvernance économique, nous avons échangé sur la reprise de la croissance mondiale et sur les politiques économiques internationales, sur le soutien à l’emploi, ou encore sur la promotion d’une plus grande coopération fiscale. Dans le cadre du G8, nous avons poursuivi les travaux du Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition afin de continuer à soutenir les processus démocratiques. J’ai également participé à l’exercice d’alerte avancée FMI-CSF, à la plénière du Comité Monétaire et Financier International et au déjeuner du Comité du développement. Pourquoi ces réunions sont-elles importantes ? Parce que c’est dans leur cadre que se décident les grandes orientations vers lesquelles les Etats décident de pousser leurs travaux, de coordonner leurs politiques. C’est un moment, un lieu, où l’on doit donner toute son énergie pour que la direction choisie soit la bonne, celle qui servira le mieux l’intérêt collectif, au-delà des intérêts particuliers.

J’ai également donné une conférence au Council on Foreign Relations sur la situation économique de la Zone euro et de la France dont voici la vidéo :

Interviewé par Bloomberg TV, je me suis exprimé sur l’économie française, l’union bancaire en Europe, ou encore la croissance mondiale :

J’ai aussi rencontré mes homologues lors d’entretiens qui ont permis de renforcer les échanges entre pays amis. Avec Joe Hockey, mon nouvel homologue australien, dont le pays présidera le G20 à partir du 1er décembre, nous avons convenu des priorités à mettre en oeuvre dans cette enceinte qui rassemble les plus grandes économies du monde, représentant plus de 90% du PIB mondial. Avec HYUN Oh-Seok, vice Premier ministre chargé de la Stratégie et des Finances de la République de Corée. Avec Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement. Avec, Yaïr Lapid, ministre des Finances de l’Etat d’Israël, pour accroître les échanges entre la France et Israël. Avec Jim Kim, Président de la Banque mondiale, entretien suivi de la signature d’un accord pour la création d’un fond fiduciaire pour aider les Etats africains à mieux gérer les bénéfices de leurs activités extractives.

Enfin, nous avons tenu avec Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, une conférence de presse de clôture de ce déplacement .

Je vous invite à découvrir quelques images de ces rencontres et réunions aux Etats-Unis :

1. Conférence au Centre « Mina de Gunzburg » d’études européennes de l’Université de Harvard avec, à mes côtés, le Dr. Grzegorz Ekiert.

2. Interview par Sara Eisen de Bloomberg TV au siège du FMI à Washington. Continuer la lecture

Invité de RTL ce matin : « Je salue l’élection d’Obama avec grand plaisir »

J’étais ce matin l’invité de Jean-Michel Aphatie dans la matinale de RTL.

J’ai abordé les sujets de l’élection présidentielle américaine, de la compétitivité française, de la croissance et de l’emploi.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette interview :
http://www.dailymotion.com/video/xuwpio_moscovici-sur-rtl-je-salue-l-election-d-obama-avec-grand-plaisir_news?search_algo=2

Signes

Quelques notations éparses, qui constituent autant de signes du climat particulier de cette nouvelle année.

Signe américain, d’abord. Barack Obama entame une difficile cohabitation avec la Chambre des Représentants massivement républicaine issue des « midterm elections ». Ne tergiversons pas : ce Président, dont l’élection a fait rêver le monde, dont la parole et l’action sont toujours réfléchies et souvent élevées, a déçu une majorité des Américains, qui l’ont jugé faible dans la crise et peu empathique. Une vague conservatrice, largement incarnée par le « Tea party » s’est levée pendant que l’élan démocrate refluait. L’opinion doute de son Chef, d’autant plus que les Républicains se sont également emparés de nombreux sièges de gouverneurs – dont le rôle est essentiel dans cette année de redécoupage électoral – et ont conforté leur présence au Sénat. La nouvelle majorité sera conservatrice sur le plan sociétal, radicale dans son opposition politique – son mot d’ordre est clairement d’empêcher la réélection du Président – et malthusienne sur le plan économique et social : elle plaidera pour des coupes massives dans les dépenses publiques, à commencer par l’éducation, et pour le démantèlement de la loi sur l’assurance maladie.

La nouvelle majorité sera conservatrice sur le plan sociétal, radicale dans son opposition politique

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Réflexions sur les primaires

Les primaires socialistes prennent tournure. Samedi, Arnaud Montebourg a été le premier à annoncer sa candidature en vue de cette confrontation démocratique – renonçant ipso facto à son rôle d’organisateur de celle-ci. Aujourd’hui se tient la première réunion du Comité de préparation de cette échéance, sous la présidence de Martine Aubry – j’y participe. Les interrogations sur les primaires sont nombreuses, et pas exemptes d’inquiétude. Je veux livrer ici quelques réflexions pour contribuer à leur réussite, en répondant à plusieurs questions. Continuer la lecture

Raclée

Je reviens, avec un peu de recul, sur les « midterm elections » aux Etats-Unis, dont les enseignements sont complexes et encore incertains. Les lecteurs de ce blog s’en souviennent peut-être : j’ai suivi avec passion et prudence la campagne des primaires démocrates, en 2008, puis l’élection présidentielle qui a conduit Barack Obama à la Maison Blanche.

Ce fut une année politique exceptionnelle, hors du commun. Les primaires furent disputées jusqu’à la dernière minute entre deux personnalités de grande qualité, elles ont mobilisé 34 millions d’Américains. Et la présidentielle a tout autant intéressé : marquée par un taux de participation record, grâce au retour aux urnes des jeunes, des noirs, des hispaniques, sur un fond de rejet par rapport à l’Amérique néo-conservatrice et unilatéraliste voulue par l’administration Bush, elle a vu l’élection d’un homme jeune, charismatique, brillant, d’un métis aux aux origines afro-américaines. Ce fut un scrutin à proprement parler historique, qui a suscité aux Etats-Unis, mais aussi dans le monde entier, un espoir incroyable, celui de voir émerger une autre Amérique, généreuse, ouverte aux autres, gouvernée par des progressistes. Sans ménager mon plaisir, j’avais toutefois appelé à raison garder : aussi doué soit-il – et Barack Obama, que j’avais vu pour la première fois à la Convention démocrate de Boston en 2004, l’est au plus haut point – le nouveau Président n’était pas un Dieu, le contact avec la réalité de l’Amérique et de la planète serait fatalement plus compliqué et à certains égards plus ordinaire. Continuer la lecture