Chiffres du chômage au sens du BIT au 4e trimestre 2013 : communiqué de presse

L’enquête de l’Insee, conforme aux standards internationaux, indique que le chômage au sens du BIT a baissé au 4e trimestre en France, pour la première fois depuis plus de deux ans, et s’est stabilisé sur un an. Le gouvernement est entièrement mobilisé pour faire reculer durablement le chômage.

Voici le communiqué de presse que j’ai publié ce matin avec Michel Sapin à ce sujet.

Pierre MOSCOVICI et Michel SAPIN ont pris connaissance des chiffres du chômage au sens du BIT au 4e trimestre 2013

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’économie et des finances, et Michel SAPIN, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, ont pris connaissance des résultats de l’enquête Emploi au 4e trimestre 2013.

D’après l’Insee, le taux de chômage au sens du BIT a reculé de 0,1 pt au 4e trimestre 2013 pour s’établir à 10,2 % en France entière et à 9,8 % en France métropolitaine. Le chômage est stable sur un an. Le nombre de chômeurs au sens du BIT s’élève à 2,8 millions de personnes en fin d’année 2013. L’Insee confirme également le recul durable du chômage des jeunes depuis un an, qui a, à nouveau, baissé fortement au 4e trimestre (-1,1 point par rapport au 3e trimestre et -2,6 points sur un an).

La statistique publique produit plusieurs indicateurs pour mesurer la situation de l’emploi et du chômage en France. D’après l’enquête de l’Insee, conforme aux standards internationaux, le chômage au sens du BIT a baissé au 4e trimestre, pour la première fois depuis plus de deux ans, et s’est stabilisé sur un an. D’après les données administratives de Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A aura vu son évolution ralentir courant 2013 avant de se stabiliser en fin d’année. Il n’est pas exceptionnel que ces indicateurs divergent ponctuellement, même s’ils évoluent en phase dans le temps et affichent des tendances globalement similaires.

Tous ces indicateurs convergent pour révéler une même réalité : le chômage demeure élevé, mais la situation s’est stabilisée tout au long de l’année 2013, avec une amélioration de l’emploi privé en fin d’année. L’action déterminée du Gouvernement en faveur de l’activité et de l’emploi a permis d’enrayer la machine à détruire des emplois et d’enfin renouer avec les créations d’emploi. C’est ainsi que l’année 2013 s’est soldée avec des créations nettes d’emplois total, grâce aux effets des politiques de l’emploi, et qu’elle aura vu, pour la première fois depuis un an et demi, le secteur privé recréer des emplois au 4ème trimestre, signe de l’impact des politiques en faveur de la compétitivité et de l’emploi, et notamment le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi.

Cette bataille ne s’arrête pas là et ses effets devront être amplifiés pour faire reculer durablement le chômage dans notre pays. C’est l’enjeu du « Pacte de responsabilité » souhaité par le Président de la République et que mettra en œuvre le Gouvernement, avec l’appui des partenaires sociaux, des territoires et des entreprises.

Au plus près des forces vives de notre pays : bilan de mon déplacement hier à Metz

Hier en déplacement à Metz, je me suis rendu au plus près d’acteurs engagés pour leur ville, pour leur territoire, pour leur région, pour leur pays. Habitants, salariés, chefs d’entreprise, élus : tous partagent ce même désir d’aller de l’avant, accompagnant ainsi le redressement de la France.

L’accueil républicain qui m’a été réservé à mon arrivée en mairie de Metz par M. le Maire Dominique Gros a été le point de départ d’une journée consacrée à célébrer le Pacte Lorraine 2014-2016 et à rencontrer des entreprises et les services de l’INSEE de mon ministère, au sein de cette belle ville.

