Invité hier de l’émission « Tous Politiques » France Inter – France24 – Le Parisien

Invité de l’émission « Tous Politiques » sur France Inter, France24 et Le Parisien, je me suis exprimé sur les sujets qui font l’actualité : l’économie française, la croissance, l’emploi, la réduction des dépenses publiques, la fiscalité, le Pacte de responsabilité, ou encore le voyage aux Etats-Unis que j’effectue à partir d’aujourd’hui avec le Président de la République François Hollande.

Je veux que la France, qui est la 5e puissance économique du monde, puisse être un pays leader, un pays majeur et c’est aussi la volonté du Président de la République.

Toutes mes réponses à retrouver ici :

Invité du Dimanche Le Parisien – Aujourd’hui en France

Retrouvez ci-dessous l’entretien que j’ai accordé au Parisien-Aujourd’hui en France, dans son édition du dimanche 7 juillet.

Invité du Dimanche, je me suis exprimé sur la vie politique française, sur notre politique économique et fiscale, ou encore sur nos réformes pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises.

Le gouvernement a-t-il cédé à des lobbys économiques qui demandaient la tête de Delphine Batho ?
Le départ de Delphine Batho, qui a été une bonne collègue, est dû à un manquement de sa part à l’exigence de cohérence du gouvernement. Rien d’autre, rien de plus. Il n’ a pas eu de complot, pas de forces occultes ! Dans un gouvernement, les ministres sont responsables dans leur domaine de compétence, mais une discipline collective doit exister. C’est à travers le budget que s’exprime l’unité de notre politique. Chacun doit en être solidaire.

Elle met en cause nommément le patron de Vallourec, qui est aussi l’époux de la directrice de cabinet de François Hollande…
Je trouve cette mise en cause infondée et peu fair-play. Par ailleurs, participer au gouvernement de la France est une responsabilité et une chance. Tout ministre devrait, en quittant ses fonctions, conserver un devoir d’élégance. Ça fait partie du contrat moral.

Face à une crise majeure, nous menons une politique de gauche, sérieuse, mais qui refuse l’austérité. Notre boussole, c’est la justice sociale ; notre objectif, c’est la croissance et l’emploi.

Sur le fond, Delphine Batho dénonce un tournant de la rigueur, qui ferait le lit de l’extrême droite. Que lui répondez-vous ?

Elle se trompe. Il n’y a ni tournant ni reniement. Nous poursuivons une stratégie clairement définie d’emblée par François Hollande. Face à une crise majeure, nous menons une politique de gauche, sérieuse, mais qui refuse l’austérité. Réduire les déficits est indispensable. Si nous ne le faisions pas, la dette française, déjà excessive, gonflerait encore et la France perdrait sa crédibilité, au risque de voir ses taux d’intérêt, aujourd’hui historiquement bas, s’envoler. Le sérieux, toutefois, n’est pas une fin en soi. Notre boussole, c’est la justice sociale ; notre objectif, c’est la croissance et l’emploi. Dans le budget 2014, il y a des priorités : l’éducation, l’emploi, la justice, la sécurité, la jeunesse. Pour le reste, tout le monde doit faire un effort. Le ministère de l’Economie et des Finances, par exemple, va ainsi supprimer 2 500 emplois par an et voit ses crédits baisser de 300 M€. Être de gauche, ce n’est pas demander toujours plus de dépenses, c’est trop facile et très daté ! La dépense publique en France atteint déjà 57% du PIB, et c’est un niveau record dans les pays développés. Tout en permettant de financer des politiques publiques de qualité, elle doit diminuer et non augmenter !

Nous avons trouvé le bon équilibre entre la réduction des déficits et le soutien à la croissance. Nous agissons à la fois en redressant les comptes publics et en musclant notre compétitivité

Continuer la lecture

Mon interview hier dans Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien

J’étais hier matin l’invité de l’émission Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Pendant près d’une heure, j’ai répondu aux questions qui m’ont été posées sur le bilan du gouvernement et du Président de la République, un an après son élection. J’ai abordé les sujets de la croissance, du redressement, de l’emploi, ou encore du pouvoir d’achat.

Je me suis aussi exprimé sur le rééquilibrage des politiques en Europe, avec la fin du dogme de l’austérité, sous l’impulsion de la France. J’ai rappelé ma conviction que le couple franco-allemand est décisif pour l’Europe.

J’ai enfin souligné l’action et les réformes qui ont été menées depuis un an par François Hollande, au service des Français.

