Conférence de presse à Bercy sur le G20 Finances de Sydney et les prévisions de croissance de la Commission européenne

De retour d’Australie et du Japon, j’ai tenu ce jour à Bercy une conférence de presse sur les conclusions du G20 Finances qui s’est tenu à Sydney les 22 et 23 février, ainsi que sur les prévisions de croissance de la Commission européenne. La première réunion du G20 sous présidence australienne a permis des échanges positifs, qui reflètent les priorités mises en avant par la France. Concernant les prévisions de la Commission européenne, la croissance repart : elle repart dans la zone euro, elle repart en France, et cela nous incite à aller encore plus vite, plus loin et plus fort.

 Voici ci-dessous la vidéo de mon point presse :

Le programme de mon déplacement en Australie pour le G20 et au Japon

Je me rends en Australie puis au Japon du samedi 22 au lundi 24 février.

A Sydney, je représenterai la France pour la première réunion présidée par l’Australie des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales du G20. La situation économique mondiale, la fiscalité, la régulation des activités financières, ou encore l’investissement seront au cœur de nos échanges.

A Tokyo, je rencontrerai le Premier ministre, M. Shinzo ABE, et mon homologue japonais, M. Taro ASO, pour échanger notamment sur les partenariats entre nos deux pays et sur les coopérations avec l’Union européenne. Je présenterai également à des dirigeants de grandes entreprises et institutions financières japonaises les atouts de notre pays et son attractivité.

Tous les détails de ce déplacement sont à retrouver ci-dessous :

Déplacement de Pierre MOSCOVICI en Australie et au Japon

– 22-24 février 2014 –

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, se rendra en Australie, puis au Japon, du samedi 22 au lundi 24 février.

A Sydney, les 22 et 23 février, Pierre MOSCOVICI participera à la première réunion présidée par l’Australie des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales du Groupe des Vingt (G20)

Les débats porteront notamment sur la situation macroéconomique mondiale, dans un contexte marqué par le ralentissement de la croissance et des tensions financières dans certains pays émergents. Ils seront également l’occasion de préparer les stratégies de croissance nationales prévues dans la perspective du Sommet de Brisbane, qui doivent permettre, de façon coordonnée, de renforcer la demande globale.

Dans le domaine fiscal, la réunion de Sydney sera marquée par la présentation par l’OCDE du standard mondial d’échange automatique d’informations dont la France soutient activement la mise en œuvre. La France souhaite poursuivre les travaux du Forum Mondial sur l’identification des pays non coopératifs et l’agenda de transparence des bénéficiaires effectifs et de création de registres centralisés et publics des bénéficiaires effectifs des trusts.

Les séances consacrées à l’investissement seront l’occasion pour le ministre de l’Economie et des Finances d’encourager le G20 à œuvrer de manière ambitieuse sur ce sujet prioritaire, en promouvant notamment l’adaptation des normes comptables pour les investisseurs de long terme.

Pierre MOSCOVICI appellera également le G20 à poursuivre un agenda ambitieux de régulation de l’ensemble des activités financières, avec la définition d’un socle d’exigence en capital pour l’ensemble des assureurs actifs internationalement et un suivi attentif de la mise en œuvre de la feuille de route sur le shadow banking adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement à Saint-Pétersbourg en septembre dernier.

Dans le domaine du financement de la lutte contre le changement climatique, le ministre plaidera pour que le G20 poursuive les travaux, initiés par la France, avec détermination, en préparation de la COP21 sur le changement climatique qui aura lieu à Paris en 2015 et ainsi qu’il en a été décidé au Sommet de Saint-Pétersbourg, pour faire émerger des mécanismes de financements innovants.

A l’issue de la réunion du G20, Pierre MOSCOVICI se rendra à Tokyo le 24 février.

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Le nucléaire à la croisée des chemins

Cette tribune a également été publiée dans Terra Eco

Il y aura, pour la France aussi, un avant et un après Fukushima. D’abord, parce que le Japon est un pays de l’OCDE, parmi les plus développés au monde, et qu’il y a tout lieu de croire que les mesures de sécurité y sont d’autant plus draconiennes que les risques sismiques sont élevés. Le fait que les pires scénarios prévus par les ingénieurs japonais aient été dépassés n’est pas sans conséquence sur notre propre politique de sécurité. Ensuite, car il est probable que l’acceptation par la population du risque nucléaire soit sérieusement et durablement entamée. Si les développements futurs sont encore incertains à l’heure où ces lignes sont écrites, la situation actuelle rend un éclairage particulier sur notre pays, son électricité à 75% nucléaire et ses 58 réacteurs.

L’éventualité d’une catastrophe doit nous conduire à exercer un « droit d’inventaire » sur les choix historiques qui nous ont conduit à un mix électrique à 75% nucléaire

Si la psychose montante ne me parait pas créer les conditions idoines pour un referendum, l’éventualité d’une catastrophe doit également nous conduire – à l’opposée de l’attitude crispée du gouvernement – à exercer un « droit d’inventaire » sur les choix historiques qui nous ont conduit à un mix électrique à 75% nucléaire (1). Cette réflexion entre est d’autant plus nécessaire que la discussion est toujours restée confinée à des cercles d’experts. Ce manque de transparence manifeste sur les enjeux humains, écologiques, financiers et stratégiques ne peut qu’alimenter les peurs. Il nous faut donc rendre le débat au public, mais sans tomber dans l’excès démagogique inverse et sans instrumentaliser politiquement la douleur des Japonais.

sortir de cette hypertrophie est indispensable, mais prendra du temps

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