Participation de l’Etat à l’augmentation de capital prévue par le groupe PSA – Communiqué de presse avec Arnaud Montebourg

Je vous invite à lire ci-dessous mon communiqué de presse publié ce matin avec Arnaud Montebourg concernant l’entrée de l’Etat et du constructeur chinois Dongfeng au capital de PSA. Nous affirmons ensemble l’ancrage du constructeur français dans notre pays, et son développement à l’international, avec une gouvernance équilibrée et efficace pour l’avenir du groupe.

 

Pierre MOSCOVICI et Arnaud MONTEBOURG confirment que l’Etat français devrait prendre part à l’augmentation de capital prévue par le groupe PSA

Le groupe PSA a indiqué avoir conclu un accord industriel et commercial avec le constructeur chinois Dongfeng et prévoir une augmentation de capital de 3 milliards d’euros dont une partie serait réservée à Dong Feng et à l’Etat français.

Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances, et Arnaud MONTEBOURG, Ministre du Redressement Productif, confirment que l’Etat participera à cette opération, au même niveau et dans les mêmes conditions que Dongfeng, soit un investissement total de 800 millions d’euros.

L’Etat, PSA, Dongfeng et le Groupe familial Peugeot (représenté par EPF et FFP) ont conclu un accord cadre, qui fixe les termes de l’augmentation de capital et définit les principes clefs autour desquels ils seront associés à la gouvernance future de l’entreprise. Au terme de l’opération, l’Etat, Dong Feng et la famille Peugeot détiendront chacun environ 14% du capital de l’entreprise.

L’accord cadre vise à mettre en place une gouvernance efficace et équilibrée pour l’avenir du groupe. Les trois actionnaires n’agiront pas de concert et seront représentés chacun par deux membres au conseil de surveillance, dont le format serait ramené à 14 membres et la présidence assurée par un membre indépendant.

Pierre MOSCOVICI et Arnaud MONTEBOURG se félicitent d’une opération qui assurera la pérennité et le développement du groupe. Cette opération, équilibrée entre les parties, consolidera l’entreprise et son ancrage en France et sera porteuse de conquêtes pour PSA.

L’accord industriel avec Dongfeng permettra à PSA d’accélérer son développement international et de consolider sa croissance à long terme. L’augmentation de capital donnera au groupe les marges de manœuvre financière pour faciliter la mise en oeuvre de son plan de développement stratégique.

L’Etat s’engage comme actionnaire de long terme de PSA, conformément à la doctrine de l’Etat actionnaire présentée par Pierre MOSCOVICI et Arnaud MONTEBOURG en Conseil des Ministres le 15 janvier 2014.

Les accords restent soumis à la délivrance des autorisations requises des autorités françaises et chinoises et au vote des actionnaires de PSA qui seront convoqués en assemblée générale.

Mon interview dans RTL Matin

Invité de la matinale de RTL à 7h50, j’ai répondu aux questions de Jérôme Chapuis sur l’entrée de l’Etat et de Dongfeng au capital de PSA, sur le Pacte de responsabilité, et sur l’Ukraine.

Concernant PSA, c’est une nouvelle histoire qui commence, dans laquelle l’Etat s’engage, avec la volonté de conforter l’ancrage en France de PSA. Nous assurons la solidité financière de PSA, avec un partenariat qui ouvrira de nouveaux marchés. L’Etat est un actionnaire solide, stable et avisé.

L’idée de l’Etat, elle est claire, c’est d’assurer l’’ancrage de PSA en France, et de lui permettre son essor à l’international.

 


Pierre Moscovici : « Pas de fermeture d’usine en… par rtl-fr

Mon entretien dans Ouest-France : « Passer un message aux chefs d’entreprises »

Visite ce matin de l’entreprise Thermocoax à Saint-Georges-des-Groseillers

Le quotidien régional Ouest France a publié ce matin, à l’occasion de ma visite dans l’Orne, un entretien dans lequel je m’exprime sur notre politique en faveur de la compétitivité des entreprises françaises, sur nos réformes, et sur l’industrie automobile.

Votre visite à Flers intervient alors que la situation économique de la France est particulièrement dégradée. Quel sens donner à ce déplacement ?

Je vais chaque semaine en région, pour rencontrer les Français et leur expliquer que nous faisons, avec les partenaires sociaux, les réformes nécessaires (réforme du marché du travail, réforme des retraites, réforme du financement de l’économie…). Ces efforts, justement partagés, vont porter leurs fruits. Je veux leur dire aussi que nous faisons les réformes à notre rythme, car je ne veux pas ajouter l’austérité à la récession. Cette année, il n’y aura pas de plan d’ajustement budgétaire supplémentaire, au-delà de l’effort déjà prévu, afin de poursuivre le redressement des comptes tout en préservant les conditions de rebond de l’activité et de création d’emplois.

