Invité de « 13 heures 15 le dimanche » sur France 2

J’étais aujourd’hui l’invité de « 13 heures 15 le dimanche », sur France 2, où j’ai pu m’exprimer sur de nombreux sujets.

La vidéo de cette interview :

Invité ce matin de l’émission « Bourdin Direct » sur BFMTV et RMC

Retrouvez mon interview de ce matin dans l’émission Bourdin Direct sur BFMTV et RMC. J’y ai principalement abordé les sujets suivants : Europe, croissance, fiscalité, compétitivité, réduction des dépenses publiques.

http://www.dailymotion.com/video/xwyss2_bourdin-direct-pierre-moscovici-23-01_news#.UP-3DnlRC71

Invité politique de Jean-Pierre Elkabbach – Europe 1 matin

Retrouvez ci-dessous mon interview de ce matin par Jean-Pierre Elkabbach dans Europe 1 matin. J’ai abordé les sujets de mon déplacement en Chine, de l’attractivité de la France, ou encore du Livret A.

Interview dans Le Pays

A lire ci-dessous, mon interview parue hier dans Le Pays :

PSA : « Le groupe a de beaux ressorts pour redevenir un constructeur leader ».

Êtes-vous inquiet de l’avenir de PSA et de Sochaux en particulier ?

Les pouvoirs publics ont apporté de l’oxygène à PSA en apportant la garantie de l’État à PSA Finance qui devrait s’élever à sept milliards d’euros. Nous avons demandé des contreparties en matière de gouvernance de l’entreprise. Le groupe est dans une situation de transition qui est délicate. Il est consolidé pour quelques années mais doit prendre le virage d’un partenariat. Le groupe a de beaux ressorts pour redevenir un constructeur leader.

Concernant Sochaux, je ne suis pas pessimiste même si le recul de l’emploi m’inquiète. Sochaux reste le vaisseau amiral avec la production de beaucoup de véhicules qui sont au cœur de la gamme Peugeot. La remplaçante de la 308 va booster la marque. Sochaux reste une plateforme automobile essentielle.

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Invité de « Tous politiques » sur France Inter

J’étais hier l’invité de « Tous politiques » sur France Inter. J’ai notamment abordé les sujets suivants : social-démocratie, croissance, emploi, compétitivité, 75%, patriotisme fiscal, Eurogroupe, Chine, mariage pour tous.

Retrouvez-ci-dessous la vidéo de cette interview :

Gouverner (2/3) : l’exercice du pouvoir

Gouverner (2/3) : l’exercice du pouvoir

Depuis 7 mois maintenant, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est à la tâche et met en œuvre les orientations définies par le Président de la République François Hollande.

Je veux vous livrer quelques enseignements personnels tirés de cette période extraordinairement dense et intense.

Il n’est pas question ici de me livrer à l’exercice du bilan – ce serait prématuré, artificiel et fastidieux. Et je n’ai pas l’intention de succomber à la tentation facile du commentaire sur le fonctionnement de l’équipe gouvernementale, ses supposés couacs, ses prétendues contradictions : je crois en la loyauté, la solidarité, la cohésion dans notre travail. Mais je veux vous livrer quelques enseignements personnels tirés de cette période extraordinairement dense et intense.

Il revient à la gauche de mener une véritable politique de redressement.

Gouverner un pays en crise, tout d’abord, exige du courage. Nous ne sommes pas arrivés au pouvoir à n’importe quelle époque ou dans n’importe quelle situation. Nous devons faire face à une crise internationale qui dure depuis 2008, qui frappe inégalement les différentes économies du monde, mais qui n’a épargné personne. L’Europe, et notamment la zone euro, s’est enlisée dans une phase de croissance plate, de stagnation. Elle est même menacée par une déflation que nourrit une tendance à l’austérité généralisée. De surcroît, à notre arrivée, la zone euro apparaissait menacée dans son existence même, atteinte qu’elle était par des déséquilibres globaux et nationaux, frappant par exemple la Grèce, l’Espagne, Chypre, et dépourvue de régulations solides. La France, enfin, a vu sa situation se dégrader fortement, et est confrontée à trois déficits. Déficit de croissance et d’emploi tout d’abord, avec un taux de chômage supérieur à 10 %, qui ne cesse de croître depuis maintenant 18 mois. Déficit de crédibilité, avec le haut niveau des déficits – qui auraient été supérieurs à 5 % en 2012 si nous n’avions pas agi – et l’accumulation de dette publique – 1 700 milliards d’euros, soit 91 % du PIB. Déficit de compétitivité, enfin, traduit par une balance commerciale négative de 70 milliards d’euros, là où l’Allemagne dégage un excédent de 160 milliards d’euros. Les inégalités de surcroît s’étaient fortement creusées. Bref, il revient à la gauche de mener une véritable politique de redressement. Dès lors, il fallait définir une stratégie ambitieuse et cohérente, conduite dans la durée.

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Gouverner (1/3) : la conquête du pouvoir

Gouverner (1/3) : la conquête du pouvoir

La fin d’année approche, et c’est toujours un moment privilégié pour retrouver les siens, reprendre des forces, former des résolutions pour les temps qui viennent, se retourner aussi sur l’année écoulée pour en tirer des leçons. 2012 aura été pour le pays, pour la gauche, pour les hommes et les femmes désormais en charge du gouvernement de la France, un cru particulier. Au moment où cette année s’achève, je veux partager quelques analyses avec vous, en distinguant, comme le faisait jadis mon cher Léon Blum, la conquête du pouvoir et son exercice.

François Hollande était le candidat qu’il fallait, au moment qu’il fallait, pour emporter cette élection décisive et difficile.

Je reviens, tout d’abord, sur le temps qui a précédé le 6 mai, jour de l’élection présidentielle. Ce fut celui de la campagne, de cette bataille rude, tendue, que nous avons conduite avec la conviction qu’après tant d’années dans l’opposition, après tant de défaites dans la confrontation suprême, nous avions le devoir de tout faire, de donner le meilleur de nous-mêmes pour que les Français fassent confiance, après François Mitterrand, à un deuxième Président socialiste. Cette élection n’était pas gagnée d’avance. Certes, le sortant était affaibli par un bilan pauvre et par le rejet d’une politique erratique et souvent brutale. Pour autant, la France n’est pas structurellement à gauche – le premier tour l’a montré – et Nicolas Sarkozy, malgré sa lassitude et ses hésitations, voire les contradictions de son camp, n’était pas un adversaire facile. J’ai vécu cette campagne au premier rang, puisque je l’ai dirigée aux côtés de François Hollande. Elle fut, je crois pouvoir le dire, exemplaire – avec une équipe légère et cohérente, alimentée par un vivier d’experts nombreux et compétents, un rassemblement de tout le Parti socialiste derrière son candidat, une réactivité constante, une organisation et une mobilisation réussie. Le mérite en revient d’abord au candidat lui-même – combattant pugnace, orateur talentueux, travailleur inlassable et concentré – qu’une vie politique entière avait préparé à cette rencontre avec les Français. L’esprit de courtisanerie ne m’a jamais caractérisé, je garde ma liberté de pensée, mais je répète ce que j’ai déjà dit à l’époque : François Hollande, que je connais depuis 30 ans maintenant, m’a impressionné tout au long de ces mois, il était le candidat qu’il fallait, au moment qu’il fallait, pour emporter cette élection décisive et difficile.

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