Mon interview dans RTL Matin

Invité de la matinale de RTL à 7h50, j’ai répondu aux questions de Jérôme Chapuis sur l’entrée de l’Etat et de Dongfeng au capital de PSA, sur le Pacte de responsabilité, et sur l’Ukraine.

Concernant PSA, c’est une nouvelle histoire qui commence, dans laquelle l’Etat s’engage, avec la volonté de conforter l’ancrage en France de PSA. Nous assurons la solidité financière de PSA, avec un partenariat qui ouvrira de nouveaux marchés. L’Etat est un actionnaire solide, stable et avisé.

L’idée de l’Etat, elle est claire, c’est d’assurer l’’ancrage de PSA en France, et de lui permettre son essor à l’international.

 


Pierre Moscovici : « Pas de fermeture d’usine en… par rtl-fr

Mon interview dans « Les 4 Vérités » de Télématin sur France 2

La France a une croissance à 0,3 % sur l’ensemble de l’année 2013 : j’ai annoncé ce chiffre encourageant ce matin à 7h50 dans l’émission « Les 4 Vérités » sur France 2. Ce résultat, conjugué aux tendances sur la consommation et l’investissement, nous incite à poursuivre nos réformes volontaires pour redresser le pays, au service de nos concitoyens et des entreprises.

L’investissement a crû de 0,6 % au quatrième trimestre 2013, et 0,9 % pour l’investissement des entreprises.

Mon interview vidéo hier lors du Salon des Entrepreneurs à Paris par Les Echos, BFM Business et L’Entreprise

Hier au Salon des Entrepreneurs à Paris, j’ai exposé ma vision du rôle des entreprises et des entrepreneurs dans la croissance de notre pays, dans une interview pour Les Echos, BFM Business et L’entreprise. J’en suis convaincu, Bercy doit être la maison des entreprises, partenaire attentif de leurs évolutions et force de proposition pour répondre à leurs besoins en matière de financement, de développement, et de simplification.

Pour plus de détails, je vous invite à visionner la vidéo ci-dessous :


P. Moscovici : « Je conçois Bercy comme la… par lesechos

Mon déplacement à Lille aujourd’hui : sur le terrain pour soutenir les investissements et accompagner les entreprises

J’étais aujourd’hui en déplacement à Lille, dans le Nord. Une journée sur le thème de l’investissement en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche, et sur celui de l’innovation et de l’accompagnement des entreprises.

Avec Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Philippe de Fontaine Vive, Vice-président de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), nous avons signé le programme Plan Campus. Après avoir inauguré le restaurant universitaire de droit Lille Moulins et assisté à la présentation des projets de constructions dans le cadre du Plan Campus de Lille 1, 2 et 3 qui offriront un meilleur environnement pour tous les étudiants, nous avons formalisé le protocole d’accord entre la BEI et la France. La BEI  a ainsi approuvé 1,3 milliard d’euros sur 2013-2017, pour financer 13 Campus scientifiques et universitaires sur le territoire français, en appui au Plan Campus de Geneviève Fioraso. La signature de ce protocole témoigne de la mobilisation, par l’Union européenne, de moyens dédiés à la réalisation de projets concrets dans nos territoires, au service de la croissance. Le communiqué de presse relatif à cette signature peut être consulté ici : http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/16898.pdf

Ensuite, Martine Aubry, Maire de Lille et Présidente de Lille Métropole Communauté urbaine, nous a présenté toute la richesse d’EuraTechnologies. Ce parc d’activités d’excellence pour les entreprises et l’innovation, via des laboratoires et des organismes de formation, accueille et accompagne une large variété de projets, de la start-up à l’entreprise internationale. Nous avons découvert, avec Geneviève Fioraso, les outils de pointe mis à la disposition des entreprises, notamment une salle de téléprésence ou encore un incubateur pour accompagner de jeunes créateurs d’entreprises, au sein d’un parc d’activités de 150 000 m2. Ce sont 127 entreprises qui y sont présentes aujourd’hui. Nous avons aussi rencontré des personnels de Inria Lille avec Martine Aubry, qui nous ont présenté leurs projets innovants en matière de transfert de technologie au sein des entreprises, favorisant les interactions entre la recherche et l’industrie.

