Le Blog de Pierre Moscovici

Député à l’Assemblée Nationale, élu de la 4ème circonscription du Doubs
 
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Combat

Catégorie : Actualité, Politique, Projet contre projet | Par pierre.moscovici | 07/01/2012 à 13:26

Comme je vous l’avais laissé entendre dans mon dernier post avant les fêtes, à nouvelle année, nouvelle étape – ou au moins nouvelle phase. Cette expression, j’en suis conscient, est galvaudée, donc difficile à manier : il y a eu, par le passé, tant de « nouveaux souffles » annoncés, qui n’ont jamais démarré en vérité, qu’il convenait d’être prudent. Et nous avions bien sûr, avec François Hollande, entamé notre campagne dès la désignation de notre candidat. Mais mon pari n’était pas risqué. Il était logique, après les primaires, à six mois de l’élection, qu’il y ait une phase de mise en place des équipes, de travail sur les idées, de préparation du projet, de conclusion des accords électoraux, de rééquilibrage des temps de parole. Il était tout aussi clair qu’avec 2012, à 110 jours de l’élection, la confrontation allait prendre un tour plus vif, plus direct. Nous y sommes, et ces premiers jours de janvier sont déjà riches d’enseignements.

Il se dépeindra aussi en Président protecteur et réformateur – c’est le sens du lancement de la « TVA sociale », supposée protéger des délocalisations, de la taxe sur les transactions financières ou de ses propositions très libérales pour l’éducation nationale.

La stratégie du candidat sortant est, en effet, désormais limpide, et elle est double. Nicolas Sarkozy, tout d’abord, va essayer de « naturaliser » sa candidature, de laisser penser qu’il n’y a qu’une seule politique possible, la sienne, de barrer la route à la conduite d’une approche alternative. Il va tenter de se dépeindre en capitaine courageux, en leader expérimenté, seul à même de tirer le pays du mauvais pas d’une crise internationale. Pour cela, il va tirer jusqu’au bout sur la ficelle européenne, multipliant les sommets et les rencontres, mettant en scène son activisme, s’appuyant sur les leçons de l’étranger pour laisser croire qu’il n’y a pas d’autre approche possible que celle de l’austérité. Il se dépeindra aussi en Président protecteur et réformateur – c’est le sens du lancement de la « TVA sociale », supposée protéger des délocalisations, de la taxe sur les transactions financières ou de ses propositions très libérales pour l’éducation nationale.

Car aucune hausse de TVA ne peut être sociale.

Je suis convaincu que cela ne peut pas marcher, que cela ne marchera pas. Les Français on le sait, sont opposés à la « TVA sociale ». Ils l’ont dit avec force en 2007, entre les deux tours des élections législatives, les enquêtes d’opinion le confirment aujourd’hui. Il ne s’agit pas là, contrairement à ce que prétend Jean-François Copé, inspirateur comme souvent malheureux et peut-être mal intentionné du Chef de l’Etat, d’un réflexe conservateur, mais d’une réaction de bon sens. Car aucune hausse de TVA ne peut être sociale. Alléger des cotisations sociales pour les transférer sur l’impôt sur la consommation, payé par tous les Français, c’est faire payer les couches populaires et les classes moyennes, c’est atteindre le pouvoir d’achat – sauf à augmenter d’autant les salaires, ce qui n’est manifestement pas à l’ordre du jour. L’injustice est flagrante.

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Questions au gouvernement – intervention de Pierre Moscovici

Catégorie : Actualité, Europe / International, Politique | Par pierre.moscovici | 14/12/2011 à 13:34

Pierre Moscovici est intervenu hier, durant la séance de questions au gouvernement, pour interpeller Monsieur le Premier Ministre sur l’accord européen du 9 décembre.


Pierre Moscovici – Question au gouvernement [13… par pierremoscovici


Pierre Moscovici invité du Soir 3

Catégorie : Actualité, Europe / International, Politique, Projet contre projet | Par pierre.moscovici | 29/10/2011 à 14:08

Pierre Moscovici réagissait à l’allocution présidentielle sur le plateau du Soir 3 jeudi dernier.

