10 raisons pour lesquelles le nouveau programme pour la Grèce est une bonne nouvelle.

10 raisons pour lesquelles le nouveau programme pour la Grèce est une bonne nouvelle.

 

Les ministres des finances de la zone euro ont approuvé le 14 août dernier l’accord pour un troisième programme de soutien à la stabilité en faveur de la Grèce. Ce programme a maintenant été finalisé, conformément aux procédures nationales dans les Etats membres où cela était nécessaire.

Le Premier ministre Tsipras a annoncé ce jeudi 20 août sa démission afin d’ouvrir le processus d’élections législatives anticipées ces prochaines semaines.

Le Premier ministre Tsipras a annoncé ce jeudi 20 août sa démission afin d’ouvrir le processus d’élections législatives anticipées ces prochaines semaines. Nous avons pris note, au sein de la Commission, de cette décision, qui ne remet aucunement en cause l’accord d’assistance conclu entre l’Etat grec et ses partenaires européens. La démarche d’Alexis Tsipras a sa logique – le Premier ministre grec avait besoin de retrouver, ou plutôt de trouver – une majorité cohérente avec ses choix courageux.  Ces élections anticipées à venir sont un processus démocratique national, et je respecte pleinement la souveraineté du peuple grec – comme je l’ai toujours fait.

Je souhaite que ce processus permette de confirmer l’engagement européen et le soutien de la Grèce au programme d’assistance.

Je souhaite que ce processus permette de confirmer l’engagement européen et le soutien de la Grèce au programme d’assistance. Une large adhésion des citoyens et une mise en œuvre résolue sont deux clés pour permettre la réussite de ce plan, dont je suis convaincu qu’il est essentiel à l’avenir du pays. Le processus de réformes doit se poursuivre au plus vite, dans l’intérêt de tous et dans la continuité des engagements pris.

Je veux réaffirmer ici que cet accord est une bonne nouvelle, non seulement pour la solidité de l’économie grecque, mais aussi pour le projet européen et pour l’Union européenne dans son ensemble.

Dans ce contexte, je veux réaffirmer ici que cet accord est une bonne nouvelle, non seulement pour la solidité de l’économie grecque, mais aussi pour le projet européen et pour l’Union européenne dans son ensemble. Il ouvre la voie à une nécessaire modernisation de l’économie grecque, et crée les conditions pour stimuler la croissance, les emplois et la stabilité à long terme. Après six mois de négociations parfois difficiles, nous sommes finalement parvenus à un accord global et équitable. Il exige un engagement continu de chacune des parties, pour répondre aux besoins de réformes et de justice sociale.

Aujourd’hui, la page de l’incertitude doit se tourner définitivement, pour laisser place à celle de la résolution.

Un retour à la croissance est possible, maintenant plus que jamais. En 2014, la Grèce avait déjà commencé à sortir de sa longue récession, avec une croissance à nouveau positive et une diminution progressive du chômage. L’incertitude qui a caractérisé le premier semestre de cette année a considérablement affaibli cette dynamique de reprise économique. Mais – tout au long de ces derniers mois – l’objectif final de ces négociations intenses n’a jamais été perdu de vue : que la Grèce redevienne un membre stable, prospère et responsable de notre Union. Aujourd’hui, la page de l’incertitude doit se tourner définitivement, pour laisser place à celle de la résolution.

Alors que l’Europe dans son ensemble tourne le dos à la crise économique, il est temps de créer une dynamique positive pour la Grèce, et avec la Grèce.

Ce programme donne à la Grèce l’opportunité de changer les principes fondamentaux de son économie pour avancer sur un nouveau chemin de croissance durable, basé sur la confiance commune, l’engagement à mener des réformes, et la solidarité de ses partenaires européens. Alors que l’Europe dans son ensemble tourne le dos à la crise économique, il est temps de créer une dynamique positive pour la Grèce, et avec la Grèce. Le temps du réveil, du renouveau, et du redressement est arrivé pour le pays. Je suis convaincu que la Grèce peut atteindre cet objectif et améliorer son potentiel économique si elle met en œuvre les bonnes réformes.

Je veux ici souligner dix raisons pour lesquelles cet accord est une bonne nouvelle pour le peuple grec et pour l’Europe dans son ensemble.

Comme l’a souligné le Président Juncker, la Grèce est et restera, de manière irréversible, membre de la zone euro.

