Premier dialogue économique et financier de haut niveau franco-chinois : Déclaration conjointe aujourd’hui à Pékin

Je vous invite à lire ci-dessous la déclaration conjointe du premier dialogue économique franco-chinois, ce mardi 26 novembre 2013 à Pékin, qui s’inscrit dans le cadre de mon déplacement en République populaire de Chine. Une déclaration essentielle pour souligner notre volonté commune de renforcer les partenariats et les échanges entre nos deux pays.

Déclaration conjointe dans le cadre du premier dialogue économique et financier de haut niveau entre la Chine et la France

26 novembre 2013, Pékin

1. Lors de la visite du président français en Chine, en avril 2013, le président Xi Jinping et M. François Hollande ont décidé d’établir un dialogue économique et financier de haut niveau, afin d’accroître la coopération entre la Chine et la France dans les secteurs économique et financier. Le 26 novembre 2013, à Pékin, le premier dialogue économique et financier Chine-France a été co-présidé par le vice-Premier ministre du Conseil des Affaires d’État de Chine Ma Kai et le ministre français de l’économie et des finances Pierre Moscovici. Deux délégations réunissant des hauts responsables de chaque pays ont participé à la rencontre.

2. De part et d’autre, il a été souligné que ce mécanisme de dialogue constitue une plateforme essentielle à la communication bilatérale et à la coordination des politiques sur des questions stratégiques, de portée globale et de long terme dans les domaines économique et financier. De même, les deux parties ont évoqué la haute importance que revêt ce premier dialogue pour les préparatifs des visites mutuelles des deux chefs d’État, prévues l’année prochaine, et pour la commémoration du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. L’accent a également été mis sur l’importance de promouvoir un nouveau type de partenariat économique et financier entre la Chine et la France qui soit global, mutuellement bénéfique et durable. Les deux parties se sont engagées à accroître la coordination des politiques macro-économiques, à multiplier les échanges bilatéraux et les opportunités d’investissement et à intensifier les interactions financières et la coopération dans le domaine réglementaire. L’objectif est de développer des relations économiques et financières solides entre la Chine et la France, de créer un environnement commercial équitable, ouvert et fondé sur des règles, tout en soutenant la reprise et la croissance économiques mondiales. Au cours de ce dialogue, les deux parties sont parvenues à un consensus sur les points suivants :

I. Situation macroéconomique, politiques mises en œuvre et gouvernance mondiale

3. La conjoncture économique mondiale s’est lentement améliorée au cours des derniers mois pour donner lieu à une reprise graduelle dont le rythme diffère suivant les régions. Dans les économies avancées, la reprise se renforce. Les économies émergentes représentent toujours le moteur principal de la croissance mondiale, même si certaines d’entre elles ont connu un certain ralentissement. Dans le même temps, de nombreux pays demeurent confrontés à des niveaux de chômage inacceptables. Une plus grande coordination des politiques économiques des principales économies, assortie d’actions de soutien à la croissance et à la création d’emplois, s’avère indispensable. Les deux parties, qui reconnaissent que les politiques monétaires modérées ont eu des effets positifs sur la reprise de l’économie mondiale, restent néanmoins attentives aux défis que pourraient comporter des changements de ces politiques et appellent à cet égard à une communication claire et à une définition prudente des orientations monétaires. La Chine et la France sont favorables à l’adoption de politiques budgétaires de moyen terme crédibles, suffisamment flexibles pour être adaptées suivant la situation économique et permettant de replacer la dette publique sur une trajectoire soutenable. Les deux parties conviennent qu’il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques structurelles bien conçues de manière à améliorer les fondamentaux, à accroître la résilience et à renforcer les systèmes financiers tant dans les économies avancées que parmi les économies émergentes. Les deux parties sont favorables à de nouveaux ajustements des politiques visant un rééquilibrage interne de manière à obtenir un rééquilibrage mondial.

