Invitation à un colloque sur l’avenir de la zone euro le 25 mai

La Fondation Jean Jaurès et la Fondation Européenne d’Etudes Progressistes (FEPS) organisent, le 25 mai à la Bibliothèque Nationale de France à Paris, un colloque sur l’avenir de la zone euro, intitulé « Quelle intégration politique et économique dans la zone euro ? ». Celui-ci réunira, autour notamment de Martin Schulz, Président du Parlement européen, et de moi-même, des experts, responsables politiques et syndicalistes européens.

Comment parvenir à une Union Économique et Monétaire plus forte qui assure croissance, équité et emploi ? Que signifie l’intégration économique ? A quelle intégration politique mène‐t‐elle ? A un an des élections européennes et alors que le Parti socialiste débat de ses orientations dans le cadre de la Convention Europe, ce rassemblement ouvert à tous se veut une contribution importante des réformistes de la zone euro qui vivent et font l’Europe au jour le jour.

Je vous invite à vous inscrire à ce colloque en cliquant sur ce lien : http://www.avenir-zoneeuro.fr/

Le programme (à télécharger en cliquant ici) :

8h45 Accueil café

9h30 -10h Ouverture
Gilles Finchelstein, directeur général, Fondation Jean-Jaurès
Ernst Stetter, secrétaire général, FEPS

10h – 10h30 Introduction générale
Massimo D’Alema, président, FEPS

10h30 – 12h La solidarité économique et sociale dans la zone euro
Introduction
Daniel Cohen, vice-président, Paris School of Economics, et président du Conseil d’orientation scientifique, Fondation Jean-Jaurès
Intervenants :
Philip Arestis, directeur du Cambridge Centre for Economic & Public Policy (CCEPP), Université de Cambridge
Riccardo Bellofiore, professeur, Université de Bergame
Pervenche Berès, députée européenne, Alliance progressiste des socialistes et démocrates
Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la Stratégie et à la Prospective
Bernadette Ségol, secrétaire générale, Confédération européenne des syndicats

12h-12h30 Conclusion
Martin Schulz, président du Parlement européen, Alliance progressiste des socialistes et démocrates

14h-15h30 Vers une intégration économique et politique ?
Introduction
Bruno Liebhaberg, président du Conseil scientifique de la FEPS
Intervenants
Stefano Fassina, vice-ministre au ministère de l’Economie et des Finances, Parti démocrate italien
Stephany Griffith-Jones, directrice pour les marchés financiers, Initiative for Policy Dialogue, Université de Columbia
Paul Magnette, président du Parti socialiste belge
Gaëtane Ricard-Nihoul, analyste politique, représentation en France de la Commission européenne
Catherine Trautmann, députée européenne, Alliance progressiste des socialistes et démocrates

15h30-16h Conclusion
Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances

Europe : les leçons du Prix Nobel

cc European Parliament

En accordant cette année à l’Union européenne le Prix de la Paix, le Comité Nobel a suscité la controverse, provoquant l’ironie de ceux qui constatent l’échec économique de l’Europe et la colère de ses opposants. Ce choix, certes paradoxal en apparence, est toutefois bienvenu et nous incite à revenir à l’essentiel : la contribution exceptionnelle de l’Europe, depuis soixante ans, à la réconciliation entre les peuples et à la cause de la paix qui est le fondement philosophique de cette construction unique.

C’est une invitation au monde à ne jamais renoncer au dialogue entre les peuples. Je pense ici à des conflits trop anciens, comme celui qui oppose si douloureusement Israéliens et Palestiniens, ou à des tensions héritées de l’histoire et de la géographie qui perdurent encore aujourd’hui et menacent l’équilibre de la planète. L’Europe n’est pas un modèle qu’il faudrait imiter en tout, mais sa construction, basée sur la réconciliation entre des Nations et des peuples que tant de guerres avaient séparés, peut inspirer, en rappelant que tout est possible aux hommes de bonne volonté, que furent hier les « pères fondateurs » de l’Europe.

J’y vois avant tout un précieux signal d’encouragement pour les Européens

J’accueille ce signal en Européen engagé de longue date, aujourd’hui en première ligne, dans mes fonctions de ministre de l’Economie et des Finances du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault, dans le combat contre la crise qui touche notre économie. Et j’y vois avant tout un précieux signal d’encouragement pour les Européens, en ces temps de grandes difficultés économiques qui suscitent une hésitation ou une réticence à poursuivre ce grand projet. Car ce prix Nobel, que d’aucuns veulent croire à contretemps, est d’abord un rappel du chemin parcouru par les Européens sur un continent qui a connu au cours du XXème siècle deux sanglants conflits devenus mondiaux, qui a éprouvé le nazisme et la Shoah, le stalinisme et la guerre froide. Ce terrible héritage, fait de lourdes haines entre les peuples, nous avons su le surmonter en construisant une paix durable, un espace de plein respect des droits humains. La réconciliation franco-allemande, à l’origine si improbable, y a tenu un rôle évidemment décisif.

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