J’ai enfin souhaité rencontrer des acteurs économiques et chefs d’entreprises du département, autour d’un table ronde. Ce moment d’échanges et de dialogue, il me tient à cœur à chacun de mes déplacements sur le terrain, dans nos régions. J’y sonde le moral des entrepreneurs, je réponds à leurs questions, et je leur présente notre feuille de route en matière de politique économique et de réformes. A cette occasion, j’ai souligné que notre politique est orientée vers un soutien déterminé aux entreprises. Le Pacte de responsabilité annoncé par le Président de la République a pour objectif, dans ce cadre, de créer les conditions d’un choc de confiance pour un choc de croissance. Ce compromis social, j’ai noté que les chefs d’entreprises présents aujourd’hui y consentaient pleinement, avec le désir commun de redresser la France, pour plus de croissance et d’emplois.

Je reviens donc de ce déplacement avec de nouveaux exemples concrets de réussites françaises, en matière d’investissements et de développements d’entreprises. Oui, la France est un beau pays, et nous faisons tout, depuis mai 2012, pour renforcer les atouts français, au service de nos concitoyens. Ce déplacement à Lille, aujourd’hui, en est une nouvelle preuve concrète.

Voici ci-dessous quelques images de ce déplacement à Lille, qui illustrent les étapes de la journée :

1. Inauguration du restaurant universitaire de droit Lille Moulins, présentation du Plan Campus à Lille, et signature du protocole d’accord entre la BEI et la France.

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Pacte de responsabilité : ma réponse lors des QAG à l’Assemblée nationale aujourd’hui

Je vous invite à visionner ci-dessous ma réponse ce mardi 21 janvier 2014, lors de la séance de questions au gouvernement de l’Assemblée nationale, au député Philippe Gomès, sur le pacte de responsabilité avec les entreprises et ses objectifs.

Un pacte de responsabilité avec les entreprises pour créer des emplois, pour investir et innover, pour plus de croissance.

De nouveaux signes encourageants de reprise – Communiqué de presse

Je me réjouis des signes encourageants de reprise observés aussi bien en France qu’au sein de la zone euro. Les dernières enquêtes de conjoncture rendent en effet compte d’une amélioration de notre situation économique.

Le Gouvernement est mobilisé au quotidien pour transformer cette amélioration progressive en 2013 en reprise durable en 2014. Notre stratégie ambitieuse pour la croissance, l’investissement, l’innovation, la compétitivité, ou encore l’emploi porte ses fruits. Nous poursuivons notre cap, celui du redressement au service de nos concitoyens.

 

Mon communiqué de presse :

 

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, relève des signes encourageants pour la situation économique en France et dans le reste de la zone euro.

Dans la zone euro, la conjoncture semble se stabiliser, comme en témoignent le redressement sensible des enquêtes de conjoncture européennes et l’atténuation du repli de l’activité au deuxième trimestre en Espagne (-0,1 % après -0,5 %) et en Italie (-0,2 % après -0,6 %). En parallèle, la production industrielle en Allemagne a fortement rebondi ce trimestre (+2,8 %). En conséquence, après six trimestres consécutifs de contraction de l’activité, la zone euro dans son ensemble devrait ainsi avoir renoué avec la croissance au 2e trimestre de cette année.

Pour transformer cette amélioration progressive en 2013 en reprise durable en 2014, Pierre MOSCOVICI souligne l’importance de la coordination des politiques économiques au sein de l’union économique et monétaire, ce qui passe par des politiques budgétaires, de compétitivité et de soutien à la demande intérieure qui tiennent compte des situations économiques et extérieures de chaque Etat membre.

