Communiqué du Conseil économique et financier franco-allemand (CEFFA)

A lire ci-dessous, le Communiqué du Conseil économique et financier franco-allemand (CEFFA), qui s’est réuni ce lundi 27 janvier 2014 à Bercy. Avec Sigmar Gabriel, Wolfgang Schäuble, Jens Weidmann, et Christian Noyer, nous avons échangé de manière constructive sur la situation économique au sein de l’Union européenne ainsi que sur les perspectives pour l’union bancaire, et évoqué l’importance de la poursuite d’un partenariat fort entre la France et l’Allemagne.

Retrouvez ci-dessous tous les détails des conclusions de cette 46e rencontre du CEFFA :

Communiqué du Conseil économique et financier franco-allemand (CEFFA)

(1) Le quarante-sixième Conseil économique et financier franco-allemand (CEFFA) s’est réuni le 27 janvier 2014. Sigmar Gabriel, Wolfgang Schäuble, Jens Weidmann, Pierre Moscovici et Christian Noyer ont évoqué de manière approfondie la situation économique de l’Union Européenne et de l’Eurozone, notamment les évolutions en cours en matière de stabilité financière de l’UE, et discuté des stratégies économiques mises en oeuvre en France et en Allemagne.

(2) Depuis sa création par un protocole additionnel au traité de l’Elysée en 1988, le Conseil économique et financier franco-allemand, qui rassemble les ministres de l’économie et des finances et les gouverneurs des banques centrales, a joué un rôle crucial dans le renforcement de la coopération bilatérale économique et financière entre les deux pays. Il a été déterminant dans le rapprochement des orientations de la France et de l’Allemagne sur les questions les plus fondamentales de l’Union économique et monétaire.

(3) Le Conseil économique et financier franco-allemand se félicite des stratégies de réforme économique récemment annoncées en France et en Allemagne et encourage chaque pays à poursuivre ses efforts pour contribuer à l’équilibre et à la résilience économique de la zone euro.

(4) Le Conseil économique et financier franco-allemand note que, depuis sa dernière réunion, des progrès significatifs ont été réalisés en ce qui concerne la mise en oeuvre des politiques renforçant l’Union économique et monétaire et soutenant la croissance, l’emploi et la compétitivité :

(5) – La zone euro réalise des progrès importants pour surmonter la crise. La situation économique s’est nettement améliorée au cours de l’année 2013. La zone euro a surmonté la récession et retrouvé le chemin de la croissance. En 2014, le FMI et la Commission européenne prévoient une croissance de 1 % du PIB de la zone euro.

(6) – Le Pacte pour la croissance et l’emploi adopté en juin 2012 constitue l’un des instruments principaux de l’Union Européenne pour relancer la croissance, l’investissement et l’emploi, ainsi que la compétitivité européenne. Si des progrès substantiels ont été obtenus dans de nombreux domaines, il convient de s’assurer que les potentialités du Pacte sont déployées à leur plein potentiel. En particulier, il est important que la Banque européenne d’investissement, ainsi que le Fonds européen d’investissement dont la capacité va être accrue par une augmentation de capital et un nouveau mandat de la Banque européenne d’investissement, continuent à renforcer l’impact de leur action sur l’économie réelle, en particulier en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) et de l’emploi des jeunes, afin de contrebalancer efficacement le climat d’aversion au risque actuellement constaté au sein des économies européennes. Plus largement, les initiatives de marché poursuivant de tels objectifs devraient être encouragées. En outre, il convient de s’efforcer de poursuivre la mise en œuvre effective de la garantie pour la jeunesse, pour améliorer la capacité de création d’emplois des marchés du travail et d’accroître la mobilité des travailleurs. En ce qui concerne la réglementation intelligente, la France et l’Allemagne vont renforcer leur coopération, notamment au travers d’initiatives conjointes permettant de faire progresser l’agenda européen.