Retrouvez l’émission en cliquant sur l’édition du jeudi 27 octobre, à la 6ième minute.


Pierre Moscovici invité du Talk Orange – Le Figaro

Catégorie : Actualité, Politique | Par pierre.moscovici | 25/10/2011 à 10:42
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Pierre Moscovici était hier l’invité du Talk Orange – Le Figaro.


Pierre Moscovici invité de « Revu & corrigé »

Catégorie : Actualité, Europe / International, Politique, Projet contre projet | Par pierre.moscovici | 25/10/2011 à 10:25
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Pierre Moscovici était samedi dernier l’invité, au côté de Valérie Pécresse – Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Réforme de l’Etat et porte-parole du gouvernement – de Paul Amar dans l’émission « Revu & corrigé », sur France 5.

Retrouvez l’émission en cliquant sur l’image :


La Somalie, loin du cœur ? Que la France tienne ses engagements !

Catégorie : Actualité, Europe / International | Par pierre.moscovici | 27/07/2011 à 10:16

Tribune publiée par Pierre Moscovici et Safia Otokoré dans Rue 89.

Les images qui parviennent de la famine qui sévit en Somalie et plus généralement dans la Corne de l’Afrique rappellent douloureusement la grande crise qui avait frappé l’Ethiopie en 1984-85.

Chacun se souvient de l’ampleur du désastre qui avait touché cette partie du continent africain, un drame au bilan humain considérable qui avait durablement marqué les consciences, rappelé la fragilité de la condition humaine et contribué à changer l’organisation institutionnelle de la planète, les ONG conquérant à cette occasion une légitimité et une popularité considérables.

Chacun se souvient aussi de l’exceptionnelle émotion qui avait saisie la France, de la mobilisation de nombreux artistes, en particulier Renaud et Franck Langolff, dont la chanson SOS Ethiopie (« Loin du cœur, loin des yeux ») avait permis de collecter d’importantes sommes au profit de Médecins sans frontières. Le phénomène était d’ailleurs mondial puisque la même émotion et la même mobilisation s’emparaient des Etats-Unis, immortalisées par « l’hymne » de Quincy Jones, « We are the World ».

Que chacun plaide auprès de ses élus

La famine qui frappe la Corne de l’Afrique n’a pas jusqu’à présent bénéficié du même élan de solidarité et de créativité, mais nous souhaitons très sincèrement que celui-ci naisse. Cet espoir paraîtra peut-être naïf, mais nous sommes convaincus qu’il existe encore, en France, malgré la crise, malgré la tentation du repli du soi, malgré les crispations identitaires, une générosité qui peut ressortir à l’occasion des crises les plus graves.

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Pour réussir les primaires

Catégorie : Actualité, Le Parti socialiste, Politique | Par pierre.moscovici | 13/07/2011 à 15:34

Cette fois, c’est parti ! Avec le dépôt des candidatures aux primaires, le grand débat des socialistes va pouvoir enfin démarrer. Bien sûr, la compétition était en vérité lancée depuis des mois, les prétendants préparaient leurs équipes, montraient leurs muscles, labouraient le terrain. Mais cette pré-campagne était à bien des égards virtuelle. Parce qu’on n’en connaissait pas la véritable configuration – l’hypothèse de la candidature de Dominique Strauss-Kahn, dominait le paysage jusqu’au 15 mai, elle l’aurait bouleversé. Parce que la résolution des acteurs n’était pas définitive – l’enjeu est de taille. Désormais nous connaissons la donne. Six candidats brigueront les suffrages des sympathisants socialistes et de gauche : Martine Aubry, Ségolène Royal, François Hollande, Manuel Valls, Arnaud Montebourg et pour nos amis Radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet. Il y a là de quoi permettre une compétition de qualité. Je veux analyser les conditions de sa réussite.

