Porter la voix de la France : le bilan de mon déplacement aux Etats-Unis

J’ai participé du jeudi 10 au samedi 12 octobre à Washington aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale ainsi qu’aux réunions des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7, G8 et G20, avec les présidents des institutions financières internationales.

A l’occasion de ce déplacement aux Etats-Unis, je me suis rendu à l’Université d’Harvard à Cambridge pour une conférence au Centre d’études européennes « Minda de Gunzburg » sur l’avenir de la gouvernance économique et financière européenne. Les échanges avec la salle ont été particulièrement enrichissants : j’ai rencontré des interlocuteurs aussi brillants qu’investis pour l’avenir de la construction européenne et pour les défis que nous devons relever pour insuffler une nouvelle dynamique à notre maison commune, l’Europe, afin qu’elle redevienne un modèle d’intégration pour le monde.

En tant que ministre de l’Economie et des Finances, je dois dire que ces trois journées ont été très instructives. Avec mes homologues, au sein de grandes instances internationales de gouvernance économique, nous avons échangé sur la reprise de la croissance mondiale et sur les politiques économiques internationales, sur le soutien à l’emploi, ou encore sur la promotion d’une plus grande coopération fiscale. Dans le cadre du G8, nous avons poursuivi les travaux du Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition afin de continuer à soutenir les processus démocratiques. J’ai également participé à l’exercice d’alerte avancée FMI-CSF, à la plénière du Comité Monétaire et Financier International et au déjeuner du Comité du développement. Pourquoi ces réunions sont-elles importantes ? Parce que c’est dans leur cadre que se décident les grandes orientations vers lesquelles les Etats décident de pousser leurs travaux, de coordonner leurs politiques. C’est un moment, un lieu, où l’on doit donner toute son énergie pour que la direction choisie soit la bonne, celle qui servira le mieux l’intérêt collectif, au-delà des intérêts particuliers.

J’ai également donné une conférence au Council on Foreign Relations sur la situation économique de la Zone euro et de la France dont voici la vidéo :

Interviewé par Bloomberg TV, je me suis exprimé sur l’économie française, l’union bancaire en Europe, ou encore la croissance mondiale :

J’ai aussi rencontré mes homologues lors d’entretiens qui ont permis de renforcer les échanges entre pays amis. Avec Joe Hockey, mon nouvel homologue australien, dont le pays présidera le G20 à partir du 1er décembre, nous avons convenu des priorités à mettre en oeuvre dans cette enceinte qui rassemble les plus grandes économies du monde, représentant plus de 90% du PIB mondial. Avec HYUN Oh-Seok, vice Premier ministre chargé de la Stratégie et des Finances de la République de Corée. Avec Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement. Avec, Yaïr Lapid, ministre des Finances de l’Etat d’Israël, pour accroître les échanges entre la France et Israël. Avec Jim Kim, Président de la Banque mondiale, entretien suivi de la signature d’un accord pour la création d’un fond fiduciaire pour aider les Etats africains à mieux gérer les bénéfices de leurs activités extractives.

Enfin, nous avons tenu avec Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, une conférence de presse de clôture de ce déplacement .

Je vous invite à découvrir quelques images de ces rencontres et réunions aux Etats-Unis :

1. Conférence au Centre « Mina de Gunzburg » d’études européennes de l’Université de Harvard avec, à mes côtés, le Dr. Grzegorz Ekiert.

2. Interview par Sara Eisen de Bloomberg TV au siège du FMI à Washington. Continuer la lecture

Ma réaction à la publication du rapport du FMI sur la France

A lire ci-dessous, mon communiqué de presse suite à la publication du rapport du Fonds monétaire international sur la France.

J’y souligne la convergence de nos points de vue en matière de soutien à la croissance, de réduction des dépenses publiques, et de réformes engagées depuis mai 2012 pour le redressement de l’économie française.

Les services du Fonds monétaire international ont rendu public lundi 5 août leur rapport sur l’économie française dans le cadre de leur mission d’évaluation et de suivi des politiques économiques et financières des 187 pays membres de l’organisation internationale.

