Le Blog de Pierre Moscovici

Député à l’Assemblée Nationale, élu de la 4ème circonscription du Doubs
 
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Contraste

Catégorie : Actualité, Le Parti socialiste, Politique | Par pierre.moscovici | 04/04/2011 à 15:34

Une semaine après leur conclusion, les élections cantonales des 20 et 27 mars n’ont pas épuisé leur effet, l’onde de choc qu’elles ont provoquée se prolonge, de façon contrastée selon que l’on regarde la droite ou le Parti socialiste.

La majorité est durement touchée et ne parvient pas à le cacher

La crise de la droite s’approfondit sans cesse, la majorité semble devenue une machine un peu folle. L’UMP aurait pu feindre et banaliser ce scrutin, boudé par plus de 50 % du corps électoral, et dans lequel elle a, un peu artificiellement, évité la déroute annoncée. Elle aurait pu souligner la stabilité de la représentation départementale – elle n’a perdu que deux présidences en France métropolitaine, les Pyrénées Atlantiques et le Jura, et conquis le Val d’Oise – ou bien resserrer les rangs. En réalité, elle est durement touchée et ne parvient pas à le cacher. Parce que son déclin en voix et en pourcentage est spectaculaire, parce que le rejet du Président – attesté par son recul dans les Hauts-de-Seine – est énorme, parce que sa stratégie du « ni-ni », sa tentation désormais ouverte de créer un grand bloc conservateur sans adversaire à droite rebutent l’opinion et désorientent ses troupes. C’est pourquoi la semaine écoulée n’a été, pour le camp du pouvoir, qu’amertume et fébrilité – et rien n’indique que cette tendance doive cesser dans les temps qui viennent.

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La dissolution, improbable et pourtant logique

Catégorie : Actualité, Politique | Par pierre.moscovici | 22/07/2010 à 10:01

La rumeur court Paris, encore doucement. Certains l’évoquent, d’autres comme Julien Dray ou Jérôme Cahuzac la demandent : Nicolas Sarkozy pourrait, voire devrait dissoudre l’Assemblée nationale. Je sais, de bonne source, qu’il s’agit effectivement d’un des scénarios étudiés à l’Elysée. Pour ma part, je ne le crois pas solide, mais je comprends qu’il existe. Il mérite, en tout cas, avant la trêve estivale qui précédera une rentrée politique complexe – pour le pouvoir, d’abord, pour la gauche aussi – une analyse un peu fouillée. Lire la suite