4. Les deux parties conviennent que la mise en œuvre des réformes structurelles nécessaires et des politiques macroéconomiques appropriées contribuera à une croissance économique stable sur le long terme. Le gouvernement chinois enregistre actuellement des avancées constantes tout en assurant la stabilité de l’économie ; il met en œuvre un ensemble de politiques et de mesures novatrices visant à améliorer la qualité et la performance de la croissance économique, et promeut un développement soutenu et sain de son économie. La troisième session plénière du Comité central issu du 18e Congrès du Parti communiste chinois qui vient de s’achever a mis en lumière l’objectif d’un approfondissement général des réformes durant la prochaine étape, permettant à la Chine d’enregistrer de nouvelles avancées en matière de réformes économiques et de développement. Le gouvernement français a engagé un ensemble de réformes structurelles ambitieuses et cohérentes afin de réduire son niveau d’endettement à moyen terme sans hypothéquer la croissance, tout en stimulant la compétitivité et l’emploi et en attachant une attention particulière à l’équité et au dialogue social. L’économie française a fait preuve d’une grande résilience face à la récession européenne. L’objectif prioritaire du gouvernement français demeure le renforcement de la reprise.

5. Les deux parties reconnaissent que l’économie mondiale est aujourd’hui encore confrontée à de grands défis ; les pays doivent approfondir la coordination de leurs politiques économiques et travailler ensemble à promouvoir la croissance et la création d’emplois. Soutenant le G20 dans son rôle de premier forum de coopération économique internationale, elles ont réaffirmé les engagements pris lors du sommet du G20 tenu à Saint-Pétersbourg en septembre dernier pour mettre en œuvre pleinement les nouvelles mesures du Plan d’action de Saint-Pétersbourg de manière à atteindre une croissance forte, durable et équilibrée. La Chine et la France attendent de voir le prochain sommet du G20 qui se tiendra à Brisbane définir des stratégies de croissance globales qui permettront d’atteindre cet objectif. La France espère que la Chine accueillera un futur sommet du G20.

6. Les deux parties soutiennent pleinement les engagements du G20 concernant l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices, ainsi que ceux visant à promouvoir la transparence fiscale et l’échange automatique de renseignements. Elles encouragent toutes les juridictions à participer aux échanges de renseignements conduits de manière automatique ou sur demande. La Chine et la France renforceront leur coopération au sein du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, ainsi que leur dialogue bilatéral sur la coordination des politiques fiscales et attacheront une attention particulière à ce que les pays en développement puissent tirer parti des avantages d’un système fiscal international plus transparent et plus juste.

7. Les deux parties saluent la mise en œuvre des engagements du G20 visant à s’assurer que tous les établissements financiers, les marchés financiers et leurs acteurs soient réglementés et soumis à surveillance selon une approche cohérente au niveau international et non discriminatoire. Elles continueront à renforcer leur coopération au sein des forums multilatéraux dans le domaine de la réforme du secteur financier en approfondissant leur dialogue aux niveaux technique et politique. Les deux parties invitent les organisations internationales compétentes à évaluer l’impact des réformes de la réglementation financière sur la croissance mondiale et sur le financement à long terme de l’investissement.

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Porter la voix de la France : le bilan de mon déplacement aux Etats-Unis

J’ai participé du jeudi 10 au samedi 12 octobre à Washington aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale ainsi qu’aux réunions des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7, G8 et G20, avec les présidents des institutions financières internationales.

A l’occasion de ce déplacement aux Etats-Unis, je me suis rendu à l’Université d’Harvard à Cambridge pour une conférence au Centre d’études européennes « Minda de Gunzburg » sur l’avenir de la gouvernance économique et financière européenne. Les échanges avec la salle ont été particulièrement enrichissants : j’ai rencontré des interlocuteurs aussi brillants qu’investis pour l’avenir de la construction européenne et pour les défis que nous devons relever pour insuffler une nouvelle dynamique à notre maison commune, l’Europe, afin qu’elle redevienne un modèle d’intégration pour le monde.

En tant que ministre de l’Economie et des Finances, je dois dire que ces trois journées ont été très instructives. Avec mes homologues, au sein de grandes instances internationales de gouvernance économique, nous avons échangé sur la reprise de la croissance mondiale et sur les politiques économiques internationales, sur le soutien à l’emploi, ou encore sur la promotion d’une plus grande coopération fiscale. Dans le cadre du G8, nous avons poursuivi les travaux du Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition afin de continuer à soutenir les processus démocratiques. J’ai également participé à l’exercice d’alerte avancée FMI-CSF, à la plénière du Comité Monétaire et Financier International et au déjeuner du Comité du développement. Pourquoi ces réunions sont-elles importantes ? Parce que c’est dans leur cadre que se décident les grandes orientations vers lesquelles les Etats décident de pousser leurs travaux, de coordonner leurs politiques. C’est un moment, un lieu, où l’on doit donner toute son énergie pour que la direction choisie soit la bonne, celle qui servira le mieux l’intérêt collectif, au-delà des intérêts particuliers.