Une primaire réussie sera une primaire ouverte et nombreuse. Les sondages montrent l’intérêt des français de gauche pour cette consultation inédite. En théorie, 4 à 5 millions de citoyens se sentent concernés. Chacun sait bien, en réalité, que ce chiffre risque d’être inférieur : si les primaires attiraient 1 à 1,5 millions d’électeurs, ce serait déjà, pour cette grande première, un succès formidable. Une telle participation donnerait au candidat socialiste un formidable élan, une forte capacité de conviction. Ce résultat n’est pas acquis. Il suppose de la part du Parti socialiste – dont l’appareil, dans cette période particulière, doit rester neutre et préserver l’équité entre les candidats – une solide campagne d’information. Cela implique aussi, du côté des candidats, une campagne de mobilisation : la maîtrise des réseaux, physiques et sociaux, sera une des clés du succès.

Nous avons tous voté le même projet, qui a au demeurant des qualités réelles – engagement à gauche, mutation sociale – écologique au premier chef. Celui-ci constitue notre socle commun, il doit être respecté comme tel. Cela n’interdit pas des visions contrastées, des hiérarchies différentes, des propositions supplémentaires.

Une primaire réussie sera une primaire de débat. Nous sommes confrontés à une difficulté objective. Le Parti socialiste, échaudé par ses divisions passées, a depuis le Congrès de Reims privilégié l’unité, cachant les divergences ou les nuances pourtant réelles. Pour ma part, à titre d’exemple, j’ai adopté toutes les conclusions de nos conventions nationales, même si j’éprouvais, sur le texte proposé par Laurent Fabius sur l’international et l’Europe comme sur les propositions de Benoît Hamon sur l’égalité réelle, de vraies réserves. Nous avons tous voté le même projet, qui a au demeurant des qualités réelles – engagement à gauche, mutation sociale – écologique au premier chef. Celui-ci constitue notre socle commun, il doit être respecté comme tel. Cela n’interdit pas des visions contrastées, des hiérarchies différentes, des propositions supplémentaires.

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Intervention au Comité d’Orientation Scientifique de Terra Nova

Catégorie : Politique, Projet contre projet | Par pierre.moscovici | 15/03/2011 à 18:34

Pierre Moscovici intervenait le 12 mars 2011 au Comité d’Orientation Scientifique (COS) de Terra Nova pour y exposer sa vision de 2012.

Pour télécharger l’intervention, cliquez ici.

The issue is not the issues

Le premier point qui me vient à l’esprit, à l’orée d’une journée comme celle-ci où de nombreux sujets vont être débattus, approfondis, c’est que « the issue is not the issues » – comme le disent nos amis anglo-saxons.

Bien sur, le travail du parti, celui des think tank – de Terra Nova ou de la Fondation Jean Jaurès – est important, indispensable même. Nous aurons besoin de cette boite à outil pour construire notre discours et surtout, le cas échéant, assumer l’alternance.

Mais mon expérience m’apprend que celui qui remporte une élection est d’abord celui qui impose ses thèmes et sa vision de l’élection. C’était l’union de la gauche en 1981, la France unie en 1988, et nous avons gagné. Ce fut la fracture sociale en 1995, la sécurité en 2002, la réhabilitation du travail en 2007 et nous avons perdu. Toute la question est de répondre aux attentes et aux besoins de la France de 2012.

Le PS accumule depuis deux ans les matériaux pour son projet. Les idées existent, elles sont là. La boîte à outil est bien garnie. Des intellectuels qui ne travaillaient pas auparavant avec nous le font. En revanche, ce qui nous manque, c’est la mise en cohérence. C’est de dégager de tout cela une vision, de dire comment dans ce pays nous voulons répondre aux questions économiques et sociales qui taraudent les Français. Je pense notamment aux couches populaires et moyennes. Tout l’enjeu du projet, c’est cette mise en cohérence, c’est cette mise en tension.



Séminaire du Conseil d'orientation scientifique… par terranova
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