Ma réponse sur les finances publiques de la France à Gilles Carrez – QAG de l’Assemblée nationale

A voir ci-dessous, ma réponse sur les finances publiques de la France à Gilles Carrez cet après-midi lors de la séance de Questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Nous redressons le pays et nous tiendrons nos engagements en matière de finances publiques avec sérieux et avec force.


Finances publiques : réponse de Pierre… par pierremoscovici

Mon interview dans Le Monde du samedi 18 janvier 2014

Retrouvez ci-dessous mon interview parue dans Le Monde du samedi 18 janvier 2014. Je m’y exprime sur la ligne sociale-démocrate, sur notre politique réformiste, sur la croissance et l’emploi, sur le pacte de responsabilité avec les entreprises, sur la politique fiscale, sur la soutien à la compétitivité, ou encore sur la réduction des dépenses publiques.

La ligne sociale-démocrate assumée par François Hollande, c’est la victoire du « moscovicisme » ?

La conviction que, la gauche, c’est l’efficacité, les résultats, le dialogue social, le compromis, la transformation sociale et pas la proclamation ou la fonction tribunicienne, l’idée que l’on ne peut distribuer que ce que l’on produit, cela fait longtemps que nous le professons.

Je ne connais pas de « moscovicisme » mais je crois cette ligne cohérente et forte. C’est chez François Hollande un engagement constant, qui remonte à plusieurs décennies. La conviction que, la gauche, c’est l’efficacité, la gauche, c’est les résultats, la gauche, c’est le dialogue social, la gauche, c’est le compromis, la gauche, c’est la transformation sociale et pas la proclamation ou la fonction tribunicienne, l’idée que l’on ne peut distribuer que ce que l’on produit, cela fait longtemps que nous le professons. Il y a chez François Hollande, désormais, une claire affirmation de cette identité social-démocrate mais il n’y a pas de tournant. Ni inflexion, ni reniement, ni renoncement. Nous avons d’emblée mené une politique réformiste ; il nous faut maintenant entrer dans une nouvelle étape.

Qu’est-ce qui a motivé cette accélération?

La mise en mouvement de la société et de l’économie française doit permettre d’aller plus vite et plus loin. Les premières traductions doivent se faire dès 2014.

C’est l’analyse des moteurs de la croissance. L’environnement extérieur devient meilleur. La consommation des ménages tient. Le moteur qui est encore grippé, c’est l’investissement. Une France qui n’investit pas risque de décrocher. C’est ce dont nous ne voulons pas. A l’heure actuelle, nous sommes sur une prévision de croissance de 0,9 % en 2014 et de 1,7 % pour 2015. La mise en mouvement de la société et de l’économie française doit permettre d’aller plus vite et plus loin. Les premières traductions doivent se faire dès 2014. Il y a une dimension psychologique fondamentale en économie: si tous les acteurs, dans ce grand compromis social et économique, sont capables de se mobiliser, la confiance reviendra, l’investissement s’accélérera et, oui, nous pouvons faire plus que 1 % dès 2014. C’est notre volonté.

Les réactions à droite sont partagées. Est-ce que vous pensez infléchir le positionnement d’une partie de l’opposition ?

L’embarras de la droite est très révélateur, de ses ambiguïtés et, pour certains de ses leaders, de leur vacuité, je pense en particulier à Jean-François Copé.

Continuer la lecture

Projet de loi de finances pour 2014 : ma présentation du budget en discussion générale à l’Assemblée nationale

2013-10-15_AN_PLF

J’ai présenté aujourd’hui aux députés le projet de loi de finances pour 2014 en discussion générale à l’Assemblée nationale.

Ce budget 2014 fait de l’investissement et de la compétitivité des entreprises le moteur de la croissance, au service de l’emploi et du pouvoir d’achat des Français. Ma conviction est que la France est en train de s’en sortir : mon ambition est de conforter la croissance par la confiance, et la confiance par la croissance.