J’ai également donné une conférence au Council on Foreign Relations sur la situation économique de la Zone euro et de la France dont voici la vidéo :

Interviewé par Bloomberg TV, je me suis exprimé sur l’économie française, l’union bancaire en Europe, ou encore la croissance mondiale :

J’ai aussi rencontré mes homologues lors d’entretiens qui ont permis de renforcer les échanges entre pays amis. Avec Joe Hockey, mon nouvel homologue australien, dont le pays présidera le G20 à partir du 1er décembre, nous avons convenu des priorités à mettre en oeuvre dans cette enceinte qui rassemble les plus grandes économies du monde, représentant plus de 90% du PIB mondial. Avec HYUN Oh-Seok, vice Premier ministre chargé de la Stratégie et des Finances de la République de Corée. Avec Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement. Avec, Yaïr Lapid, ministre des Finances de l’Etat d’Israël, pour accroître les échanges entre la France et Israël. Avec Jim Kim, Président de la Banque mondiale, entretien suivi de la signature d’un accord pour la création d’un fond fiduciaire pour aider les Etats africains à mieux gérer les bénéfices de leurs activités extractives.

Enfin, nous avons tenu avec Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, une conférence de presse de clôture de ce déplacement .

Je vous invite à découvrir quelques images de ces rencontres et réunions aux Etats-Unis :

1. Conférence au Centre « Mina de Gunzburg » d’études européennes de l’Université de Harvard avec, à mes côtés, le Dr. Grzegorz Ekiert.

2. Interview par Sara Eisen de Bloomberg TV au siège du FMI à Washington. Continuer la lecture

Séminaire sur le fédéralisme budgétaire à Bercy : mon discours d’ouverture

J’ai ouvert ce matin, avec Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds Monétaire International, le séminaire organisé à Bercy sur le fédéralisme budgétaire. Ce séminaire conjoint de la Direction générale du Trésor et du FMI permet d’échanger sur une intégration budgétaire plus forte en Europe et au sein de la zone euro, ainsi qu’une meilleure gouvernance de l’Union économique et monétaire.

Pour un budget propre à la zone euro, nous devons développer trois axes : la constitution d’un socle de fédéralisme budgétaire, le renforcement des institutions européennes, et le renforcement équilibré de la surveillance budgétaire à court terme.

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Retrouvez ci-dessous mon discours prononcé ce matin :

Séminaire du Ministère de l’Economie et des Finances
et du Fonds Monétaire International

Propos introductif

– Mardi 10 Septembre 2013 –

 

Madame la Directrice générale,

Monsieur le Directeur,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Bienvenue à tous, et merci de votre participation à ce séminaire commun du Ministère de l’Economie et des Finances et du Fonds Monétaire International. C’est avec un réel plaisir que nous accueillons aujourd’hui, avec Christine Lagarde, les meilleurs experts en matière de fédéralisme budgétaire pour une réflexion et un débat aussi ouverts que possible.

Le fédéralisme budgétaire européen n’est pas, à mes yeux, un débat théorique.

Le fédéralisme budgétaire européen n’est pas, à mes yeux, un débat théorique. Si nous réfléchissons aujourd’hui à ses contours, si nous nous interrogeons sur les niveaux de transferts adéquats, les modalités de leur organisation, sur l’émission en commun de dette ou sur les éléments minimaux d’un budget pour la zone euro, ce n’est pas une réflexion « hors sol », désincarnée ou abstraite. C’est parce que la crise a mis en lumière certaines faiblesses de la zone euro auxquelles nous devons, collectivement, apporter des solutions.

