Visite avec Fleur Pellerin de l’Institut de la Vision à Paris sur le thème du financement de l’innovation

Avec Fleur Pellerin, ministre déléguée en charge des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique, nous avons visité ce matin l’Institut de la Vision à Paris, centre de recherche intégrée sur les maladies de la vision.

Nous avons présenté à cette occasion nos mesures en faveur du financement de l’innovation. La recherche et l’investissement sont des moteurs clés pour la croissance de nos entreprises, et nous les soutenons avec force.

Ce déplacement commun a permis d’échanger avec des acteurs volontaires et engagés qui sont mobilisés pour améliorer les traitements pour les personnes atteintes par les maladies de la vision. Avec la visite de Pixium Vision, start-up incubée par l’Institut de la vision, spécialisée dans les solutions d’implant rétinien, nous avons eu un exemple concret d’une entreprise qui innove au service des patients, en apportant des solutions toujours plus performantes.

Le plan d’investissements d’avenir présenté par le Premier Ministre le 9 juillet dernier, qui représente 12 milliards sur les 10 prochaines années, traduit notre ambition commune de dessiner une France toujours plus innovante et compétitive à l’horizon 2025.

L’innovation, ce n’est pas juste des idées, c’est aussi des moyens, des financements. En ce sens, le gouvernement a décidé d’étendre dès l’automne dernier le Crédit d’Impôt Recherche aux PME et aux dépenses d’innovations et a sanctuarisé les dispositifs clé d’incitation fiscale à l’investissement et à l’innovation des PME. J’ajoute que la Banque Publique d’Investissement, bpifrance, va réserver une place privilégiée à l’innovation dans ses actions de financement.

Toujours en soutien à l’innovation, j’intègrerai dans le Projet de loi de finances 2014 un nouveau dispositif incitant les entreprises à investir directement dans des jeunes PME innovantes, qui passera par l’ouverture d’un droit à amortissement fiscal de l’investissement réalisé et qui sera effectif au 1er janvier 2014.

Retrouvez ci-dessous quelques photos de ce déplacement avec Fleur Pellerin sur le thème de l’innovation et de son financement :

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Mon discours lors de l’ouverture des Assises de l’entreprenariat hier

J’ai ouvert hier, avec ma collègue Fleur Pellerin, les Assises de l’entreprenariat. J’ai réaffirmé notre politique volontariste en faveur de la compétitivité française. Le Pacte national pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi, notamment avec le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et avec la Banque publique d’investissement, constitue une avancée majeure dans le sens du renforcement de notre compétitivité. J’ai aussi rappelé notre volonté de remettre l’entrepreneur au cœur de la société.

Retrouvez ci-dessous le discours que j’ai prononcé à cette occasion :

 

Assises de l’entreprenariat 2013

Ouverture – Lundi 29 avril 2013

 

Mesdames et Messieurs,

C’est avec grand plaisir que j’ouvre aujourd’hui, avec ma collègue Fleur Pellerin, ces Assises de l’entreprenariat – et vous me permettrez d’accueillir particulièrement chaleureusement la vingtaine de chefs d’entreprises du Pays de Montbéliard qui sont parmi nous.

Einstein disait : « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ». Un autre disait que c’était la révolution qui était comme une bicyclette, mais c’est une autre référence. Si on file un peu la métaphore, relever la compétitivité française, c’est pareil, et aujourd’hui nous sommes donc là pour avancer.

Nous avons passé un premier braquet avec le Pacte pour la Compétitivité, la Croissance et l’Emploi, publié le 6 novembre, et sa mesure phare, une baisse du coût du travail de 20 milliards d’euros au travers du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi. Nous passons aujourd’hui le deuxième.

Ces assises doivent je crois être l’occasion, pour le Gouvernement, de faire passer un message et de rétablir quelques vérités.

Ces assises doivent je crois être l’occasion, pour le Gouvernement, de faire passer un message et de rétablir quelques vérités. Je n’ignore pas, en tant que Ministre de l’économie, les interrogations qui peuvent traverser le monde de l’entreprise au sujet des perspectives économiques de notre pays.

Ces Assises ont permis de se dire ce qui doit être dit et de mettre les choses à plat. En cela, elles doivent être un levier pour que, en confiance, nous travaillions ensemble pour redresser la France. J’insiste sur ce thème de confiance. Je veux le dire ici très nettement, en tant que Ministre de l’économie, mais aussi des entreprises : ce gouvernement et les socialistes en général sont des soutiens convaincus de nos entreprises. Cela doit être dit et cela doit être entendu. François Hollande, qui s’exprimera tout à l’heure, est un social-démocrate convaincu. Je le suis aussi. Je n’ignore pas les voix dissonantes qui se font parfois entendre mais c’est cette ligne politique et économique que les Français ont choisi en mai 2012 et c’est elle qui s’appliquera.

Ce « socialisme de la production » part d’une conviction : c’est dans nos entreprises que se créent la valeur et l’emploi

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Mon interview sur France 3 au JT 19-20 Auvergne

Dans le cadre de mon déplacement à Clermont-Ferrand, j’ai été interviewé dans le journal télévisé 19-20 Auvergne.

Retrouvez ci-dessous cette interview, à partir de 09’25, et son script :

 

Jérome Doumeng : Vous avez signé, avec Fleur Pellerin, en début d’après-midi, les tout-premiers contrats de pré-financement du crédit d’impôt « compétitivité-emploi ». Des contrats qui visent à aider les entreprises à investir….
Pierre Moscovici : Ce sont les deux premiers contrats de ce type au plan national, qui ont été signés aujourd’hui. Ce ne sont pas les contrats eux-mêmes qui ont été signés. C’est le pré-financement. C’est à dire que la Banque d’investissement publique avance, aux deux entreprises – l’une 321 000 euros, l’autre 37 000 euros – Ce qui va leur permettre d’investir et d’embaucher. (Entreprises Greentech et Cheynet ndlr)

Jérome Doumeng : Comment ont-elles été choisies ?
Pierre Moscovici : Elles n’ont pas été choisies. Cela ne fonctionne pas comme cela. Désormais le pré-financement existe. Toute entreprise qui veut se faire faire une avance de trésorerie sur ce crédit d’impôt-« compétitivité emploi », donc sur la baisse du coût du travail qu’elle voudra faire cette année, puis l’année prochaine, peut donc aller vers la Banque publique d’investissement qui lui fournira 85% d’avance. Elle fera en ligne et sous quinze jours. Au plan national, depuis une semaine 350 entreprises ont déjà déposé leur demande. 50 ont vu leur dossier accepté et les deux premières sont des entreprises auvergnates.

On a besoin de baisser le coût du travail, dans ce pays, pour pouvoir investir, pour pouvoir embaucher.

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