Intervention de Pierre Moscovici au Conseil national sur le projet

Cher-e-s ami-e-s,
Cher-e-s camarades,
Chère Martine,

Nous y voilà donc. Après deux ans de travail, deux ans de débat et d’échanges entre nous, le Parti socialiste entre dans la dernière ligne droite. Elle commence ces jours-ci, avec ce débat sur le projet, et se poursuivra dans les semaines et les mois qui viennent par les primaires.

Avant cela, il y a bien sûr cette convention sur le projet. Elle est l’issue d’un cycle de travail qui aura duré près de deux ans, depuis la Convention nationale sur le nouveau modèle de développement que j’ai animée, en passant par celles sur la rénovation et l’international, sous la direction d’Arnaud et de Laurent, jusqu’à la convention sur l’égalité réelle, animée par Benoit. De conventions en forums, nos échanges et nos discussions ont débouché sur des textes certes inégaux mais dont le mérite a été de remplir la « boite à outils » – ou plutôt à idées – du Parti socialiste. Quid, dans ce cadre, d’une convention finale à quelques mois des primaires, où chacun des candidats aura à cœur d’appuyer sur les thèmes qui lui sont chers ? Ne courrions nous pas là le risque de ce que j’appelle « la tentation du catalogue », celui de la fameuse « synthèse molle » qui guette tout socialiste ?

Ne courrions nous pas là le risque de ce que j’appelle « la tentation du catalogue », celui de la fameuse « synthèse molle » qui guette tout socialiste ? Et bien non.

Eh bien, non. Bien sûr, chacun, moi le premier, peut être modéré sur telle ou telle mesure, plus enthousiaste sur telle autre – j’y reviendrai. Mais je crois qu’il faut reconnaitre qu’il y a dans le projet qui nous est proposé un ensemble cohérent et crédible de mesures pour 2012. Celles-ci viennent utilement conclure notre processus de travail, en proposant par ailleurs un chiffrage de nos propositions et des marges de manœuvres d’un gouvernement de gauche en 2012. Il faut, sur ce point, saluer le sérieux du travail réalisé sous la houlette de Guillaume Bachelay et de son groupe de rapporteurs : ils ont beaucoup travaillé, et doivent en être remerciés.

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