Le Blog de Pierre Moscovici

Député à l’Assemblée Nationale, élu de la 4ème circonscription du Doubs
 
Dans les médias

Gauche


Pierre Moscovici invité de LCI

Catégorie : Actualité, Le Parti socialiste, Politique | Par pierre.moscovici | 03/10/2011 à 14:30

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Julien Arnaud sur LCI.


Quelle semaine !

Catégorie : Actualité, Politique | Par pierre.moscovici | 30/09/2011 à 18:12

Quelle semaine ! Elle m’a inspiré, à une semaine du premier tour des primaires, trois réflexions.

Cette Bastille est à son tour tombée, et c’est dire l’ampleur du séisme politique que représente cette victoire inédite.

Je veux tout d’abord dire ma joie de la victoire, historique, de la gauche au Sénat. La Vème République n’avait jamais vécu cette situation. Le Sénat, que Lionel Jospin avait qualifié, brutalement mais non sans raison, d’ « anomalie démocratique », résistait à l’alternance, et semblait pour l’éternité être une chasse gardée de la droite, protégée par un mode de scrutin privilégiant à l’excès les élus des petites communes, réputés plus conservateurs. Cette Bastille est à son tour tombée, et c’est dire l’ampleur du séisme politique que représente cette victoire inédite. La droite, dans un premier temps a voulu nier, en tout cas minimiser sa cinglante défaite, qu’elle n’avait en vérité pas vu venir. Elle a présenté la victoire de la gauche comme la simple traduction « arithmétique » de nos succès aux élections locales depuis 2004. En réalité, elle est tout autant victime d’un désaveu des élus modérés, qui ont longtemps été son socle électoral, révulsés par la politique injuste et inefficace suivie depuis 2007, révoltés contre la stupide réforme territoriale voulue par Nicolas Sarkozy.

Elle exprime à sa façon le rejet sans précédent du pouvoir, la volonté de changement qui monte dans le pays, la vague qui pousse, en 2012, à l’élection d’un autre Président, à l’avènement d’une autre majorité.

Cette rébellion des territoires n’est pas un épiphénomène, mais bel et bien la traduction d’un ébranlement politique d’ampleur. Elle exprime à sa façon le rejet sans précédent du pouvoir, la volonté de changement qui monte dans le pays, la vague qui pousse, en 2012, à l’élection d’un autre Président, à l’avènement d’une autre majorité. En ce sens, comme François Hollande l’a dit, ce vote est sans doute prémonitoire. Demain matin, je l’espère, j’en suis même sûr, le Sénat élira son nouveau Président, Jean-Pierre Bel, architecte patient, à la tête du groupe socialiste, de cette reconquête. La nouvelle majorité qui l’entoure sera, jusqu’en 2012, une force de résistance, sans être – c’est le Sénat, tout de même ! – une opposition radicale et stérile. Elle ne laissera pas avancer davantage l’oeuvre de destruction du modèle économique et social français qui est en marche, elle votera notamment contre le Projet de loi de finances et le PLFSS. Après 2012, si la gauche l’emporte, elle sera un soutien précieux pour l’action, permettant par exemple, enfin, l’adoption des grandes réformes institutionnelles et sociétales – l’évolution du Sénat lui-même, le droit de vote des étrangers aux élections locales, une décentralisation plus affirmée et plus démocratique… – bloquées depuis si longtemps par les Conservateurs. L’équilibre de nos institutions est donc – subtilement – modifié : je m’en réjouis.

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Pierre Moscovici invité de C politique

Catégorie : Actualité, Europe / International, Le Parti socialiste, Politique, Projet contre projet | Par pierre.moscovici | 26/09/2011 à 12:19

Pierre Moscovici était hier l’invité de « C Politique » sur France 5.
Pour retrouver l’émission, cliquez sur l’ « Avant-dernière émission en vidéo intégrale ».


Pierre Moscovici invité d’Europe 1

Catégorie : Actualité, Le Parti socialiste, Politique | Par pierre.moscovici | 26/09/2011 à 10:30

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Bruce Toussaint sur Europe 1.


"Sarkozy ne peut plus faire ce qu'il… par Europe1fr


Nous nous engageons avec François Hollande

Catégorie : Actualité, Le Parti socialiste, Politique, Projet contre projet | Par pierre.moscovici | 11/07/2011 à 19:20

Texte proposé par Pierre Moscovici et une première liste de signataires

Pour signer le texte, envoyez un mail avec vos nom et prénom à pmoscovici(at)assemblee-nationale.fr

Pour télécharger le texte en format pdf, cliquez ici.