  1. Nous avons réaffirmé l’intégrité de la zone euro. L’accord confirme ce que j’ai toujours défendu et l’objectif vers lequel j’ai toujours travaillé : nous sommes désormais sur un chemin permettant d’assurer un avenir durable pour la Grèce dans l’euro. C’est un succès majeur dont nous pouvons être collectivement fiers. Comme l’a souligné le Président Juncker, la Grèce est et restera, de manière irréversible, membre de la zone euro. Nos destins restent liés, comme ils l’ont toujours été. Il m’apparait essentiel que ce chemin pro-européen soit conforté dans les semaines à venir.
  1. Les finances publiques grecques seront stabilisées et renforcées. L’ajustement sans précédent déjà réalisé pour lutter contre les déséquilibres importants des finances publiques du pays a permis de consolider ces dernières par rapport à la période pré-crise. L’approche décidée pour réaliser l’ajustement restant est crédible, économiquement efficace et socialement équitable. Cette approche concilie la nécessité de soutenir la reprise économique avec l’impératif de ramener la dette à des niveaux soutenables. Je suis convaincu que ces mesures – qui comprennent, entre autres, une modernisation des systèmes de TVA et de retraite, une meilleure collecte de l’impôt, une lutte renforcée contre la fraude et l’évasion fiscales, et la garantie d’une plus grande indépendance des administrations – sont la clé pour remettre le pays sur les bons rails.

 Il y a un engagement clair pour assurer la viabilité de la dette de la Grèce.

  1. Il y a un engagement clair pour assurer la viabilité de la dette de la Grèce. À la suite des mesures déjà prises ces dernières années pour alléger le fardeau de la dette grecque, l’Eurogroupe a déclaré qu’il était prêt à envisager des mesures supplémentaires, telles que des délais de remboursement plus longs si nécessaire. Ces décisions seront prises après que le premier examen trimestriel du nouveau programme a été complété avec succès. Comme indiqué dans la déclaration du Sommet de la zone euro le mois dernier, aucune décote de la dette ne sera décidée.

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Invité de la matinale d’Europe 1

Europe de la croissance et de l’emploi, Grèce, éleveurs, TTIP, migration… : mon interview ce matin sur Europe 1 à revoir ci-dessous.

Le Grexit est derrière nous. Nous avons besoin d’une zone euro plus intégrée. Il faut aller de l’avant.


Pierre Moscovici: « Ce n’est pas un problème de… par Europe1fr

Arrivée à la réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles : mon interview

A mon arrivée à la réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles cet après-midi, j’ai été interrogé sur les enjeux de la rencontre de ce jour, en particulier la poursuite du programme pour la Grèce, et sur la vision de la France quant aux politiques européennes.

Mon objectif est celui d’une zone euro intégrée, stable, avec des politiques de croissance.

Vous pouvez visionner cette interview en cliquant sur l’image ci-dessous :

Mon agenda hebdomadaire prévisionnel

Retrouvez ci-dessous, comme chaque lundi désormais, mon agenda prévisionnel de la semaine :

AGENDA PREVISIONNEL

DU LUNDI 18 FEVRIER AU JEUDI 21 FEVRIER 2013

Lundi 18 février :

07h50 : « L’invité de RTL » présenté par M. Jean-Michel APHATIE.

09h30 : Rencontre avec les membres de l’Association de la Presse Anglo-américaine (AAPA) (Bercy).

16h30 : Entretien avec M. Denis MARTIN, Directeur industriel de PSA (Bercy).

19h30 : Entretien avec M. Frédéric CUVILLIER, Ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche (Hôtel de Roquelaure).

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Mardi 19 février : Déplacement à Athènes avec le Président de la République.

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Mobilisation

Mobilisation

Le premier mois de l’année 2013, traditionnellement consacré en partie aux vœux, vient de s’achever. Il aura, en vérité, été très dense et intense, annonciateur d’une année de mobilisation.

