Invité du Talk Orange – Le Figaro

J’étais ce midi l’invité de l’émission Le Talk Orange – Le Figaro, émission consacrée à l’actualité politique française, européenne et internationale. J’y suis revenu sur ma vision de l’Europe, sociale et progressiste, prônant une intégration plus forte au sein de la zone euro et appelant à la mobilisation ce dimanche. Je m’y exprime aussi sur la tribune de Nicolas Sarkozy consacrée à l’Europe, qui tourne le dos à l’intégration communautaire. Je reviens enfin sur mon parcours de ministre, de député et d’eurodéputé, et sur ma volonté de poursuivre mon engagement au service du projet européen.

A voir ou à revoir ci-dessous, mon interview dans Le Talk :


Moscovici : «Suspendre Schengen serait une… par lefigaro

 

Interview parue aujourd’hui dans Le Figaro sur PSA

Je m’exprime aujourd’hui dans le quotidien Le Figaro sur l’entrée de l’État et du constructeur chinois Dongfeng dans le capital de PSA. Retrouvez ci-dessous cet entretien, dans lequel j’affirme l’ancrage du constructeur automobile français dans notre pays, et ses perspectives de développement renouvelées à l’international.

INTERVIEW – Ancien député du Doubs et ancien président de la communauté d’agglomération du pays de Montbéliard, Pierre Moscovici connaît les Peugeot de ­longue date. Aujourd’hui ministre de l’Économie et des Finances, il s’est impliqué dans l’opération de sauvetage de PSA. Il explique au Figaro quel sera le rôle de l’État actionnaire.

LE FIGARO. – Quel rôle l’État vient-il jouer dans l’opération annoncée ce mercredi par PSA?

Nous sommes ­intervenus dans une grande ­discrétion, ce qui était un gage d’efficacité, mais avec déter­mination. Je me suis person­nellement impliqué, à la fois comme pilote de l’État action­naire et comme interlocuteur des Chinois.

Pierre MOSCOVICI. – L’État a été très présent, tout au long des derniers mois et depuis qu’il a ­apporté sa garantie à la ­banque de PSA, et jusqu’à cet aboutissement. Cette négociation longue et complexe a représenté des centaines d’heures de travail pour moi-même et pour nos ­équipes. Nous sommes ­intervenus dans une grande ­discrétion, ce qui était un gage d’efficacité, mais avec déter­mination. Je me suis person­nellement impliqué, à la fois comme pilote de l’État action­naire et comme interlocuteur des Chinois.

L’État intervient ici comme un investisseur avisé et stratégique, qui va participer à une opération qui donnera à PSA des moyens pour investir et pour assurer son ancrage français. Je pense qu’il est parfaitement légitime que nous l’aidions à écrire une nouvelle page de son histoire. Et je suis fier de cet aboutissement.

Ne craignez-vous pas que l’attelage de trois actionnaires aussi différents que l’État, la famille Peugeot, et le groupe chinois Dongfeng, ait du mal à fonctionner? L’État aura-t-il la possibilité de s’opposer à de grandes décisions stratégiques par exemple?

L’État français sera un actionnaire pri­mordial de PSA et, à ce titre, il sera écouté. Il est évidemment porteur de l’intérêt général.

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Invité du Grand Jury RTL, LCI, Le Figaro

J’étais hier, dimanche 2 février 2014, l’invité de l’émission Le Grand Jury sur RTL, LCI, Le Figaro. Je vous invite à visionner ci-dessous mes réponses sur la politique économique du gouvernement, sur les réformes en cours et à venir, sur la vie politique française, sur l’Europe et la politique internationale.

1ère partie du Grand Jury :


Le Grand Jury du 02 février 2014 – Pierre… par rtl-fr

2ème partie du Grand Jury :

Extraits de mon entretien avec Le Figaro paru aujourd’hui

Le quotidien Le Figaro publie aujourd’hui dans sa version papier et abonnés en ligne un entretien dans lequel je m’exprime sur les sujets de politique économique, de budget et de croissance, sur le bilan des 14 derniers mois, sur les réformes à venir, et sur le livre que je publierai à la rentée.