J’ai d’abord visité deux entreprises locales, car j’ai à coeur d’être le ministre de toutes les entreprises, et de les accompagner au service de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi. La première, E-Fluid à Metz, jeune start-up spécialisée dans le développement informatique avec 80 salariés, m’a présenté son prologiciel très sophistiqué, adopté par les principaux acteurs de l’énergie en France. J’ai souligné les très bonnes perspectives de l’entreprise en matière de développement et d’emplois, avec l’objectif de doubler les effectifs en 7 ans. J’ai indiqué lors de cette rencontre avec les salariés de E-Fluid que le Projet de loi de finances pour 2014 soutient l’émergence et le développement de start-ups innovantes pour renforcer le tissu économique français. Le Pacte Lorraine 2014-2016 entre l’Etat et la région a aussi été au centre de nos échanges, puisqu’il accompagne les entreprises afin de valoriser tous les atouts de la Lorraine. La seconde entreprise au sein de laquelle je me suis rendu, Cimulec, m’a permis de saluer l’excellence et les savoir-faire des salariés dans la fabrication de circuits imprimés complexes destinés aux applications militaires, aéronautiques et spatiales. C’est grâce à cette excellence que l’entreprise a conquis depuis 30 ans la confiance des principaux donneurs d’ordre européens.

A la fin de ces deux visites d’entreprises, je me suis exprimé sur France 3 Lorraine pour présenter le sens de ce déplacement, ses enjeux, et ses annonces. En voici la vidéo :

J’ai ensuite eu un temps de dialogue avec des chefs d’entreprises et élus de Lorraine à Metz. Être sur le terrain, échanger avec acteurs impliqués et passionnés, voilà tout le sens de ma fonction de ministre. Car c’est en portant nos réformes et nos choix au plus près de tous ceux à qui ils s’adressent que nous convaincrons de la justesse de notre action.

L’après-midi, je me suis rendu dans les locaux de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) à Metz. J’y ai annoncé un engagement très important, preuve que nous tenons nos promesses : celui de confirmer la dynamique d’implantation de l’INSEE dans cette ville ainsi que le renforcement du pôle statistique, qui comptera 400 agents d’ici 2016. Auprès des agents de mon ministère, au sens du service public très développé que je salue, j’ai pu constater de leur volonté partagée de pérenniser cette direction d’excellence, ici à Metz.

Enfin, j’ai rencontré les militants et sympathisants du Parti socialiste du département. J’ai écouté leurs remarques, leurs attentes, et répondu à leurs interrogations. Je leur ai présenté notre cap, celui du redressement de la France au service de tous.

Je remercie les habitants, les entreprises, et les élus de Metz pour leur accueil chaleureux hier et pour nos échanges fructueux. Je reviens à Bercy renforcé dans ma conviction que nous avançons dans la bonne direction, celle du redressement de la France et de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Cette conviction, je ne doute pas qu’elle sera renforcée lors de mes prochains déplacements, dans vos régions, à votre contact.

Voici quelques images de ce déplacement :

1. Accueil républicain en mairie de Metz par M. le Maire Dominique Gros :

Continuer la lecture

Confirmation du rebond de la production industrielle au 2e trimestre – Communiqué de presse

Avec la plus forte progression de la production industrielle depuis le premier trimestre 2011, c’est notre compétitivité et notre croissance économique qui évoluent dans le sens du redressement.

Le gouvernement auquel j’appartiens oeuvre depuis plus d’un an en faveur de ce redressement. Nous sommes aux côtés des acteurs de l’industrie : les 35 mesures du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi sont autant de leviers pour accroître les investissements, l’innovation, la compétitivité et l’emploi.

Vous pouvez lire ci-dessous mon communiqué de presse sur ce sujet :

 

Selon l’Insee, malgré un léger recul en juin (-0,4 %), la production manufacturière a nettement rebondi sur l’ensemble du 2e trimestre (+1,5 %) après un repli au trimestre précédent (-0,4 %). Il en est de même pour la production industrielle totale qui progresse de +1,4 % au 2e trimestre après avoir stagné au 1er trimestre.