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Opinion published in the Financial Times / Ma tribune parue dans le Financial Times

A lire ci-dessous, ma tribune parue aujourd’hui dans le Financial Times / You can read below my opinion published in the Financial Times.

J’y combats le « French bashing » et souligne les réformes fortes et ambitieuses menées et à venir en matière de compétitivité, de croissance, d’emplois, ou encore de réduction des déficits.

 

You can be both French and fiscally responsible

By Pierre Moscovici

 

The doom-mongers are wrong: France is modernising and reforming. But it is doing so in its own way. The country regularly comes under fire from those who want it to conform to an economic and social model that is not its own. They would gladly dismiss, with a stroke of the pen, its history and its culture – what sets it apart, its identity. France is changing but in the French way.

The government is working round the clock to turn the economy round, and it knows that it must speed up the pace. We did think that we would pull out of the crisis faster. We have achieved results but they are still precarious. Our economy is growing again but not fast enough. Unemployment is slowing but it is still too high, and taxes and social security contributions may be hampering long-term growth.

President François Hollande asked us last week to launch a new phase under the rallying cry “faster, further and stronger”.

This is why President François Hollande asked us last week to launch a new phase under the rallying cry “faster, further and stronger”. Building on policy implemented in the past 18 months, it will take the battle for jobs to a new level, with clear objectives in mind: making life easier for businesses, cutting red tape, decreasing public spending and boosting employment.

France will take a multipronged approach to improving things for businesses. By 2017, we will eliminate €30bn in employer contributions for family allowances; business regulations will be radically streamlined; and we have a detailed plan for putting an end to France’s impenetrable and disorienting tax environment.

Moreover, not only is France borrowing at historically low rates, but the government has pledged to cut public spending by €50bn between 2015 and 2017 – in addition to the €15bn in savings scheduled for 2014.

These measures will be enacted with clear timelines. Politically, their legitimacy will be reinforced by a vote of confidence in parliament.

One can be French and take fiscal consolidation seriously. There is no contradiction between being a social democrat and being fully committed to restoring competitiveness.

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Ma réponse aujourd’hui sur le groupe PSA lors des questions au gouvernement

Cet après-midi à l’Assemblée nationale, j’ai répondu à la députée Françoise Descamps-Crosnier sur le groupe PSA, lors de la séance de questions au gouvernement. J’y ai réaffirmé nos mesures fortes et volontaires adressées à la filière automobile depuis mai 2012. Au sujet de PSA, j’ai insisté sur l’ancrage français de ce grand groupe. Voici ma réponse ci-dessous :


PSA : réponse de Pierre Moscovici à Françoise… par pierremoscovici

 

Invité de l’émission Le Supplément Politique sur Canal+

J’étais ce midi l’invité de l’émission Le Supplément Politique sur Canal+, présentée par Maïtena Biraben. Retrouvez dans la vidéo ci-dessous toutes mes réponses et la présentation de mes actions de ministre de l’Economie et des Finances, pendant 48h en France et à Bruxelles, où j’agis au service des Français.

Je suis profondément, dans mon parcours, dans ma vie et mes convictions, un homme de gauche.

Interview à partir de 5’10 :

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

 

Mon interview parue aujourd’hui dans Les Echos

 Conférence économique Afrique-France aujourd’hui à Bercy

La croissance de l’Afrique et celle de la France sont indissociablement liées : cette conviction, je l’ai détaillée dans l’interview publiée aujourd’hui dans le quotidien Les Echos. Cet entretien s’inscrit dans la journée de conférence pour un nouveau modèle de partenariat économique entre l’Afrique et la France que j’ai accueillie aujourd’hui à Bercy.

 

Pierre Moscovici : « Nous voulons doubler les échanges commerciaux avec l’Afrique d’ici à cinq ans »

 

Le déclin des positions économiques françaises en Afrique est-il inéluctable ?