En France, les dernières enquêtes de conjoncture de l’Insee, de la Banque de France, et de l’institut Markit confirment l’éclaircie – encore à amplifier – du climat des affaires dans l’industrie et les services marchands, compte tenu en particulier de la bonne tenue des exportations et de la consommation des ménages. Ainsi, l’indice PMI dans l’industrie (enquête auprès des directeurs d’achats de l’institut Markit) s’établit en juillet à son plus haut niveau depuis février 2012 et a connu sa plus forte progression sur trois mois depuis fin 2009. Ces indicateurs suggèrent que l’activité en France a progressé au deuxième trimestre, après deux trimestres de léger recul. La Banque de France table sur une croissance encore modeste de 0,1 % pour le 3e trimestre, estimation prudente qui reflète l’incertitude du contexte actuel.

La stratégie du gouvernement pour faire en sorte que ces signes de reprise se raffermissent tout au long des mois à venir, repose sur trois piliers : l’Europe, qui doit remettre la croissance au cœur de ses politiques ; le rétablissement de la confiance, qui exige de déployer tous les instruments pour l’emploi notamment des jeunes, de consolider notre modèle social, et de redonner le goût d’entreprendre ; la préparation de l’avenir, qui passe, sans préjudice pour le rétablissement des équilibres financiers, par une stratégie ambitieuse pour l’investissement, l’innovation et la compétitivité.

 

Invité du Dimanche Le Parisien – Aujourd’hui en France

Retrouvez ci-dessous l’entretien que j’ai accordé au Parisien-Aujourd’hui en France, dans son édition du dimanche 7 juillet.

Invité du Dimanche, je me suis exprimé sur la vie politique française, sur notre politique économique et fiscale, ou encore sur nos réformes pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises.

Le gouvernement a-t-il cédé à des lobbys économiques qui demandaient la tête de Delphine Batho ?
Le départ de Delphine Batho, qui a été une bonne collègue, est dû à un manquement de sa part à l’exigence de cohérence du gouvernement. Rien d’autre, rien de plus. Il n’ a pas eu de complot, pas de forces occultes ! Dans un gouvernement, les ministres sont responsables dans leur domaine de compétence, mais une discipline collective doit exister. C’est à travers le budget que s’exprime l’unité de notre politique. Chacun doit en être solidaire.

Elle met en cause nommément le patron de Vallourec, qui est aussi l’époux de la directrice de cabinet de François Hollande…
Je trouve cette mise en cause infondée et peu fair-play. Par ailleurs, participer au gouvernement de la France est une responsabilité et une chance. Tout ministre devrait, en quittant ses fonctions, conserver un devoir d’élégance. Ça fait partie du contrat moral.

Face à une crise majeure, nous menons une politique de gauche, sérieuse, mais qui refuse l’austérité. Notre boussole, c’est la justice sociale ; notre objectif, c’est la croissance et l’emploi.

Sur le fond, Delphine Batho dénonce un tournant de la rigueur, qui ferait le lit de l’extrême droite. Que lui répondez-vous ?

Elle se trompe. Il n’y a ni tournant ni reniement. Nous poursuivons une stratégie clairement définie d’emblée par François Hollande. Face à une crise majeure, nous menons une politique de gauche, sérieuse, mais qui refuse l’austérité. Réduire les déficits est indispensable. Si nous ne le faisions pas, la dette française, déjà excessive, gonflerait encore et la France perdrait sa crédibilité, au risque de voir ses taux d’intérêt, aujourd’hui historiquement bas, s’envoler. Le sérieux, toutefois, n’est pas une fin en soi. Notre boussole, c’est la justice sociale ; notre objectif, c’est la croissance et l’emploi. Dans le budget 2014, il y a des priorités : l’éducation, l’emploi, la justice, la sécurité, la jeunesse. Pour le reste, tout le monde doit faire un effort. Le ministère de l’Economie et des Finances, par exemple, va ainsi supprimer 2 500 emplois par an et voit ses crédits baisser de 300 M€. Être de gauche, ce n’est pas demander toujours plus de dépenses, c’est trop facile et très daté ! La dépense publique en France atteint déjà 57% du PIB, et c’est un niveau record dans les pays développés. Tout en permettant de financer des politiques publiques de qualité, elle doit diminuer et non augmenter !