Pour consulter la liste des signataires, cliquez ici

Le 9 juin dernier, plusieurs d’entre nous ont signé ensemble un texte, « L’audace d’innover », pour revendiquer notre identité social-démocrate et réaffirmer les principes qui, pour nous, devaient constituer les priorités du projet socialiste pour 2012. D’autres nous rejoignent aujourd’hui. Sur la base de ce texte, nous avons évoqué la possibilité d’une candidature issue de nos rangs et échangé avec les différents candidats à l’investiture socialiste pour déterminer quelle était la meilleure solution pour que ces idées, inspirées par le projet réformiste que nous avions défendu autour de Dominique Strauss-Kahn, s’expriment au mieux dans les primaires.

Ce dialogue approfondi a été mené avec tous, dans le meilleur esprit. La fidélité à nos idées, le souci de la cohérence mais aussi la volonté de ne pas diviser notre parti nous conduisent à penser que c’est aux côtés de François Hollande que nous porterons le plus efficacement cette voix réformiste. Nous nous réjouissons que l’horizon judiciaire de Dominique Strauss-Kahn s’éclaire heureusement ; le temps politique pourra ensuite s’ouvrir à nouveau pour lui. Nous poursuivons notre combat ici et maintenant : nos choix demeurent. Avec François Hollande, nous assumons de vouloir dessiner une vision économique et sociale de gauche dans la mondialisation et refusons la tentation de la démagogie : l’autarcie ou le protectionnisme ne feront que dégrader le niveau de vie en France et pénaliser nos entreprises, très dépendantes de l’international. Dans la campagne, nous porterons cette volonté d’incarner devant les Français la responsabilité et l’expérience économique.

Nous devons pour cela créer les conditions d’une nouvelle croissance. Avant de pouvoir plus justement redistribuer la richesse créée, il faudra d’abord produire, plus et mieux. Il s’agit de créer des emplois dans les PME et les grandes entreprises, de financer l’innovation dans les régions françaises, de développer de nouvelles industries dans le secteur public et privé, de retrouver une capacité d’exportation, de diminuer nos importations d’énergie, bref, d’être efficaces pour redresser la France et la remettre au premier plan.

Nous partageons également un diagnostic commun sur l’état de la société française et de la sphère publique. Dans le contexte d’une économie nationale stagnante, la forte croissance des inégalités et le besoin de justice rendent l’idée d’une réforme fiscale d’ampleur plus nécessaire que jamais. C’est pourquoi nous défendrons ensemble la création d’un impôt unique et individuel remplaçant l’impôt sur le revenu et la CSG, prélevé à la source, pour plus de justice, de simplicité et d’efficacité. Face à la crise de la dette qui frappe plusieurs pays européens, un discours de vérité est nécessaire, tant les Français ont été trompés et déçus par les promesses exagérées de Nicolas Sarkozy et son « tout devient possible » : il nous faudra remettre de l’ordre dans les finances publiques françaises, fortement dégradées par dix ans d’exercice du pouvoir par la droite. Tout en réinvestissant dans les leviers d’avenir – jeunesse, innovation, industrie… – nous devrons consacrer une attention extraordinaire à l’efficacité de cette dépense, notamment en généralisant l’évaluation de nos politiques publiques.

Cette exigence doit nous conduire à une réflexion volontariste sur la nature et le périmètre de nos politiques sociales. Le déficit de la sécurité sociale doit certes être combattu, mais cet effort ne saurait se traduire par la régression des droits ou de l’accès au soin des plus démunis. Il doit justement se répartir et mettre à contribution les revenus du capital afin que le travail ne soit pas le seul à supporter le coût de la solidarité. Il exige de nous un effort d’innovation vers plus d’efficacité sociale, pour développer la prévention ou encore mieux prendre en compte la réalité des situations individuelles.

Cette vision économique et sociale ne se conçoit pas sans l’Europe. A l’heure où la situation financière de la Grèce alimente les peurs et les fantasmes autour de l’avenir de l’Union et de l’euro, nous réaffirmons notre confiance et notre ambition européenne. Nous croyons possible de faire du couple franco-allemand le levier d’une autre Europe. Encore faut-il que les deux pays renouent une relation gravement mise à mal par Nicolas Sarkozy. Nous voulons montrer qu’avec une autre couleur politique et un effort de démocratisation, une autre Europe est possible, avec l’euro pour monnaie : encadrer la spéculation financière, limiter les rémunérations excessives, faire participer les salariés à la gouvernance de leur entreprise… Au-delà de l’économie, nous avons en commun avec François Hollande une vision politique et démocratique de l’Europe, qui dépasse les cadres historiques et religieux. Le printemps des révolutions arabes doit nous conduire à nous interroger sur ce qui fait la chair de l’idéal européen, nous inciter à penser ce projet politique à long terme avec le pourtour méditerranéen.