Nos parts de marché se sont réduites mais la France conserve une position très forte en Afrique. Nous devons refonder notre relation avec ce continent pour prendre en compte une nouvelle réalité : l’Afrique est en pleine émergence économique.

Nos parts de marché se sont réduites mais la France conserve une position très forte en Afrique. Nous devons refonder notre relation avec ce continent pour prendre en compte une nouvelle réalité : l’Afrique est en pleine émergence économique. C’est la deuxième destination citée par les investisseurs après l’Asie. Voilà une opportunité formidable pour notre pays, qui dispose d’atouts essentiels : 85 % des francophones dans le monde seront africains d’ici à 2050 et la France accueille encore aujourd’hui trois fois plus d’étudiants africains que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Je crois aussi que les Africains sont sensibles au courage de la France, quand le président de la République décide d’intervenir au Mali ou en République centrafricaine.

Quel est votre objectif ?

Nous voulons, avec Nicole Bricq, doubler nos échanges commerciaux d’ici à cinq ans. Ce qui pourrait permettre tout simplement la création de 200.000 emplois en France !

Nous voulons, avec Nicole Bricq, doubler nos échanges commerciaux d’ici à cinq ans. Ce qui pourrait permettre tout simplement la création de 200.000 emplois en France ! Chaque année, l’Afrique contribue déjà pour 0,1 point à la croissance de l’économie française et on peut faire beaucoup mieux encore. Pour cela, il nous faut passer d’une logique de rente, de stock, marquée par des positions acquises, parfois exclusives, à une logique de projets, une logique de flux. D’où l’organisation de ce sommet pas comme les autres, qui répond à un triple objectif : la paix et la sécurité, le climat, l’économie.

 

Les Africains ont le choix de leurs partenaires, ­comment leur faire privilégier la France ?

Nous devons être à l’offensive comme nos concurrents, pas en retrait. La frilosité est absurde. La croissance de l’Afrique et la croissance de la France sont indissociablement liées.

Premier dialogue économique et financier de haut niveau franco-chinois : Déclaration conjointe aujourd’hui à Pékin

Je vous invite à lire ci-dessous la déclaration conjointe du premier dialogue économique franco-chinois, ce mardi 26 novembre 2013 à Pékin, qui s’inscrit dans le cadre de mon déplacement en République populaire de Chine. Une déclaration essentielle pour souligner notre volonté commune de renforcer les partenariats et les échanges entre nos deux pays.

Déclaration conjointe dans le cadre du premier dialogue économique et financier de haut niveau entre la Chine et la France

26 novembre 2013, Pékin

1. Lors de la visite du président français en Chine, en avril 2013, le président Xi Jinping et M. François Hollande ont décidé d’établir un dialogue économique et financier de haut niveau, afin d’accroître la coopération entre la Chine et la France dans les secteurs économique et financier. Le 26 novembre 2013, à Pékin, le premier dialogue économique et financier Chine-France a été co-présidé par le vice-Premier ministre du Conseil des Affaires d’État de Chine Ma Kai et le ministre français de l’économie et des finances Pierre Moscovici. Deux délégations réunissant des hauts responsables de chaque pays ont participé à la rencontre.

2. De part et d’autre, il a été souligné que ce mécanisme de dialogue constitue une plateforme essentielle à la communication bilatérale et à la coordination des politiques sur des questions stratégiques, de portée globale et de long terme dans les domaines économique et financier. De même, les deux parties ont évoqué la haute importance que revêt ce premier dialogue pour les préparatifs des visites mutuelles des deux chefs d’État, prévues l’année prochaine, et pour la commémoration du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. L’accent a également été mis sur l’importance de promouvoir un nouveau type de partenariat économique et financier entre la Chine et la France qui soit global, mutuellement bénéfique et durable. Les deux parties se sont engagées à accroître la coordination des politiques macro-économiques, à multiplier les échanges bilatéraux et les opportunités d’investissement et à intensifier les interactions financières et la coopération dans le domaine réglementaire. L’objectif est de développer des relations économiques et financières solides entre la Chine et la France, de créer un environnement commercial équitable, ouvert et fondé sur des règles, tout en soutenant la reprise et la croissance économiques mondiales. Au cours de ce dialogue, les deux parties sont parvenues à un consensus sur les points suivants :