La vidéo de cette intervention :

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Mon entretien face aux lecteurs dans Le Parisien-Aujourd’hui en France

J’ai échangé longuement hier avec plusieurs lecteurs du Parisien – Ajourd’hui en France, pour répondre à toutes leurs questions. Plusieurs thèmes ont été abordés, notamment ceux de la croissance, de la réduction des déficits et des dépenses publiques, des impôts, des hauts salaires, de Chypre et de la zone euro. J’ai aussi répondu à plusieurs questions sur Jean-Luc Mélenchon et Jérôme Cahuzac.

Un échange de deux heures, dont vous pouvez retrouver des extraits ci-dessous, ainsi que des vidéos. L’intégralité des questions peut être consultée sur l’édition papier d’aujourd’hui du Parisien-Aujourd’hui en France.

Croissance, déficits, impôts

SYLVÈRE CHAMOIN. Vous avez annoncé 10 Mds€ d’économies en 2013, sans augmenter les impôts. Où allez-vous les trouver ?
Je veux être franc : sur l’année 2013, les impôts vont augmenter. Trente milliards d’efforts demandés aux Français, dont 20 Mds€ de hausse d’impôts (10 Mds€ pour les entreprises, et 10 pour les ménages, surtout les plus fortunés) et 10 Mds€ d’économies. Pour la suite du quinquennat, je souhaite que cet équilibre s’inverse et qu’à partir de 2014 on soit dans une proportion beaucoup plus forte d’économies sur les dépenses publiques que d’impôts supplémentaires. Je pense en effet qu’on atteint des taux d’imposition dans notre pays que beaucoup de gens jugent excessifs, des taux de prélèvement obligatoire qui ne peuvent pas être dépassés.

Les impôts n’augmenteront plus pour la suite du quinquennat ?
Nous allons viser la stabilité fiscale.

LOUISE LHÉRITIER. Et les économies ?
Elles concerneront l’Etat, bien sûr. Mais aussi les collectivités locales, dont les subventions seront diminuées de 1,5 Md€ par an dès 2014. Les organismes de sécurité sociale devront aussi faire des efforts de gestion. Nous maintenons cependant trois priorités : l’éducation, la sécurité et la justice. Pour le reste, on fait des économies un peu partout. Au ministère des Finances qui compte 170000 personnes, on va supprimer au moins 2350 emplois chaque année à partir de 2013. On a diminué de 20% les dépenses de communication et de 5% les dépenses de fonctionnement. Et on a réduit fortement les primes du haut encadrement.

GUY LEBAS. Peut-on aussi simplifier les impôts ?
Nous avons beaucoup travaillé à Bercy pour faire en sorte que la déclaration de revenus soit simplifiée. Pour la première fois, on ne demandera plus aux Français qui font leur déclaration sur papier de joindre tous les justificatifs. On va faire aussi en sorte que la formule de précalcul de l’impôt soit plus lisible. Et on va encourager encore plus la télédéclaration. Par ailleurs, les Français ne recevront pas la traditionnelle lettre du ministre de l’Economie et des Finances pour les appeler à régler leurs impôts. On va s’adresser à tous les citoyens par informatique. Cela permet une économie de 850 000 € et d’éviter un gaspillage de papier.

Hauts salaires

SYLVÈRE CHAMOIN. Renault a décidé de baisser les salaires et de faire travailler plus ses salariés en échange d’un maintien de l’emploi. Est-ce un exemple ?
Chaque entreprise doit gérer sa situation en fonction de ses propres paramètres. Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a signé un accord avec les syndicats représentant 65% des salariés. C’était du donnant-donnant. Nous n’avons pas de jugement de valeur à porter. Ce que j’apprécie, c’est que Renault reste en France. Par ailleurs, M. Ghosn, qui gagne beaucoup d’argent, avait dit, si je ne m’abuse, que si cet accord était signé, il ferait un sacrifice sur sa rémunération. On l’attend. M. Ghosn doit faire ce geste.

SERGE TCHATCHOUA. Où en est la taxe à 75% ?
Le Conseil constitutionnel a censuré la loi en décembre. Comme je n’ai pas envie d’être censuré une deuxième fois, j’ai demandé à une autre juridiction, le Conseil d’Etat, de nous donner un avis. Le 21 mars, celui-ci a indiqué que le taux de 75 % n’était pas possible. Nous réfléchissons à la manière de garder la philosophie de cette mesure. Il nous reste pas mal d’hypothèses non tranchées aujourd’hui : le type de revenus pris en compte, leur montant, la conjugalisation, la possibilité d’un prélèvement sur l’entreprise. Au plus tard, elle sera prête pour la loi de finances 2014. […]

 

Pour consulter la suite de cet échange, cliquer sur le lien suivant : http://www.leparisien.fr/economie/videos-moscovici-sur-l-annee-2013-les-impots-vont-augmenter-27-03-2013-2674981.php

Les extraits vidéo de cette interview :

 

