5 jours 5 questions : vidéo n°4 sur ma vision de l’Europe et de son avenir

Quelle est votre vision de l’avenir de l’Europe ? Je réponds à cette question dans la quatrième vidéo de la série « 5 jours 5 questions » dont je suis cette semaine l’invité, diffusée sur le site gouvernement.fr. J’y détaille nos actions pour une Europe plus forte, pour une Europe de la croissance, pour une Europe de la jeunesse. Oui, nous relançons la zone euro, et la reprise est là. J’expose aussi mes convictions sur l’avenir de l’Europe.

La vidéo n°4 de « 5 jours 5 questions » à voir ici :

Je suis pour une Europe de la croissance, une Europe sociale, une Europe des peuples.


Quel doit être selon vous l’avenir de l’Europe… par gouvernement-fr

Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : la campagne, les jeunes et la finance (4/15)

Retrouvez ce lundi 28 octobre un nouvel extrait de mon livre, qui aborde la campagne, les jeunes et la finance.

 

Extrait 4 : La campagne, les jeunes et la finance

Je souligne la très grande cohérence de la campagne présidentielle de François Hollande, dont on a retenu deux grandes idées : la priorité aux jeunes et la lutte contre le monde de la finance.

« Il faut pourtant se rappeler que les « marchés financiers » ne sont pas des entités abstraites : ils sont l’enjeu et l’objet d’intérêts précis et incarnés. Derrière les marchés, il y a, bien sûr, des intermédiaires qui ont largement profité de la bride que les régulateurs et politiques leur ont complaisamment laissée sur le cou ces dernières années. Mais un cran plus loin encore, il y a les détenteurs de l’épargne financière mondiale. Cela, il ne faut jamais l’oublier : la « finance sans visage » a en fait le visage des générations toujours dynamiques, mais désormais un peu ridées du baby-boom des pays développés. L’économie s’est aussi financiarisée pour servir les retraites de ces générations-là. Je ne pointe pas là de responsabilités, mais je souligne juste la très grande cohérence de la campagne présidentielle de François Hollande, dont on a retenu deux grandes idées : la priorité aux jeunes et la lutte contre le monde de la finance. Elles sont en fait intimement liées.

Lutter contre la toute-puissance des marchés, c’est un choix politique, le vieux choix du travail contre le capital.

Faire le choix de la jeunesse, c’est d’une certaine manière, quand on connaît la répartition des richesses dans les sociétés développées, faire le choix d’une classe, et pas seulement d’une classe d’âge. Lutter contre la finance, c’est aussi lutter contre l’inféodation de l’économie ces trente dernières années à la nécessité de servir les rémunérations des fonds de pension et du service des retraites. Je schématise à peine. Lutter contre la toute-puissance des marchés, c’est un choix politique, le vieux choix du travail contre le capital. C’est pour cela que faire payer par la dette la recapitalisation des banques durant la crise avait quelque chose de totalement scandaleux, en ce que cela organisait purement et simplement un transfert de richesse de la jeunesse vers les générations âgées les plus riches. » […]

 

L’extrait diffusé sur ce blog demain reviendra sur mon combat face au Front national.

Le sens d’une décision – Billet de blog

 

Le sens d’une décision

 

Je souhaite expliquer le sens de la décision, majeure, de la Commission européenne de laisser deux ans à la France pour revenir en dessous des 3% du PIB en terme de déficit.

Je me suis peu exprimé ces dernières semaines sur ce blog, entièrement pris par une actualité multiple, nationale et internationale, qui ne m’a pas laissé de répit. Et je n’ai pas souhaité saisir l’occasion du premier anniversaire de l’élection de François Hollande à la Présidence de la République pour me livrer seul à l’exercice du bilan ou du dessin des perspectives : ce fut fait le 6 mai collectivement, lors d’un séminaire du gouvernement autour du Président de la République et du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et c’est mieux ainsi. Aujourd’hui, je souhaite revenir brièvement sur ce moment fort, et surtout expliquer le sens de la décision, majeure, de la Commission européenne de laisser deux ans à la France pour revenir en dessous des 3% du PIB en terme de déficit.

