Espace unique de paiement en euros – SEPA – Conférence de presse ce matin

Aux côtés de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, j’ai présenté ce matin à Bercy en conférence de presse les enjeux importants de l’espace unique de paiement en euros, dit « SEPA » (Single Euro Payments Area), pour les prélèvements et les virements effectués en Europe.

J’ai insisté sur la nécessité, pour les entreprises, de se préparer à son entrée en vigueur le 1er février 2014. En réduisant les coûts et formalités, avec des paiements rapides et sûrs, l’espace unique de paiement en euros est une formidable opportunité, source de simplification et de compétitivité pour nos entreprises. 

Vous pouvez consulter le dossier de presse et des fiches pratiques sur le SEPA à cette adresse : http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/15852.pdf

Retrouvez ci-dessous la vidéo et le discours écrit de ma conférence de presse ce matin :


Conférence de presse sur l'espace unique de… par pierremoscovici

Conférence de presse

L’espace européen unique des paiements (SEPA)

lundi 23 septembre 2013

 

Monsieur le Gouverneur,

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie pour votre présence ce matin.

Dans quelques mois, le 1er février de l’année prochaine, l’Europe franchira une nouvelle étape dans la construction d’un espace économique unifié au service de ses citoyens et de ses entreprises. A cette date, la mise en œuvre de l’espace unique des paiements en euro (SEPA pour Single Euro Payments Area) fera tomber des barrières qui sont encore, aujourd’hui, une source de complexité et de coût pour les Européens dans leur vie de tous les jours.

Il s’agit de créer un espace unique des paiements dans lequel il n’y a pas de différence entre les paiements d’un pays à l’autre de l’Europe. Le SEPA contribue ainsi à l’objectif d’intégration qui est au cœur du projet européen.

L’idée du SEPA est simple à énoncer. Il s’agit de créer un espace unique des paiements dans lequel il n’y a pas de différence entre les paiements d’un pays à l’autre de l’Europe. Le SEPA contribue ainsi à l’objectif d’intégration qui est au cœur du projet européen. Il répond aussi à une évidence de tous les jours : les moyens de paiements ne peuvent plus se concevoir à une échelle purement nationale alors que les échanges transfrontaliers des entreprises et des particuliers se multiplient et que les banques opèrent à l’échelle européenne.

Le SEPA prévoit ainsi la généralisation dans toute l’Europe de formats identiques pour deux moyens de paiements que nous connaissons déjà bien, le virement et le prélèvement. Cela peut sembler technique mais, concrètement, c’est une avancée essentielle. Je vais vous donner quelques exemples : avec le SEPA il sera beaucoup plus facile d’installer un prélèvement à l’étranger, par exemple pour le paiement du loyer d’un étudiant parti faire ses études dans un autre pays ; toujours grâce au SEPA une entreprise qui exporte vers d’autres pays européens pourra se faire régler directement sur son compte bancaire en France.

On le comprend donc assez facilement, le SEPA présente de nombreux avantages pour les entreprises françaises :

–         il permet de renforcer la compétitivité de nos entreprises : les entreprises, et je pense en particulier à nos PME qui souhaitent développer leur activité à l’export, n’auront plus besoin d’ouvrir plusieurs comptes bancaires en Europe. Elles pourront facilement, à partir de leur compte en France effectuer toutes leurs opérations (paiement de fournisseurs à l’étranger par exemple) ;

–         cette centralisation des paiements permet une réduction des formalités et des frais bancaires.

–         le passage au SEPA est aussi l’occasion de revoir aussi le processus de traitement et de suivi des factures, c’est un enjeu important quand on sait que les PME utilisent largement le chèque; le SEPA est donc une opportunité de modernisation avec des gains de productivité à la clé.

–         Enfin, l’accélération des délais de règlements contribue à améliorer la gestion de trésorerie des entreprises ; un sujet sur lequel, comme vous le savez, je mets en œuvre tout un plan d’action.

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Débats avec Xavier Bertrand et Marine Le Pen sur BFMTV : bilan et extraits

J’étais hier l’invité de l’émission « Hollande, l’épreuve du pouvoir », présentée par Ruth Elkrief sur BFMTV, près d’un an après l’élection du Président de la République.

J’ai d’abord débattu avec Xavier Bertrand, et défendu les réformes menées par le gouvernement en faveur de l’emploi, de la compétitivité, du pouvoir d’achat, de la réduction des déficits. J’ai rappelé le bilan désastreux de la droite au pouvoir ces dix dernières années, et nos efforts pour redresser chaque jour un peu plus notre pays, son économie, ses finances publiques, son appareil productif. Plusieurs sujets sociétaux ont été abordés, notamment le mariage pour tous, que je considère comme un très grande conquête sociétale.

Un extrait de ce débat :

La seconde partie de l’émission était consacrée à un débat avec Marine Le Pen, sur les thèmes de l’euro, de l’Europe, de la politique économique du gouvernement, ou encore de l’immigration. Sur chacun de ces sujets, j’ai tenu à affirmer la position du gouvernement, qui s’oppose radicalement à la fermeture et au rejet systématique dont Marine Le Pen a fait preuve. J’ai l’ai souligné, le Front national mène une politique d’illusion : au contraire, nous portons avec force une politique de solutions, avec des réformes structurelles et en ayant pour cap la croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat, la compétitivité, la justice.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du deuxième débat :

Mon interview à mon arrivée à la réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles

J’ai été interviewé cet après-midi à mon arrivée à la réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles sur le programme des discussions, avec entre autres : Chypre, la lutte anti-blanchiment, le soutien à la croissance en Europe, et la consolidation budgétaire.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette interview :

Mon interview au Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI

J’étais hier l’invité du Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI.
J’ai abordé de nombreux sujets, tels que le pouvoir d’achat, la croissance, l’emploi, les réductions de dépenses publiques, la fiscalité, la TVA, la taxe à 75%, les réformes structurelles, la compétitivité, l’attractivité, les retraites, ou encore l’Europe.