Mobilisation de la France au Mali, tout d’abord. Le Président de la République, qui se rendra demain dans ce pays, a décidé l’intervention de nos troupes à la fois pour protéger nos ressortissants, pour préserver l’existence menacée du Mali et pour contenir le danger terroriste, qui peut, comme la tragique prise d’otage en Algérie l’a montré, frapper loin, dans la région voire au-delà. Certains ont voulu y voir la résurgence de la « Françafrique ». C’est faux ! Nous ne défendons pas, en l’espèce, nos intérêts économiques ou un régime, mais des valeurs auxquelles nous croyons. D’autres nous ont soupçonnés d’être isolés. C’est faux, tout autant ! La France est en première ligne, mais elle agit au nom de la Communauté internationale, avec son appui et celui de nos principaux partenaires. Cette intervention s’est déroulée, elle se déroule encore dans un climat d’unité nationale, un temps ébréché par les velléités critiques de quelques personnalités de droite, vite battues en brèche par la bonne conduite de l’opération. Tant mieux : nos troupes le méritent, et l’action déterminée qu’elles mènent doit être saluée sans réserve. D’aucuns ont voulu voir dans cette décision, et dans sa mise en œuvre, la naissance d’un « nouveau François Hollande ». Ce n’est pas mon sentiment. Bien sûr, la guerre donne toujours plus de gravité, de responsabilité à un homme d’Etat, qui devient alors en pratique le Chef des armées, mais le Président de la République a été lui-même, comme je le connais, réfléchi et précis, calme et volontaire. Plus personne, aujourd’hui, n’en doute, et c’est bien ainsi. On peut, en démocratie, approuver ou désapprouver le dirigeant suprême du pays, mais chacun doit aussi convenir de son leadership légitime.

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Invité du Grand Journal sur BFM Business

J’étais hier l’invité du Grand Journal sur BFM Business, présenté par Hedwige Chevrillon.

Retrouvez ci-dessous les différentes séquences de cette émission :

Partie 1 :

Partie 2 :

Partie 3 :

Partie 4 :

L’Europe est un combat

L’Europe est un combat

CC MPD01605

Quelques mots, après deux réunions importantes, que je n’hésite pas à qualifier d’historiques, des ministres de l’économie et des finances européens : dans la nuit d’hier, le Conseil Ecofin – qui regroupe les 27 ministres de l’Union européenne – a adopté un mécanisme de supervision bancaire intégré, première pierre vers une Union bancaire achevée, hier matin l’Eurogroupe – où siègent les 17 ministres de la zone euro – a décidé de débourser une aide de 52,3 milliards d’euros pour financer le programme en faveur de la Grèce. Ces résultats sont le fruit d’un long et délicat processus, dont je veux vous parler.

Je sais à quel point l’euro est une chance pour les pays qui l’ont en partage, mais aussi qu’il s’agit d’une construction inachevée.

Je connais bien l’Europe, ses arcanes, ses difficultés et ses mérites. Par conviction d’abord, par les hasards de l’existence aussi, j’y ai consacré l’essentiel de ma vie publique. J’ai été dans le passé, par deux fois député européen, vice-Président du Parlement européen, ministre des Affaires européennes de Lionel Jospin, membre de la Convention européenne qui a écrit le projet de constitution européenne bloqué par le peuple français en 2005. Dans toutes ces fonctions, j’ai pu vérifier à la fois à quel point l’union fait la force, la chance unique qu’a notre continent de disposer d’une forme d’intégration politique et économique qui lui assure la stabilité, le prix et la démocratie, et expérimenter l’extraordinaire complexité, la lenteur, la lourdeur de nos processus de décision. Je sais à quel point l’euro, qui nous conduit à rapprocher encore nos économies et nous protège, est une chance pour les pays qui l’ont en partage, mais aussi qu’il s’agit d’une construction inachevée. Après 10 ans dans l’opposition, j’ai retrouvé les instances européennes, en siégeant désormais parmi les « grands argentiers » européens, qui ont la lourde tâche, aux côtés des Chefs d’Etat et de Gouvernement, de tirer l’Europe et la zone euro de l’ornière dans laquelle elles se trouvent.

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Invité de BFM Politique – RMC – LE POINT

J’étais dimanche dernier l’invité de BFM Politique – RMC – LE POINT.

Retrouvez ci-dessous les différentes séquences de cette émission :

1. BFM Politique : interview par Olivier Mazerolle.

2. BFM Politique : l’interview BFM Business, questions d’Hedwige Chevrillon

3. BFM Politique : l’interview par Charlotte Chaffanjon du Point

4. BFM Politique  : questions de Français à Pierre Moscovici

5. BFM Politique : Pierre Moscovici face à Sophie Pedder, The Economist

6. BFM Politique : l’After RMC, Pierre Moscovici répond aux questions de Véronique Jacquier