Ce que la crise a révélé si crûment, en effet, c’est que l’Union Monétaire est une grande entreprise fondamentalement inachevée. Les architectes inspirés de la zone euro n’ont pas sous-estimé, à l’époque, le renforcement des interdépendances lié à l’unification monétaire ; mais l’équilibre des forces en présence lorsque la monnaie unique a vu le jour a donné naissance à ce qu’il faut voir comme une première ébauche plutôt que comme un projet abouti, aux contours définitifs.

L’euro, c’est un changement fondamental dans la façon de faire de la politique économique, une responsabilité commune, des interdépendances, un symbole, une identité, de la politique, du vouloir-vivre ensemble, de la citoyenneté.

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Mon interview dans Le Télégramme

Dans une interview publiée aujourd’hui dans le quotidien régional de Bretagne Le Télégramme, je m’exprime sur le rapport du FMI sur la France, sur notre politique économique et fiscale, sur nos réformes engagées et sur celles à venir, ou encore sur l’emploi.

Retrouvez ci-dessous un extrait de cette interview :

Le rapport du FMI sur la situation économique de la France préconise de « rééquilibrer » les efforts et de « réduire les dépenses plutôt que d’augmenter les impôts » afin de soutenir la reprise. Comment accueillez-vous ces préconisations ?

La France refuse l’austérité. Comme le FMI, elle souhaite privilégier la croissance.

Ce rapport souligne une convergence avec la politique économique que nous menons. Il s’agit de donner désormais priorité à la croissance par rapport à la réduction stricte des déficits. Il faut évidemment poursuivre cette politique de diminution des déficits. L’endettement doit être combattu car la France doit se désendetter. Mais il ne faut pas cultiver le fétichisme du chiffre. La France refuse l’austérité. Comme le FMI, elle souhaite privilégier la croissance. Cela passe par une politique des finances publiques qui réduise les déficits à un rythme maîtrisé et raisonnable, tout en soutenant la croissance. Nous devons aujourd’hui privilégier les économies de dépenses par rapport à la hausse des prélèvements obligatoires.

Est-il aujourd’hui possible de baisser la pression fiscale comme le FMI le préconise ?

Mon objectif est bien de parvenir à une stabilité des prélèvements obligatoires en 2015.

Nous sommes dans une phase de décélération de l’augmentation des prélèvements obligatoires. La droite nous a laissé une situation des finances publiques extrêmement dégradée, avec une tendance qui nous a amenés vers les 5 % de déficit. Voilà pourquoi nous avons demandé aux Français un effort très important, de l’ordre de 30 milliards d’euros, répartis aux deux tiers sur les prélèvements et à la hauteur d’un tiers sur des économies. En 2014, l’effort sera un peu moins important. Nous allons inverser la proportion, puisque ce sera deux tiers d’économies et un tiers de prélèvements. Mon objectif est bien de parvenir à une stabilité des prélèvements obligatoires en 2015. Là encore, il y a une convergence avec l’analyse du FMI.

Le FMI recommande une série de réformes structurelles, par exemple sur les retraites. Ces préconisations sont-elles compatibles avec la politique de votre gouvernement ? Continuer la lecture

Ma réaction à la publication du rapport du FMI sur la France

A lire ci-dessous, mon communiqué de presse suite à la publication du rapport du Fonds monétaire international sur la France.

J’y souligne la convergence de nos points de vue en matière de soutien à la croissance, de réduction des dépenses publiques, et de réformes engagées depuis mai 2012 pour le redressement de l’économie française.

Les services du Fonds monétaire international ont rendu public lundi 5 août leur rapport sur l’économie française dans le cadre de leur mission d’évaluation et de suivi des politiques économiques et financières des 187 pays membres de l’organisation internationale.

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, qui avait déjà réagi aux conclusions préliminaires du Fonds monétaire international le 4 juin dernier, relève une grande convergence de vues avec le FMI sur le diagnostic et l’analyse des risques qui pèsent sur l’activité en Europe et en France. Il est en plein accord sur la nécessité de donner désormais la priorité à la croissance, ce qui passe par un rythme d’ajustement de finances publiques raisonné et la mise en œuvre de réformes ambitieuses en faveur de l’emploi et de la compétitivité.