Peut-on attendre de votre part une annonce particulière à l’occasion de ce déplacement ou votre venue n’est-elle qu’une simple visite de courtoisie ?

Je viens d’abord entendre les attentes des chefs d’entreprise et des salariés. Mais j’aimerais aussi leur passer un message de mobilisation. Nous avons des atouts. Assez d’autoflagellation et de déclinisme ! Ce qui fait défaut aujourd’hui pour faire redémarrer l’économie du pays, ce ne sont pas les richesses, c’est la confiance.

Le gouvernement est précisément aux côtés des entreprises pour créer cette confiance et pour leur fournir les outils dont elles ont besoin pour investir et embaucher. Je pense notamment aux 20 milliards d’euros du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), dont le préfinancement est assuré dès maintenant par la Banque publique d’investissement, et aux 500 millions d ‘euros de garantie de trésorerie que celle-ci offre également aux TPE et aux PME. C’est très concret. Les outils existent, il faut que les acteurs économiques s’en saisissent ! Ils sont faits pour les aider et les rendre plus compétitifs.

Pour lire la suite de cet entretien, vous pouvez consulter la version papier du quotidien Ouest-France ou cliquer sur le lien suivant : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/pierre-moscovici-passer-message-chefs-dentreprises-18-03-2013-89573?utm_source=rss&utm_medium=ofentreprise&utm_campaign=rss_info_toute

Invité de la matinale de France Info

PSA, croissance, réduction des déficits, taxe à 75%, G20 : j’étais ce matin invité de France Info.

La vidéo de cette interview :
http://www.dailymotion.com/video/xxh2yz_moscovici-et-les-pertes-de-psa-pas-de-panique_news#.URtvbXlbK71

Avenir de PSA : ma réponse au député Alain Chrétien lors des questions au Gouvernement

Retrouvez ma réponse au député Alain Chrétien sur l’avenir de PSA lors des questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale cet après-midi.

Nous sommes aux côtés de PSA et de ses salariés.

Invité de la matinale de France Info ce matin

J’étais ce matin l’invité de la matinale de France Info, pour parler finances publiques, emplois, industrie automobile, taxe à 75% et EADS.

Notre tâche, c’est le redressement du pays : redressement productif, redressement de nos finances publiques.

« Internationales » sur TV5 Monde – RFI – Le Monde

Retrouvez ci-dessous mon interview dans l’émission « Internationales » hier sur TV5 Monde – RFI – Le Monde.

J’y ai abordé de nombreux sujets : Mali, Europe, zone euro, présidence de l’Eurogroupe, politique économique française, croissance, réduction des déficits et de la dépense, réforme bancaire, réforme du travail, industrie automobile, compétitivité, attractivité…

Pierre Moscovici et la crise : « Nous allons nous en sortir » [Ouest France]

Pierre Moscovici a accordé hier un entretien au quotidien Ouest France.

La vidéo de cet entretien :


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L’interview à Ouest France :

Les couacs viennent d’un manque d’autorité de Jean-Marc Ayrault ou d’un manque de clarté de François Hollande ?

Ni l’un, ni l’autre ! Le président donne un cap clair depuis la campagne présidentielle. Et Jean-Marc Ayrault, avec qui je travaille dans d’excellentes conditions, est un homme qui a de l’autorité. C’est à chacun de maîtriser son expression.

Je pense, comme François Hollande, que le pire est passé grâce en partie à la réorientation qu’il a imprimée.

Fera-t-on assez de croissance pour tenir le déficit à 3 % du PIB ?

Cet objectif est impératif. Un pays qui s’endette s’affaiblit, perd sa souveraineté, devient esclave des marchés. Pour se désendetter, il faut réduire les déficits. Nous nous sommes engagés à réaliser 3 % en 2013, nous le devons. Et je crois très possible une croissance de 0,8 % l’an prochain, avec le secret espoir d’être un peu au-dessus. Ça dépend en partie de notre capacité à sortir l’Europe de son ornière. Je pense, comme François Hollande, que le pire est passé grâce en partie à la réorientation qu’il a imprimée.

Pour inverser la courbe du chômage, il faudrait plutôt une croissance de 1,5 voire 2 %…

Certaines réformes visent le retour à l’emploi : les contrats de génération, les emplois d’avenir, ce sont des dispositions extrêmement fortes. Il y a la négociation sur la réforme du marché du travail : elle sera bonne pour les entreprises et pour les salariés. Et il y a la recherche de la croissance. On peut inverser la courbe du chômage d’ici un an.

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