Mon déplacement à Lille aujourd’hui : sur le terrain pour soutenir les investissements et accompagner les entreprises

J’étais aujourd’hui en déplacement à Lille, dans le Nord. Une journée sur le thème de l’investissement en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche, et sur celui de l’innovation et de l’accompagnement des entreprises.

Avec Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Philippe de Fontaine Vive, Vice-président de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), nous avons signé le programme Plan Campus. Après avoir inauguré le restaurant universitaire de droit Lille Moulins et assisté à la présentation des projets de constructions dans le cadre du Plan Campus de Lille 1, 2 et 3 qui offriront un meilleur environnement pour tous les étudiants, nous avons formalisé le protocole d’accord entre la BEI et la France. La BEI  a ainsi approuvé 1,3 milliard d’euros sur 2013-2017, pour financer 13 Campus scientifiques et universitaires sur le territoire français, en appui au Plan Campus de Geneviève Fioraso. La signature de ce protocole témoigne de la mobilisation, par l’Union européenne, de moyens dédiés à la réalisation de projets concrets dans nos territoires, au service de la croissance. Le communiqué de presse relatif à cette signature peut être consulté ici : http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/16898.pdf

Ensuite, Martine Aubry, Maire de Lille et Présidente de Lille Métropole Communauté urbaine, nous a présenté toute la richesse d’EuraTechnologies. Ce parc d’activités d’excellence pour les entreprises et l’innovation, via des laboratoires et des organismes de formation, accueille et accompagne une large variété de projets, de la start-up à l’entreprise internationale. Nous avons découvert, avec Geneviève Fioraso, les outils de pointe mis à la disposition des entreprises, notamment une salle de téléprésence ou encore un incubateur pour accompagner de jeunes créateurs d’entreprises, au sein d’un parc d’activités de 150 000 m2. Ce sont 127 entreprises qui y sont présentes aujourd’hui. Nous avons aussi rencontré des personnels de Inria Lille avec Martine Aubry, qui nous ont présenté leurs projets innovants en matière de transfert de technologie au sein des entreprises, favorisant les interactions entre la recherche et l’industrie.

J’ai enfin souhaité rencontrer des acteurs économiques et chefs d’entreprises du département, autour d’un table ronde. Ce moment d’échanges et de dialogue, il me tient à cœur à chacun de mes déplacements sur le terrain, dans nos régions. J’y sonde le moral des entrepreneurs, je réponds à leurs questions, et je leur présente notre feuille de route en matière de politique économique et de réformes. A cette occasion, j’ai souligné que notre politique est orientée vers un soutien déterminé aux entreprises. Le Pacte de responsabilité annoncé par le Président de la République a pour objectif, dans ce cadre, de créer les conditions d’un choc de confiance pour un choc de croissance. Ce compromis social, j’ai noté que les chefs d’entreprises présents aujourd’hui y consentaient pleinement, avec le désir commun de redresser la France, pour plus de croissance et d’emplois.

Je reviens donc de ce déplacement avec de nouveaux exemples concrets de réussites françaises, en matière d’investissements et de développements d’entreprises. Oui, la France est un beau pays, et nous faisons tout, depuis mai 2012, pour renforcer les atouts français, au service de nos concitoyens. Ce déplacement à Lille, aujourd’hui, en est une nouvelle preuve concrète.

Voici ci-dessous quelques images de ce déplacement à Lille, qui illustrent les étapes de la journée :

1. Inauguration du restaurant universitaire de droit Lille Moulins, présentation du Plan Campus à Lille, et signature du protocole d’accord entre la BEI et la France.

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Rassembler pour gagner

Le grand débat de l’entre-deux tours des primaires citoyennes a eu lieu hier. Il a permis, je le pense, d’éclairer le choix des Françaises et des Français qui souhaitent, avec les socialistes, changer l’avenir de notre pays.

Ce fut, d’abord, un bon débat, qui grandit le Parti socialiste. A nouveau, cette confrontation a été fortement suivie, l’audience a été exceptionnelle – près de 6 millions de personnes. Cela montre, s’il en était encore besoin, l’intérêt de nos concitoyens pour les primaires, leur envie d’y participer. J’attends, dimanche prochain, une mobilisation encore plus importante qu’au premier tour – en rappelant au passage qu’il s’agit bien de choisir le candidat des socialistes, pour le soutenir au premier tour… de l’élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy et non de se livrer à des calculs plus compliqués. J’invite chacun à amplifier encore ce succès collectif. Le débat lui-même a été de bonne facture. Évidemment, il y avait de la tension. C’est assez logique, compte tenu de l’importance de l’enjeu : le vainqueur des primaires sera tout de même appelé à affronter Nicolas Sarkozy, ce qui est une lourde responsabilité. Mais la tenue des échanges a été satisfaisante. A l’issue de cette confrontation, on connait les candidats, leur vision, leurs propositions, leur personnalité, leur conception de la fonction présidentielle. De bout en bout, nos primaires auront donc été un succès – seuls Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé feignent de l’ignorer. Mais attention – et j’y reviendrai – le bout c’est dimanche, et il faut jusqu’à la fin tenir sa ligne et ses nerfs. François Hollande, justement, est resté sur cette cohérence.

De bout en bout, nos primaires auront donc été un succès – seuls Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé feignent de l’ignorer.

Il a voulu des primaires de clarté, il est demeuré serein, combatif, déterminé. Dans le débat, il a fait litière des critiques, plus ou moins obliques, des insinuations dont il a été l’objet. Il a montré la force de ses propositions. Chacun, hier, aura compris le caractère novateur du contrat de génération – jamais expérimenté à l’échelle nationale. Il a montré la nécessité et la possibilité d’un plan pluriannuel de recrutement dans l’éducation nationale – j’avoue ne pas avoir compris l’argumentation de Martine Aubry sur les redoublements, et je ne suis pas le seul. Il a aussi riposté aux accusations qui lui étaient faites d’être le tenant d’une « gauche molle ». Sa gauche – la mienne aussi – n’est pas dure – laissons ce vocabulaire à la droite – elle est sincère, solide, crédible. Je n’ai d’ailleurs pas compris comment ce reproche pouvait s’appliquer à un homme qui a dirigé notre parti pendant 11 ans, qui a mené et gagné de nombreux combats en son nom, qui a emporté ses mandats sur la droite dans une terre hostile et n’a hérité de rien.

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Pierre Moscovici invité de C politique

Pierre Moscovici était hier l’invité de « C Politique » sur France 5.
Pour retrouver l’émission, cliquez sur l’ « Avant-dernière émission en vidéo intégrale ».