Débats avec Xavier Bertrand et Marine Le Pen sur BFMTV : bilan et extraits

J’étais hier l’invité de l’émission « Hollande, l’épreuve du pouvoir », présentée par Ruth Elkrief sur BFMTV, près d’un an après l’élection du Président de la République.

J’ai d’abord débattu avec Xavier Bertrand, et défendu les réformes menées par le gouvernement en faveur de l’emploi, de la compétitivité, du pouvoir d’achat, de la réduction des déficits. J’ai rappelé le bilan désastreux de la droite au pouvoir ces dix dernières années, et nos efforts pour redresser chaque jour un peu plus notre pays, son économie, ses finances publiques, son appareil productif. Plusieurs sujets sociétaux ont été abordés, notamment le mariage pour tous, que je considère comme un très grande conquête sociétale.

Un extrait de ce débat :

La seconde partie de l’émission était consacrée à un débat avec Marine Le Pen, sur les thèmes de l’euro, de l’Europe, de la politique économique du gouvernement, ou encore de l’immigration. Sur chacun de ces sujets, j’ai tenu à affirmer la position du gouvernement, qui s’oppose radicalement à la fermeture et au rejet systématique dont Marine Le Pen a fait preuve. J’ai l’ai souligné, le Front national mène une politique d’illusion : au contraire, nous portons avec force une politique de solutions, avec des réformes structurelles et en ayant pour cap la croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat, la compétitivité, la justice.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du deuxième débat :

Pierre Moscovici invité de RFI

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Frédéric Rivière sur RFI.


Pierre Moscovici, directeur de campagne de… par rfi

Retrouvez ci-dessous la retranscription de l’interview:

FREDERIC RIVIERE
La version intégrale techno, je suppose, puisque ça n’a pas été 8 minutes en vrai, pendant le débat, à peu près 3 minutes.
PIERRE MOSCOVICI
Non, non, je ne crois pas.
FREDERIC RIVIERE
3 minutes. Je ne vais pas vous demander, Pierre MOSCOVICI qui vous avez trouvé le meilleur ? Parce que je pense qu’on connaît à peu près la réponse. En revanche, est-ce que vous pensez que ce débat aura été utile, qu’il va aider un certain nombre de Français à affiner leur choix pour dimanche prochain ?
PIERRE MOSCOVICI
Je pense que ça a été un débat, je me place dans une position objective, de qualité. Tendu sans doute, précis, on sentait aussi, parfois une agressivité entre les deux hommes. Mais en même temps, un débat à la hauteur, dans lequel, on a parlé des problèmes de la France, mais ne me demandez pas mon avis, je vais vous le donner quand même !
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Intervention de Pierre Moscovici dans le débat préalable au Conseil européen

Intervention de Pierre Moscovici au nom du groupe socialiste à l’occasion de la discussion préalable au Conseil européen des 23 et 24 juin

Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères,Monsieur le Ministre des Affaires européennes
Monsieur le Président de la Commission des Affaires étrangères,
Monsieur le Président de la Commission des Affaires européennes,
Mesdames et Messieurs les députés, mes cher-e-s collègues,

Nous sommes ici à la veille d’un nouveau Conseil européen, pour le désormais traditionnel débat préalable à cette réunion. Quasiment 3 mois jour pour jour après que je suis venu ici-même présenter les positions de mon groupe en vue du précédent Conseil, je pourrais reprendre quasiment mot pour mot le discours que je tenais alors, qui vous avait irrité.

Alors, je vous le demande : qu’avez-vous fait de l’Europe ? Que faites-vous de l’Europe ? Notre continent, vous n’êtes pas sans le savoir, s’enfonce dans la crise. Alors que l’heure devrait être à la solidarité et à la responsabilité pour surmonter la crise, sauver la zone euro, relancer la croissance et accompagner les transitions en Méditerranée, c’est la défiance, le désordre et la cacophonie qui dominent la période, et qui risquent aussi de dominer la réunion à venir.

J’en veux pour preuve votre attitude dans la crise grecque.

Les socialistes ont, depuis le début de la crise, demandé à ce que du temps et de l’air soient donnés à la Grèce. C’était le sens de l’action de Dominique Strauss-Kahn au FMI, c’est ce que nous voulons encore aujourd’hui. Nous souhaitons en même temps que le secteur privé soit associé à l’effort, tant il serait impensable que les seuls sacrifices soient portés par les salariés, les employés et les fonctionnaires grecs. La solution d’un échange volontaire d’obligations, en permettant de prolonger l’échéance d’une partie de la dette grecque sans entraîner le défaut du pays et déstabiliser davantage le système financier, nous semble une voie convenable à court terme. Un accord sur cette base serait une bonne chose pour l’Europe.

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La richesse de la diversité dans l’unité de la République

Intervention de Pierre Moscovici à la convention nationale de la LICRA
2 avril 2011

Tout le monde ici s’accordera pour reconnaître un droit à l’expression de « la diversité », dans un cadre unitaire de valeurs communes. Personne à cette table ne renierait la phrase de Fernand Braudel «La France se nomme diversité» (in L’Identité de la France). Mais une fois qu’on a posé en préalable cette pétition de principe, on a pas dit grand chose… et à dire vrai le sujet de la présente table ronde est assez périlleux si on regarde ce qui se cache derrière les bonne intentions et les grandes phrases, si on cherche à en tirer des conséquences politiques.

Périlleux par l’inconsistance effective de ce que signifie « la diversité » : ce n’est rien en soi, la diversité, le singulier du terme apparaît même comme une contradiction avec ce qu’il est censé incarner. Au mieux, la notion se décline comme qualificatif. Chacun d’entre nous a des appartenances diverses, des identités diverses, des conditions diverses. Chacun d’entre nous aussi est traversé d’attaches diverses, de sentiments parfois contradictoires, d’inscriptions sociales multiples. On est tout à la fois un père et un travailleur, une mère et la fille de ses parents. Je suis, moi, fils de parents nés Roumains, d’une communiste et d’un écologiste, je suis un Européen, socialiste, je suis député du Doubs bien qu’ayant grandi à Paris etc…

Bref, la diversité n’est rien parce qu’elle est tout, parce que personne ni aucune réalité n’est univoque, et c’est bien heureux ainsi. La diversité, avant d’être une chose qu’on devrait rechercher ou apprendre à tolérer est d’abord une réalité première, têtue, nécessaire, sur laquelle tout le reste se construit.

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