Depuis l’élection de François HOLLANDE, la France n’a cessé de plaider pour une réorientation des politiques européennes en faveur de la croissance et contre les politiques d’austérité généralisée. C’est pourquoi Pierre MOSCOVICI se félicite de l’évolution dans cette direction des débats académique, politique, ainsi qu’au sein des institutions européennes et internationales, à laquelle le FMI a pris une part active. Cette évolution a notamment conduit la Commission européenne puis le Conseil européen à recommander un délai de deux ans à la France pour ramener son déficit public sous 3 % du produit intérieur brut.

Le ministre rappelle à cet égard que le projet de loi de finances pour 2014, qui sera présenté en septembre, poursuivra l’effort de remise en ordre des finances publiques tout en soutenant la croissance. Il privilégiera les économies de dépenses par rapport aux hausses de prélèvements obligatoires.

La croissance doit être la priorité, l’objectif central des politiques économiques. Pierre MOSCOVICI se félicite que le FMI salue l’ampleur des réformes engagées en France pour redresser notre compétitivité, développer notre croissance potentielle, améliorer le fonctionnement du marché du travail, sauvegarder notre régime de retraites, moderniser l’action publique, réguler le secteur financier, et simplifier l’environnement réglementaire des entreprises. Pierre MOSCOVICI rappelle la pleine détermination du gouvernement à conduire cet agenda de redressement économique du pays, au bon rythme, et à défendre notre modèle social.

 

Réaction suite à la publication des conclusions préliminaires des services du FMI sur la France – Communiqué de presse

J’ai rédigé aujourd’hui un communiqué de presse, que vous pouvez lire ci-dessous, en réaction à la publication des conclusions préliminaires des services du FMI sur la France.

Je me réjouis que le FMI reconnaisse l’importance des réformes que nous avons engagées depuis un an pour le redressement de notre pays. La croissance, l’emploi et la compétitivité sont autant de priorités que nous nous sommes fixées, et je suis heureux que le FMI salue cette politique volontariste.

Retrouvez ci-dessous mon communiqué de presse :

Pierre MOSCOVICI réagit à la publication des conclusions préliminaires des services du FMI sur la France

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, a rencontré la délégation du Fonds monétaire international présente à Paris dans le cadre de sa mission d’évaluation et de suivi des politiques économiques et financières de ses 187 pays membres. Cet entretien a mis en relief une grande convergence de vues sur le diagnostic et l’analyse des risques qui pèsent sur l’activité en Europe et en France.

Pierre MOSCOVICI note que le FMI reconnaît l’ampleur des réformes engagées en France par le gouvernement en faveur de la croissance, de l’emploi et de la compétitivité. Le FMI salue en particulier la mise en œuvre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et l’accord national interprofessionnel pour la sécurisation de l’emploi, et souligne le lancement de chantiers qu’il qualifie d’« essentiels » : la sauvegarde de nos retraites et de notre politique familiale, la réforme de la formation professionnelle, la modernisation de l’action publique, la simplification de l’environnement réglementaire des entreprises, le projet de loi sur la consommation ou encore le soutien à l’offre de logements. Pierre MOSCOVICI rappelle que le gouvernement mène, au bon rythme, ces différentes réformes.

Le FMI reconnaît par ailleurs les efforts considérables déjà consentis par les ménages et les entreprises et préconise un ajustement plus graduel à compter de 2014, reposant sur une évolution maîtrisée de la dépense et une stabilisation des prélèvements obligatoires. Pierre MOSCOVICI se réjouit que le FMI juge approprié l’objectif de maîtrise des dépenses fixé dans le programme de stabilité.

Pierre MOSCOVICI constate en outre que le FMI confirme la solidité du système bancaire français et la qualité de sa régulation qui sera renforcée par la loi de séparation et de régulation bancaire. Le FMI salue également le rôle moteur joué par la France pour la mise en place au niveau européen des mécanismes intégrés de supervision et de résolution.

Mon agenda prévisionnel de cette semaine – 3 au 7 juin

AGENDA PRÉVISIONNEL

DU LUNDI 3 JUIN AU VENDREDI 7 JUIN 2013

 

Lundi 3 juin :

08h15 : « Matinale de France Info » avec Raphaëlle DUCHEMIN.

10h30 : Entretien avec M. Harlem DÉSIR, Premier secrétaire du Parti socialiste (Bercy).