I. Situation macroéconomique, politiques mises en œuvre et gouvernance mondiale

3. La conjoncture économique mondiale s’est lentement améliorée au cours des derniers mois pour donner lieu à une reprise graduelle dont le rythme diffère suivant les régions. Dans les économies avancées, la reprise se renforce. Les économies émergentes représentent toujours le moteur principal de la croissance mondiale, même si certaines d’entre elles ont connu un certain ralentissement. Dans le même temps, de nombreux pays demeurent confrontés à des niveaux de chômage inacceptables. Une plus grande coordination des politiques économiques des principales économies, assortie d’actions de soutien à la croissance et à la création d’emplois, s’avère indispensable. Les deux parties, qui reconnaissent que les politiques monétaires modérées ont eu des effets positifs sur la reprise de l’économie mondiale, restent néanmoins attentives aux défis que pourraient comporter des changements de ces politiques et appellent à cet égard à une communication claire et à une définition prudente des orientations monétaires. La Chine et la France sont favorables à l’adoption de politiques budgétaires de moyen terme crédibles, suffisamment flexibles pour être adaptées suivant la situation économique et permettant de replacer la dette publique sur une trajectoire soutenable. Les deux parties conviennent qu’il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques structurelles bien conçues de manière à améliorer les fondamentaux, à accroître la résilience et à renforcer les systèmes financiers tant dans les économies avancées que parmi les économies émergentes. Les deux parties sont favorables à de nouveaux ajustements des politiques visant un rééquilibrage interne de manière à obtenir un rééquilibrage mondial.

4. Les deux parties conviennent que la mise en œuvre des réformes structurelles nécessaires et des politiques macroéconomiques appropriées contribuera à une croissance économique stable sur le long terme. Le gouvernement chinois enregistre actuellement des avancées constantes tout en assurant la stabilité de l’économie ; il met en œuvre un ensemble de politiques et de mesures novatrices visant à améliorer la qualité et la performance de la croissance économique, et promeut un développement soutenu et sain de son économie. La troisième session plénière du Comité central issu du 18e Congrès du Parti communiste chinois qui vient de s’achever a mis en lumière l’objectif d’un approfondissement général des réformes durant la prochaine étape, permettant à la Chine d’enregistrer de nouvelles avancées en matière de réformes économiques et de développement. Le gouvernement français a engagé un ensemble de réformes structurelles ambitieuses et cohérentes afin de réduire son niveau d’endettement à moyen terme sans hypothéquer la croissance, tout en stimulant la compétitivité et l’emploi et en attachant une attention particulière à l’équité et au dialogue social. L’économie française a fait preuve d’une grande résilience face à la récession européenne. L’objectif prioritaire du gouvernement français demeure le renforcement de la reprise.

5. Les deux parties reconnaissent que l’économie mondiale est aujourd’hui encore confrontée à de grands défis ; les pays doivent approfondir la coordination de leurs politiques économiques et travailler ensemble à promouvoir la croissance et la création d’emplois. Soutenant le G20 dans son rôle de premier forum de coopération économique internationale, elles ont réaffirmé les engagements pris lors du sommet du G20 tenu à Saint-Pétersbourg en septembre dernier pour mettre en œuvre pleinement les nouvelles mesures du Plan d’action de Saint-Pétersbourg de manière à atteindre une croissance forte, durable et équilibrée. La Chine et la France attendent de voir le prochain sommet du G20 qui se tiendra à Brisbane définir des stratégies de croissance globales qui permettront d’atteindre cet objectif. La France espère que la Chine accueillera un futur sommet du G20.