Vous pouvez visionner ci-dessous la vidéo de mon intervention cet après-midi :


Budget 2014 : présentation par Pierre Moscovici… par pierremoscovici

 

Retrouvez ci-dessous le texte de mon discours :

Projet de Loi de Finances pour 2014

Discussion générale – Assemblée nationale

– Mardi 15 octobre 2013 –

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Président de la commission des finances,

Monsieur le Rapporteur général,

Mesdames et Messieurs les Députés,

 

Le budget est un des moments les plus importants, les plus solennels, de notre vie politique et démocratique.

Le budget, c’est le moment des choix, c’est le moment des actes, c’est le moment où nous disons nos priorités pour le pays.

Le budget, c’est aussi ce qui fonde une majorité.

L’année dernière, à cette même place, j’avais présenté le premier budget de la gauche au pouvoir depuis dix ans, avec une priorité : restaurer notre souveraineté. L’année dernière – et j’emprunte cette phrase à Edouard Herriot qui l’a prononcée ici, en 1924 – nous avons d’abord été, sans oublier bien sûr la justice sociale, « les gardiens vigilants du crédit de la France ».

Je suis fier de vous présenter un projet de loi de finances pour 2014 tout entier tourné vers l’accompagnement de la croissance et vers l’emploi.

Cette année, je suis fier de vous présenter un projet de loi de finances pour 2014 tout entier tourné vers l’accompagnement de la croissance et vers l’emploi.

 
Car notre politique économique commence à porter ses fruits. Nous avons connu un très bon 2ème trimestre, avec une croissance de +0,5% qui a surpris les économistes. La hausse du chômage ralentit et le chômage commence d’ores et déjà à reculer : l’inversion de la courbe du chômage paraît désormais à portée de main. Les instituts de conjoncture, l’Insee ou le FMI, ont revu à la hausse leurs perspectives pour l’économie française, et se montrent même plus optimistes que le gouvernement. Les enquêtes de conjoncture suggèrent que le climat des affaires continue de s’améliorer, que le bon résultat du 2ème trimestre n’est pas un « accident », mais constitue bien un point de retournement.

Oui, nous voyons les premiers résultats de notre action : nous sommes bien dans une phase de reprise, encore fragile, certes, mais réelle. Je ne veux pas apparaître comme un adepte de la méthode Coué, absurdement porté à l’autosatisfaction. Je connais mieux que quiconque les problèmes économiques du pays, les difficultés dont nous avons héritées, pour tomber dans cette facilité. Mais je voudrais que tous ensemble, sans brider nos débats, sans occulter nos différences, nous sachions le reconnaître : l’économie française va mieux. Ce message-là, nos compatriotes ont besoin de l’entendre, et de le croire, de la part des formations politiques républicaines qui ont l’ambition de rendre confiance à notre pays, sauf à nourrir les inquiétudes qui, nous le savons, profitent à d’autres.

Toute l’ambition du projet de loi de finances pour 2014 est de conforter et d’amplifier cette reprise, de stimuler la croissance qui se dessine, et à travers elle, l’emploi et le pouvoir d’achat.

Continuer la lecture

Invité du 7/9 de France Inter ce matin

Invité de la matinale de France Inter, j’ai répondu à partir de 8h20 aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs. J’ai présenté mes convictions sur la politique économique de la France, sur mes missions de Ministre de l’Economie et des Finances, sur le redressement de notre pays, sur le budget pour 2014. Je l’ai assuré, notre économie repart et va mieux.

 

La politique que mène le gouvernement permet à l’investissement de repartir et au pouvoir d’achat de se développer : cette politique produit ses résultats.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette interview :

Mes réponses aux auditeurs dans « Interactiv’ » :

Conférence de presse de présentation du PLF 2014 aujourd’hui à Bercy

J’ai présenté le projet de loi de finances pour 2014 en conférence de presse avec Bernard Cazeneuve, Ministre délégué chargé du Budget, aujourd’hui à Bercy.