Nous avons trouvé le bon équilibre entre la réduction des déficits et le soutien à la croissance. Nous agissons à la fois en redressant les comptes publics et en musclant notre compétitivité

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Extrait de mon entretien paru dans la Revue Parlementaire sur la compétitivité durable et solidaire

J’ai accordé un entretien à la Revue Parlementaire, dans le cadre de son dossier spécial sur la compétitivité. Il s’intitule « Pour une compétitivité durable et solidaire ».

Vous pouvez en lire ci-dessous un extrait :

Pour une compétitivité durable et solidaire – La Revue Parlementaire

Il est des mots teintés par l’histoire et par l’idéologie, des mots qui font l’objet d’une paternité revendiquée, que s’accaparent ceux qui s’en réclament, à tort ou à raison d’ailleurs. La compétitivité est de ceux-là. La majorité présidentielle précédente a longtemps prétendu la défendre. Elle a en réalité laissé la compétitivité française décrocher, sombrer même, pendant dix ans.

La droite a longtemps eu le monopole de la compétitivité dans le discours. Elle n’a pas pour autant engrangé de quelconques résultats en la matière.

C’est le diagnostic objectif, mais implacable, établi par le rapport Gallois à l’automne dernier, qui dresse un tableau alarmant : celui d’une érosion inexorable de la compétitivité du pays, et d’une perte dramatique de notre substance industrielle. La part de l’industrie dans la valeur ajouté a reculé de 18 %, en 2000 à 12,5 %, en 2011. Deux millions d’emplois industriels ont été détruits en trente ans. Le tissu d’entreprises exportatrices s’est rétracté de 15 % depuis dix ans. Positif en 2002, le solde commercial de la France enregistre à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy un déficit abyssal de plus de 70 milliards d’euros. La droite a longtemps eu le monopole de la compétitivité dans le discours. Elle n’a pas pour autant engrangé de quelconques résultats en la matière.

La compétitivité est d’abord une notion économique, comprise comme la capacité à faire face à la concurrence étrangère, sur les marchés domestiques et extérieurs

La compétitivité n’est pas de droite. Encore faut-il comprendre de quoi l’on parle. Dans sa version abâtardie, la compétitivité est synonyme de moins-disant social, de course effrénée à la modération salariale, de concurrence exacerbée entre pays ou entre entreprises. C’est pourtant d’abord une notion économique, comprise comme la capacité à faire face à la concurrence étrangère, sur les marchés domestiques et extérieurs. C’est aussi une notion relative : de la même manière qu’un pays ne peut avoir des excédents commerciaux que si d’autres pays connaissent des déficits commerciaux, les gains de compétitivité ne peuvent être que relatifs, et doivent se mesurer à l’aune des performances respectives de nos principaux partenaires commerciaux.

Y a-t-il alors un risque à ériger la compétitivité en objectif de politique économique ? Cette question est légitime : si tous les pays se lançaient dans une course effrénée et simultanée à la compétitivité, en procédant à des dévaluations compétitives, en visant des pratiques commerciales déloyales, en cherchant à comprimer leurs salaires, personne ne sortirait gagnant, sauf à considérer que c’est vers le moins-disant social que nous devons tendre collectivement.

Il existe une compétitivité durable et solidaire, basée sur l’investissement, l’innovation, la productivité à travers une meilleure organisation du travail et une meilleure formation : c’est celle-là que nous promouvons.

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