6. Les deux parties soutiennent pleinement les engagements du G20 concernant l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices, ainsi que ceux visant à promouvoir la transparence fiscale et l’échange automatique de renseignements. Elles encouragent toutes les juridictions à participer aux échanges de renseignements conduits de manière automatique ou sur demande. La Chine et la France renforceront leur coopération au sein du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, ainsi que leur dialogue bilatéral sur la coordination des politiques fiscales et attacheront une attention particulière à ce que les pays en développement puissent tirer parti des avantages d’un système fiscal international plus transparent et plus juste.

7. Les deux parties saluent la mise en œuvre des engagements du G20 visant à s’assurer que tous les établissements financiers, les marchés financiers et leurs acteurs soient réglementés et soumis à surveillance selon une approche cohérente au niveau international et non discriminatoire. Elles continueront à renforcer leur coopération au sein des forums multilatéraux dans le domaine de la réforme du secteur financier en approfondissant leur dialogue aux niveaux technique et politique. Les deux parties invitent les organisations internationales compétentes à évaluer l’impact des réformes de la réglementation financière sur la croissance mondiale et sur le financement à long terme de l’investissement.

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Invité de l’émission Internationales sur TV5MONDE, RFI et Le Monde

J’étais ce midi l’invité de l’émission Internationales sur TV5MONDE, RFI et Le Monde.

A la veille de mon déplacement en Chine, je me suis exprimé sur la politique nationale, européenne et internationale. En France, j’ai insisté sur les perspectives d’une réforme fiscale, sur la croissance et l’emploi, ou encore sur mon rôle de ministre de l’Economie et des Finances. Sur l’Europe, je me suis exprimé sur mon engagement européen, sur la nécessité d’une solidarité et d’une intégration plus forte, et sur la validation de notre budget par la Commission européenne. Sur le plan international enfin, je suis revenu sur mes récents déplacements à l’international, et sur celui en Chine à venir demain, ainsi que sur le Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique du 6 et 7 décembre 2013.

Retrouvez l’ensemble de mes réponses ci-dessous :

 

Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : La France dans 10 ans (11/15)

La France dans dix ans : convictions, projets et actions présentées dans l’extrait suivant de mon ouvrage, que je vous invite à lire et à commenter. J’y reviens sur les différents scénarios économiques pour notre pays en 2025.

 

Extrait 11 : la France dans dix ans.

 

« Ces quatre évolutions dessinent en creux la France de 2025 : une France qui aura dans tous les cas vieilli fortement avant de rajeunir dans la décennie suivante, une France qui aura – ou non – rattrapé son retard dans l’accumulation du capital productif de la troisième révolution industrielle, une France qui s’intégrera – ou non – à une nouvelle cartographie des échanges mondiaux transformée par la demande des classes moyennes émergées.

 

Il y a alors, selon moi, trois scénarios économiques pour la France de 2025. Une décennie perdue de déflation généralisée. La poursuite d’une tendance générale de croissance molle – la seule que l’ancien président avait fini par trouver, avec ses dents. Un scénario de croissance soutenue, enfin.

 

Il y a alors, selon moi, trois scénarios économiques pour la France de 2025. Une décennie perdue de déflation généralisée. La poursuite d’une tendance générale de croissance molle – la seule que l’ancien président avait fini par trouver, avec ses dents. Un scénario de croissance soutenue, enfin, qui implique notamment la prise en compte des enjeux environnementaux et de l’évolution des prix relatifs des matières premières pour en assurer la soutenabilité. Notre objectif, c’est évidemment ce troisième scénario, qui implique, globalement, la mise en place d’un environnement favorable à l’investissement reposant sur une coordination des politiques économiques et budgétaires à l’échelle européenne, le renforcement indispensable des gains de productivité et la réorientation de l’appareil productif par un investissement massif à court terme dans l’innovation.

 

À cette aune, nous aurons donc cinq défis à relever, et une conviction à affirmer.

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