11h30 : Entretien avec M. Jean-Vincent PLACE, Président du groupe Écologiste au Sénat (Bercy).

13h00 : Déjeuner avec M. Jean-Pierre JOUYET, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Président de la Banque publique d’Investissement (BPI) – (Bercy).

15h15 : Entretien avec M. Eric TRAPPIER, Président-Directeur Général du Groupe Dassault Aviation (Bercy).

17h00 : Rencontre avec la délégation française du FMI (Bercy).

Mardi 4 juin :

11h30 : Audition du Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC) avec Mme Christiane TAUBIRA, garde des sceaux, ministre de la Justice et M. Bernard CAZENEUVE, ministre délégué au Budget en présence du Premier ministre sur le projet de loi « Lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière » (Assemblée Nationale).

15h00 : Questions d’actualité (Assemblée Nationale).

16h30 : Entretien avec M. Gérard MESTRALLET, Président de Paris Europlace, M. Arnaud de BRESSON, Directeur général et M. Bruno LAFONT, Président-Directeur Général du Collège « Investisseurs Institutionnels » de Paris-Euro (Bercy).

17h45 : Entretien avec M. Jean-Dominique SENARD, Président du Groupe Michelin (Bercy)

19h00 : Entretien avec M. Benoît HAMON, Ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation (Bercy).

Soir : Discussion, en deuxième lecture du projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires (Assemblée Nationale).

Mercredi 5 juin :

10h00 : Conseil des Ministres (Palais de Élysée).

15h00 : Questions d’actualité (Assemblée nationale).

16h30 : Suite de la discussion, en deuxième lecture, du projet de loi de « séparation et de régulation des activités bancaires » – (Assemblée Nationale).

18h00 : Audition, ouverte à la presse, devant la Commission des Lois avec Mme Christiane TAUBIRA, garde des sceaux ministre de la Justice et M. Bernard CAZENEUVE, ministre délégué au Budget sur le projet de loi organique relatif au procureur de la République financier et le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière (Assemblée Nationale).

Vendredi 7 juin :

09h30 : Entretien avec M. Bernard CAZENEUVE, ministre délégué au Budget.

10h30 : Rencontre avec les organisations patronales non représentatives (Matignon).

15h00 : Entretien avec M. Jean-Louis BEFFA, Président d’honneur de Saint-Gobain (Bercy).

17h00 : Réunion ministérielle sur les retraites (Matignon).

Mon déplacement à Washington en images

Je me suis rendu à Washington du jeudi 18 au dimanche 21 avril, dans le cadre des réunions de printemps Fonds monétaire international (FMI) / Banque mondiale et du G20.

Retrouvez ci-dessous les images de ce déplacement, qui a notamment permis d’obtenir des avancées en matière de transparence dans les échanges internationaux.

1. Jeudi 18 avril : Colloque organisé par le Financial Times et la Fondation Bertelsmann, sur le thème « Hotspot Eurozone : Is the crisis over ? »

 

2. Jeudi 18 avril : Mon interview sur BloombergTV pour promouvoir l’attractivité de la France :

Un extrait de cet entretien : http://www.bloomberg.com/video/moscovici-says-french-economy-is-not-a-bomb-ILf8E2w4QCWIHOs~GeaeRw.html

 

3. Jeudi 18 avril : Réunion des Ministres des finances et gouverneurs de Banques centrales du G20, au siège du FMI à Washington : à l’initiative de la France, le G20 va reconnaître l’échange automatique d’informations comme un standard international, constituant donc une avancée décisive.

 

4. Jeudi 18 avril : Conférence de presse :

 

5. Vendredi 19 avril : « Early warning exercise », débat sur les différents scénarios pour l’économie mondiale, au FMI :

 

6. Vendredi 19 avril : Rendez vous avec Gene Sperling, Conseiller économique du Président des États-Unis Barack Obama, à la Maison Blanche :

 

7. Samedi 20 avril : Conseil des Gouverneurs du FMI : « comment donner de la force à une reprise économique ? »

 

8. Samedi 20 avril : Conseil des Gouverneurs du FMI : deuxième session intitulée « Préparer le futur ». Je suis intervenu sur la croissance, l’emploi  et la gouvernance mondiale :