Le Président l’a dit : nous avons trouvé un pays miné par le chômage, rongé par les déficits et la dette, affaibli par l’absence de croissance, taraudé par les inégalités. Nous avons dû agir, appeler à l’effort, réformer en sachant qu’il fallait du temps pour en cueillir les fruits.

« Un an c’est court, quatre ans ce n’est pas long ». C’est ainsi que François Hollande a jalonné le temps de son quinquennat. L’année qui s’est écoulée fut, pour les membres du gouvernement, d’une incroyable intensité. Le retour d’un Président de gauche à l’Elysée, 17 ans après le départ de François Mitterrand, fut tout sauf un évènement banal. D’abord parce que c’est rare sous la Vème République, qui a vu l’élection de nombreux chefs d’Etat issus des rangs de la droite, deux seulement venant de la gauche. Ensuite, et c’est lié, parce que la droite elle-même n’a jamais accepté sa défaite. Pour elle, perdre le pouvoir suprême n’est pas seulement un épisode électoral, un échec dans les urnes, c’est une tragédie, et surtout c’est contraire à l’ordre naturel des choses. L’UMP, aujourd’hui, n’est pas seulement un parti d’opposition, celle-ci fût-elle rude voire frontale. Traversée par ses propres divisions et ses haines, secouée par la surenchère avec le Front national, surplombée par la perspective du retouréventuel de Nicolas Sarkozy, qui la rend fébrile – à l’image de François Fillon précipitant sa candidature depuis le Japon – elle a fait de la destruction de la gauche le substitut à sa propre reconstruction idéologique et politique. Elle entretient, comme Jean-François Copé qui a fait de l’invective son mode d’expression unique, un climat de violence politique peu respirable, qui nourrit surtout l’extrême droite. Enfin, et surtout, nous sommes arrivés aux responsabilités dans une crise sans précédent par sa longueur et sa dureté, dont les conséquences pour les Français sont aggravées par l’impéritie de la gestion de la droite pendant dix ans. Le Président l’a dit : nous avons trouvé un pays miné par le chômage, rongé par les déficits et la dette, affaibli par l’absence de croissance, taraudé par les inégalités. Nous avons dû agir, appeler à l’effort, réformer en sachant qu’il fallait du temps pour en cueillir les fruits.

La première année du quinquennat a été celle des fondations. Notre objectif est bel et bien de redresser le pays, dont la situation s’est dégradée de façon spectaculaire en dix ans, et d’abord de rendre notre économie plus forte, plus productive, plus compétitive.

La première année du quinquennat a donc été celle des fondations. Notre objectif est bel et bien de redresser le pays, dont la situation s’est dégradée de façon spectaculaire en dix ans, et d’abord de rendre notre économie plus forte, plus productive, plus compétitive. Dans le même temps, nous sommes dans l’ardente obligation de réduire nos déficits pour nous désendetter, retrouver de la sorte des marges de manœuvre pour la croissance, les services publics, la solidarité, et de ce fait recouvrer notre souveraineté. Enfin, nous avons voulu agir dans la justice, en imprimant aussi une impulsion nouvelle à l’égalité entre les citoyens, dont la loi sur le mariage pour tous, si violemment contestée par la droite réactionnaire, est le symbole. Sur tous ces points, dans toutes ces dimensions, nous avons fortement avancé. En un an, nous avons réformé, transformé, davantage que la droite en dix ans – pour le dire autrement nous avons entrepris, en si peu de temps, de réparer tout ce qu’ils avaient abimé ou défait. Notre politique, j’en suis conscient, peut susciter une forme d’impopularité, que je ressens plutôt comme une attente, légitime, de résultats, comme l’expression d’une inquiétude de la part des Français, qui se sentent menacés de déclassement, que comme un rejet ou une antipathie. Notre devoir est d’être à la hauteur de leurs aspirations.

L ’an II du gouvernement sera celui des résultats, celui de la mobilisation, de l’accélération, de la concentration autour de trois priorités : l’emploi et la croissance, la jeunesse, la préparation de l’avenir.

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Invité de l’émission « C à vous » sur France 5

Invité de l’émission « C à vous » hier sur France 5, je me suis exprimé sur l’industrie française, sur le projet de réforme bancaire, et sur la croissance en France.

La vidéo de ma participation à cette émission, à partir de 19’40 :