Mon rôle au sein du Gouvernement, c’est de faire en sorte que la politique économique soit cohérente, qu’elle soit une politique de redressement, de redressement des comptes publics, de redressement de la croissance, de redressement de l’emploi.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette interview :

Invité de la matinale de France Info

PSA, croissance, réduction des déficits, taxe à 75%, G20 : j’étais ce matin invité de France Info.

La vidéo de cette interview :
http://www.dailymotion.com/video/xxh2yz_moscovici-et-les-pertes-de-psa-pas-de-panique_news#.URtvbXlbK71

L’Europe est un combat

L’Europe est un combat

CC MPD01605

Quelques mots, après deux réunions importantes, que je n’hésite pas à qualifier d’historiques, des ministres de l’économie et des finances européens : dans la nuit d’hier, le Conseil Ecofin – qui regroupe les 27 ministres de l’Union européenne – a adopté un mécanisme de supervision bancaire intégré, première pierre vers une Union bancaire achevée, hier matin l’Eurogroupe – où siègent les 17 ministres de la zone euro – a décidé de débourser une aide de 52,3 milliards d’euros pour financer le programme en faveur de la Grèce. Ces résultats sont le fruit d’un long et délicat processus, dont je veux vous parler.

Je sais à quel point l’euro est une chance pour les pays qui l’ont en partage, mais aussi qu’il s’agit d’une construction inachevée.

Je connais bien l’Europe, ses arcanes, ses difficultés et ses mérites. Par conviction d’abord, par les hasards de l’existence aussi, j’y ai consacré l’essentiel de ma vie publique. J’ai été dans le passé, par deux fois député européen, vice-Président du Parlement européen, ministre des Affaires européennes de Lionel Jospin, membre de la Convention européenne qui a écrit le projet de constitution européenne bloqué par le peuple français en 2005. Dans toutes ces fonctions, j’ai pu vérifier à la fois à quel point l’union fait la force, la chance unique qu’a notre continent de disposer d’une forme d’intégration politique et économique qui lui assure la stabilité, le prix et la démocratie, et expérimenter l’extraordinaire complexité, la lenteur, la lourdeur de nos processus de décision. Je sais à quel point l’euro, qui nous conduit à rapprocher encore nos économies et nous protège, est une chance pour les pays qui l’ont en partage, mais aussi qu’il s’agit d’une construction inachevée. Après 10 ans dans l’opposition, j’ai retrouvé les instances européennes, en siégeant désormais parmi les « grands argentiers » européens, qui ont la lourde tâche, aux côtés des Chefs d’Etat et de Gouvernement, de tirer l’Europe et la zone euro de l’ornière dans laquelle elles se trouvent.

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Pierre Moscovici : France committed to keeping Greece in euro [Ekathimerini]

cc JaHoVil

France committed to keeping Greece in euro, says Moscovici

Ahead of a visit to Athens on Thursday, French Finance Minister Pierre Moscovici has expressed his government’s full backing for Greece’s membership of the eurozone but stressed the need for Athens to push through reforms and regain credibility with its partners.

Moscovici is due to meet Prime Minister Antonis Samaras at 2 p.m., Finance Minister Yannis Stournaras at 3.15 p.m. and Development Minister Costis Hatzidakis at 4.15 p.m. He also has a meeting with PASOK leader Evangelos Venizelos scheduled for 5.45 p.m.

Why have you decided to come to Greece?

I wanted to be close to the Greek people and to the Greek government in these difficult and important times. What is happening in Greece is not just about Greece, but it is also about our common future in Europe. Therefore there are two messages that I want to insist upon. One is about solidarity in a very deep, difficult crisis: To us, there is absolutely no question that Greece belongs fully to the monetary union, and that we are committed to do what is needed to ensure that it holds its place among us. This is why the Euro area has already committed unprecedented resources to the assistance programmes, and has also commissioned technical assistance, reprogramming of European funds and other resources to support the efforts made in this context. Second, it is of paramount importance that the Greek government now delivers the reforms that it has committed to implement; we want to help, but this is only possible if Greece convinces its European partners not only that there is a will, but that decisions are also made and implemented. This will rebuild credibility, which will rebuild trust and help create the conditions for recovery.

Where do you and President Hollande see the eurozone a year from now?

Our goal is to build real and long lasting solutions, on the basis of the June European Council, during which decisive choices were made: first, a renewed emphasis on the need to create conditions for growth. Second, a commitment to stabilize the Euro area by breaking the vicious circle between the banking crisis and the fiscal situation of Member States, and thus containing contagion. Third, the launch of a roadmap for a more efficient union, which, as President Hollande said, should be anchored in principles of integration and solidarity. We see room for improvement and we need stronger measures to support economic growth, an effective banking union, real political and budgetary coordination among Member States, and a social union. We will plea for an ambitious agenda, so that we can escape from a short term vision and build a vision for the future of all the Europeans.

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