Nous nous ferons enfin les porte-voix de l’urgence écologique, qui constitue depuis plusieurs années un des piliers de notre réflexion. Au-delà de la priorité donnée aux énergies renouvelables et à la nécessaire éco-modulation de la TVA, le drame de Fukushima nous invite également à faire, dans les années qui viennent, les efforts nécessaires pour préparer une alternative au tout-nucléaire. Nous voulons, sur ce sujet, incarner une voie volontariste et responsable. Nous veillerons à ce que cette vision s’inscrive dans une stratégie industrielle : cela implique de négocier avec nos partenaires européens la création d’un consortium européen, sur le modèle d’Airbus/EADS, pour produire à grande échelle sur le continent les éoliennes, panneaux solaires et autres sources d’énergie renouvelables qui pourront prendre à terme le relais du nucléaire.

Notre choix est un choix d’adhésion. Nous prendrons toute notre place dans la campagne de François Hollande, en lui apportant toute la force de nos convictions social-démocrates et réformistes : notre sensibilité ne se dissout pas, elle continuera à vivre, elle jouera un rôle central dans les mois et les années à venir. Nous sommes persuadés que nos idées trouveront toute leur place dans l’alliance nouvelle qui se constitue aujourd’hui. C’est pourquoi nous nous engageons dans ces primaires avec la volonté de respecter chacun et de tourner notre expression vers les Français, en poursuivant le travail d’opposition et de proposition que les citoyens qui souhaitent l’alternance attendent de nous. Pour gagner en 2012, un rassemblement de l’ensemble des socialistes sera nécessaire dès le lendemain des primaires. Nous ferons tout pour que celui-ci puisse se faire dans le meilleur esprit possible.


« François Hollande a changé »

Catégorie : Actualité, Le Parti socialiste, Politique | Par pierre.moscovici | 11/07/2011 à 11:54

Interview de Pierre Moscovici dans Le Parisien – « L’invité du dimanche » du 10 juillet 2011

Ami personnel de DSK, dont il poussait la candidature, Pierre Moscovici soutient désormais François Hollande, dont il est le « coordinateur » pour les primaires PS.


Dominique Strauss-Kahn pourrait-il, s’il était blanchi, revenir en politique?
PIERRE MOSCOVICI.
Je ne fais pas de conjecture politique. J’ai ressenti cette période en ami. Blanchi, il pourra revenir en politique, s’il le souhaite. Mais le voudra-t-il? On ne traverse pas sans blessure une telle épreuve.

Avez-vous parlé avec DSK depuis la plainte déposée en France par Tristane Banon?
Non. Je n’arrive pas à trouver cette affaire convaincante ni fortuite. Les faits allégués seraient survenus il y a huit ans. Cette jeune femme avait déclaré qu’elle ne porterait pas plainte tant que Strauss-Kahn serait sur le sol américain et voilà qu’elle se décide à le faire au lendemain de la nouvelle heureuse d’une possible fin de la procédure. Il y a plainte, il faut laisser la justice suivre son cours. Mais cette affaire m’apparaît à certains égards mystérieuse et malintentionnée.

François Hollande est également mis en cause?…
Cela n’est également ni fortuit, ni convaincant. Je vois là une sorte de billard dont on ne peut pas mesurer le nombre de bandes.

Pour en venir aux primaires PS, pourquoi avez-vous choisi de soutenir François Hollande?
J’ai fait un choix de cohérence et de confiance. J’ai choisi Hollande en raison d’une convergence réformiste évidente. Nous pensons par exemple tous les deux que l’Europe doit être au cœur de toutes les politiques publiques. Avec lui, nous pouvons rénover les idées, les pratiques, les visages du PS.

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Nouvelle alliance

Catégorie : Actualité, Le Parti socialiste, Politique | Par pierre.moscovici | 30/06/2011 à 18:09

Vous le savez, mon choix est fait : je ne serai pas candidat aux primaires, et je soutiendrai la candidature de François Hollande. Ce ne fut pas une décision facile – j’ai utilisé ici l’adjectif « cornélien », et c’était le bon. Elle décevra certains d’entre vous qui auraient souhaité que je me lance, voire que je m’engage auprès d’un(e) autre prétendant(e), j’en suis conscient. Mais je suis convaincu qu’elle est à la fois la plus sage et la plus efficace, et vous demande de la respecter. En attendant, je veux vous en expliquer les ressorts.

C’est donc aussi un choix collectif. Je ne voulais pas d’un « ralliement » individuel de plus – je déteste ce mot, qui sonne comme une forme de renoncement à soi, j’entends conserver ma liberté de pensée, de parole, de ton. Au contraire, je souhaitais que ceux qui travaillent avec moi partagent, nombreux, cet  engagement.