Nous portons un budget qui met le cap sur la croissance et l’emploi. Sur un effort de redressement budgétaire de 18 milliards d’euros, 15 milliards d’euros proviendront d’économies inédites de dépenses publiques. La compétitivité de nos entreprises est soutenue, puisque nous actionnons tous les leviers de l’investissement productif. Oui, ce projet de loi de finances pour 2014 est résolument favorable à l’offre productive, à la compétitivité, à l’investissement, à la croissance, et à l’emploi, et donc au pouvoir d’achat de nos concitoyens.

Retrouvez en cliquant sur l’image ci-dessous la vidéo de cette conférence de presse et toute l’information relative au projet de loi de finances pour 2014 (dossier de presse, chiffres clés, texte du projet de loi) :

Les photos de cette conférence de presse :

 Continuer la lecture

Mon interview pour la chaîne américaine CNBC

J’ai été interviewé hier par la chaîne de télévision américaine CNCB. J’ai insisté sur ma confiance dans la solidité de notre économie et dans la reprise de la croissance française, les indicateurs économiques confirmant ce redressement. Le gouvernement auquel j’appartiens porte des réformes d’ampleur en faveur de la compétitivité, de l’emploi, ou encore du pouvoir d’achat de nos concitoyens. La voix de la France porte dans le monde, et ce message démontre notre capacité à faire entendre à nos partenaires les ambitions qui sont les nôtres pour la France.

Voici deux extraits de cette interview :

 

 

 

Invité du Grand Journal sur Canal +

J’étais hier l’invité du Grand Journal sur Canal+, émission au cours de laquelle j’ai notamment présenté les orientations du PLF 2014.

Je vous invite à découvrir cette interview, à partir de 2’36 :

 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

 

Ma réaction à la publication du rapport du FMI sur la France

A lire ci-dessous, mon communiqué de presse suite à la publication du rapport du Fonds monétaire international sur la France.

J’y souligne la convergence de nos points de vue en matière de soutien à la croissance, de réduction des dépenses publiques, et de réformes engagées depuis mai 2012 pour le redressement de l’économie française.

Les services du Fonds monétaire international ont rendu public lundi 5 août leur rapport sur l’économie française dans le cadre de leur mission d’évaluation et de suivi des politiques économiques et financières des 187 pays membres de l’organisation internationale.

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, qui avait déjà réagi aux conclusions préliminaires du Fonds monétaire international le 4 juin dernier, relève une grande convergence de vues avec le FMI sur le diagnostic et l’analyse des risques qui pèsent sur l’activité en Europe et en France. Il est en plein accord sur la nécessité de donner désormais la priorité à la croissance, ce qui passe par un rythme d’ajustement de finances publiques raisonné et la mise en œuvre de réformes ambitieuses en faveur de l’emploi et de la compétitivité.

Depuis l’élection de François HOLLANDE, la France n’a cessé de plaider pour une réorientation des politiques européennes en faveur de la croissance et contre les politiques d’austérité généralisée. C’est pourquoi Pierre MOSCOVICI se félicite de l’évolution dans cette direction des débats académique, politique, ainsi qu’au sein des institutions européennes et internationales, à laquelle le FMI a pris une part active. Cette évolution a notamment conduit la Commission européenne puis le Conseil européen à recommander un délai de deux ans à la France pour ramener son déficit public sous 3 % du produit intérieur brut.

Le ministre rappelle à cet égard que le projet de loi de finances pour 2014, qui sera présenté en septembre, poursuivra l’effort de remise en ordre des finances publiques tout en soutenant la croissance. Il privilégiera les économies de dépenses par rapport aux hausses de prélèvements obligatoires.

La croissance doit être la priorité, l’objectif central des politiques économiques. Pierre MOSCOVICI se félicite que le FMI salue l’ampleur des réformes engagées en France pour redresser notre compétitivité, développer notre croissance potentielle, améliorer le fonctionnement du marché du travail, sauvegarder notre régime de retraites, moderniser l’action publique, réguler le secteur financier, et simplifier l’environnement réglementaire des entreprises. Pierre MOSCOVICI rappelle la pleine détermination du gouvernement à conduire cet agenda de redressement économique du pays, au bon rythme, et à défendre notre modèle social.