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, souligne qu’il s’agit là de la plus forte progression de la production industrielle depuis le premier trimestre 2011. Il relève que sur l’ensemble du trimestre, toutes les branches de l’industrie manufacturière ont contribué au rebond de l’activité industrielle. La croissance de la production du secteur des matériels de transport a été particulièrement soutenue : dans les matériels de transport hors automobiles, la production a atteint son maximum historique en juin ; dans le secteur automobile, après une fin d’année 2012 très difficile, le rebond au 2e trimestre a été le plus marqué depuis l’automne 2009.

Pierre MOSCOVICI considère que le redressement de l’industrie française est une condition essentielle de la compétitivité et du retour de la croissance économique et se réjouit de ces évolutions favorables au 2e trimestre, qui doivent encore être confirmées pour dessiner une tendance durable.

Le ministre rappelle que le gouvernement est aux côtés de l’industrie dans cette période difficile et met en place – avec la banque publique d’investissement, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, le soutien à l’innovation, la structuration des filières – les instruments qui lui permettront de poursuivre les investissements stratégiques, de monter en gamme, et de conquérir ainsi de nouveaux marchés.

De nouveaux signes encourageants de reprise – Communiqué de presse

Je me réjouis des signes encourageants de reprise observés aussi bien en France qu’au sein de la zone euro. Les dernières enquêtes de conjoncture rendent en effet compte d’une amélioration de notre situation économique.

Le Gouvernement est mobilisé au quotidien pour transformer cette amélioration progressive en 2013 en reprise durable en 2014. Notre stratégie ambitieuse pour la croissance, l’investissement, l’innovation, la compétitivité, ou encore l’emploi porte ses fruits. Nous poursuivons notre cap, celui du redressement au service de nos concitoyens.

 

Mon communiqué de presse :

 

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, relève des signes encourageants pour la situation économique en France et dans le reste de la zone euro.

Dans la zone euro, la conjoncture semble se stabiliser, comme en témoignent le redressement sensible des enquêtes de conjoncture européennes et l’atténuation du repli de l’activité au deuxième trimestre en Espagne (-0,1 % après -0,5 %) et en Italie (-0,2 % après -0,6 %). En parallèle, la production industrielle en Allemagne a fortement rebondi ce trimestre (+2,8 %). En conséquence, après six trimestres consécutifs de contraction de l’activité, la zone euro dans son ensemble devrait ainsi avoir renoué avec la croissance au 2e trimestre de cette année.

Pour transformer cette amélioration progressive en 2013 en reprise durable en 2014, Pierre MOSCOVICI souligne l’importance de la coordination des politiques économiques au sein de l’union économique et monétaire, ce qui passe par des politiques budgétaires, de compétitivité et de soutien à la demande intérieure qui tiennent compte des situations économiques et extérieures de chaque Etat membre.

En France, les dernières enquêtes de conjoncture de l’Insee, de la Banque de France, et de l’institut Markit confirment l’éclaircie – encore à amplifier – du climat des affaires dans l’industrie et les services marchands, compte tenu en particulier de la bonne tenue des exportations et de la consommation des ménages. Ainsi, l’indice PMI dans l’industrie (enquête auprès des directeurs d’achats de l’institut Markit) s’établit en juillet à son plus haut niveau depuis février 2012 et a connu sa plus forte progression sur trois mois depuis fin 2009. Ces indicateurs suggèrent que l’activité en France a progressé au deuxième trimestre, après deux trimestres de léger recul. La Banque de France table sur une croissance encore modeste de 0,1 % pour le 3e trimestre, estimation prudente qui reflète l’incertitude du contexte actuel.

La stratégie du gouvernement pour faire en sorte que ces signes de reprise se raffermissent tout au long des mois à venir, repose sur trois piliers : l’Europe, qui doit remettre la croissance au cœur de ses politiques ; le rétablissement de la confiance, qui exige de déployer tous les instruments pour l’emploi notamment des jeunes, de consolider notre modèle social, et de redonner le goût d’entreprendre ; la préparation de l’avenir, qui passe, sans préjudice pour le rétablissement des équilibres financiers, par une stratégie ambitieuse pour l’investissement, l’innovation et la compétitivité.