Retrouvez ci-desssous quelques extraits de cet entretien :

Bilan des 14 mois. «La dégradation de la situation de l’économie à notre arrivée aux responsabilités explique aujourd’hui l’ampleur de la tâche que nous avons dû accomplir, et les défis qu’il nous faut relever. Sans les mesures correctrices que nous avons prises, le déficit public de la France aurait atteint 5,5 % en 2012 : il a été finalement ramené à 4,8 %.»

La croissance au deuxième trimestre 2013 devrait être de 0,2%. Nous sommes en sortie de récession.

La reprise. «Nous ­avions une mission : redresser nos finances publiques en améliorant la compétitivité des entreprises au service de l’emploi. La croissance au deuxième trimestre 2013 devrait être de 0,2%. Nous sommes en sortie de récession. Je ne m’en contente pas: l’économie française a encore du chemin à parcourir et nous voulons retrouver une croissance soutenue et créatrice d’emploi, à partir de 2014.»

Je revendique une politique de l’offre, qui passe par l’investissement des entreprises. C’est cette politique qui nous permettra de créer de l’emploi et de la croissance dans la durée.

Les mesures de la rentrée. «Il faut redonner aux chefs d’entreprise l’envie d’aller de l’avant. Je revendique une politique de l’offre, qui passe par l’investissement des entreprises. C’est cette politique qui nous permettra de créer de l’emploi et de la croissance dans la durée. Nous allons annoncer en septembre une réforme de l’assurance-vie. Le PEA-PME annoncé par le président de la République sera mis en œuvre. Nous concrétiserons aussi les incitations fiscales aux grandes entreprises pour qu’elles investissent dans les PME innovantes.»

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Mon interview au Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI

J’étais hier l’invité du Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI.
J’ai abordé de nombreux sujets, tels que le pouvoir d’achat, la croissance, l’emploi, les réductions de dépenses publiques, la fiscalité, la TVA, la taxe à 75%, les réformes structurelles, la compétitivité, l’attractivité, les retraites, ou encore l’Europe.

Mon rôle au sein du Gouvernement, c’est de faire en sorte que la politique économique soit cohérente, qu’elle soit une politique de redressement, de redressement des comptes publics, de redressement de la croissance, de redressement de l’emploi.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette interview :

Mon entretien avec Le Figaro

A lire ci-dessous, mon entretien paru aujourd’hui dans le quotidien Le Figaro. J’y aborde les sujets suivants : emploi, investissements, compétitivité, réduction des dépenses publiques, croissance, taxe à 75%, PSA, Chine, Eurogroupe.

LE FIGARO. – Vous revenez de Chine. Quelle est la perception de la France chez nos partenaires?

Pierre MOSCOVICI. – J’ai constaté auprès de tous mes interlocuteurs chinois une très grande attention à notre situation économique et, plus largement, à celle de la zone euro. Lors de mon entretien avec M. Li Keqiang, le futur premier ministre, que j’étais le premier ministre européen des Finances à rencontrer, j’ai entendu un message de confiance, mais également l’attente des résultats concrets de nos actions. Je les ai invités à mesurer pleinement les atouts de la France et à investir dans notre économie.

La priorité du chef de l’État, c’est l’inversion de la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année.

Le gouvernement a tenu ce jeudi un séminaire sur les investissements. Comment les stimuler alors que les caisses de l’État sont vides?

La priorité du chef de l’État, c’est l’inversion de la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année. Relancer l’investissement est au cœur de notre stratégie pour y parvenir. Nous avons mis en place un cadre très favorable à l’investissement privé, en stabilisant la zone euro et en lançant notre pacte pour la compétitivité. Le logement, la rénovation thermique, les infrastructures de transport et le déploiement du très haut débit ont été identifiés comme nos principales priorités. Il s’agit à présent d’orienter l’épargne abondante des Français vers les investissements d’avenir. Comme l’a dit le premier ministre, les ressources publiques seront également redéployées vers ces objectifs. La feuille de route est tracée et le séminaire a permis la mobilisation du gouvernement dans cette direction.