ENTRETIEN COORDONNÉ PAR OLIVIER BACCUZAT, BORIS CASSEL, MATTHIEU CROISSANDEAU ET PHILIPPE MARTINAT AVEC LA COLLABORATION D’ÉLISABETH KASTLER-LE SCOUR

Mon agenda prévisionnel de la semaine

AGENDA PRÉVISIONNEL

DU LUNDI 25 MARS AU VENDREDI 29 MARS 2013

Lundi 25 mars Déplacement à Stockholm avec Mme Marylise LEBRANCHU, Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique (Suède)
10h45 : Intervention à la table ronde sur « les réformes suédoises des années 1990 » (Ambassade de France)
12h30 : Déjeuner de travail avec :
– M. Anders BORG, ministre des Finances,
– M. Peter NORMAN, ministre des Marchés financiers et des Collectivités locales,
– M.Susanne ACKUM, secrétaire d’Etat au Trésor international,
– M. Hans LINDBERG, secrétaire d’Etat au Budget,
– Mme Johanna LYBECK-LILJA, secrétaire d’Etat aux Marchés financiers,
– M. Frank BELFRAGE, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères,
– M. Gunnar LUND, ambassadeur de Suède en France.
14h00 : Entretien avec M. Anders BORG, ministre des Finances suédois (Ministère des Finances).
16h15 : Conférence publique à la Stockholm School of Economics sur le thème « France, Europe : Separating facts from fiction ».
17h15 : Entretien avec Mme Magdalena ANDERSSON, porte-parole des questions économiques pour le Parti social-démocrate suédois.

Mardi 26 mars
10h00 : Le ministre face aux lecteurs du Parisien – Aujourd’hui en France (Siège du Parisien).
13h15 : Déjeuner avec M. Didier MIGAUD, Premier président de la Cour des Comptes (Cour des Comptes).
15h00 : Questions d’actualité (Assemblée nationale).
17h00 : Entretien avec le Président de la République (Palais de l’Elysée).
19h00 : Entretien avec M. Jean-Bernard LEVY, Président de Thalès (Bercy).

Mercredi 27 mars
10h00 : Conseil des ministres (Palais de l’Elysée).
13h00 : Déjeuner avec les chefs d’entreprises (Bercy)
15h00 : Questions d’actualité (Assemblée nationale)
16h30 : Conférence de presse de lancement de la campagne de l’Impôt sur le Revenu avec M. Bernard CAZENEUVE, ministre délégué chargé du Budget (Bercy).

Jeudi 28 mars
11h00 : Audition devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale sur les aides aux Etats de la Zone euro en difficulté (Assemblée nationale).

Vendredi 29 mars
11h00 : Réunion de groupe de suivi des Préfets de région à l’invitation du Président de la République (Palais de l’Elysée).

Pierre Moscovici : « ll n’y a aucun indice d’exil fiscal massif » [Le Parisien]

cc Parti socialiste

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, les chefs d’entreprise ont un devoir d’exemplarité.

Le ministre de l’Economie et des Finances maintient que les classes moyennes seront « préservées » de tout matraquage fiscal dans le nouveau budget et annonce aussi le durcissement de la lutte contre la fraude et l’exil fiscal par une loi avant la fin de l’année.

Vous assurez que 9 Français sur 10 ne seront pas touchés par les hausses d’impôts. Certaines simulations démontrent le contraire…

PIERRE MOSCOVICI. C’est un faux procès. On mélange tout, la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires votée cet été, les nouvelles taxes comportementales prévues dans le budget de la Sécurité sociale. Si on regarde les mesures du seul projet de loi de finances pour 2013, ce sont bien 9 Français sur 10 qui ne paieront pas plus d’impôt sur leurs revenus qu’en 2013.

Sauf que vous maintenez le gel du barème décidé en 2011, ce qui revient à alourdir l’impôt pour tous…

C’est la droite qui avait décidé ce gel du barème de l’impôt sur le revenu. Nous l’avions à l’époque condamné, car il frappait indistinctement les contribuables modestes et les classes moyennes : 400000 personnes se sont retrouvées imposables par le biais de ce mécanisme. Nous avons instauré une décote pour les bas revenus afin d’éviter ce type d’effet pervers. L’an prochain, 7,5 millions de foyers seront directement gagnants grâce à cette mesure. Ils resteront non imposables ou ne passeront pas de la première à la deuxième tranche.

Il n’y a donc pas de matraquage fiscal des classes moyennes ?

Non. Elles sont préservées. L’essentiel de l’effort fiscal l’an prochain concernera les foyers aisés. Les 2,6 milliards de recettes supplémentaires d’impôts sur le revenu vont peser à 97% sur les 10% de foyers fiscaux les plus aisés.

Continuer la lecture