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, qui avait déjà réagi aux conclusions préliminaires du Fonds monétaire international le 4 juin dernier, relève une grande convergence de vues avec le FMI sur le diagnostic et l’analyse des risques qui pèsent sur l’activité en Europe et en France. Il est en plein accord sur la nécessité de donner désormais la priorité à la croissance, ce qui passe par un rythme d’ajustement de finances publiques raisonné et la mise en œuvre de réformes ambitieuses en faveur de l’emploi et de la compétitivité.

Depuis l’élection de François HOLLANDE, la France n’a cessé de plaider pour une réorientation des politiques européennes en faveur de la croissance et contre les politiques d’austérité généralisée. C’est pourquoi Pierre MOSCOVICI se félicite de l’évolution dans cette direction des débats académique, politique, ainsi qu’au sein des institutions européennes et internationales, à laquelle le FMI a pris une part active. Cette évolution a notamment conduit la Commission européenne puis le Conseil européen à recommander un délai de deux ans à la France pour ramener son déficit public sous 3 % du produit intérieur brut.

Le ministre rappelle à cet égard que le projet de loi de finances pour 2014, qui sera présenté en septembre, poursuivra l’effort de remise en ordre des finances publiques tout en soutenant la croissance. Il privilégiera les économies de dépenses par rapport aux hausses de prélèvements obligatoires.

La croissance doit être la priorité, l’objectif central des politiques économiques. Pierre MOSCOVICI se félicite que le FMI salue l’ampleur des réformes engagées en France pour redresser notre compétitivité, développer notre croissance potentielle, améliorer le fonctionnement du marché du travail, sauvegarder notre régime de retraites, moderniser l’action publique, réguler le secteur financier, et simplifier l’environnement réglementaire des entreprises. Pierre MOSCOVICI rappelle la pleine détermination du gouvernement à conduire cet agenda de redressement économique du pays, au bon rythme, et à défendre notre modèle social.

 

Réaction suite à la publication des conclusions préliminaires des services du FMI sur la France – Communiqué de presse

J’ai rédigé aujourd’hui un communiqué de presse, que vous pouvez lire ci-dessous, en réaction à la publication des conclusions préliminaires des services du FMI sur la France.

Je me réjouis que le FMI reconnaisse l’importance des réformes que nous avons engagées depuis un an pour le redressement de notre pays. La croissance, l’emploi et la compétitivité sont autant de priorités que nous nous sommes fixées, et je suis heureux que le FMI salue cette politique volontariste.

Retrouvez ci-dessous mon communiqué de presse :

Pierre MOSCOVICI réagit à la publication des conclusions préliminaires des services du FMI sur la France

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, a rencontré la délégation du Fonds monétaire international présente à Paris dans le cadre de sa mission d’évaluation et de suivi des politiques économiques et financières de ses 187 pays membres. Cet entretien a mis en relief une grande convergence de vues sur le diagnostic et l’analyse des risques qui pèsent sur l’activité en Europe et en France.

Pierre MOSCOVICI note que le FMI reconnaît l’ampleur des réformes engagées en France par le gouvernement en faveur de la croissance, de l’emploi et de la compétitivité. Le FMI salue en particulier la mise en œuvre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et l’accord national interprofessionnel pour la sécurisation de l’emploi, et souligne le lancement de chantiers qu’il qualifie d’« essentiels » : la sauvegarde de nos retraites et de notre politique familiale, la réforme de la formation professionnelle, la modernisation de l’action publique, la simplification de l’environnement réglementaire des entreprises, le projet de loi sur la consommation ou encore le soutien à l’offre de logements. Pierre MOSCOVICI rappelle que le gouvernement mène, au bon rythme, ces différentes réformes.

Le FMI reconnaît par ailleurs les efforts considérables déjà consentis par les ménages et les entreprises et préconise un ajustement plus graduel à compter de 2014, reposant sur une évolution maîtrisée de la dépense et une stabilisation des prélèvements obligatoires. Pierre MOSCOVICI se réjouit que le FMI juge approprié l’objectif de maîtrise des dépenses fixé dans le programme de stabilité.

Pierre MOSCOVICI constate en outre que le FMI confirme la solidité du système bancaire français et la qualité de sa régulation qui sera renforcée par la loi de séparation et de régulation bancaire. Le FMI salue également le rôle moteur joué par la France pour la mise en place au niveau européen des mécanismes intégrés de supervision et de résolution.