Notre méthode, fondée sur la concertation et tournée vers l’usager, est différente de celle de nos prédécesseurs. Je l’estime plus efficace et plus juste.

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« Le crédit d’impôt va permettre la création de 300 000 emplois » [Le Figaro]

cc Parti socialiste

Ci-dessous, le script de mon interview publiée aujourd’hui par le quotidien Le Figaro :

Le rapport Gallois préconise un choc de 30 milliards en un ou deux ans maximum, vous proposez 20 milliards sur trois ans. Votre plan est-il assez ambitieux pour restaurer la compétitivité?

Louis Gallois, à qui le premier ministre a demandé dès le 11 juillet de travailler sur la compétitivité, connaît admirablement bien le tissu industriel français. La liberté de ton n’exclut pas l’engagement, et l’engagement n’exclut pas la liberté de ton. Il dresse un constat très sévère pour ceux qui ont dirigé le pays depuis 2002. C’est même un véritable réquisitoire, qui devrait amener l’opposition à faire preuve de décence. Si je ne devais citer qu’un chiffre: notre déficit commercial a dépassé les 70 milliards d’euros l’an dernier, là où l’excédent de l’Allemagne – qui traverse pourtant la même crise et qui a la même monnaie que nous – a atteint 158 milliards. Nous devons donc remédier à ces faiblesses, en valorisant les atouts exceptionnels de notre économie, dont le potentiel est considérable.

C’est un pacte pour la compétitivité d’une ampleur exceptionnelle, très ambitieux, que nous avons lancé.

Depuis que nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons pris des mesures d’une extrême vigueur pour rétablir les finances publiques, pour redonner un cap à la politique européenne autour de la croissance et nous prenons à bras-le-corps la question de la compétitivité. C’est un pacte pour la compétitivité d’une ampleur exceptionnelle, très ambitieux, que nous avons lancé.

Tout cela demandait du courage, un courage que personne n’avait eu avant nous. Si nous n’avions pas fait ce plan à 20 milliards, nous aurions été accusés de ne pas prendre la mesure du problème.

Vous faites le choix d’un crédit d’impôt pour les entreprises. Ne craignez-vous pas que l’on vous reproche de créer l’une des plus grosses niches fiscales?

Une niche, c’est quand on réserve un avantage à quelques-uns! Toutes les entreprises bénéficieront d’un allégement de 10 milliards en 2013, de 15 milliards en 2014 puis de 20 milliards par an à partir de 2015. Et ce, via une mesure très simple, un crédit d’impôt dont le montant sera calculé en proportion de la masse salariale de l’entreprise, pour les salaires inférieurs à 2,5 fois le smic, soit quatre salariés sur cinq. C’est une mesure puissante, correspondant à 6% du coût du travail. C’est enfin une mesure intelligente et efficace dont l’effet économique sera perceptible dès 2013, permettant de débloquer des décisions d’investissement et d’embauche, mais dont le coût pour les finances publiques sera différé à 2014 pour ne pas peser sur le pouvoir d’achat des Français. Nous avons calculé que le crédit d’impôt créerait 300.000 emplois et 0,5 point de PIB sur le quinquennat. C’est dire la force et l’efficacité de cette mesure!

Vous avez abrogé la TVA sociale de Nicolas Sarkozy et affirmé qu’il n’était pas question de la relever. Que s’est-il passé pour que vous changiez d’avis? Pourquoi vous êtes-vous abstenu de toucher à la CSG?

Le choc proposé par Nicolas Sarkozy reposait uniquement sur une hausse massive et aveugle de la TVA. Ce qui n’a rien à voir avec ce que nous proposons! Le gouvernement fait le choix de moduler le système des taux de TVA. Et toujours dans un souci de justice; certes, nous remontons le taux «normal» à 20%, mais l’alimentation, budget central pour les classes modestes et moyennes, voit par exemple sa TVA abaissée à 5%. En un mot, nous faisons deux fois plus pour la compétitivité que Nicolas Sarkozy tout en faisant près de deux fois moins de TVA et en répartissant mieux les efforts!

