Meeting de Pierre Moscovici à Lyon

Retrouvez ci-dessous le discours prononcé par Pierre Moscovici lors du meeting qu’il a tenu hier à Lyon.


Discours de Pierre Moscovici à Lyon par PartiSocialiste

Retrouvez, aussi, l’entretien qu’a accordé Pierre Moscovici au journal « Lyoncapitale ».

Lyoncapitale.fr : Ce mercredi, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a plaidé pour une politique de croissance en Europe. François Hollande se sent-il un peu moins seul ?

Pierre Moscovici : Une prise de conscience est en train de se faire partout en Europe et même aux Etats-Unis. L’Europe n’a pas d’avenir si elle a l’austérité pour seul horizon. Aujourd’hui les pays s’enfoncent dans la croissance molle voire dans la récession. L’Europe doit ajouter une dimension de croissance. C’est important qu’une voix aussi forte que le président de la Banque centrale européenne le dise.

Mario Draghi suggère des politiques de flexibilité et d’ouverture de certains secteurs trop réglementés. Est-ce envisageable pour François Hollande de suivre aussi cette voie ?

Mario Draghi et François Hollande ont des positions différentes, des rôles différents aussi. Il n’y a rien de choquant à cela. L’important est ailleurs : le président de la BCE ne parle pas au hasard, et sa parole est écoutée. Il est décisif qu’il se prononce pour une stratégie de croissance européenne.

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Pierre Moscovici invité de BFMTV

Pierre Moscovici était hier l’invité de l’émission BFMTV 2012.

Retrouvez ci-dessous l’interview de Pierre Moscovici par Olivier Mazerolle :


BFMTV 2012 : l’interview de Pierre Moscovici par… par BFMTV

Retrouvez ci-dessous l’interview de Pierre Moscovici par Christophe Ono-dit-Biot, directeur adjoint de la rédaction à l’hebdomadaire Le Point :


BFMTV 2012 : l’interview de Pierre Moscovici par… par BFMTV

Retrouvez ci-dessous la vidéo du débat de Pierre Moscovici avec Laurent Wauquiez :


BFMTV 2012 : Pierre Moscovici face à Laurent… par BFMTV

La richesse de la diversité dans l’unité de la République

Intervention de Pierre Moscovici à la convention nationale de la LICRA
2 avril 2011

Tout le monde ici s’accordera pour reconnaître un droit à l’expression de « la diversité », dans un cadre unitaire de valeurs communes. Personne à cette table ne renierait la phrase de Fernand Braudel «La France se nomme diversité» (in L’Identité de la France). Mais une fois qu’on a posé en préalable cette pétition de principe, on a pas dit grand chose… et à dire vrai le sujet de la présente table ronde est assez périlleux si on regarde ce qui se cache derrière les bonne intentions et les grandes phrases, si on cherche à en tirer des conséquences politiques.

Périlleux par l’inconsistance effective de ce que signifie « la diversité » : ce n’est rien en soi, la diversité, le singulier du terme apparaît même comme une contradiction avec ce qu’il est censé incarner. Au mieux, la notion se décline comme qualificatif. Chacun d’entre nous a des appartenances diverses, des identités diverses, des conditions diverses. Chacun d’entre nous aussi est traversé d’attaches diverses, de sentiments parfois contradictoires, d’inscriptions sociales multiples. On est tout à la fois un père et un travailleur, une mère et la fille de ses parents. Je suis, moi, fils de parents nés Roumains, d’une communiste et d’un écologiste, je suis un Européen, socialiste, je suis député du Doubs bien qu’ayant grandi à Paris etc…

Bref, la diversité n’est rien parce qu’elle est tout, parce que personne ni aucune réalité n’est univoque, et c’est bien heureux ainsi. La diversité, avant d’être une chose qu’on devrait rechercher ou apprendre à tolérer est d’abord une réalité première, têtue, nécessaire, sur laquelle tout le reste se construit.

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Silence ordinaire

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, prononçait mardi dernier un discours devant le Parlement européen à Strasbourg, discours dans lequel il appelait les Européens à ne pas faire des immigrants musulmans des boucs émissaires dans une période où les tensions économiques et sociales faisaient le lit de dérives extrémistes.

Sa parole était d’autant pertinente qu’elle intervenait au lendemain d’un événement, traité de façon à peine incidente dans la presse, qui pourtant dénote la gravité de la situation morale et le dépérissement actuel de la cohésion sociale dans notre pays. Dans la nuit de dimanche à lundi dernier, la Mosquée de Haguenau, dans le Bas-Rhin, a été la cible d’une tentative d’incendie volontaire. Je veux ici, en ces jours où l’actualité médiatique se focalise – avec raison – sur la réforme des retraites, prendre le temps de quelques commentaires. Continuer la lecture