Ce choix survient au terme d’un processus long et transparent, suivi avec méthode. C’est ce choix mûri et réfléchi. J’ai, bien sûr, pensé aux conditions d’une candidature de ma part, en pesant ses forces et ses faiblesses, ses avantages et ses inconvénients. J’ai aussi mené un dialogue constructif avec Martine Aubry et avec Ségolène Royal, avec François Hollande bien sûr, sur la base du texte « l’audace d’innover ». Et j’ai beaucoup écouté, consulté, échangé avec mes amis, avec beaucoup d’autres. C’est donc aussi un choix collectif. Je ne voulais pas d’un « ralliement » individuel de plus – je déteste ce mot, qui sonne comme une forme de renoncement à soi, j’entends conserver ma liberté de pensée, de parole, de ton. Au contraire, je souhaitais que ceux qui travaillent avec moi partagent, nombreux, cet  engagement. Ce sera le cas : des milliers de militants et de sympathisants, des centaines d’élus et de responsables se joindront à ma voix dans les prochains jours.

Surtout, c’est un choix de responsabilité, un choix stratégique. Évidemment, j’aurais souhaité, après le retrait de Dominique Strauss-Kahn, être candidat aux primaires : j’en avais, j’en suis persuadé, la capacité. Mais je me suis posé une question à mes yeux incontournable : comment puis-je être le plus utile à mes idées – celles du réformisme et de la social-démocratie, à la victoire de la gauche et surtout à mon pays ? En cheminant, j’ai été amené à constater que, si l’espace pour ces idées était et demeure considérable, l’espace politique pour une candidature l’était moins. Je ne voulais pas d’une candidature « de plus », d’une « petite » candidature, d’un tour de piste pour préparer 2017, mais bel et bien contribuer à la victoire en 2012 – la défaite, je le rappelle, nous est toujours interdite. C’est pourquoi j’ai finalement pris une autre direction.

Oui, c’est bien une nouvelle alliance réformiste que nous construisons ensemble, et qu’il aura la responsabilité d’incarner dans les primaires puis, j’espère, face à Nicolas Sarkozy.

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« En 2012, la gauche n’a pas le droit de perdre »

Catégorie : Actualité, Le Parti socialiste, Politique | Par pierre.moscovici | 10/05/2011 à 8:57

Ce Chat est à retrouver sur le site de l’Express

Invité d’un chat sur LEXPRESS.fr ce lundi, l’ancien ministre socialiste, partisan de DSK, a souhaité une gauche combative et attractive.

juriste1: Pourquoi selon vous , DSK serait-il le meilleur candidat du PS pour l’emporter lors de l’élection présidentielle? Ce n’est pas parce que certaines personnes l’apprécient et le font savoir dans les sondages que cela constitue une preuve! De plus, il pourrait connaître des difficultés à expliquer aux Français comment peut-il paraître proche de leurs aspirationsconcrètes alors qu’il est au contact de la vie financière internationale depuis 4 ans maintenant?

Pierre MOSCOVICI: En 2012, la gauche n’a pas le droit de perdre l’élection présidentielle pour la quatrième fois consécutive. Je souhaite que nous nous donnions les moyens de l’emporter: l’unité de la gauche, un projet de qualité, un candidat rassembleur. Ma préférence est connue. Mais le temps des primaires s’ouvrira le 28 juin. D’ici là, il faut avant tout combattre la droite et défendre nos idées. C’est ce que pour ma part, je ferai sans relâche. Le temps des commentaires, bruits et rumeurs doit cesser.

hésitant: n’est-ce pas la même politique à gauche comme à droite? La preuve: M. Strauss-Kahn est directeur du FMI, en plus avec l’appui de Mr Sarkosy. Pouvez-vous m’expliquer? Bien entendu, je lirai votre livre. Merci beaucoup.

Pierre MOSCOVICI: Nous sommes confrontés à une même réalité: la place de la France dans l’Europe et la mondialisation semble décliner. La crise économique, financière, sociale est là, les finances publiques sont en difficulté. Mais alors que la droite mène une politique d’inefficacité et d’injustice, la gauche doit rendre l’espoir en proposant au pays un plan de redressement fondé sur l’investissement dans l’avenir et dans l’homme ainsi qu’une politique de justice, notamment fiscale. Nos valeurs et nos approches sont décidément différentes et quel que soit le candidat du Parti socialiste, il ménera une politique de progrès. Bref, il sera bien de gauche.

Nos valeurs et nos approches sont décidément différentes et quel que soit le candidat du Parti socialiste, il ménera une politique de progrès.

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