En outre, nous ne demandons rien l’an prochain aux ménages. Nous avons estimé qu’il n’était pas raisonnable d’infliger une thérapie de choc, qui aurait obéré leur pouvoir d’achat en 2013, année particulièrement délicate. Les entreprises, qui ont besoin que les Français consomment, le comprendront très bien.

Nous avons une démarche sociale-démocrate, empreinte de justice, de modernité et d’efficacité.

Ce financement repose notamment sur 10 milliards d’économies. Où les trouverez-vous?

L’effort doit être effectivement partagé, et il était nécessaire de prévoir des économies supplémentaires sur les dépenses. Sous la houlette de Jean-Marc Ayrault, nous allons lancer un grand plan de modernisation de l’action publique, associant l’ensemble des acteurs et touchant aussi bien l’État que les collectivités locales et les organismes sociaux. Il faudra que tout le monde soit exemplaire. Trouver 10 milliards de plus, ce n’est pas rien, mais cela ne représente que moins de 1% de la dépense publique totale. Je suis persuadé que nous saurons ensemble les trouver, politique publique par politique publique, comme l’ont déjà fait de nombreux pays. Sur ce sujet, comme sur les autres, nous n’aurons pas une démarche comptable, mais bien une démarche sociale-démocrate, empreinte de justice, de modernité et d’efficacité.

Pourquoi avoir immédiatement fermé la porte sur le gaz de schiste, alors que le rapport Gallois ne propose que la poursuite de la recherche sur les techniques d’exploitation?

Louis Gallois était parfaitement libre de formuler cette proposition qui, cependant, est loin d’être au cœur de son rapport, je tiens à le souligner. Mais le président de la République a été clair sur ce sujet et le gouvernement avait déjà indiqué son choix.

Le gouvernement déploie son agenda de politique économique.

Ce pacte de compétitivité, c’est aussi une sorte de révolution pour le Parti socialiste…

Tout cela a été dit dès l’arrivée du gouvernement, qui déploie son agenda de politique économique. Cela peut paraître comme une révolution copernicienne, mais l’essentiel est que nous agissions toujours avec le souci de la justice sociale, fidèles aux valeurs de la gauche. Ce sont des choix courageux, je le répète, des choix historiques même, qui doivent permettre à la France de sortir de son ornière. Ainsi, le FMI, qui par ailleurs approuve notre sérieux budgétaire, nous a appelés à faire des réformes structurelles, nous les faisons.

Reste à le traduire concrètement…

C’est un travail considérable qui nous attend. Le pacte ne comprend pas moins de 35 mesures. Les chantiers ouverts sont d’une très grande ampleur. Ils ne peuvent être réussis que s’il y a des évolutions fortes dans le comportement des entreprises auxquelles nous tendons la main. Elles devront notamment être exemplaires en matière de constitution de filières, de rémunérations, de gouvernance, de civisme fiscal, etc. J’y veillerai personnellement.

Il se dit que ce plan pour la compétitivité a été très inspiré par Arnaud Montebourg. Sentez-vous qu’il vous a en partie échappé?

Je ne tiens pas à polémiquer, mais je vais être très clair: j’ai été, dans ma fonction, au cœur de la préparation de ce dispositif. Et c’est normal. Ma volonté, c’était d’aider notre industrie sans oublier le reste de notre économie, de concilier emploi et compétitivité, d’épargner le pouvoir d’achat des Français en 2013 et de traiter le coût du travail comme les autres déterminants de la compétitivité. Regardez ce qui a été décidé. J’ajouterai que je me consacre à mon travail à Bercy en pleine confiance avec le président de la République et le premier ministre. Cela suppose une certaine discrétion. Pour plus d’efficacité. C’est ma méthode, c’est mon tempérament. Je l’assume, parce que je crois que c’est ainsi que je peux être le plus utile à mon pays, qui a besoin de retrouver confiance dans l’action publique, en cette période de crise sans précédent…